27.01.2012
30 Rock 6x02/6x03
6x02/6x03 Idiots Are People Two & Three!
Quand Tracy Morgan a une nouvelle fois indigné la communauté gay lors d'une tirade doucement débile l'été dernier et que Tina Fey a pris sa défense, on savait bien que tout cela allait finir dans 30 Rock. Et c'est dès le début de saison que débute la parade des idiots et la satire du politiquement-correct. Sauf que malgré le titre de ce double épisode, quelques répliques bien sentis et une Denise Richards championne de l'auto-dérision, tout cela n'est exploité qu'en arrière-plan. Une toile de fond qui aurait mérité d'être plus mise en avant que la vie amoureuse de Liz, à mon avis...

Parce que la vie amoureuse des personnages a trop souvent été la faiblesse du show. Si les saisons 3 et 4 sont aussi médiocres, c'est en partie car elles convoquent un tas de guest-star (de Julianne Moore à Jon Hamm en passant par Salma Hayke) simplement pour nous répéter toujours les mêmes histoires d'amour maudits concernant soit Jack, soit Liz, soit les deux en même temps. Si le season premiere m'avait plutôt convaincu de voir Liz sous un jour nouveau, j'ai de nouveau peur que cette romance avec Criss soit une nouvelle excuse pour nous rabâcher toujours la même chose en oubliant de nous faire rire. James Marsden est cool mais sa présence vole pour l'instant le temps d'antenne à l'absurdité et la satire, qui sont plus passionnants et drôles (en tout cas dans 30 Rock) que la vie privée des protagonistes.
J'ai donc préféré le nouvel affrontement entre Jack et son archi-nemesis, Devon Banks. Comme je ne regarde pas Up All Night et que la deuxième saison de Todd Margaret n'est pas aussi satisfaisante que la première, j'étais en manque d'un Will Arnett amusant. Aussi courte qu'elle était, cette intrigue était parsemé de répliques jouissives et porté par un Alec Baldwin en pleine forme.
Et aussi crispante qu'elle pouvait paraître dans la première partie de l'épisode, l'association maléfique formé par Jenna et Kenneth devient un summum de joyeuse absurdité dès que Kelsey Grammer apparaît. Le club des meilleurs amis fait mouche et les vignettes finales où Grammer est en roue libre m'ont bien fait rire. Suite au succès critique de Boss, l'acteur est enfin revenu sur le devant de la scène et il nous rappelle que c'est dans la comédie qu'il se démerde le mieux. 30 Rock l'exploite à merveille dans cette intrigue foutrement étrange et décalée.

Etirer de pseudos-intrigues sur un double épisode n'était peut-être pas justifiée, mais au-delà de la maladresse de l'ensemble, la double dose de bonnes répliques m'a suffi.
17:46 Publié dans 30 Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2012
Hip-Hop Pawnee!
Quand une série lance une telle vague de créativité sur le net, c'est qu'elle est en forme. Des sites entiers sont dédiés à Parks & Rec, et aux habituelles fanfictions, montages, graphismes, etc... Je peux passer mes journées à les admirer tellement c'est bien souvent inspiré. Mais aujourd'hui, je suis tombé sur le truc le plus dingue imaginé par un fan : un EP composé de 3 morceaux hip-hop inspiré par Leslie Knope, Ron Swanson et Tom Haverford. Et c'est vachement bien. Alors je partage...
15:12 Publié dans Parks & Recreation, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Parks & Recreation 4x12
4x12 Campaign Ad
Au départ, j'étais enchanté d'apprendre que Paul Rudd allait jouer l'opposant de Leslie dans sa course au conseil municipal. Depuis qu'il a volé la vedette à tout le monde dans Friends, je suis avec intérêt le parcours de l'acteur. Du coup, je suis plutôt déçu de voir le personnage d'abruti complet que lui ont réservés les scénaristes de Parks & Rec. Je ne pense pas qu'opposer Leslie à un fils à papa aussi caricatural et idiot sera très stimulant ou véritablement intéressant. Parce qu'à moins que Bobby Newport ne gagne en nuances par la suite (ce qui va être dur puisque Rudd n'a signé que pour quatre apparitions), je vois mal comment Leslie peut échouer et quand on se doute de sa résolution, une campagne politique est forcément moins passionnante. Surtout que l'on a déjà vu les méthodes de la famille Newport (cf 2x15 "Sweetums") et que leur manipulation de la vérité et des masses était bien plus solide et satirique que la bêtise pure et dure de ce fils caché qui sort d'on ne sait où. S'il n'était pas joué par Paul Rudd, je serais encore plus sévère et inquiet concernant la suite.

