19.05.2012
Parks & Recreation 4x21/4x22
En visionnant "Bus Tour", j'ai eu les mêmes reproches que dernièrement : une campagne peu crédible, un adversaire bien trop couillon, du Ben/Leslie un tantinet trop cute, une relation Tom/Ann déjà dans l'impasse, un Chris qui tourne en rond... Seul le retour de Bert Macklin et la réthorique de Perd Hapley sont parvenus à véritablement me faire sourire dans cet épisode qui part pourtant d'une bonne idée mais l'exécute avec maladresse. Probablement parce que cette intrigue dure depuis trop longtemps et que j'étais alors pressé qu'elle se termine. Que Parks & Rec arrête de vouloir faire du The West Wing et recommence à faire du Parks & Rec. Que la série que j'ai toujours adoré pour son ambition cesse de se consacrer à un seul arc ambitieux et nous replonge de nouveau dans le quotidien du service des parcs et des habitants de Pawnee.

Et puis j'ai vu le season finale et j'ai oublié toute ma rancoeur. "Win, Lose, Draw" aurait presque fait un series finale parfait. J'ai donc arrêté de prendre du recul et j'ai savouré cette victoire en compagnie de personnages que, même s'ils m'ont fatigués récemment, je n'ai jamais cessé d'aimer plus que de raison. J'ai trouvé cette conclusion aussi prévisible que touchante. Je n'imaginais pas une autre fin à cette campagne et je suis terriblement heureux que la course au conseil municipal soit terminé pour que l'on puisse passer à autre chose. Et je me suis dit que, plus tard, avec du recul, je revisionnerais cet arc avec plus d'enthousiasme, que j'y décelerais une évolution des personnages bien plus cohérente et bien moins redondante que je le croyais et que même Bobby Newport me convaincra. La saison se termine en tout cas sur un épisode qui me fait pardonner tout ses petits défauts et me fait réaliser que, finalement, j'ai passé un très bon moment.
Certes, la première moitié de saison était bien plus convaincante. Des épisodes comme "Ron & Tammys", "Born & Raised", "End of the World", "The Trial of Leslie Knope" et "Citizen Knope" sont parmi mes favoris de la série. Et même la campagne, bien que trop laborieuse, nous a réservé d'excellents moments : la scène de la patinoire, le sauvetage des animaux, la publicité, le retour de Duke Silver, le duo Perd/Joan et une Kathryn Hahn que j'aimerais bien revoir l'an prochain.

Je suis en tout cas plein d'enthousiasme pour la suite. Parce que maintenant, il va falloir recommencer sur de nouvelles bases. Donner quelque chose de neuf à des personnages à bout de souffle comme Chris, Tom et Ann. Ne pas trop se reposer sur les acquis. Intégrer de nouveaux protagonistes. Nous faire découvrir de nouveaux coins et habitants de Pawnee. Ne pas tomber dans la caricature. Il y a du boulot mais la série peut compter sur moi pour rester un fan dévoué, qui lui a déjà pardonné chacun de ses faux pas. Quand on voit à quel point je reste supportif et tolérant concernant The Office au bout de huit saisons, Parks & Rec risque encore de m'émerveiller pendant longtemps !
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18.05.2012
BILLY (web-série) - Concours Skoda !
En un seul clic sur http://www.skoda.fr/alive, vous pourrez nous faire gagner 5000€, ce qui nous servira à nourrir les comédiens lors du tournage de la série. Ce clic, qui peut être renouvelé toutes les heures jusqu'à mercredi prochain, n'engage à rien : vous ne perdez pas d'argent et vous devez ne vous inscrire nulle part. Mais imaginez un peu, si vous partagez l'info avec chacun de vos contacts, que cela nous permettra de réaliser notre vieux rêve, et vous garantira de voir naitre la série. Alors, d'avance, un grand merci à vous !
Pour encore plus de soutien, rendez-vous sur le groupe FB de la série !
10:38 Publié dans BILLY (web-série) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.05.2012
Game of Thrones 2x07
2x07 A Man Without Honor
ATTENTION : Mes chroniques vont contenir des SPOILERS concernant la première saison et la suite de l'intrigue. J'ai fini la lecture de "A Clash of Kings" alors je m'adresse en particulier à ceux qui en sont au même point voir plus. Cela dit, je vais faire gaffe dans la mesure du possible. Et je vous conseille d'en faire autant dans les commentaires. Ne m'obligez pas à vous amener de force place de Baelor. Merci.
Un épisode qui fait la part belle aux Lannisters, donc chaque membre hérite des plus belles scènes et des meilleures répliques. Et où l'on réalise qu'un peu de parlotte fait beaucoup de bien et qu'on avait tous besoin d'une bonne grosse pause explicative alors que la fin de saison approche et que le récit se complexifie.

Quel plaisir de retrouver Jaime après une si longue absence. Absence totalement justifiée contrairement à la présence de Littlefinger récemment (enfin sur le banc de touche). Nikolaj Coster-Waldau, malgré un nom toujours aussi alambiqué, fait un boulot remarquable dans la peau du Régicide. Et c'était une bonne idée que de condenser la totalité des scènes du personnages dans "A Clash of Kings" en un seul épisode. Même si son cousin faisait un bon personnage secondaire pour la suite, toute cette scène d'évasion m'a pris aux tripes. Il m'aurait presque ému Jaime. Son face à face avec Catelyn était réussie, bien qu'un peu court. J'aurais bien aimé voir le jeu de questions-réponses auquelles ils se livrent dans le roman, même si je ne désespère pas de voir cette scène inclus d'ici la fin de saison. Pour compenser le fait que Robb hérite d'une sorte de romance un peu moisi et sortie de nulle part, Jaime est plus géniale que jamais, Catelyn retrouve de sa ferveur et Brienne est fantastique. Donc, je ne me plains pas.
Pendant ce temps, à Port-Réal, Cerceï s'en sort également très bien. Sa discussion avec Sansa et ses confessions à Tyrion sont parmi les deux plus belles scènes de la saison, à mon humble avis. Parce qu'on y retrouve tout ce qui fait la complexité du personnage : son amour pour ses enfants, ses frustrations concernant Joff et sa soif de pouvoir, un tas de contradictions très bien résumés ici, qui lui donnent de nouvelles couleurs et un aspect moins caricaturale. Toute la partie à Port-Réal est donc un succès et j'apprécie de voir que la relation Sansa/Sandor a toujours sa place à l'écran. Les premières règles de la jeune femme sont crédibles malgré l'âge un peu trop avancée de l'actrice et seule cette gourde de Shae m'a un peu gâché le plaisir.

Et puis il y a Tywin Lannister, majestueux. Ce duo improbable avec Arya est une pure invention de la part de la série et leur meilleure idée jusqu'à présent. Chaque ligne de dialogue est nécessaire et interprété avec finesse et passer l'intégralité de l'épisode dans cette pièce sombre d'Harrenhal ne m'aurait franchement pas dérangé. On a le droit à un peu d'histoire concernant Westeros, à une Arya plus malicieuse que jamais et à une nouvelle preuve que les Lannister sont quand même bien plus passionnants que les Stark. Je dis ça en comptant Joffrey comme un Baratheon, qu'on soit d'accord...
Tout ce qui concerne Daenerys et Jon est, comme d'habitude, une manière plus ou moins maladroite d'étirer une intrigue assez fine sur une saison entière. Alors dans le Nord, il y a une espèce de "will they/won't they" un peu étrange et légère dans la neige tandis que à l'Est, les scénaristes s'amusent avec leurs beaux décors à inventer une chasse aux dragons qui fonctionne plutôt bien. Je suis certain que les nouvelles complaintes de Danny ne seront pas au goût de tout le monde, que Ser Jorah mérite mieux que d'être défini par son amour pour la Princesse et que les tours de magie des Nonmourants semblent un peu étranges, mais je trouve ça plutôt divertissant. Le séjour à Quart prend une dimension nouvelle que je trouve plutôt ingénieux, dramaturgiquement parlant.

