18.08.2008

Pushing Daisies 1x05

Episode 1x05 Girth

Un épisode d'Halloween où un cavalier masqué revient d'entre les morts pour une terrible vengeance ! Tremblez devant cette nouvelle aventure de Ned et compagnie !

pdwall.jpg picture by Reka_87

Encore une fois tout va très vite et c'est que du bonheur ! L'épisode le plus réussi depuis le pilote, je trouve. On croirait le scénario tout droit sorti d'un épisode de Scooby Doo ! Avec ses méchants masqués, ses rebondissements à vous donner la chair de poule...

En plus de cette enquête peuplée de personnages hauts en couleurs (un homme avec une jambe de cheval!), les scénaristes prennent le temps de fouiller le passé des personnages. Olive est mise en avant, étant une ancienne jokey, rivale du cavalier vengeur. Chuck continue de garder un lien avec ses tantes sans que celle-ci ne s'en doutent. Et Ned cherche à en savoir plus sur son père, qui l'a abandonné dans sa jeunesse pour se remarier et avoir d'autres enfants. La scène où la tante Lily parle à Ned de son père est d'ailleurs très touchante.

L'intrigue général avance également puisque Olive sait désormais que Chuck est la nièce des tantes, et malgré tout, les deux femmes commencent à sympathiser. C'est intéressant de les rendre complice, je trouve.

Sinon, toujours plein d'humour, avec les répliques d'Emerson, et la douce folie d'Olive. Son baîser avec Ned est amusant, mais on sait bien que Ned n'a d'yeux que pour sa chère Chuck.



Pour une fois, j'ai même supporter la voix-off, car elle est utilisé intelligemment, et se permet quelques originalités.

Avec cet épisode d'Halloween survolté, "Pushing Daisies" est toujours en bonne voie pour devenir mon péché (très) mignon de l'année séries !

17.08.2008

Homicide 3x06

Episode 3x06 Crosetti

Il faut d'abord préciser qu'une fois de plus, NBC avait décidé de changer l'ordre des épisodes pour attirer le client, et au lieu d'être diffusé juste après l'arc des gants blancs, cet épisode a été reculé en décembre. On sait donc déjà que l'inspecteur Crosetti n'est plus de notre monde. La question est désormais de savoir comment et pourquoi. Et c'est à travers un épisode magistral (un de plus) que la brigade va chercher des réponses.



Beaucoup de séries ont déjà dû gérer la mort d'un personnage, et certaines avec beaucoup d'intelligence (Six Feet Under, Urgences, The Shield). Homicide réussit également l'exercice, avec un épisode très sombre, et fort en émotions. Lorsque la police repêche un corps dans le canal, on devine tout de suite de qui il s'agit. Et nous sommes tout de suite tenté de penser comme Bolander qu'il s'agit d'un suicide. Mais le partenaire de Crosetti, Meldrick Lewis, refuse d'y croire et va tout faire pour prouver le contraire...

La thèse du suicide est étrange pourtant puisque Crosetti n'était pas du genre dépressif. Plutôt bon vivant, au contraire. Je l'aimais bien moi, mine de rien, l'italien jovial et roublard. Certains de ses collègues aussi et le vide laissé par sa mort se fait ressentir petit à petit. Howard tente de conforter Lewis, Munch cache sa peine sous une mine sombre., Gee se bat pour que Crosetti est le droit à des funérailles digne d'un policier... Seul Pembleton semble au dessus de tout ça, profitant de la mort de Crosetti pour obtenir une promo sur les cookies, refusant d'aller à la messe... et montrant encore une fois qu'il est un personnage génial lorsqu'il débarque aux funérailles en rendant un hommage à Crosetti. Ceux qui n'ont pas eu un sourire devant cet scène ne sont pas humains !

La confrontation Lewis/Bolander rajoute de la tension à un épisode déjà très tourmenté. Bolander n'agit pas sans coeur, au contraire, il veut que les choix de Crosetti soit respectés, dans le cas d'un suicide.

Bolander: If he chose to commit suicide, what right do I have to make that go away? I don't agree with what he did, but if that's his final statement, should I wipe that clear for our peace of mind?

Au final, on ne sait pas pourquoi Crosetti s'est donné la mort, mais l'autopsie le prouve. Lorsque Lewis apprend la triste vérité, il éclate en sanglots dans les bras de Bolander, dans une scène très forte. Clark Johnson est excellent dans cet épisode. On sent que l'ombre de son ancien partenaire n'a pas fini de venir le hanter...

Un épisode clé de la série, au début d'une troisième saison très prometteuse.