Heureusement, "Campagn Aid" ne fait pas que nous présenter un adversaire insipide. Il s'en sert également pour nous montrer un dilemne nécessaire pour Leslie : va-t-elle devoir changer sa nature pour pouvoir réaliser son rêve ? Nouveau chef de campagne, Ben lui fait réaliser qu'elle ne peut pas être la Leslie Knope adorable et aimante pour réussir, qu'il va falloir s'endurcir et faire quelques coups bas au passage. Leur pub final est un excellent compromis, qui utilise très bien la Leslie que l'on connaît et la Leslie en devenir, influencée par Ben, celui qui a pris une place importante dans sa vie personnelle et professionnelle. Et je passe en général un excellent moment dans le Q.G. de campagne en compagnie d'une Ann qui a retrouvé sa place et un Tom sympathique (quoi qu'étrangement en retrait dans un épisode consacré à la communication visuelle). Et j'ai encore espoir pour la campagne, elle ne fait que commencer. Il est juste dommage que le candidat adverse soit écrit à la louche, sans véritable cohérence ou consistence.
Surtout que niveau bêtise, on est déjà bien servi par l'intrigue d'April et Andy. Si Chris Pratt excelle toujours dans les cascades et la gentille bouffonnerie, il est dommage de voir qu'il contamine une April qui se transforme peu à peu en Andy 2.0. C'est normal de la voir perdre un peu de son cynisme en compagnie de son mari, c'est une émulation naturel. Mais je ne veux pas qu'elle devienne aussi idiote que lui. La tournée des hôpitals était too much.

Quand au duo Ron/Chris, il fonctionne plutôt bien dans une sous-intrigue un peu trop en pilotage automatique. Après avoir aidé Ben la semaine dernière, Chris semble avoir besoin de compagnie lui aussi. Et comme on le sait tous, Ron est la personne idéale pour tous ceux qui recherchent de la chaleur humaine. Il s'avère qu'une promotion est dans l'air et connaissant l'amour de Ron pour le changement, je doute qu'il soit le candidat idéal. Alors en attendant, c'était assez convenu.
Bien que j'ai ri à plusieurs reprises et que l'évolution de Leslie sous l'influence de Ben soit bien gérée, je suis plutôt déçu par l'arrivée de Paul Rudd, pourtant prometteuse. Et par cet épisode inégale, qui jongle entre ces différentes intrigues avec une maladresse que l'on voit rarement dans la série.
00:00 Publié dans Parks & Recreation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.01.2012
The Good Wife 3x07
3x07 Executive Order 13224
Une affaire judiciaire forte et des intrigues secondaires inégales qui servent surtout à faire de la mise en place.

Avant de visionner cet épisode, je n'avais jamais entendu parler de ce décret qui permet, sous pretexte de lutter contre toute forme de terrorisme, d'anéantir le secret professionnel entre un avocat et son client. Mais comme souvent, je me suis laissé emporté par un récit fluide et porté par un cast exemplaire. Bob Balaban est parfait dans le rôle du fonctionnaire au visage amical qui doit pourtant accomplir son travail de manière méthodique et c'était un plaisir de retrouver Carrie Preston dans le rôle de la faussement idiote et terriblement rusé Elsbeth Tascioni (qui avait soutenu Peter lors de la première saison, pour ceux qui l'ont oubliés). L'affaire navigue entre rebondissements et fatalisme : Diane lutte en vain contre les restes de l'administration Bush, Alicia navigue dans un univers qu'elle ne maîtrise pas plus que nous et Childs est de retour pour enfoncer le couteau dans la plaie. Enfin une affaire judiciaire rondement menée et novatrice dans une saison qui commençait à manquer d'idées neuves.