Finissons par Winterfell, où Theon cherche à ne pas passer pour un couillon. C'est toujours assez touchant de le voir patauger dans la semoule et réagir au quart de tour, surtout lorsqu'on connaît l'issue de cette intrigue. Remplacer des têtes par des corps calcinés était assez surprenant, mais ça fonctionne et le dernier plan nous montre que Theon n'est pas dupe : il sait qu'il est dans une sombre merde. Et rien n'est plus passionnant que de le voir s'y enfoncer de plus en plus à chaque épisode...
Je pense par contre qu'il est grand temps de retrouver Stannis et ses troupes. La bataille qui approche sera encore plus saisissante si son camp (Davos, en particulier) a le droit à plus d'exposition. Mais j'imagine que c'est au menu du prochain épisode...
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15.05.2012
Mad Men 5x09
5x09 Dark Shadows
J'aimais bien l'été 1966 mais nous voilà déjà à Thanksgiving et l'hiver sonne à la porte. Et durant les semaines qui se sont écoulés, il semble que les frustrations de chacun n'ont fait qu'empirer. "Dark Shadows" prend le poul de ses personnages en mettant en avant le plus pathétique d'entre eux. Non Pete, ce n'est pas à toi que je fais référence, même si tu arrives bon second. Je parle de Betty Francis. Et non, je refuse de l'appeler Fat Betty. Les scénaristes manquent suffisamment de subtilité avec son poids pour que moi aussi je m'y mettes...

Pauvre Betty... C'est seulement la deuxième fois qu'elle apparaît cette saison et elle semble toujours aussi malheureuse et compense toujours en s'empiffrant. C'est terrible. Et je dis "pauvre Betty", mais le problème que j'ai ressenti face à cette épisode, c'est que je n'ai même pas eu de la peine pour elle. La seule qui s'en sort bien, c'est Megan. Parce que Betty qui utilise sa fille pour pourrir la vie de son ex-mari car la sienne de vie est pourrie, c'est difficile à pardonner. Parce que Sally qui se met à imiter sa mère sans le savoir, ça me rend triste. Parce que Don qui réagit au quart de tour et engueule femme et enfants, c'est pas du joli. Parce que Henry qui mange son steack, c'est pas très glorieux non plus. Seule Megan semble agir comme une adulte et fait preuve d'une belle maturité. Alors je pense que les scénaristes doivent faire un choix : s'ils veulent continuer à nous montrer les malheurs de Betty, je pense qu'il faudra à la longue lui offrir un petit moment de rédemption. Quelque chose qui nous fasse avoir de la peine pour elle. C'est peut-être juste moi ou le jeu de January Jones qui m'empêche d'éprouver de vraies émotions la concernant, mais je ne veux qu'elle se transforme en caricature d'ex-femme acariatre et obèse. Son côté mauvaise mère suffit amplement.
Ce qu'il se passe à l'agence m'a plus intéressé. L'équipe des créatifs a évolué depuis l'été. Tandis que Peggy semble en panne d'idées, Ginsberg en déborde. Et comme l'avait prédit Bert, Don a vraiment besoin de se replonger dans le travail car autant de jeunesse et d'arrogance risque de signer sa perte. Le voilà donc en train de saborder le travail de Ginsberg pour pouvoir placer sa propre création (plutôt moyenne) et affermir de nouveau sa place de leader. Un acte assez étonnant de la part de Don. D'habitude, il n'est justement pas du genre à penser à ce genre de choses et à être obsédé par le regard de ses employés. Mais le voilà dans une position nouvelle, où il manque de confiance en lui et refuse de l'admettre. La scène de l'ascenseur était un exemple frappant de l'état d'esprit dans lequel se trouve Don. La lune de miel est terminée et l'horloge tourne. Don doit maintenant être vigilant et ne pas laisser rentrer la fumée nocive qui le menace chez lui et au travail.

Je n'ai pas trop saisi ce que voulait nous raconter l'intrigue de Roger. A-t-il délibérément utilisé Jane pour se venger et signer un contrat ou était-ce encore le Roger sincère et spontané que nous a révélé le LSD ? Sa guerre avec Pete continue en tout cas de m'amuser, surtout quand Bert y prend part. Allons nous avoir un nouveau combat de boxe entre le vieillard et Campbell ? Ce dernier est toujours obsédé parce qu'il ne pourra jamais avoir et j'attends toujours de le voir exploser. Sinon, je trouve Stan de plus en plus sympathique, j'aimerais plus de Joan et Lane commence vraiment à me manquer.
Et comme d'habitude avec Mad Men, je n'ai absolument aucune idée de ce que la suite nous réserve. C'est très bien comme ça. Il ne faudrait juste pas qu'après une série d'épisodes aussi parfaits, les maladresses viennent saborder notre plaisir. Vous avez vu comme je suis exigant ? J'exige la perfection monsieur Weiner, et rien de moins ! Et je ne suis pas encore convaincu que Fat Betty (désolé) dans son état actuelle soit le meilleur moyen de maintenir une qualité sans failles.
Ah, on me signale que le titre de l'épisode est une référence à un soap opéra de l'époque (celui pour lequel l'amie de Megan auditionne) qui vient d'être adapté au cinéma par Johnny Depp. Si je l'avais su, peut-être mon intérprétation de l'épisode aurait été différente. On va encore me reprocher de voir en la série ce que je veux y voir. Mais c'est un peu ça tout l'intérêt, le plaisir et la beauté de Mad Men, non ?
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14.05.2012
The Office 8x24
8x24 Free Family Portrait Studio
C'était naze.
Et je pourrais m'arrêter là concernant cette chronique. Mais je suis The Office depuis huit ans, j'ai chroniqué une grande majorité de ses épisodes sur ce blog et je me dois de développer un peu mes propos au sujet de ce season finale plutôt minable. La semaine dernière, je m'étais même enthousiasmé en disant, et je cite, que la série prouvait "qu'elle pouvait encore raconter des choses". Cet épisode détruit cet infime espoir avec une profonde maladresse.

Il y a tellement de problèmes avec "Free Family Portrait Studio" que je ne sais même pas par où commencer. Allez, au hasard, prenons l'intrigue d'Andy, qui doit descendre de plus en plus bad l'échelle du pathétisme en attendant de pouvoir récupèrer son poste grâce à l'intervention miracle de David Wallace. Andy, c'est un personnage que j'ai aimé dès le départ et que qui a continué à avoir mon affection malgré tout les changements de personnalités qu'il a subi. Ed Helms a toujours su le rendre drôle et touchant et quand j'ai appris qu'il serait le nouveau manager, j'ai pensé moi aussi que ce serait une bonne idée, un moyen de lui donner une nouvelle consistance. C'était il y a vingt-quatre épisodes. Depuis, les scénaristes ont tout fait pour détruire tout ce qui faisait le charme d'Andy. Plutôt que d'en faire progressivement un patron sur lequel compter, il est devenu de plus en plus maladroit. Plutôt que de le faire intéragir avec ses collègues devenus employés, il a surtout évoluer dans un triangle amoureux réchauffé et prévisible. Plutôt que de transformer son échec en rage du désespoir (comme c'était le cas dans "Turf War"), le revoilà dans une position de looser qui ne mérite pas une seule seconde de récupérer son poste et qui pourtant, le récupère en un claquement de doigt. Après avoir descendu le capital sympathie de Jim et Pam, caricaturé Dwight jusqu'à l'usure et rendu débile la plupart des personnages secondaires, voilà que Andy est désormais le roi des abrutis et un gros connard égoiste. Ed Helms ne mérite pas ça et nous non plus.