 

Pushing Daisies 1x04

Episode 1x04 Pigeon

Pas le temps de s'ennuyer avec ce quatrième épisode, où il vaut mieux accrocher sa ceinture si on veut suivre les nouvelles péripéties de Ned et compagnie ! Au menu : un pigeon avec une aile en moins et un pilote avec un bras en moins !



Notre trio de choc enquête sur le crash mystérieux d'un petit avion sur un grand immeuble. La scène du crash avait des relents de 11 septembre 2001, étonnant qu'elle n'ai pas sucscité plus de réactions.
L'histoire du pilote a une multiltude de ramifications toutes plus rocambolesques les unes que les autres et c'est une nouvelle fois un plaisir, plein de couleurs et d'animation. La série ressemble de plus en plus (comme le disait Tao) à un dessin-animé, avec pas mal d'effets, des tons vifs, et des situations improbables. Certains en seront écoeuré, moi j'avoue que ça me plaît beaucoup ! Je trouve aussi que tout ces effets participent à créer un univers, et pas uniquement à en jeter plein la vue au téléspectateurs.

Quel plaisir de retrouver les tantes de Chuck, qui forment un trio de choc avec Olive ! L'histoire du pigeon est encore une fois une suite de n'importe quoi organisé, et toutes les intrigues viennent à se recouper autour de l'oiseau à la fin de l'épisode. Et j'ai adoré le champ des moulins, les abeilles sur le toit, la voiture des tantes et l'humour à froid d'Emerson. Olive et tante chantant "Birdhouse in Your Soul" du groupe They Might Be Giants, c'était la cerise sur le gâteau !

La romance entre Ned et Chuck est bien gérée, un peu au bord de la niaiserie parfois, mais de la naiserie assumée. Et autant de décontraction, ça fait du bien ! Même si le sourire un peu idiot de Lee Pace a tendance à me fatiguer à force...

Par contre, la voix-off est toujours trop présente. Elle est très utile, voire essentielle pour raconter les ramifications de l'enquête et des personnages que l'on découvre, mais elle agace quand elle répéte dix fois la même chose. Les scènes d'ouvertures avec Ned enfant sont amusantes, mais n'apporte pas grand chose au reste, je trouve.



Bref, la série continue de me surprendre, de me donner le sourire et ma petite dose de sucre, avec un kitsh assumé. Je m'inquiétais de voir si le concept allait tenir sur une saison, et j'avoue qu'au bout de quatre épisode, le plaisir est toujours là et l'originalité des scénarios rendent le tout savoureux !

15.08.2008

Homicide 3x01

Episode 3x01 Nearer My God to Thee

Après deux saisons courtes mais parfaitement maitrisées, voilà que débute la saison 3 d'Homicide, longue de 20 épisodes. Aura-t-elle assez d'endurance pour garder une qualité constante sur la longueur ? Elle commence bien en tout cas, avec cet épisode mélant habilement enquête et vie privée des personnages.

L'enquête, qui semble être un arc s'étalent sur plusieurs épisodes, concerne l'affaire des gants blancs. Mais ce n'est pas Gee et ses hommes qui sont responsable de l'affaire, mais le lieutenant Megan Russert et la deuxième équipe de la brigade. Les hommes de Gee et Russert doivent donc collaborer pour retrouver le meurtrier.



Cet épisode est déroutant car nous n'avons pas encore été familiarisé avec la deuxième équipe. Dur à avaler mais déléctable de voir les inspecteurs se disputer, en particulier Pembleton et Gaffney, un raciste en charge de l'enquête.
Ensuite, on nous présente le nouveau personnage qui rejoint le générique de la série, le lieutenant Russert. Une femme aussi jeune et aussi jolie à la tête d'une équipe homicide, c'est également soudain, et ses hommes remettent en cause sa promotion. Gee semble être un bon soutien pour elle, qui fait des premiers pas sous pression, puisque la mairie et les journalistes supervisent l'enquête. Ce personnage semble tout aussi attachant que les autres et j'ai envie d'en savoir plus sur elle, même si elle doit encore faire ses preuves. Si on est amené à la revoir souvent cette saison, cela veut-il dire que l'on va suivre également les enquêtes de la deuxième équipe d'inspecteurs ? A suivre...

Parrallélement à toutes ces nouveautés, l'épisode est marqué par beaucoup d'humour, en particulier grâce à Munch et Lewis, qui tentent à tout prix d'acheter le bar d'en face la brigade. Mais ils ont besoin d'un autre partenaire, et après le refus de Bolander, ils se rabbattent sur Bayliss. Cette acquisition promet des scènes très drôles, et le bar sera certainement un lieu clé pour la série, et pour le développement des personnages.