Comme The Good Wife parvient toujours à injecter un million de mini-intrigues autour de son affaire principale, on s'intéresse cette fois au passé de Will. Enfin, c'est surtout Peter qui s'y intéresse et charge Cary de fouiller dans le passé de son rival amoureux. On ressort alors le fantôme de Blake, la menace Lamond Bishop et on se dit que les égarements de la deuxième saison méneront peut-être quelque part. Et que la relation Will/Alicia y gagnera en mordant. En attendant, la découverte par Diane de leurs agissements est traité de manière assez amusante, avec ce séminaire sur le harcèlement sexuel, digne d'un épisode de The Office !

Pour une fois qu'Eli a pris des vacances, l'insupportable Grace en profite pour prendre son temps d'antenne... Et sa tutrice est à peine dégagée qu'elle recommence à nous emmerder avec ses vidéos bidons sur la religion et sa crise d'adolescente sans amis. Au moins, elle offre une scène pas trop mal à Chris Noth, qu'il est toujours bon d'exploiter quand on a son nom au générique...
12:50 Publié dans The Good Wife | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2012
How I Met Your Mother 7x14
7x14 46 Minutes
La mise en abyme est à la mode. Arrested Development avait bien relançé le mouvement, Community l'a popularisé et voilà qu'How I Met Your Mother s'y met. Rien de révolutionnaire ni de surprenant, la forme de la série s'y prête bien et c'est fait avec subtilité, sans gratuité. Parce que le départ de Marshall et Lily dans la banlieue est l'occasion pour le show de se remettre en question et d'imaginer de manière consciente (méta, comme le veut l'usage) à quoi pourrait ressembler un épisode sans le couple. Le résultat est léger et assez drôle, avec une nuit où Barney devient le leader du groupe et amène ce qu'il en reste dans un strip-club puis dans une partie de poker où tout le monde tombe dans l'excès et frôle la mort de peu. Aussi amusante était cette parenthèse (même le générique est alternatif !), le message est claire : sans Marshall et Lily, rien ne va plus et l'unité est ce qui fait la force du récit. Après avoir exploré une sorte de réalité potentielle (cf. "Remedial Chaos Theory"), l'épisode se termine sur un plan du groupe réuni non plus au pub habituel, mais dans la cuisine des futurs parents. Une page se tourne, une nouvelle s'ouvre mais le coeur de la série, c'est bien les personnages et leur amitié.

Et c'est rassurant de voir que les scénaristes ont pensés à une solution pour ne pas trop éloigner Marshall et Lily du reste et ne pas les enfermer systématiquement dans leur maison de banlieue. Bon, ce n'est qu'une promesse et HIMYM n'est pas connue pour tenir ses promesses, mais c'est une bonne intention. Parce que là, c'était plutôt sympa, le père de Lily qui coince Marshall dans l'obscurité, la manière dont ils s'approprient cette maison peu à peu (voir Jason Segel près d'une batterie m'a rappelé tendrement Freaks & Geeks) mais à la longue, ce genre d'intrigues serait vite fatiguante. De toute façon, maintenant que le déménagement et le passage à l'âge adulte est plus ou moins digéré, je pense que l'on va s'attarder de nouveau sur le bébé. Ce sera moins passionnant mais si Marshall et Lily peuvent intéragir avec leurs amis de manière cohérente, ça m'ira.
Reste Robin et Kevin, un couple auquel j'ai du mal à croire, à m'attacher. Kevin est un bon personnage, qui s'intégre bien au groupe et sait se faire discret lorsqu'il le faut (c'est bien qu'il soit absent de la scène de retrouvailles finale). Mais quand on connaît les sentiments de Robin pour Barney et qu'on sait que Kal Penn n'est qu'une énième guest-star qui finira bien par partir, il est difficile de vraiment s'intéresser à leur romance. En plus, c'est pas forcément drôle puisque le gimmick avec les voix-off était poussif, une blague unique étiré tout au long de l'épisode.

Maladroit mais rafraîchissant. Contrairement aux deux saisons précédentes, on ne peut pas actuellement reprocher à la série de se complaire dans un status quo. Tant qu'elle continuera, tant bien que mal, de chercher à se renouveller et à sortir de sa zone de confort, je la regarderais avec intérêt.