Mais les scénaristes ne se contentent pas de pourrir le personnage d'Andy. Après avoir passé une saison à construire (très maladroitement) un personnage correct pour James Spader, le voilà qui tire sa révérence de la plus stupide des manières possibles, quasiment dans la même lignée que Will Ferrell l'an dernier. Idris Elba excepté, la série n'a de toute façon jamais su exploiter ses guest-star de luxe. Même chose pour Catherine Tate, qui alors qu'elle commençait enfin à ressembler à un véritable personnage et non plus à un cartoon fatiguant, se fait éjecté par un Andy devenu détestable. C'est très embarassant à regarder et pas dans le bon sens du terme (parce qu'à une époque, The Office savait nous embarasser joyeusement, sans nous faire grincer des dents). Le compromis est de garder Nellie en tant qu'employé à un poste fictif, parce que finalement, malgré tout ses problèmes, Dunder Mifflin peut se le permettre. WTF? Et moi qui me réjouissais du retour de David Wallace...
C'est qu'il y aurait tant eu à faire avec ce nouveau rachat de la compagnie, avec la chute de Sabre, avec la guerre de succession... Au lieu de ça, retour au status quo. Toute une saison pour rien. Personne n'a évolué d'une goutte. Tout le monde a perdu de son intérêt. Tout enjeu a foutu le camp. La cohérence et le réalisme n'existe plus une seconde. Erin est une débile mentale dans une scène puis un génie dans la suivante. Jim n'a plus de personnalité et Pam a perdu toute chaleur humaine.
Reste Dwight. Mais en fait non, puisque Dwight va s'en aller s'amuser dans son propre spin-off, "The Farm", vraisembablement voué à l'échec. Alors les scénaristes nous ressortent l'intrigue de sa probable paternité (qui a traîné dans un placard pendant une demi-saison). Plutôt que de nous montrer le même Dwight fier et attachant que dans "The Jury", on nous montre une course-poursuite débile, une Angela hystérique et un sénateur qui est à peine un véritable personnage, juste une idée potache de la part des scénaristes qui n'aura pas évolué d'un poil en deux ans. Espérons qu'on nous réserve une meilleure porte de sortie pour Dwight que cette grosse blague même pas drôle...



Honte à toi B.J. Novak. La seule chose que je retiens de ton script navrant, c'est l'anniversaire raté de Gabe ("skeleton man") et les photos de famille, fil rouge qui m'a rendu un peu nostalgique et qui m'a attendri deux secondes. Parce que sinon, il y a Darryl qui s'inspire de son pote Andy et devient un égoiste de base, qui vole la copine d'un type devant sa gamine avec toute la décontraction possible... L'épisode s'ouvre sur le cold open le plus navrant au monde et se termine sur le tag final le plus ridicule possible. Imaginez une seconde si NBC avait annulée la série et que la dernière image de la série aurait été le Sénateur flirtant avec Oscar, son bébé dans les bras...
Et c'est aussi pour ça que je vais continuer à regarder The Office, et qu'une neuvième saison est essentielle. Essentielle si elle est la dernière. Il faudrait, dans l'idéal, une ultime saison raccourcie où les scénaristes (ou du moins ce qu'il en reste) pourront préparer une sortie un peu plus digne. Comme Bill Lawrence l'avait fait avec Scrubs, comme John Wells l'avait fait avec ER. Utiliser la vieillesse de la série pour nous émouvoir, pour boucler le parcours des personnages avec un peu de nostalgie. Le retour du status quo est aussi un retour à la simplicité si on le voit du bon côté. Alors il faut reprendre un nouveau départ pour attaquer une belle dernière ligne droite. Faire revenir Steve Carrell le temps d'un épisode. Offrir un Dwight un départ explosif. Remettre Jim et Pam au centre des propos. Redonner un semblant de cohérence à Andy, justifier sa présence au poste de manager. Voilà mes conseils pour une neuvième saison que je suivrais avec encore plus d'exigence que d'habitude, sans baisser ma garde, toujours avec la passion d'un show que j'ai tant aimé et une envie de le voir se terminer sur une note positif. Oublions la huitième saison. Croyons en la neuvième saison.
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12.05.2012
Game of Thrones 2x06
2x06 The Old Gods And The New
ATTENTION : Mes chroniques vont contenir des SPOILERS concernant la première saison et la suite de l'intrigue. J'ai fini la lecture de "A Clash of Kings" alors je m'adresse en particulier à ceux qui en sont au même point voir plus. Cela dit, je vais faire gaffe dans la mesure du possible. Et je vous conseille d'en faire autant dans les commentaires. Ne m'obligez pas à vous amener de force place de Baelor. Merci.
Je me plaignais la dernière fois d'une adaptation qui allait trop vite, se concentrait seulement sur l'avancée des intrigues sans laisser suffisamment de temps aux personnages pour exister. "The Old Gos And The New" parvient à trouver l'équilibre et se révèle excellent.

Je le remets juste au cas où quelques idiots ont décidés de continuer : SPOILERS SPOILER SPOILERS. Bon, allons nous promener à Westeros maintenant...
Winterfell : La prise de Winterfell était mon moment favori du bouquin et je dois dire que l'effet de surprise est très bien rendu dans la série. Du corbeau envoyé par Mestre Luwin à la décapitation de Ser Rodrik, on a le souffle coupé et on est partagé sans cesse par notre attachamant et notre haine pour Theon Greyjoy. Tout en se doutant que son fait d'arme est très fragile, éphémère. En utilisant Osha de manière à accélérer le processus et sans dénaturer le personnage, les scénaristes parviennent à nous raconter la soumission de Bran et son évasion. Le jeune acteur s'en sort mieux que d'habitude et c'est d'une fluidité exemplaire. De la même manière, plutôt que de construire la forteresse de Vivesaigues et de caster la famille de Catelyn, on l'envoie directement en compagnie de son fils et le plan de Roose Bolton est dévoilé sans plus attendre. De l'art de condenser une dizaines de chapitres en quelques minutes, sans pour autant me faire crier au scandale. Certes, Catelyn se retrouve privée de scènes assez fortes (l'agonie de son père, sa solitude) mais qui n'auraient pas forcément fonctionné à l'écran. Tant que Brienne est dans le coin et que Robb a autre chose à faire que flirter avec une inconnue, ça me va. Hâte de voir comment la chute de Theon va être traité et comment les rêves de Bran vont évoluer. Pour l'instant, tout comme dans le livre, c'est la partie la plus intéressante et surprenante du récit et celle qui bénéfice de l'adaptation la plus judicieuse.

Port-Réal : De nouveau, une scène culte qui réussit haut la main le passage à l'écran. L'émeute permet de mettre en avant la relation entre Sansa et le Limier, que je préfère mille fois à celle qui la lie à Shae, surtout quand on voit à quel point l'actrice jouant la prostituée est mauvaise. On nous rappelle également l'existence de Tommen et Myrcella et Joffrey a le droit à de la merde dans la gueule et à une claque, ce qui devrait ravir beaucoup de monde. Encore une fois, merci Tyrion. Port-Réal étant encore épargné par la guerre des Rois, il était temps d'y voir s'immiscer un soupçon de danger. Voir enfin le Limier passer à l'action excuserait presque l'absence de Varys et Bronn.
Harrenhal : Parce que pendant que Varys est aux abonnés absents, Littlefinger continue tranquillement son petit tour du royaume. Alors que Petyr est quasi-absent de la totalité du récit dans le livre, il semble que les scénaristes n'ont pas résisté à faire de lui une girouette encore plus manipulatrice que d'habitude qui permet de faire le lien entre un tas de décors et de personnages. Une idée assez louable mais qui fonctionne de manière très maladroite. En effet, cela enlève beaucoup de densité au personnage, ne faisant de lui qu'un interlocuteur passif face à des figures comme Margaery ou Tywin Lannister. Manquerait plus qu'à l'envoyer à Winterfell ou même Qarth pendant qu'on y est... Les scènes que partagent Arya et Tywin viennent rattraper le tout et le deuxième meurtre de Jaqen a même réussi à être amusant. Les scénaristes écoulent au compte goutte sa promesse et j'ai hâte de voir ce que donnera la révélation de sa véritable nature...
Le Nord : C'est beau l'Islande. Du coup, plutôt que de laisser s'enfuir Ygrid dès le départ comme prévu, les scénaristes nous inventent une sympathique course-poursuite dans les montagnes et anticipent avec malice un début de love-story. Il faut bien étirer l'intrigue de Jon au maximum et le procédé est le bon. Qhorin Mimain a ainsi le temps de s'imposer et je dois avouer que l'actrice choisie pour intérprêter la sauvageonne me plaît bien. Et puis franchement, comment se plaindre avec de tels décors ?