En parlant de vie privée des personnages, on apprend que Felton a été renvoyé de chez lui par sa femme et que c'est Howard qui joue les intermédiaires. Malgré tout les efforts de Beau, il ne pourra pas voir ses enfants et finira par se consoler dans les bras du lieutenant Russert. Je trouve que la scène finale est un peu inaproprié et précipité. Je ne suis pas contre une romance Felton/Russert, mais c'est trop tôt, étant donné que les deux personnages n'ont pas eu une seule scène ensemble depuis le début. J'attends de voir comment cela sera géré par la suite. Car cet épisode est à suivre, et on semble lancé pour un arc.

Bizarrement Crosetti est absent, en vacances d'après Lewis. J'avoue avoir été spoilé et connaître le sort du personnage, et je trouve ça un peu léger comme excuse...



Le teaser de l'épisode est un débat entre Munch, Bolander et Lewis sur la télévision et les grands networks. Une mise en abîme de la série peut-être ? À noter également un débat sur la religion entre Bayliss et Pembleton, qui est catholique, qui montre à la fois l'opposition entre les deux personnages, et qui prouvent à quel point la série peut traiter de nombreux sujets tout en gardant sa crédibilité et en évitant le manichéisme.

Bref, un bon début de saison, qui souffre seulement de quelques maladresses, mais qui lance de nombreuses pistes intéressantes pour la suite des épisodes...

 

Band of Brothers (épisode 10/10)

Episode 10 Points – Des hommes avant tout

 

Court résumé : Après s’être emparé du nid d’aigle d’Hitler en Allemagne, la Easy Company passe ses derniers moments en Autriche. Les soldats sont dans le doute concernant la suite des événements : auront-ils assez de points pour échapper à l’enfer du Pacifique ?

 

 

Mon avis : La guerre est terminée. Bien du chemin parcouru depuis le camp Toccoa pour les hommes de la Easy Company. Bien des camarades laissés sur le champ de batailles, beaucoup de violence, de sueur et de sang. Le retour à la maison est mérité. Mais avant de se séparer, les soldats profitent de leurs derniers jours en Europe, des journées au paradis.

L’Autriche est superbe et donne un aspect lumineux à cet épisode, porteur d’espoir et de joie. La peur de mourir disparaît remplacé par l’attente du retour à la maison. Mais la guerre au Pacifique continue et les hommes comptent leurs points dans l’espoir de ne pas retourner en enfer. Quel soulagement lorsque Winters leur annonce que la Easy ne repartira pas au combat.

Certains commencent à prévoir le retour. Nixon propose un job à son ami Winters, qui décide d’accepter. Une scène aussi paisible que celle où Nixon et Winters partagent leurs souvenirs et leur prévisions fait du bien, après tant de bouleversements.

 

Parrallélement, il est temps pour ces hommes qui se connaissent comme des frères, de se faire leurs adieux. Shifty part le premier, après avoir gagné la loterie, mais son sort sera bien triste, puisqu’il sera blessé dans un accident de voiture. Car même si les combats sont terminés, certains soldats continuent de mourir. Janovec est victime d’un tragique accident tandis que Grant est gravement blessé par un soldat ivre. Speirs sera sans pitié avec cet ivrogne dans une scène qui est la part d’ombre de l’épisode. La vengeance est également présente lorsque Liegbott va rendre visite à l’homme qu’il prétend responsable d’un camp de concentration. Webster refuse d’assister à cette fusillade…

 

 

 

 

A part pour ces scènes plus dramatiques, le reste de l’épisode ne cesse d’occasionner des sourires et de l’émotion : Nixon découvrant la plus grande cave d’Europe, Malarkey pouvant enfin rentrer chez lui, Welsh pressé de retrouver sa Kitty, la scène de chasse… On revoit Sobel au détour d’une scène où ce dernier réalise que Winters est désormais bien plus gradé que lui. Winters se remémore son parcours lorsqu’il expose son CV à un major. Du D-Day à Bastogne, des flash-backs nous rappellent les moments forts de la série. Très bonne idée également de mettre en parrallèle le discours du chef des troupes allemandes, avec le parcours de la Easy Company. Cela prouve que les camps ennemis sont des hommes avant tout, qui ont partagé la peur et l’amitié durant toutes ces batailles.

 

Pleine d’allégresse, la scène finale réunit tous les personnages (dont Compton, de retour) autour d’une partie de base-ball, tandis que Winters raconte leur devenir après la guerre. Je verse une larme, attristé de quitter ces personnes si attachantes, ces anti-héros devenus héros, des hommes dont l’action restera toujours gravé dans un coin de ma mémoire.