16:22 Publié dans How I Met Your Mother | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.01.2012
Justified 3x01
3x01 The Gunfighter
La deuxième saison de Justified était solide, divertissante, porté par un cast incroyable. Suite à l'annulation de Terriers et aux égaraments de Sons of Anarchy, elle était clairement la meilleure série dramatique proposée par FX. Du coup, la barre est placée vachement haute pour cette troisième saison. Avec Margo Martindale hors-jeu, la série doit reconstruire son univers et renouveller la tension. Mission accompli avec un season premiere qui nous replonge dans le bain sans perdre de temps et nous rappelle à quel point Raylan Givens est génial et nous donne envie de rester au Kentucky pendant encore longtemps.

Timothy Olyphant n'a pas perdu de sa coolitude dans le rôle de Raylan, même quand il est assigné à son bureau suite à une vilaine blessure. Son chapeau, ses répliques qui tuent et son amour vache avec un Art en grande forme sont là pour nous affirmer qu'il est toujours le même anti-héros plein de charisme. Même sa relation avec Winona, qui avait tendance à ralentir le rythme, nous est présenté avec plus de légereté et d'humour, et le couple est beau à voir lorsqu'il est heureux. Bien sûr, avoir un enfant n'est pas l'idéal lorsqu'on est un cow-boy solitaire et les scénaristes ont tous leur temps pour mettre des bâtons dans les roues à cette relation maudite. En attendant, le season premiere est à l'image d'un Raylan qu'on prend plaisir à retrouver : classe et détendu.
Parce que même les manigances des salauds nous sont présentés avec détachement et coolitude. On a même l'impression, avec tout ces retournements de situation, de voir le casting du meilleur potentiel "bag guy" pour la saison. Tandis que Boyd et son équipe de bras cassés sont encore trop proche de Raylan pour être une menace directe, Dickie Bennett est en prison et risque d'avoir du mal à en sortir vivant connaissant les plans de vengeance de ce cher Crowder. Malmenée l'an dernier, Ava semble en tout cas prendre une direction intéressante et le couple façon Bonnie & Clyde fonctionne toujours aussi bien. Fletcher Nix (interprêté par l'autre boulet de Dexter) est la caricature ultime, vite éliminé par un Raylan à qui il en faut plus pour être impressionner. Wynn Duffy est de retour mais il semble plus destiné à être exploité plutôt qu'à exploiter les autres. Et puis il y a Neal McDonough (acteur que j'adule depuis Band of Brothers et Boomtown) qui semble être celui qui prendra véritablement la place de méchant laissée par Mags Bennett. Robert Quarles, mafieux venu de Detroit, est déjà un personnage jouissif qui rend optimiste pour le reste de la saison. Surtout qu'un autre ancien de Boomtown, Mykelti Williamson, fera son apparition dès la semaine prochaine pour renforcer les rangs d'un cast déjà bien chargé en figures charismatiques.

Alors pas de raison de s'inquiéter de l'absence de Martindale ou d'un potentiel essouflemment. Tout est réuni ici pour nous affirmer que la saison sera chargée et que les scénaristes ont un tas de trucs à nous raconter. Je suis donc prêt à suivre Raylan Givens partout où il nous ménera...
11:54 Publié dans Justified | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.01.2012
The Office 8x12
8x12 Pool Party
C'était naze. Je suis rarement aussi radical concernant la série, que j'ai défendu même lors de ses plus mauvais choix. Parce que d'habitude, les idées sont bonnes et l'exécution maladroite. Là, c'était aussi mal pensé que réalisé.
Si j'ai toujours trouvé la promotion d'Andy au poste de manager potentiellement intéressante, les scénaristes sont en train de ruiner le personnage en le mettant de nouveau au coeur d'un triangle amoureux. S'il n'est pas le dindon de la farce comme ça avait pu être le cas à l'époque d'Angela, il ne ressort rien de drôle ou de touchant de sa relation avec une Jessica dont on ne connaît rien et de son indifférence face à une Erin qui me fatigue dès qu'elle est à l'écran. Et forcément, inclure Dwight dans le mix le temps d'un épisode rend le truc encore plus grotesque. Tellement que la caméra documentaire se permet une plongée improbable dans la piscine, une vue sous-marine qui détruit pour de bon tout espoir de cohérence (alors que l'an dernier, on nous avait fait croire avec Michael que les caméras étaient encore un personnage de la série, pas juste une partie du décor). Non vraiment, rien à sauver. Le pire, c'est que cette romance risque de durer encore un moment et empêcher Andy de regagner mon affection alors qu'il était sensé être le personnage sur lequel compter cette année.