Qarth : Pour Daenerys aussi, les scénaristes doivent redouter d'ingéniosité pour passer le temps en attendant l'événement clé de son intrigue dans "A Clash of Kings". Alors pour nous la conduire à l'hôtel des Nonmourants, on nous invente de nouvelles transactions et un vol de dragons qui m'a pris par surprise. Cela apporte une pause bienvenue aux scènes d'actions qui parsèment l'épisode et c'est aussi l'occasion d'aborder la princesse aux Dragons sous un autre regard : celui d'une gamine pas plus légitime que les autres rois, dont la route est encore très longue. Mais où est passé Ser Jorah ?
En tout cas, voilà à quoi doit ressembler un bon épisode de Game of Thrones : une adaptation très libre et intelligente qui ne se fait pas au détriment des personnages. Les scénaristes viennent de réussir un joli coup et ont encore quatre épisodes pour affiner leurs maladresses. C'est passionnant.
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08.05.2012
Mad Men 5x08
5x08 Lady Lazarus
Déjà, quand tu vois dès le générique que Matthew Weiner est en charge du scénario, tu sais que tu as de grandes chances de passer un beau moment de télévision. Alors tu fermes les volets, tu poses le cendrier à côté de l'ordinateur, tu éteins ton portable et tu oublie toute notion de temps pour mieux savourer le temps qui passe dans Mad Men.

La saison continue de développer le même thème : tu ne peux pas toujours avoir ce que tu veux et il n'y a pas d'issues possibles, seulement des illusions. Une fois que tu réalise cette fatalité, tu peux sois te contenter de ce que tu as, soit devenir envieux et amère. Et chaque personnage expérimente tour à tour ce sentiment, sans forcément en venir aux mêmes conclusions, sans forcément ressentir la même douleur. Ce qui les unit, c'est le temps qui passe, c'est la peur du vide.
Lorsque Megan décide de démissionner et retenter sa chance en tant que comédienne, elle nous rappelle à quel point elle est une figure unique dans l'univers de la série, qui met le reste des personnages face à leurs désirs et frustrations. Don avait réussi à mêler parfaitement son succès professionnel et son nouveau mariage et réalise maintenant que tout le monde n'aspire pas à ce rêve américain, même pas celle dont il est le plus proche actuellement. On se demande alors s'il aime Megan ou bien l'idée de Megan, s'il est sincèrement heureux de la voir réaliser ses rêves ou si cette belle image qu'il a épousé est en train de lui échapper. Comme souvent avec Don, c'est la manière dont il perd le contrôle de sa vie qui est passionnant et un électron libre comme Megan semblait tout destiné à le replacer dans cette position un jour ou l'autre.

De son côté, Peggy voit ce départ de manière assez égoiste. C'est une opportuniste, son travail est sa vie et elle ne peut imaginer qu'on soit heureux de le quitter. Que tous ses efforts soient passés inaperçu et qu'elle ne sera jamais "this kind of woman", celle qui réussit tout et retombe toujours sur ses pattes, sans effort. Non, elle est coincé dans ce bureau et doit encore et toujours faire ses preuves face à Don. Dans une scène très embarassante, elle explose et se fâche contre son mentor, prouvant alors qu'elle est déjà passé du côté de l'amertume. Sera-t-elle une Joan ou a-t-elle encore une chance de devenir une Megan ? Sera-t-elle un jour satisfaite d'être Peggy ? Pour une personne qui n'envisage le succès qu'à travers le regard des autres et qui attend sans cesse la reconnaissance, la route est encore longue...
Et puis il y a Pete. L'homme qui vient de réaliser cruellement qu'il n'y a pas de virage possible, que sa vie sera une longue route sans surprises, sans demi-tour. Et qui pourtant trouve un détour par hasard, incarnée par Alexis Bledel (que je ne pensais pas un jour briller autant dans une série dramatique). Tout comme Roger avec le LSD, Pete ne s'attend pas à tomber sur ce genre d'échappatoire et tombe follement amoureux de cette jeune femme qui représente l'inattendu et la passion, tout ce qui manque actuellement dans son quotidien. C'est une facette nouvelle de Pete, qui retombe presque en enfance, se met de nouveau à avoir des illusions et une sorte de romantisme. Ce qui rend d'autant plus bouleversant cette scène où son rêve est détruit et qu'il est de nouveau impuissant. Ce coeur sur la vitre de la voiture a brisé le mien. Et Pete ne peut désormais que reprendre le même chemin, en direction de la médiocrité. Ma théorie évoquée récemment tient plus que jamais.

1966 est décidément l'année parfaite pour suivre des personnages coincés entre hier et aujourd'hui, entre ce qu'ils veulent et ce qu'ils ne peuvent avoir, à une époque où la société offre de nouvelles évasions (histoire d'oublier cette putain de guerre), où l'on expérimente avec une folle liberté. Et Matthew Weiner réalise alors mon rêve en plaçant à la télévision une chanson du plus grand album de pop jamais réalisé (juste après "Pet Sounds" il y a deux semaines) : "Tomorrow Never Knows". AMC a bien fait d'exploser sa tirelire pour nous payer les Beatles car la chanson est parfaite. Le Livre des Morts Tibétains a été évoqué plus tôt dans la saison et son intérprétation par John Lennon débarque dans le salon de Don. "Tomorrow Never Knows", seulement Megan semble y croire. Les autres n'en sont pas encore là et lui préfère arrêter le disque.
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06.05.2012
SUNDAY SUNDAY #7
Courtes chroniques au menu de cette septième édition. Pour la même raison que d'habitude : BILLY me prend un temps fou. Et puis il y a quand même une élection ce soir. Au moment où j'écris ces lignes, le résultat m'est inconnu. Tant que vous n'oubliez pas de voter Leslie Knope, le reste me concerne peu. N'empêche, le season finale de Parks & Rec a intérêt à ne pas se planter. Je suis inquiet. Ce sera le sujet d'une autre chronique, la semaine prochaine. En cette période de renouvellement de séries et de fin de saisons, j'ai tout de même d'autres craintes que le résultat d'une élection, faut pas déconner... Cela fait-il de moi un fou furieux qui vit dans un monde imaginaire ? À vous de juger.

30 Rock 6x20
Après nous avoir resservi un live show réussi, 30 Rock recycle de nouveau une bonne vieille formule qui date de l'an dernier, avec la suite de "Queen Jordan". Là aussi, on pouvait s'attendre à du réchauffé mais non, ça reste aussi frais et drôle que la première fois. Je ne suis pas accro à la télé-réalité et la plupart des références me sont certainement passés au dessus, mais ça ne m'a pas empêché de me marrer bêtement pendant vingt secondes, en particulier lorsque Jenna était à l'écran. Plus que deux épisodes au compteur et cette sixième saison semble avoir réalisé un sans-fautes. Qui l'aurait cru ?
Community 3x18
En voulant nous raconter un tas de choses, l'épisode me laisse mitigé. Il y avait moyen de faire un épisode convaincant sur le sujet du deuil (avec une Britta enfin remise sur le devant de la scène) ou sur le renvoi du groupe d'études et la perspective de quitter Greendale. Et peut-être même (mais un peu moins parce que c'est débile) sur la prise de pouvoir de Chang et de ses jeunes mercenaires. Au lieu de ça, on se retrouve avec une succession de scènes soit trop courtes, soit trop longues, qui égrènent un tas de bonnes idées sans prendre vraiment le temps de les exploiter. Du coup, la rage des étudiants apparaît forcé, et l'espoir qui les réunit à la fin apparaît forcé, et l'épisode est un bordel bien peu maitrisé. Reste tout de même quelques bons moments, un Dean au sommet de sa forme et un hommage mémorable à Star-Burns. Et puis tout de même, il reste beaucoup de potentiel pour la fin de saison si cette arc gagne en solidité.

HIMYM 7x22
Tant que Lily sera enceinte, tant que Barney voudrait que Quinn change de métier, tant que Ted sera amoureux de Robin, cette saison va s'enliser. Elle a si bien commencé, si bien continué mais a freiné d'un grand coup il y a quelques épisodes en s'enfermant dans des intrigues répétées à l'infini et de moins en moins intéressantes. "Good Crazy" m'a ennuyé et comme je le disais la dernière fois, il est grand temps que la saison se termine. L'accouchement prévu la semaine prochaine sera une première étape qui risque d'être fun, et puis il restera le season finale pour conclure tout ça. Et au choix : revenir au status quo ou nous surprendre. Sachant qu'il reste encore au moins deux saisons, ça risque d'être plus compliqué que ça et assez laborieux. Mais malgré cette fin de course un peu faiblarde, la septième saison a fait suffisamment de miracles pour que je me sente concerné.