 

 

 

 

La force de Band of Brothers, c’est d’avoir mis en avant des hommes ordinaires qui se retrouvent dans des situations extraordinaires, loin de chez eux, et qui doivent faire preuve d’entraide et de courage. Une belle leçon d’histoire et d’humanité qui rend hommage à ces hommes, qui sont venus témoigner à chaque épisode. La série se termine d’ailleurs sur ce récit du vrai Winters, qui fut le personnage fil rouge de la mini-série : quand son petit-fils lui demande s’il a été un héros pendant la guerre, il répond que non. Il n’a pas été un héros, mais il a servi dans une compagnie de héros.

Une conclusion parfaite à une grande œuvre télévisuelle, que je vous encourage à nouveau à découvrir ou redécouvrir.

Pushing Daisies 1x03

Episode 1x03 The Fun in Funeral

Court résumé : Une nouvelle mort étrange au Schatz Funeral Home amène Ned dans le lieu où il a ramené Chuck en vie. Pendant ce temps, Olive devient malgré elle le messager dans le plan de Chuck consistant à rendre la vie de ses tantes Lily et Vivian meilleures, grâce à des pilules anti-dépressives (cf : serieslive.com).

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Mon avis : Encore une fois un plaisir de suivre les petites enquêtes de Ned et compagnie. Cette bande de détectives me fait de plus en plus penser au Scooby Gang, comme le faisait remarquer Tao sur son blog. Et à chaque épisode (puisqu'on semble lançer dans un formula show) l'enquête rivalise d'originalité et je me laisse prendre au jeu.

La qualité de cet épisode réside dans le fait qu'il joue la carte de la continuité, en faisant revenir des éléments du pilote, à savoir les jumeaux qui tiennent le salon funéraire, et les tantes de Chuck. Ces dernières sont géniales de loufoqueries et j'espère qu'elles seront récurrentes (c'est bien parti pour).

De son côté, Chuck en apprend de plus en plus sur le don de Ned, tandis qu'Emerson supporte de moins en moins Chuck. Chi McBride est vraiment excellent dans son rôle d'inspecteur ronchon, ses prises de têtes avec Chuck sont un régal. Le passé et les habitudes des personnages sont fouillés et apportent plein de petits détails amusants. Olive est toujours aussi adorable, et je sens que l'on va revoir le monsieur avec les anti-dépresseurs.

Et Ned et Chuck sont adorables, forcés d'utiliser un morceau de plastique pour s'embrasser ! J'espère que les scénaristes vont réussir à garder ce dosage de romantisme, d'humour et de sucreries et ne tomberont pas dans l'excès. Pour l'instant, c'est juste parfait !



Seul bémol : la voix-off. Elle commence vraiment à m'agacer. Elle est importante certes, et vraiment utile parfois tellement les choses vont vite et qu'il faut les assimiler. Mais elle est trop présente et rabache sans cesse le don de Ned. Celui qui n'a pas encore compris le fonctionnement est vraiment idiot... J'espère que c'est juste un moyen de fideliser le téléspectateur et que ça ne durera pas toute la saison. Trop de gimmick tue le gimmick.

Mention spéciale à la réalisation, encore une fois sublime.

14.08.2008

Band of Brothers (épisode 9/10)

Episode 9 Why We Fight ? – Pourquoi nous combattons

 

Court résumé : La Easy Company débarque en Allemagne et se retrouve confrontés à l’Holocauste lorsque des soldats découvrent un camp de concentration au milieu d’une forêt…

 

 

 

Mon avis : Tout commence par des violons. Normal pour un épisode qui se veut l’un des plus forts, émotionnellement.

La Easy est installée en Allemagne et s’en donne à cœur joie. Des scènes légères qui font plaisir à voir, où les soldats prennent un repos mérité (Luz et Perconte explorant la campagne, Speirs volant de l’argenterie). De son côté, Nixon est en pleine dépression, ne pouvant mettre la main sur son whisky favori. On en apprend plus sur lui : sur son divorce, sur le fait qu’il n’a pas tiré une seul balle depuis le D-Day. Ron Livingston excelle dans son rôle. Tout semble aller pour le mieux dans cette première partie d’épisode, même si on sent que les soldats veulent rentrer chez eux. Comme l’explique Perconte à un nouveau qui veut voir du combat, il ne comprend plus vraiment les raisons pour lesquelles il se battent. C’est véritablement la question (et le titre) de cet épisode. Après bientôt un an de conflit, quelle est la finalité de toute cette violence ? La réponse va arriver sans prévenir dans la deuxième partie de l’épisode…