Autour de ça, c'est l'habituel cirque de surenchère, de caricature et d'humour maladroit, le tout réuni dans une visite accablante de la maison de Robert California. On ne peut pas reprocher à James Spader de se donner à fond dans son rôle puisqu'il se met carrément à nu. Mais on peut en vouloir aux scénaristes d'avoir mis de côté son potentiel pour ne l'utiliser que dans des scènes absurdes et anecdotiques. On se retrouve avec Ryan et Gabe nus et c'est que la série est tombée bien bas. Tandis que Toby et Oscar, garants de la crédibilité du groupe, se ridiculisent joyeusement, Jim n'a plus qu'un fond de commerce : le rabat-joie insociable. J'attends juste que Pam revienne et décalque la stagiaire insipide. Je sauverais juste la mini-intrigue sur la pudeur de Darryl, même si c'est en arrière plan et que ça fait partie d'une romance qui ne me passionne pas. Et pour une fois, Kevin ne m'a pas trop agacé, ce qui est un comble.



Une fainéantise rarement atteint dans la série. L'équipe doit se calmer sur le vin et les sorties récréatives et se concentrer un peu sur les personnages, ce serait la moindre des choses, merci. Parce que là, je suis en train de perdre tout intérêt pour mon ancienne comédie favorite.
14:34 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.01.2012
Parenthood 3x14
3x14 It Is What It Is
Des visages, joyeux ou tristes, des instants de vie qui résonnnent sur nos vies, du Parenthood réussi. Il ne reste que quatre épisodes pour boucler un tas d'intrigues et l'ombre d'une quatrième saison plâne cruellement tout au long de cet épisode.
Adam/Kristina/Haddie : Depuis sa rupture avec Alex, Haddie a été injustement reléguée au second-plan. Sa future entrée à l'université est alors l'arc idéal pour l'exploiter de nouveau correctement. C'est introduit ici avec beaucoup d'émotion, lorsque ses parents réalisent qu'ils ne pourront pas payer son entrée à Cornell (contrairement aux parents du Nard Dog). La réalité financière d'Adam et Kristina et le sentiment de frustration d'Haddie vis-à-vis des constants besoins de son frangin sont crédibles car installés depuis déjà un moment. Plutôt que de nous resservir l'adolescente en crise, on nous prouve qu'Haddie a bien grandi et accepte avec maturité la décision de ses parents, tout en étant légitimement attristée. Cela rend la promesse d'Adam encore plus bouleversante. D'abord parce que Peter Krause est un grand acteur. Ensuite parce que ses larmes sont justes et l'aboutissement d'un travail sur les personnages cohérent. Les scénaristes ont maintenant le choix : offrir à Haddie son rêve sans trop tomber dans la facilité, ou la garder à Berkeley dans une potentiel quatrième saison.
Crosby/Jasmine : Encore une intrigue qui prendra tout son sens en fonction du renouvellement de la série. Si la fin est proche, il s'agit peut-être des prémices de retrouvailles définitives entre Crosby et Jasmine. Si NBC est gentille, c'est surtout l'acceptation de la part de Jasmine d'un Crosby indépendant, capable de créer une nouvelle relation plus solide, alors qu'elle est encore en train de se chercher depuis leur rupture. Une réecriture du début de saison sauf que Lily est bien plus attachante que le docteur Joe. Et que je préfère largement la deuxième option car Lily me semble un meilleur choix pour Crosby et que je préfère voir Jasmine en mère célibataire, ce qui résonne plus avec ma situation. Parenthood, ça fonctionne aussi par l'identification.
Zeek/Camille : Et quand on voit ses grands-parents vieillir et attaquer l'ultime partie de leur vie, c'est difficile de ne pas être ému par ce que traverse Zeek. Lui refiler un problème cardiaque permet à la fois d'adoucir les traits du personnage, de lui donner un nouveau visage, sans rien perdre de son côté battant et spontané. Lorsqu'il propose à Camille une embarquée à travers le pays, j'ai presque cru voir une scène du final de la série. Cela aurait été une conclusion parfaite pour les deux personnages. Mais il y a encore beaucoup d'émotion à exploiter de cette nouvelle intrigue, comme le prouve déjà la courte scène avec Sarah qui m'a également fait pleurnicher comme un bébé. Parenthood a ce pouvoir de m'émouvoir bêtement.