Mad Men 5x07
Adoptant une forme plus classique, cet épisode n'est pas moins convaincant. Le thème du passage à l'âge adulte est toujours mon favori et le parcours de Sally Draper me touche toujours autant. Surtout quand elle est initié par Roger. Ce dernier, jeune divorcé, affiche une fraîcheur retrouvé et même si j'aurais pu me passer de Glenn, toute cette partie m'a enchanté. Même chose pour celle consacrée à Peggy, qui en plus de faire du sur-place au bureau, découvre que sa vie personelle et amoureuse est tout aussi frustrante, freinée ici par sa mère. Heureusement, Joan est là pour la réconforter et pour illuminer tout l'épisode. Nous avons également un beau portrait de famille dysfonctionnelle grâce aux parents de Megan, et notre cher orphelin témoin de toute cette rancoeur et témoin aussi d'un nouvel échec pour l'agence. Voilà. Je n'ai pas grand chose de plus à dire sur cet épisode réussi. À part que, contrairement à la tradition, personne n'a vomi dans ce septième épisode...

New Girl 1x23
J'ai eu peur en revoyant Justin Long parce c'est quand même un vieux relent d'un début de saison carrément maladroit. Mais c'était fun et un nouveau moyen pour Jess de se rapprocher de Nick, dans l'intrigue romantique la plus prévisible du monde et qui pourtant, fonctionne plutôt bien me concernant. C'est toujours sympa de voir la femme de Charlie Day dans le coin en tout cas, en espérant que ce dernier viendra éventuellement lui passer le bonjour devant la caméra ! Du côté de Schmidt et Cece, tout roule : c'est drôle, touchant. Et Winston continue de trouver sa place tant bien que mal, même s'il doit pour cela porter des boucles d'oreilles immondes. Le décor est planté pour un season finale qui promet et le début de saison maladroit dont je vous parlais à l'instant est loin derrière nous.
Nurse Jackie 4x04
Elle m'intéresse cette saison. Je suis le premier surpris. Elle raconte toujours la même chose, ne sait toujours pas comment construire une dramaturgie ou faire évoluer des personnages, mais continue de proposer à Edie Falco de belles choses, à nous faire rire et à nous faire croire au changement. Et moi, j'aime bien croire au changement (ah merde, j'avais dit que je parlerais pas politique). Il faut noter que pour la première fois depuis très longtemps, on a un cas médical intéressant et émouvant. Il y a juste le twist concernant Cannavale et son fils qui m'inquiète un peu. Et si on pouvait échanger le temps d'antenne de Grace avec celui de Zoey, j'en serais ravi, merci.

The Big C 3x03/3x04
Une série qui intègre autant de guest-star, c'est soit une série au top de sa popularité, soit une série qui ne sait plus quoi raconter. The Big C ne tombe dans aucune des deux catégories. Que ce soit Susan Sarandon, Lee Tergesen ou Victor Garber, on a le droit à de nouveaux personnages intéressants, apportant fraîcheur à une saison qui partait pourtant d'un pet foireux. Et tout le monde en sort grandi : la seconde vie de Cathy et son rapport avec Joy lui donne de nouvelles couleurs, Paul est toujours aussi drôle et son discours de survivant m'aurait presque ému et Sean retrouve toute ma sympathie. Dommage que les intrigues ridicules d'Adam et d'Andrea viennent assombrir le bilan. En tout cas, je suis tout à fait ouvert à un spin-off Oliver Platt/Susan Sarandon préchant l'optimisme sur les routes d'Amérique.
***
LA VIDEO DE LA SEMAINE / Encore une fois, en ce soir d'élection, je me tourne vers The West Wing. Et un beau cadeau de la part de FunnyOrDie, qui vient de réunir une partie du cast dans un walk&talk parodique qui ravit mon coeur de fan nostalgique. Allison Janney mérite vraiment de retrouver une série à sa hauteur.
EN VRAC / Le final de The Good Wife était exemplaire, j'en parlerais dans la semaine. La quatrième saison de Frasier est un modèle de sitcom, un sans fautes. De nouveau, Karl m'a fait mourir de rire dans le Ricky Gervais Show où il nous a parlé de l'armée de la plus inventive des façons. Cougar Town ne déçoit pas. Veep et Girls continuent de me séduire.
Le résultat de l'élection, ça y est, je le sais. Et je ne suis pas déçu. Je ne vous en dirais plus car ce n'est pas trop l'endroit. Au lieu de ça, je vous souhaite une bonne semaine à tous.
22:15 Publié dans 30 Rock, Community, How I Met Your Mother, Mad Men, New Girl, Nurse Jackie, SUNDAYSUNDAY!, The Big C | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.05.2012
The Office 8x23
8x23 Turf War
C'était quoi cette dernière scène ? Un commentaire méta sur l'avenir de la série ? Un aveu de la part des scénaristes de leur échec cette saison ?
En tout cas, je dois dire que "Turf War" était une bonne surprise. Pas un épisode de qualité mais un épisode qui permet à cette fin de saison d'avoir un semblant d'enjeu. La débâcle du magasin Sabre aurait dû nous mettre la puce à l'oreille : Dunder Mifflin est de nouveau dans la merde. Et c'est souvent dans ce genre de situation (on se souvient de la fusion, de la crise économique et du rachat) que la série parvient à se renouveller et à raconter quelque chose d'intéressant. Bien sûr, arrivé au bout de la huitième saison, cette formule de crise n'est plus de la première fraîcheur : on nous a prédit la chute de l'entreprise un milliard de fois, la petite rebéllion d'Andy ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de Michael. Mais cette fois, la crise à l'écran semble réfléter de la crise en coulisses : les scénaristes sont à courts d'idées, le public s'en va peu à peu, les acteurs quittent le navire et les critiques sont mauvaises. Dunder Mifflin est dans la merde au même moment où The Office est dans la merde. Et ça, c'est intéressant à regarder.

Surtout que "Turf War" parvient à utiliser dans son intrigue principale la seule chose qui a fonctionné cette année : le duo Jim/Dwight. Nos deux vétérans parviennent à insuffler suffisamment de vie et de fraîcheur à leur course au client pour nous rappeler à quel point on aime retrouver ces personnages semaines après semaines depuis huit ans. Ajouter Chris Bauer à la mixture est également une bonne idée surtout que pour la première fois depuis longtemps (pauvre Maura Tierney), une guest-star est correctement exploitée. On a donc une bonne dynamique, du rythme et même s'il plagit Michael, Andy retrouve un intérêt dans sa nouvelle position de rebelle. Et alors que le prochain épisode sera son dernier, James Spader a enfin l'occasion de redonner du mystère et de la consistence à son personnage, qui a été bien malmené depuis qu'on nous l'a présenté il y a tout juste un an. La guerre est déclaré et comme elle implique des personnages qui ont retrouvés leurs couleurs et qu'elle est un commentaire assez surprenant sur l'état du show, je suis intéressé.
C'est également assez drôle de constater que Catherine Tate, qui a débarqué en grandes pompes, est désormais rélégué au second plan. Chaque semaine depuis son arrivée à Dunder Mifflin, elle est confronté à un nouveau personnage et se montre beaucoup moins irritante lorsqu'elle ne prend pas le devant de la scène. Je n'irais pas jusqu'à dire que son duo avec Pam m'a fait rire ou m'a tenu éveillé, mais c'est peut-être la première fois où j'ai trouvé Nellie convaincante en tant que personnage. Du progrès, même si je ne souhaite aucunement la revoir à l'écran en cas de neuvième saison. Je veux qu'elle parte en compagnie de Robert et qu'elle embarque Gabe avec elle...