C’est lors d’une patrouille que Perconte, Bull et Luz découvrent un étrange endroit au milieu de la forêt. Toute la compagnie vient ouvrir les portes de ce qui semble être un camp d’extermination nazi. Il faut imaginer la stupeur que doivent ressentir les soldats en découvrant une horreur inimaginable, en secourant ses hommes mourrants, en réalisant (inconsciamment) que leur lutte n’a pas été vaine. Les réactions sont juste et poignantes, et cette scène, qui aurait pu tomber dans l’excès, touche là où il faut, grâce à une reconstition fidèle, et à un parfait mélange entre la musique et la réalisation. On est tenté de pleurer avec Liegbott lorsque le soldat, lui-même juif, doit annoncer aux prisonniers de retourner à l’intérieur du camp pour pouvoir les soigner. Plus tard, ce seront les villageois allemands, jouant les innoçents concernant l’existence du camp, qui viendront enterrer les corps, dans une scène troublante et déchirante. Des images qui resteront gravés à vie dans la mémoire de ces soldats, qui n’imaginaient pas de telles choses possible, lorsqu’ils ont posé le pied en Europe pour la première fois. La guerre se termine, mais la folie des hommes est éternelle.

Et tout se termine par des violons. Une scène comtemplative, réunnissant plusieurs survivants de Toccoa. Nixon annonce à ses hommes le suicide d’Hitler. La guerre est-elle terminée pour de bon ? Réponse dans le dixième et dernier épisode.

 

 

 

Mention spéciale aux acteurs qui nous livrent une belle performance, tel Ross McCall (Liegbott). Il ne reste plus qu’un épisode et il sera triste de quitter ces soldats que l’on suit depuis le début.

Pour conclure, « Why We Fight ? » est l’un des meilleurs épisodes de la série. La télévision dans ce qu’elle peut offrir de mieux. Un témoignage poignant qui vous prend aux tripes et dont on ne ressort pas indemne.

A voir absolument.

 

Pushing Daisies 1x01/1x02

Episode pilote / Episode 1x02 Dummies

 

Court résumé : Ned, un fabriquant de tartes, peut depuis son enfance ramener les morts à la vie en les touchant. Premier contact : la vie. Deuxième contact : la mort de nouveau et pour toujours. Mais s’il laisse une personne en vie plus d’une minute, une autre personne risque de mourir. Ned se sert de ce don pour aider le détective Emerson dans ses enquêtes, et pour ramener à la vie son amour de jeunesse, Chuck, mystérieusement tué lors d’une croisière…

 

 

Mon avis : Voilà, j’ai regardé les deux premiers épisodes d’un traite !

On a beaucoup parlé de Pushing Daisies depuis sa diffusion à l’automne dernier sur ABC. Parmi un nouveu cru décevant, la série de Bryan Fuller (Dead Like Me) est l’une des rares à sortir du lot, grâce à son originalité et à un univers plein de charme.

Entre l’ambiance sucrée d’un Amélie Poulain à l’américaine, et l’ésthétisme parfois décalé des films de Tim Burton, Pushing Daisies frappe tout d’abord par sa qualité visuelle et par un univers originale (quoique très influencé) et par des personnages hauts en couleurs.

Ned est un anti-héros plein de charme et d’humour, malgré sa discretion et son côté timide romantique. Le pie-maker est interprêté par un acteur juste et qui n’en fait pas trop. Chuck, en plus d’être ravissante, est pleine d’énergie et de douce folie, et sa relation avec Ned est touchante, sans tomber dans le niais. Du romantisme pur et dur, comme on en voit plus beaucoup sur nos écrans. Il y a aussi Emerson, le détective bourru mais protecteur, qui est un bon ami malgré son air constamment blasé. Chi McBride est à des kilomètres de son rôle dans Boston Public et surprend agréablement. Mention spéciale également à Olive, la pétillante serveuse du Pie Hole, interprêté par la géniale Kristin Chenoweth, déjà apercue dans The West Wing.