Sarah/Drew : C'est toujours sympa de voir Sarah s'occuper un peu de son fils. Et comme c'était le cas avec Amber, elle le voit s'éloigner d'elle et c'est traité avec légereté et justesse, comme toujours avec Lauren Graham.
Amber/Bob : Je suis plus méfiant concernant Amber. Bien sûr, elle est toujours adorable et je commence tout juste à digérer le fait qu'une campagne comme celle-ci peut exister et donner autant d'importance à une débutante comme elle. C'est plus Bob Little et les liens qui se tissent entre lui et la jeune fille qui me font peur. Une partie de moi se dit : "allez-y, mettez les ensemble, ça va être fun !", une autre se dit "non, surtout pas, ce sera débile, improbable et indigne du personnage d'Amber". Encore une fois, le fait d'avoir une quatrième saison ou pas me donnera tort ou raison. Pour l'instant, celle qui s'en sort le mieux dans cette intrigue, c'est Kristina, qu'il est toujours chouette de voir évoluer en dehors du cadre famillal et faire des discours maladroits !
Julia/Zoé : Toujours aussi peu passionnant mais moins insupportable que la semaine dernière. N'empêche, la série vaut mieux que cette intrigue en dents de scies. Vivement qu'elle accouche. Et que Joel et Sydney sortent de leur cachette...
Braverman of the Week : Adam et Sarah ont eu le droit à leur moment de gloire, comme d'habitude, mais je préfère valoriser le travail effectué sur Zeek, et la performance de Craig T.Nelson, qui brille depuis l'inoubliable "Road Trip". Et je décerne le second prix à Haddie, pour un bel exemple de maturité.
Bon, je sais que tout le monde s'en fout de Parenthood et la considére encore comme un drama mièvre et ennuyant, mais j'envoie une lettre à NBC ou bien ?
16:35 Publié dans Parenthood | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.01.2012
30 Rock 6x01
6x01 Dance Like Nobody's Watching
Bien que la cinquième saison ait été un excellent cru, 30 Rock ne m'a pas vraiment manqué durant sa longue absence (dû à la grossesse de Tina Fey) et je la retrouve avec pour seul attente d'avoir quelque chose d'au moins aussi solide que l'an dernier (ce qui est déjà beaucoup demander). Ce ne sera pas finalement l'ultime saison d'Alec Baldwin et on ne sait pas si ce sera la dernière tout court, mais peu importe. Ce n'est pas comme si la série comportait des arc narratifs ou des personnages véritablement attachants. Non, c'est juste du fun bordélique qui, lorsqu'il fait mouche, est très drôle.
Alors ce season premiere me surprend un peu parce que c'est justement sur les personnages et leur potentielle évolution qu'il se concentre. En renversant la donne : Liz trouve le bonheur et Jack devient sentimental. C'est toujours la même histoire pour Liz Lemon : les petits amis déjantés défilent et elle se confie à Jack et revient toujours à la case départ. Là, le petit ami est mystérieux, son bonheur semble solide et elle ne prend pas la peine de demander conseil à son patron. Du coup, ce dernier n'a pour seule confidente que sa petite Libby, qui le rend un peu gâteux mais pas moins drôle (Alec Baldwin est la seule garantie comique de la série, peu importe l'intrigue). Donc, cette nouvelle dynamique est plutôt raffraichissante et Tina Fey qui danse comme si personne ne la regardait fait plaisir à voir. Seulement, je sens déjà que dès la semaine prochaine, on reviendra au status quo.
30 Rock ne change pas totalement de formule puisqu'à côté de ça, on a une Jenna exploitée dans une satire d'American Idol plutôt fun, qui consiste juste à humilier des enfants en compagnie de John McEnroe et l'inoubliable D'Fwan (oui j'étais fan de Queen Jordan). Tracy Morgan est plutôt en retrait, assez soft, ce que j'adorais avant mais que je regrette maintenant que j'ai enfin du plaisir à le voir partir dans ses délires. Quand à Kenneth et le reste des scénaristes, ils font n'importe quoi et agaçent sans jamais justifier leur présence dans la série. La scène face à l'Océan est jolie à regarder, le message optimiste et les moqueries envers les évangélistes sont bienvenus mais mon envie de tuer Kenneth aura été la plus forte.