"We're not going to be doing this in six months". Oui et on ne sait même pas si ça continuera après la semaine prochaine car NBC n'a rien annoncé concernant la neuvième saison. Rainn Wilson est sur le départ, Mindy Kaling également. Paul Lieberstein s'en va en compagnie d'autres membres de l'équipe scénaristique. John Krasinski et Jenna Fisher n'ont pas signé de nouveau contrat pour le moment. On parle déjà d'un reboot. Je suis partagé : je n'ai pas envie de voir la série continuer à s'empêtrer dans ses problèmes pendant encore une année mais je trouverais vraiment terrible de terminer une série que j'ai tant aimé sur un épisode aussi quelconque que celui qui nous attend jeudi prochain. Parce qu'il faut pas se leurrer. Le season finale ne sera pas ébouriffant. Juste un moyen de se débarasser de James Spader et de toutes les intrigues bancales lancés dernièrement. Un nouveau départ peut-être ?
En attendant, "Turf War" nous prouve que la série peut encore raconter des choses.
18:50 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2012
Parks & Recreation 4x19/4x20
4x19 Live Ammo / 4x20 The Debate
J'ai mis du temps avant de vous chroniquer ces deux épisodes parce que j'avais du mal à vous avouer un truc : je suis plutôt déçu.
Commençant par "Live Ammo" qui est celui qui s'en sort le mieux, à mon humble avis. Faire un hommage à The West Wing est une excellente idée pour un tas de raisons : d'abord, parce que c'est l'un des plus grand drama de network jamais réalisé, ensuite parce que le thème de la campagne se prête parfaitement à ce genre de parralèle. Et quand on est un passionné de la série d'Aaron Sorkin comme je le suis, c'est forcément jouissif de voir tous les clins d'oeils, du mouchoir encadré au titre de l'épisode en passant par les walk & talk intempestifs. Au lieu de faire de la politique internationale, tout est ramené à l'échelle locale et à un sujet plutôt léger : le refuge pour . Je dis oui, bonne idée, c'est très bien pensé. Par contre, c'est plutôt mal exécuté. Je trouve Bradley Whitford, pourtant formidable dans ce rôle de vieux briscard de la politique (mon dieu qu'il a vieilli), est très peu exploité, pas à sa juste valeur. Là, je pense que c'est de ma faute, que je m'attendais tout simplement à le voir plus à l'écran et j'espèrais même une scène ou deux avec son vieux pote Rob Lowe. Mais non. Alors je ne sais pas le problème venait de mes attentes ou de l'intrigue en elle-même, mais le fait est qu'il y a eu un problème et que je n'ai pas savouré tout ça comme je l'aurais aimé.

L'autre problème de l'épisode, c'est que le reste est du remplissage peu inspiré. Le duo Chris/Ron a déjà offert tout ce qu'il avait à offrir et les deux personnages méritent mieux que de s'enfermer dans cette dynamique qui me fait peu rire. Bizarrement, les petits sourires en coin de Leslie et Ben ne me rendent plus aussi indulgent que d'habitude. Bobby Newport est toujours un adversaire en toc. Andy ne m'a pas fait rire. Au final, ce qui m'embête le plus avec "Live Ammo", c'est que alors que je m'attendais à un truc dément concernant Leslie, la campagne et The West Wing, c'est surtout l'intrigue d'April qui m'a intéressé, qui m'a fait me sentir concerné. Parce qu'elle racontait quelque chose de neuf sur le personnage, parce qu'on s'intéressait de nouveau au service des parcs. J'ai toujours été le premier à admirer l'ambition de la série et l'intrigue de la campagne qui avait fort bien commencé en janvier, mais ça commence à faire long et je suis plus excité pour une potentielle cinquième saison que pour cette fin de quatrième saison. Et ça m'emmerde de réagir comme ça.
Frustré, j'ai bêtement mis encore plus d'attentes dans "The Debate". J'ai même attendu notre débat présidentiel à nous pour le regarder. J'ai même revu le débat live de Santos/Vinnick pour me mettre dans le bain. Mais rien à faire : c'est de nouveau une petite déception. Et Parks & Rec m'ont tellement peu habitués aux petites déceptions que j'en fais un gros fromage. Comme je m'évertue à le dire depuis un moment déjà, la campagne pour le conseil municipal ne pourra jamais fonctionner pleinement pour deux raisons : Bobby Newport est un adversaire ridicule (malgré tout le talent de Paul Rudd qui fait de son mieux) et cette campagne digne des présidentielles est disproportionné par rapport aux enjeux d'une telle élection, surtout dans une ville comme Pawnee. On sent bien que les scénaristes bricolent sauvagement pour essayer de rendre crédible le tout et on leur pardonne parce qu'on est là avant tout pour les personnages et que l'on aime Leslie. Mais quand on nous pond ce genre de débat télévisé avec une telle foule réuni pour acclamer un potentiel conseiller municipal, c'est dur à avaler. Amy Poehler, qui a écrit et réalisé "The Debate", parvient à minimiser les dégats mais ça reste prévisible : Bobby est un incapable, Leslie sort un grand discours de dernière minute, Ben est amoureux et tout le monde est content. La positivité a toujours été la force de la série mais dans le cadre d'une élection qui s'étend sur une demi-saison entière, ça devient vite redondant.
Surtout qu'encore une fois, tout ce qui se passe derrière est très faible : Ann redevient un personnage uniquement défini par ses relations amoureuses. Son flirt amusant avec Tom se transforme en will they won't they alors que c'était justement l'antithèse de ce procédé que représentait leur relation. Chris tourne en rond, Ron est une caricature (ce qui a toujours été le cas mais c'est d'habitude drôle et original) et Chris Pratt en total roue libre (ce qui fonctionne parfois mais pas ici). Reste Donna, Perd Hapley, Joan Callamezzo et Buddy Garrity pour assurer un peu de drôlerie.
Que m'arrive-t-il ? C'est moi ou c'est eux ? Je ne sais pas. Et malgré tout, je suis tout de même très enthousiaste concernant les deux épisodes qu'il nous reste (même si je me suis fait spoiler comme un demeuré). J'ai même réalisé une nouvelle bannière pour continuer à soutenir ma comédie favorite et lui pardonner de faire quelques faux pas. Seulement, j'attends avec encore plus d'impatience la cinquième saison.
20:59 Publié dans Parks & Recreation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.05.2012
Game of Thrones 2x05
2x05 The Ghost of Harrenhal
ATTENTION : Mes chroniques vont contenir des SPOILERS concernant la première saison et la suite de l'intrigue. J'ai fini la lecture de "A Clash of Kings" alors je m'adresse en particulier à ceux qui en sont au même point voire plus. Cela dit, je vais faire gaffe dans la mesure du possible. Et je vous conseille d'en faire autant dans les commentaires. Ne m'obligez pas à vous amener de force place de Baelor. Merci.

Avoir lu le bouquin avant de regarder la série, c'est à double tranchant. Autant je peux m'amuser à applaudir le travail d'adaptation souvent réussi, autant je peux regretter le manque d'ampleur du récit une fois transposé à l'écran. À force de vouloir tout raconter et d'être partout en même temps, un épisode comme celui-ci se précipite à travers chaque événement sans leur donner suffisamment de temps pour laisse une véritable impression.
Si le meurtre de Renly était un retournement de situation brusque et précipité dans le roman, il est ici expédié en quelques secondes et le peu de temps que nous avons passé avec le personnage ne donne pas à sa mort autant d'impact. Du coup, la détresse de Brienne peut sembler un peu étrange et le fait que Melisandre soit déjà repartie pour Peyredragon semble un peu rapide. Cela dit, l'association entre Catelyn et Brienne apparaît tout aussi sympathique et émouvante qu'à la lecture et c'est à créditer autant aux deux actrices qu'aux scénaristes.

Plutôt en retrait jusqu'à présent, Daenerys et Jon ont le droit de voir leurs intrigues respectives prendrent le devant de la scène. Pour ce dernier, il s'agit encore d'économiser chacune de ses scènes tellement "A Clash of Kings" lui donne peu à faire, mais la rencontre avec les patrouilleurs et les décors de l'Islande permettent de renouveller l'intérêt pour les aventures de la Garde de Nuit et d'avoir le souffle coupée par les paysages immaculés. Pour notre Princesse aux Dragons (qu'ils sont mignons), je ne peux qu'admirer la manière dont les scénaristes parviennent à présenter Qarth, Xaro, Pyat Pree de manière très claire tout en développant la relation de Danny avec Ser Jorah et en s'amusant à imaginer le genre de soirées mondaines qui se tient dans la plus riche ville de l'Est. Un changement qui fait du bien après la longue traversée du désert. Encore un travail d'adaptation inventif qui aurait juste gagner à ne pas être coincé au milieu d'un millier d'autres intrigues.
Parce que le départ de Theon pour le Nord, l'ambition de la veuve Renly (j'ai enfin compris ce que foutait Littlefinger du côté d'Accalmie), les manigances de Cerceï, les rêves de Bran et le départ de Stannis et de Davos pour la bataille navale manquent forcément d'ampleur tellement chacune de ses scènes est précipité. C'est assez jouissif de voir tout cela s'enchaîner sans temps mort mais je pense qu'une respiration ou deux ne feraient pas de mal. Histoire de mieux cerner certains personnages, de leur donner plus de personnalité. Afin de mieux saisir certains enjeux et de donner plus de place aux conséquences. En fait, moi je m'en fous. C'est juste que je m'inquiète sincérement pour ceux qui n'ont pas lu les bouquins. Je devrais sûrement pas, ils vont très bien sans moi.