Seul bémol, la voix-off, même si elle permet de bien saisir la situation initiale, va vite m’agacer si elle intervient aussi souvent. Elle est certes un élément essentiel de l’univers de la série, mais je trouve que les scénaristes en abusent un peu trop…

 

 

Le pilote est donc très réussi dans la mesure où il réussit à bien expliquer le don de Ned, à bien présenter les personnages et à donner envie de voir la suite. Si j’ai vraiment adoré ces quarantes minutes de douce folie, la suite, c’est justement ce qui m’inquiète. Je pense que l’idée de départ aurait bu faire un bon film, mais de là à en faire une série… A moins d’en faire un formula show avec une enquête par épisode, il va falloir trouver de nouveaux enjeux maintenant qu’on sait qui a voulu tuer Chuck. Alors d’où vient le don de Ned ? Chuck apprendra-t-elle la vérité sur la mort de son père ? Chuck et Ned parviendront-ils à vivre pleinement leur amour ? Des questions intéressantes mais qui sont loin de faire une série sur la longueur. Le deuxième épisode, malgré un petit relâchement, est tout aussi délectable, avec Kristin Chenoweth qui pousse la chantonnette et une enquête très originale. Je suis donc sûr que Bryan Fuller nous réserve plein de surprises et si Pushing Daisies tient toutes ses promesses, elle sera pour moi la nouveauté la plus chouette de l’année !

 

 

 

Je termine mon article en vous donnant l’adresse du premier site français sur la série, très complet : http://pushing-fr.fan-sites.org/

Band of Brothers (épisode 8/10)

Episode 8 The Last Patrol – La dernière patrouille

 

Court résumé : Après avoir survu aux horreurs de Bastogne, la Easy Company doit tenir la ville d’Hagueneau. David Webster, absent depuis la Hollande, retrouve ses anciens camarades transformés. Lorsqu’une patrouille est organisé pour capturer des prisonniers allemands, le lieutenant Jones se porte volontaire pour remplacer un Malarkey épuisé…

 

 

Mon avis : Peut-être l’épisode le plus faible de la série, « The Last Patrol » marque vraiment le début de la fin. Du côté américain comme du côté allemand, les soldats sont épuisés et la lassitude commence à gagner tout le monde. Après avoir survécu à Bastogne, les hommes ne peuvent même pas se reposer et s’abritent à chaque départ d’obus, dans la sombre ville d’Hagueneau, dans le Nord de la France. L’épisode est en effet sombre, sale, et retranscrit bien cet épuisement général. Le personnage de Malarkey est le plus représentatif de ce changement : on a du mal à le reconnaître, derrière sa barbe, ses cernes et sa mine défaite. Il a perdu la plupart de ses amis à Bastogne et ne semble pas pouvoir s’en remettre. D’autres, comme Luz, gardent leur enthousiasme, tandis que Lipton reçoit une promotion amplement mérité. Speirs est désormais responsable de la Easy, et doit envoyer ses hommes pour une dernière patrouille. L’opération est un succès, malgré la mort de Jackson, mais montre l’agaçement des soldats. La scène où Doc Roe tente de sauver Jackson est poignante, tant ses camarades sont sous le choc…

Comme l’explique le véritable Winters dans un témoignage, il commence à réaliser qu’il va pouvoir survivre à une guerre qui touche à sa fin, et qu’il fait désormais attention où il met les pieds. Les morts de Jackson et d’autres soldats à ce stade du conflit sont dur à voir pour les autres. Certains, comme Cobb, noient leur impuissance dans l’alcool. D’autres, comme Winters, tente leur possible pour soulager les hommes de missions futiles. Une nouvelle fois, Winters prouve son humanité et réussit, à l’aide de Spiers, à garder l’unité de la compagnie.

 

 

Le lieutenant Jones représente la ferveur d’un homme arrivé tardivement dans la guerre, et qui veut pourtant faire ses preuves. Mais son inexpérience l’empêche d’avoir de la crédibilité, malgré sa bonne volonté. De son côté, David Webster est de retour et c’est lui qui narre l’histoire. Blessé en Hollande, il ne reconnaît plus les hommes de Toccoa, tant ils ont changés dans les bois de Bastogne. Même s’il est pris de haut par Liegbott ou Babe, Webster parviendra finalement a retrouvé leur complicité, et à participer à la dernière patrouille. Etant écrivain et ayant fait des études à Harvard, Webster a une vision plus profonde des événements et nous livre un témoignage poignant sur cette guerre qui semble ne jamais vouloir se terminer.

Webster: (narrating) I wondered if anyone would realize what it cost the soldiers to win this war. Back home, in America, things were already beginning to look like peacetime. The standard of living was on the rise, hotels and nightclubs were booming, you couldn't get a hotel room in Miami Beach, it was so crowded. How could anyone know the price paid by the soldiers in terror, agony, and bloodshed, if they'd never been to places like Normandy, Bastogne or Hagenau?

Un épisode poignant, mais un peu lent et véritablement sombre parfois. Espérons que les hommes trouvent prochainement un peu de lumière... Prochaine étape : l’Allemagne.