Donc, non seulement c'est toujours le bordel (à l'image de mes chroniques de plus en plus erratiques), mais en plus, il semble qu'il y a du changement dans l'air (de la tendresse !). Même si ce n'est peut-être qu'une illusion, c'est suffisant pour me donner au moins l'espoir d'avoir quelque chose de drôle à regarder cette année.
Tracy, quelque chose à rajouter ? “I took a real age test. It said I’m dead.”
14:45 Publié dans 30 Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.01.2012
Parks & Recreation 4x11
4x11 The Comeback Kid
Elle ne nous avait quitté que durant trois semaines, et Parks & Rec était pourtant la série dont j'attendais le plus le retour en 2012. Surtout après la promesse d'un nouvel arc enthousiasmant, celui de la campagne de Leslie organisée en compagnie de ses collègues et amis. Quoi de mieux pour exploiter à la fois un ensemble de personnages attachants et une véritable ambition scénaristique qui dépasse la simple comédie de bureau...

Et voilà un nouvel exemple de l'intelligence des scénaristes : plutôt que de nous montrer d'emblée une victoire de notre chère équipe, on réalise très vite que leur association entraîne un désastre. La team de Leslie est un pot-pourri soudé uniquement par un enthousiasme et un amour partagé pour leur candidate. Et ça ne les empêchent pas de se casser (littéralement) la gueule. Sur une patinoire. Avec "Get On Your Feet" en boucle. Un chien à trois pattes qui pisse sur Ron. Et Pistol Pete, héros de Pawnee digne de Lil' Sebastian, qui se prend une gamelle sur la glace. Tout ça juste après un speech dans les vestiaires digne du Coach Taylor dans Friday Night Lights. Un début de campagne qui est donc inoubliable, convenant parfaitement à chacune des personnalités de l'équipe et mettant en valeur les notions qui font de Leslie Knope l'un des personnages de comédie les plus attachants : la passion et l'amitié. Avec la bonne idée de nous faire réaliser que ce n'est pas forcément la clé de la réussite. Dans l'intervalle, Ann aura trouvé enfin le moment de réintégrer noblement l'ensemble avant d'échouer dignement et de laisser sa place à Ben.
Un Ben qui déprime dans une intrigue secondaire amusante et nécessaire. Cela aurait été trop simple de mettre de côté la crise existentielle du personnage et Adam Scott est trop bon dans ce registre pour s'en priver. Sa passion pour le calzone et son chef d'oeuvre "Requiem on a Tuesday" sont bien pensés et ne tombent pas la caricature. Même chose pour Chris, que l'on retrouve plus détendu que d'habitude, débarassé de son nouveau statut de méchant patron (qui était justifié à l'époque mais ne l'est plus), juste là pour aider son vieil ami. La nomination de Ben au poste de chef de campagne était prévisible mais elle arrive pile au bon moment. En espérant que les autres collègues continueront d'aider Leslie à leur façon, maladroite mais pleine d'humanité.
Voilà donc que ma comédie favorite marche sur les pas de mes dramas préférés, mélangeant la chaleur humaine et la chronique sociale de Friday Night Lights avec l'idéalisme politique et le travail d'ensemble de The West Wing. Elle devrait donc rester ma comédie favorite pour encore un moment. Et 2012 sera l'année Leslie Knope ou ne sera pas.
22:56 Publié dans Parks & Recreation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.01.2012
The Good Wife 3x06
3x06 Affairs Of State
Avec une galerie de personnages aussi importante, la série peu à sa guise privilégier l'un d'entre eux à chaque épisode. Et celui-ci est un Cary Show assez savoureux, tellement le jeune procureur a développé un charisme et une malice bien à lui. Plutôt que de nous faire espérer un possible retour chez Lockhart & Gardner, le voilà qui reçoit une promotion et confirme sa position privilégié auprès de Peter. Mais avant d'obtenir son nouveau poste, il a le temps de briller dans une enquête bien foutue où il a raison depuis le début et de faire du charme à une femme ravissante qu'on avait jamais vu avant. Classe, Cary.