Ceux qui s'en sortent le mieux, ce sont encore une fois Tyrion et Arya. Le premier découvre le feu gregois dans une scène où Bronn lui vole joyeusement la vedette tandis que la seconde en apprend plus sur Jaqen H'Gar et lui offre le premier nom sur sa liste. En dérivant pas mal du bouquin pour faire de la jeune fille l'écuyer de Tywin Lannister, les scénaristes ont eu de la ressource et sont là aussi bien aidé par deux acteurs fabuleux, dont le face à face donne de véritables frissons. Après, le novice peut se demander pourquoi Arya a choisi un pauvre bourreau alors qu'elle aurait pu nommer Tywin directement comme victime de Jaqen. Mais je fais confiance à la série pour éclaircir tout ça en temps voulu. Je leur pardonne même le rapprochemment un peu étrange entre Arya et Gendry, parce qu'il est en vérité assez déléctable et qu'il y a même moyen de shipper bêtement, ce que j'adore faire dès que l'on m'en donne l'occasion !
Au moins, on ne s'ennuie pas. Et on risque d'encore moins s'ennuyer à partir de maintenant car il faut le dire, les choses sérieuses commencent. C'est juste dommage de se précipiter autant. Ce n'est pas rester fidèle au livre qui m'intéresse car j'adore les libertés prises par les scénariste. C'est juste que dans Game of Thrones, il y a des personnages derrière les grandes intrigues qui avancent à toute vitesse, et ils méritent d'exister. C'est en leur donnant de la place pour se développer plus en profondeur que la deuxième saison trouvera un peu du souffle épique qui lui fait trop défaut à force d'essayer de tout raconter.
Bon, je pinaille, car c'est toujours un putain de divertissement.
12:24 Publié dans Game of Thrones | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.04.2012
SUNDAY SUNDAY #6
De nouveau, c'est une excellente semaine de télévision qui s'achève. Tout le monde a sorti le grand jeu, de nouvelles séries enthousiasmantes ont débutées et les épisodes mémorables se sont enchaînés, de 30 Rock à Community en passant par Mad Men et The Good Wife. Même si c'est plus simple d'écrire du mal d'un épisode que du bien, je vais tâcher de vous résumer tout ça. Pour ceux qui s'inquiètent de ne pas voir Parks & Rec dans la liste, je vous rassure : je prévois deux grosses chroniques pour célébrer l'excellente fin de saison à Pawnee (4x19/4x20 cette semaine et 4x21/4x22 la suivante). Et pour ceux qui l'auraient loupés, n'hésitez pas à aller revoir le nouveau teaser de Billy !
30 Rock 6x19
La sixième saison de 30 Rock est sincèrement celle que je préfère. Je la trouve enthousiasmante, pleine d'énergie, terriblement drôle. Certes, la série n'a plus grand chose de nouveau à raconter, mais elle parvient tout de même à trouver suffisamment d'idées semaines après semaines pour alimenter vingt minutes de fun non-stop. En apprennant qu'un nouvel épisode en direct était programmé, je me suis dis que ça allait être le clou du spectacle. Et je n'ai pas été déçu. "Live From Studio 6H" est un concentré de tout ce qui fait de 30 Rock un show plus attachant que jamais après avoir traversé le désert pendant plusieurs saisons. L'aboutissement d'une renaissance magnifiée par la magie du direct, un concept utilisé à la perfection, que ce soit avec les guest-star (Jon Hamm toujours à son aise dans le registre comique, Donald Glover, Amy Poehler, Jimmy Fallon, Fred Armisen, et Paul McCartney, pour n'en citer que la moitié) ou avec l'énergie déployé par le cast. Que ce soit pour la version Ouest ou Est, c'est un succès qui nous prouve que Tina Fey est encore capable du meilleur, surtout quand elle s'appuie sur sa période la plus glorieuse, celle du SNL. Et j'ai même été ému au premier degré par la demande en mariage la plus absurde du monde, une référence parfaite à Mad Men. Je pense que l'exploit est à renouveller tous les ans. Et si NBC décide de ne tout simplement pas renouveller la série, cet épisode nous laissera un beau souvenir en tête. Avec un ton différent et en ayant troqué son cynisme pour beaucoup d'amour, 30 Rock parvient comme Community a se transformer en bel hommage à la télévision.

Community 3x17
Mon éducation cop-show, je me la suis faite à base d'Homicide et de NYPD Blues sans jamais trop approcher la franchise Law & Order. Mais comme tout passionné de série qui se respecte, j'ai des notions de bases concernant l'oeuvre de Dick Wolf et je suis ravi d'avoir pu saisir la quasi-intégralité des clins d'oeils de "Basic Lupine Urology". Même celui caché dans le titre. C'est un épisode parodie/hommage rondement mené, qui sait utiliser chacun des personnages et exploite enfin Michael K. Williams à sa juste valeur. Léger et rythmée, c'est aussi l'épisode le plus ouvertement drôle de la saison, avec juste ce qu'il faut de nostalgie (ah ces interludes et cette police so nineties) et un suprenant twist final (Star-Burns, fake ou pas ?) pour pousser le concept un peu plus loin. C'est avec une confiance en elle incroyable que Community réussit son exercice de style et ça fait du bien à l'occasion. Sinon, Jim Rash sort un album de berceuses bientôt ? Je suis du genre insomniaque...

Game of Thrones 2x04
Le souci quand tu chroniques un épisode de Game of Thrones une semaine après sa diffusion, c'est que mille reviews ont déjà étés publiés et que tout a déjà été dit sur le sujet. Tout le monde a dit à quel point cet épisode est un fourre-tout impressionnant d'intrigues qui avancent à toutes vitesses mais de manière très fluide et satisfaisante. Tout le monde a dit que le travail d'adaptation est très fun à regarder, surtout quand tout se mélange et que des trucs improbables se jouent à l'écran (Littlefinger face à Renly avec les restes de Ned Stark ? Arya déjà au service de Tywin ?). Tout le monde a dit que justement, Tywin a franchement la classe et mérite d'être mis en avant, que rendre Joffrey encore plus insupportable que prévu est aussi forcé qu'amusant, que l'entrée à Quarth et la rencontre Renly/Stannis n'étaient pas aussi épique que prévu et que maintenant que Melisandre a pondu son ombre, tout le monde espère que les images de synthèse seront à la hauteur d'un récit qui tourne singulièrement vers le fantasy (corrigez-moi si je n'utilise pas le bon terme). Jon ne m'a pas manqué. Tyrion et Bronn sont toujours au top. Et Harrenhal a de la gueule, chapeau.

Girls 1x01/1x02
Après Enlightened, HBO fait encore très fort en toute simplicité. Je vois tout à fait ce qu'on peut reprocher à la nouvelle série d'HBO. Que c'est un Sex & The City pour hipsters. Que c'est un ersatz de film indé fumiste et arty. Et pourtant, ça faisait longtemps qu'un show ne m'avait pas autant parlé. Lena Dunham a réussi à me toucher avec une série où tout semble pourtant très éloigné de moi : des filles, New York, une jeunesse pas trop mal lotie... C'est dingue. Les films de Noah Baumbach ont le même pouvoir sur moi, que ce soit The Squid & The Whale ou Greenberg : je m'identifie à mort au personnage principal parce que même si à la surface, nous n'avons rien à voir, nous partageons une sensibilité et une vision du monde très proche. Tellement que Girls, malgré tout ses apparents défauts, est parvenu à beaucoup m'émouvoir en deux épisodes. À me faire rire grâce à un sens du dialogue et de la réplique assez unique. Et à exposer à l'écran tout mes questionnements de vingtenaire angevin à l'aide d'une vingtenaire new-yorkaise un peu névrosé. Comme si Woody Allen avait vendu son secret à Dunham et lui avait donné pour mission de mettre en scène des moments de ma vie avec un point de vue féminin. On comprend alors pourquoi Judd Appatow est à la production, c'est un peu la suite logique de Freaks & Geeks et Undeclared. Et en attendant le retour de Louie, c'est exactement ce dont j'avais besoin. Je suis même un peu jaloux de ne pas y avoir pensé plus tôt. Laissez-moi quelques années et je vous livrerais mon Boys...