13.08.2008

Mad Men 2x02

Episode 2x02 Flight 1

Contrairement à l'épisode précédent qui mettait du temps à démarrer, celui-ci fait avancer les intrigues et offre un nouvel aperçu de la vie privée des personnages.



Lorsqu'un avion d'American Airlines est victime d'un crash, Duck Phillips propose à Sterling&Cooper d'en profiter pour obtenir la grosse compagnie comme client, et de redorer son image. Seulement, Don ne supporte pas de devoir se séparer vulgairement de leur ancien client, et entre en conflit avec Phillips une nouvelle fois.
Les Mad Men se montrent véritablement Mad lorsqu'ils s'agit de faire des interêts suite à un terrible accident coutant la vie à de nombreuses personnes. Dont le père de Pete. Malgré une scène très troublante où Pete annonce la nouvelle à Don, le jeune homme semble plutôt bien vivre la nouvelle et n'hésite pas à aider Phillips à signer un contrat avec American Airlines. Quand on a les dents qui rayent le plancher, pas le temps de s'attrister, même pour sa propre famille. Et puis il faut penser à l'héritage. Tandis que Don montre son intégrité, Pete fait une nouvelle fois preuve de son instabilité et de son désir d'ambition.

Pendant ce temps, on en apprend un peu plus sur Paul, qui eu par le passé une aventure avec Joan. Celle-ci supporte mal de voir Paul jouer l'intéressant, jouer l'écrivain bobo, lors d'une soirée dans la banlieue de New York, où il présente à tous Sheila, sa nouvelle petite amie, afro-américaine. Cela dérange évidemment, et Joan décide de remettre à sa place le pauvre Pete. Qui se vengera à son tour en dévoilant à tous des petits secrets sur Joan.
Joan est décidément mis plus en avant cette saison, et c'est un véritable plaisir de la voir plus fragile qu'elle n'en a l'air, et véritablement soucieuse de sa réputation.

De son côté, Peggy, après avoir éconduit un prétendant lors de la soirée de Pete, dîne avec sa famille. Une mère et une soeur très catholique, qui aimeraient bien que Peggy les accompagne à la messe le dimanche. Et maintenant, il y a quelque chose dont j'ai un doute. L'enfant que l'on voit à plusieurs reprises est-il un neveu de Peggy ou bien l'enfant dont elle a accouché en fin de saison dernière ? Le mystère est total pour moi, peut-être que je n'ai pas tout bien compris. Si c'est bien l'enfant de PEggy, elle semble regretter son abandon. Etrange... En tout cas, elle ira assister à la messe à la fin de l'épisode... J'ai hâte d'en savoir plus à ce sujet.



Côté vie privée, Don continue de jouer les bons maris, alors que Betty s'inquiète de voir les problèmes de couple existant entre leurs amis Francine et Carlton. J'attends d'en savoir plus parce que pour l'instant, ça m'ennuie un peu la vie des Draper. Ca manque de peps et de surprises comparé à la première saison.

Et bien sinon, toujours un plaisir de voir Sterling et Cooper, et Salvatore retrouve son admirateur secret (mais on n'en voit pas plus).

Un épisode réussi, malgré quelques longueurs, en prise avec l'actualité de l'époque, et mélant habilement vie privée et travail des personnages. Pete et Joan sont mis en avant, et sont pour l'instant les deux personnages les plus intéressants à l'aube de cette deuxième saison.

Band of Brothers (épisode 7/10)

Episode 7 The Breaking Point – Point de rupture

 

Court résumé : La Easy Company est encerclée dans le Bois Jacques par la contre-offensive allemande, et doit s’emparer de la ville de Foy. Sous les ordres d’un responsable incompétent, les soldats commencent à ressentir l’épuisement et attendent le pire, à l’abri dans leurs terriers…

 

 

Mon avis : Pièce essentielle de la mini-série, « The Breaking Point » est à la fois l’épisode le plus réussi et le plus dur à regarder. Cet épisode est violent, choquant, déchirant parfois, mais maîtrisé à la perfection. Et mon préféré avec le recul. La narration est assuré par le sergent Lipton, celui qui connaît le mieux les hommes et qui assure le lien entre l’incompétent Dike et les soldats. Donnie Walhberg interprête un personnage simple mais solide, qui réussit à unir la compagnie alors que tout les éléments sont réunis pour qu’elle se déchire.