Du coup, Alicia est un peu reléguée au second plan, dans le sens où elle est bernée par son client et se retrouve un peu dépassé par sa nouvelle employée, Caitlin, une bonne addition au cabinet. Sa relation avec Will fait également l'objet d'une nouvelle mini-intrigue concernant ses gamins et un Zach plus manipulateur qu'il n'y paraît. C'est toujours fait avec subtilité mais j'attends vraiment le moment où la légereté apparente du couple va devenir problématique...
Et plutôt que de remettre Kalinda ou Diane sur le devant de la scène, c'est Eli qui a de nouveau la part du lion dans l'autre moitié de l'épisode. J'adore Alan Cummings mais sa présence est un peu écrasante ces derniers temps et le retour de son ex-femme ne m'a pas autant passionné que je l'aurais cru. D'abord parce que j'ai un problème avec Parker Posey, même lorsqu'elle jouait dans Parks & Rec ou The Big C. Et aussi parce que la révélation concernant le cousin Ben Laden était assez ahurissante. Quelques sourires tout de même et un background plus consistent pour Eli, alors pas une perte de temps non plus. C'était également chouette de revoir l'ancien chef de campagne de Peter, un signe que les scénaristes ont une excellente mémoire.
Un épisode solide, porté par un Cary plus attachant que jamais. Et une saison qui ne fait, pour l'instant, pas de véritables faux pas, juste quelques petites maladresses.
00:00 Publié dans The Good Wife | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2012
The Office 8x11
8x11 Trivia
Pour la première fois depuis le début de la série, je n'ai pas attendu avec impatience son retour. La pause des fêtes m'aurait presque fait oublier The Office. C'est terrible. Heureusement, cette reprise est plus satisfaisante que prévu. Inégale certes, mais plein de bonnes intentions.



L'intrigue principale autour de la soirée quizz (une des rare idées de la version britannique qui n'avait pas encore été exploitée) permet avec beaucoup de simplicité de passer un bon moment avec les personnages et de donner une petite victoire à ceux qui sont le plus problématiques cette saison. C'était cliché d'opposer les intellectuels aux simples d'esprit, avec un dénouement et une morale prévisible, mais au moins, l'intrigue aboutit à quelque chose et certains personnages en sortent grandis. À commencer par Kevin que je voulais voir se taire à jamais dès la scène d'introduction mais dont la stupidité est enfin utilisé de manière intéressante. Dans une moindre mesure, Erin fonctionne mieux en retrait et lorsque son côté enfantin et doucement débile sert le développement de l'intrigue, plutôt que d'être juste une source de blagues faciles. La victoire des Einsteins et les bonnes réponses des membres de l'équipe sont justifiés (Meredith dont le fils est probablement dislecsique, Erin qui a dû apprendre le jargon de la voile en compagnie d'Andy) et bien que ce soit gros comme une maison, c'est fun et satisfaisant. De plus, tout le monde a le droit à sa minute de gloire, que ce soit Creed qui débat au sujet de Ray Charles, Ryan et son portable ou Oscar égal à lui-même sans être vraiment tomber dans la caricature habituelle. On oublie alors le point de départ absurde lancé par un Andy toujours aussi incompétent (et toujours trop sembable à un Michael Scott 2.0.), la récompense assez invraisemblable du jeu et on en viendrait presque à regretter que le quizz n'ai pas duré plus longtemps.
Ce qui se passe en Floride est moins convaincant. L'idée est bonne : donner un peu plus de consistence à l'ambition de Dwight, explorer un nouvel univers, justifier la présence de Gabe dans la série, nous montrer Robert California sous un nouveau visage... Mais tout cela est exécuté maladroitement, passe à côté de l'essentiel au profit de blagues lourdes, et n'aboutit sur rien. C'est frustrant de voir de bonnes idées se transformer en perte de temps. À une époque, quand les scénaristes avaient encore un semblant d'ambition, la quête de Dwight aurait pu être un arc raffraichissant et maitrisé. Là, ce n'est qu'une vignette pas drôle et dont aucun des personnages concernés ne bénéficient. Au contraire, California est de plus en plus crispant, Dwight s'enfonce dans la caricature et on aimerait que Gabe reste en Floride.



Mais une bonne intrigue sur deux, c'est déjà pas mal vu l'état actuel de la série. Et si The Office a encore un long chemin à faire avant de retrouver un véritable interêt, elle est presque sur la bonne voie. Il faudrait tout de même que Pam revienne...
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