New Girl 1x22
Je regarde toujours New Girl avec joie. Même si cette rupture avec Russell était prévisible et un peu convenue, rien ne semble vouloir gâcher mon plaisir. Comme prévu, il est temps maintenant pour les scénaristes, alors que la saison se termine, d'opérer de nouveau un rapprochement entre Jess et Nick, qui est tout de même, je ne vois pas comment on peut en douter, le couple en devenir du show. Le "will they, won't they" est éculé (qui aime bien châtie bien, blabla) mais fonctionne très bien et j'ai explosé de rire lors de leur confrontation final. Je me sens de plus en plus proche de Nick. Dans sa manière d'aborder la solitude et dans son rapport avec les autres, je m'identifie à mort (j'ai tendance à faire ça). Du coup, son histoire avec les tomates m'a attendri et son parcours cette saison était vraiment chouette à regarder, la manière dont il est passé d'un personnage fade à quelqu'un de terriblement humain et attachant, avec une personnalité très bien établie. On ne peut pas en dire autant de Winston mais les scénaristes s'en sortent bien en faisant de lui l'exemple type de l'amoureux à qui tout sourit (et c'est toujours mieux que de le voir vivre ses aventures avec son patron excentrique). Quand à Schmidt, j'espère que sa blessure ne va pas être trop vite oubliée car elle a un potentiel d'hilarité qui peut marcher sur la durée. Tout cmome sa relation avec Cece qui, si elle avait été stoppé aussi vite, m'aurait attristée. Tout roule donc et on se dirige vers un season finale aussi prévisible que prometteur. Et vers une deuxième saison !

Nurse Jackie 4x03
La parenthèse réhab n'aura pas durer longtemps. Mais alors que j'avais peur d'un status quo immédiat à partir du moment où Jackie allait refoutre les pieds à l'hôpital, on a le droit à une nette évolution qui fait du bien. Parce qu'enfin, Edie Falco a quelque chose de neuf à jouer, une Jackie plus fragile, plus humaine et plus attachante que jamais. Maintenant que ses relations ne sont plus calculés en fonction de sa dose de médocs, on a le droit à un peu de sincérité et ça rend encore plus intéressant son rapport avec O'Hara et Eddie (même si pour l'instant, leur altercation manquait de piquant). Je me suis aussi surpris à apprécier Bobby Cannavale. Même si son personnage est vu et revu, il y a un petit quelque chose qui me plaît chez lui. Je me doute bien qu'il ne fera pas long feu mais en attendant, il y a un beau potentiel à creuser dans sa relation avec Jackie. Et l'humour est de retour : Zooey, Cooper et Akalitis m'ont fait rire. Ca compense pour cette insupportable gamine qui continue de faire de Grace un personnage que je hais de tout mon coeur. Par contre, je sais toujours pas à quoi a servi la troisième saison...

The Good Wife 3x20/3x21
Deux épisodes formidables et plein de surprises. Alors que le season finale est diffusé ce soir sur CBS, chaque personnage a eu le droit à une intrigue satisfaisante, chaque guest-star aura été correctement exploité (Matthew Perry parfait dans ce rôle de salopard décontracté, Stephen Root qui semble être fait pour jouer le rôle de juges loufoques), chaque procès aura rivaliser d'inventivité avec le précédent et je ne sais absolument pas ce qui nous attend lors de cette conclusion. Je sais juste que je l'attends avec impatience et que The Good Wife vient de signer, selon moi, sa saison la plus passionnante. J'en dirais plus dans un futur bilan. Oui, je sais, vous attendez toujours les bilans de Justified et Eastbound & Down. Faîtes-moi confiance, les amis.
The Office 8x22
Pour la première fois depuis longtemps, la série nous offre des développements intéressants concernant certains personnages : la dépression d'Andy qui a tout perdu, la solitude d'un Oscar vieillissant, le fait que Kevin n'est peut-être pas le plus idiot des employés de Dunder-Mifflin. Avec une scène d'intro qui prouve de nouveau le potentiel sous-exploité de Ryan, les idioties de Dwight et l'intrigue absurde entre Darryl et Nellie, il y avait de quoi avoir un épisode bien équilibré et solide. Seulement, l'équilibre et la solidité sont aux abonnés absents depuis bien trop longtemps. On se retrouve donc avec un épisode au rythme étrange, avec des blagues qui tombent souvent à plat et une résolution un peu bâclée et prévisible. Dommage. En tout cas, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas intéressé autant aux états d'âmes des employés de Dunder Mifflin. Pendant quelques secondes, Andy, Oscar ou bien Kevin ont arrêtés d'être des personnages caricaturaux et sont redevenus ceux que j'ai suivi pendant des années, avec leur côté humain, leur vraie personnalité. Ca n'a pas duré longtemps mais ça valait le coup.



Je ne pense pas ces pistes seront suivis pour la fin de saison et la potentiel neuvième saison, mais c'est déjà pas mal. À noter l'apparition surprise de David Wallace, qui m'a autant amusé que rappelé à quel point les heures de gloire de la série sont derrière elle...
Veep 1x01
Tout ce que j'aime : Julia Louis-Dreyfuss, de la politique, un style quasi-documentaire, un humour d'embarassement, Tony Hale, du walk & talk inspiré à la fois par The West Wing et Curb Your Enthusiasm et un énorme potentiel. Décidément, HBO nous offre de belles surprises ce printemps et m'inciterais presque à leur pardonner l'annulation de Bored to Death et à faire mon deuil de Kenny Powers. Je vous reparle de Veep très bientôt car c'est déjà la comédie que j'attends le plus.

Revue de presse / Puisque pErDUSA semble avoir oublié de vous donner de la lecture, je m'en charge. En commençant par TheAVClub, qui continue d'être le site le plus merveilleux au monde : tandis que mon mentor Todd VanDerWerff a signé une belle chronique sur l'un de mes épisodes favoris des Sopranos, Tony Hale est venu parler de sa carrière, de Veep et bien entendu, d'Arrested Development (d'ailleurs, vous aviez oublié qu'il avait lui aussi participé aux Sopranos, pas vrai ?). Et si vous en doutiez encore, voilà pourquoi il faut regarder The Ricky Gervais Show, qui vient de débuter sa troisième saison. La semaine dernière, l'excellent Cory Barker réunissait des amis pour débattre au sujet de "Signal 30", superbe épisode de Mad Men dont j'ai moi-même bâclé la chronique. Pendant ce temps, Vulture a compté les différences entre les deux versions live de 30 Rock et a imaginé les potentiels futures hommages de Community. Quand à notre LadyTelephagy nationale, elle a presque réussi à me convaincre d'enfin regarder Sherlock que je repousse sans arrêt aux calendes grecques.
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La Vidéo de la Semaine / Qui n'a jamais rêvé de voir Don Draper jouer au bowling ou de taper la causette à un Pete Campbell barbu ? L'équipe du Nerdist a réalisé vos rêves les plus fous...
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Pour conclure, je voulais dire que franchement, j'aime la télévision. Vous l'aviez déjà bien compris mais je tenais à le redire. Le soir, après une longue journée pas toujours gratifiante, quand la solitude me gagne ou quand ça va pas, je suis heureux de retrouver mes personnages favoris, de rire, de pleurer, de poursuivre bien au chaud mon intégrale de Frasier, d'oublier la pluie pendant vingt, quarante, cinquante minutes. J'aime la télévision et cette semaine, elle me l'a bien rendue.
17:25 Publié dans 30 Rock, Community, Game of Thrones, Girls, New Girl, Nurse Jackie, SUNDAYSUNDAY!, The Good Wife, The Office, Veep | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : community, 30 rock, the ricky gervais show, game of thrones, veep, mad men, girls, the office, nurse jackie, the good wife, the sopranos, sherlock, arrested development, parks & rec, new girl, freaks & geeks, undeclared, louie