Le titre est bien trouvé puisqu’il s’agit bien là d’un point de rupture, et la Easy Company ne sera plus jamais la même par la suite. Elle ressort défiguré des Ardennes. On ne voit plus les jeunes hommes enthousiastes sortant de Toccoa, mais de véritables vétérans aux joues creuses, au barbes naissantes et aux yeux plein de désillusions. La Easy Company est sévérement touché dans cet épisode : Hoobler meurt suite à une inadvertence, Bill Guarnere et Joe Toye se retrouvent amputés d’une jambe, Muck et Penkala périssent dans leur terrier sous l’œil de leur ami Luz, et Compton resté sous le choc de ses pertes, est démobilisé. Tout ces départs sont déchirants, après avoir suivi ces personnages pendant sept épisodes. Mais c’est pour ceux qui restent que c’est le plus dur, car en plus de la fatigue et du froid, il faut désormais affronter la perte de ses amis. Dur à supporter pour Malarkey, Luz, Bull, Martin, Babe et les autres… Compton ne s’en remetra plus et quitte lui aussi la Company.

Le cas de Dike montre les faiblesses du système militaire, et c’est frustrant de voir un Winters impuissant, prêt à partir aux combat avec ses hommes s’il le pouvait, mais coincé derrière la ligne à cause de son rang. Les combats dans la neige et le froid sont encore une fois spectaculaires, et les scènes de bombardements m’ont fait trembler sur mon canapé.

 

 

 

Mais le véritable thème de cet épisode, c’est la peur. Comme le souligne Lipton, l’angoisse est destructive et contagieuse, mais inévitable lorsqu’on passe ses journées à attendre la mort au milieu de ces bois immaculés. On voit grâce à cet épisode les conséquences de la guerre, faite de violence et de mort, sur le moral des hommes. La crise d’angoisse de Dike lors de l’assault final aurait pu mener à la perte de tous, et ce n’est que grâce à l’action héroïque de Speirs que la Company obtient la victoire. Ce dernier est propulsé responsable de la compagnie, et on apprend la vérité quand à ses antécédents mystérieux. La scène finale dans l’église, avec les chœurs, est sublime, et permet d’établir le bilan des pertes (triste à voir), et de garder quand même un peu d’espoir pour la suite. Speirs semble un bon commandant, Lipton mérite sa promotion, et la guerre va bientôt s’achever. Il s’agit désormais pour les survivants de tenir bon…

12.08.2008

Band of Brothers (épisode 6/10)

Episode 6 Bastogne

 

Court résumé : À l’approche de Noël 1944, la Easy Company s’installe dans les bois environnant Bastogne. Les infirmiers comme Eugène Roe doivent veiller sur la santé des hommes, victimes des balles ennemis et du froid, malgré le manque d’équipement médical…

 

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Mon avis : Un épisode à part, qui plonge le téléspectateur dans un nouvel univers, un nouveau décor : les bois enneigés de Bastogne.

L’intrigue est centré autour du personnage d’Eugène Roe, infirmier cajun, qui vient au secours de ses camarades, et qui rencontre à Bastogne une ravissante infirmière (joué par une actrice française talentueuse). Ces scènes peuvent paraître superflus, on peut avoir l’impression de s’éloigner de la Easy Company et de la vérité historique, mais je pense qu’il faut voir cet épisode comme une parenthèse. Une parenthèse poignante, saissisante, et véritablement déchirante lorsque Bastogne est bombardée. On aurait pu faire un film autour de cet épisode. Shane Taylor interprête avec humilité ce personnage discret et généreux, qui risque sa vie pour sauver celle des autres.

Pendant ce temps, on a également un aperçu du reste de la compagnie. Celle-ci est placé sous les ordres d’un homme étourdi et peu concerné par ses hommes, qui ne cesse de disparaître au PC. Tandis que le froid et la fatigue commence à harasser les hommes, Joe Toye est de retour après une vilaine blessure en Hollande. Babe culpabilise après la mort d’une nouvelle recrue. Welsh est blessé le soir de Nöel après avoir allumé un feu. Skip et Luz réalisent qu’ils n’ont pas encore reçu une seule balle. Et Winters surveille tout ce petit monde avec frustration. C’est émouvant de les voir fêter Noël dans leurs terriers, se tenant chaud comme ils peuvent. On apprend à mieux les connaître (la scène où Compton parle de sa petite amie à Guarnere) mais on sent également que leur vie est de plus en plus fragile. Qui survivra à Bastogne ?

La réalisation est parfois étouffante, comme si l’on était nous-mêmes piégés dans ces bois, mais elle tire également parti des magnifiques paysages immaculées et des nuits étoilées.

Une plongée sublime dans un univers aussi beau que terrifiant, où lorsque tout semble calme, les balles commencent à siffler. Un hommage saississant aux médecin et infirmiers durant la Guerre. Un épisode de Band of Brothers quasi-parfait, encore une fois.