28.02.2009

Entourage Saison 1

entourage.gifEntourage ou l'art d'être léger

Tout d'abord, je voulais m'excusez pour l'aspect irrégulier de mes chroniques ces derniers temps. J'ai passé du temps à m'occuper de The Shield et d'Urgences, mais c'était à l'époque où ma connexion Internet fonctionnait correctement. Désormais je suis dans l'obligation de poster moins souvent. Je m'en excuse. Je continue bien sûr à chroniquer chaque épisode de l'ultime saison d'Urgences, ceux de The Office, 30 Rock, Flight of the Conchords et bientôt de la troisième saison de Breaking Bad. Mais pour ce qui est d'Entourage, la nouvelle venue du site (merci à Tao pour cette découverte !) je vais devoir me contenter de bilan de saisons plutôt que du épisode par épisode. En même temps, j'aurais eu du mal tellement j'ai enchaîner rapidement les huit épisodes de cette première saison, diffusé en 2004 sur HBO.

Bon je l'avoue tout de suite, ce n'est pas la série du siècle et HBO nous a habitué à une plus grande finesse d'écriture. Cela dit, l'ambition d'Entourage n'est pas de nous proposer des scripts en béton, ni un drame existentiel puissant. Non, c'est juste de nous faire passer un bon moment. C'est juste d'être léger, cool, sans prise de tête. Agréable. Et ça c'est gagné ! Dès le pilote on est conquis (si on met de côté le générique vraiment laid et agaçant). On suit les aventures de Vince, un jeune acteur plein de panache qui débarque à Hollywood avec sa bande de potes : son meilleur ami Eric, manager maladroit en amour ; Johnny Drama le frère acteur has-been et Turtle l'homme à tout faire qui a toujours un plan foireux à proposer. Ils sont tous attachant et forment une bande d'amis avec lequel on a envie de passer toutes nos journées. Impossible de s'ennuyer au rythme de leurs folles après-midis sur les plages californiennes ou leurs soirées déjantés dans les clubs VIP. La série se veut une vision décontracté du rêve américain et de la machine hollywoodienne. Cela permet l'intrusion de nombreuses guests (Scarlett Johnasson, Jessica Alba, Jerry Seinfeld, Mark Walhberg également producteur du show) et le décor d'Entourage ajoute une bonne dose de fun et de coolitude. Sans oublier les seconds rôles, tous excellents, avec en tête Ari Gold, l'agent de Vince, personnage déjà culte par sa répartie et son grain de folie (et l'interprêtation impeccable de Jeremy Piven). Eric reste mon personnage favori, le plus attachant, celui qui est le plus proche du public et qui réussit encore à garder la tête froide. Pour combien de temps encore ? La bande d'amis va-t-elle résister malgré le succès et tout les parasites qui tournent autour de Vince ?

Ce sont des questions qui planent à la fin de cette première saison (trop courte), qui voient Vince embarquer New York pour tourner "Queens Boulevard", un film indé qui lui tient à coeur. Huit épisodes, c'est trop peu, tout comme vingt minutes. Bien sûr cela donne du rythme aux épisodes, mais ne permet pas d'appronfondir assez les différents intrigues. C'est dommage, c'est pourtant ce qui pourrait donner au show une dimension plus abouti. Mais on ne boude pas son plaisir parce que c'est léger, écrit avec suffisament d'humour et continuité pour fonctionner et agrémenter d'une bande son pas mal du tout (Kings of Leon, Franz Ferdinand, etc...). J'espère que la deuxième saison continuera sur cette lancée et fera passer la série à la vitesse supérieure. Et j'aimerais bien également que Vince est un peu plus de personnalité !

Entourage est une friandise addictive, qui si elle ne brille pas par son originalité et sa réalisation, possède un univers qui permet à chaque fois de passer un excellent moment.

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tminus6.png15x17 T-Minus-6

Une journée étrange aux Urgences, et un sentiment inexplicable plane au dessus de cet épisode sans que je ne sache vraiment l’expliquer. Déjà, c’est étrange de revoir Carter en blouse blanche, parcourir les couloirs du County. Un peu surréaliste. Mais ça fonctionne car le personnage est égal à lui-même et est réintégré de manière réaliste sans en faire de trop. On en fait même pas assez, j’aurais aimé que l’épisode soit plus centré sur lui. John est toujours un grand médecin, il le sait, et ne se laisse pas faire. Il est determiné et ça m’a plu de le voir comme ainsi. Gates n’a qu’à aller se rhabiller et arrêter de l’appeler Johnny ! Quelques scènes m’ont procuré un grand sentiment de nostalgie : Carter devant son casier, Carter devant l’insigne du County à la fin… Son secret nous est en partie dévoilé et j’ai bien aimé la référence à la mort de Lucy. Sa scène avec Banfield était excellente, et les deux personnages interagissent à merveille. Ils ont beaucoup en commun : J’aurais aimé en savoir plus sur lui : Où est passée Kem ? Comment Carter va-t-il obtenir ce rein ? De toute façon, on aura très vite la réponse, puisque le temps est compté. Tout ça pour dire que le retour de Noah Wyle, bien que troublant, me fait énormément plaisir !

15x17a.jpgPar contre, l’épisode était pas si fabuleux que ça, car le reste des intrigues m’ont paru peu intéressantes comparé à Carter. Banfield et son mari qui cherchent un enfant, ça commence à trainer en longueur, Morris n’avait rien de passionant à faire avec ses patients et sa policière, les internes sont portés disparus et Neela se plaint, se plaint et se plaint encore. C’est reparti. Dubenko est un excellent mentor mais elle n’y voit rien et préfère quitter le County. Elle n’est pas aidée par un Brenner qui semble prêt à ressombrer dans ses traumatismes d’enfance. Si David Lyons est très bon dans ce registre, j’ai peur que cela mette un terme aux efforts des scénaristes pour rendre plus attachant le personnage. Ce doit être le seul moyen qu’ils ont trouvé pour que Ray et Neela se retrouvent. Dommage, j’aimais bien le couple Neela/Brenner, mais je n’ai pas envie de voir l’australien sombrer dans ses problèmes, ça ne m’intéresse absolument de pas. Plus de temps à perdre.

Je pensais que j’aurais le même problème concernant la famille de Sam. Pourtant, les retrouvailles entre l’infirmière et sa mère étaient bien écrites et plutôt discrète, un bon point pour l’épisode. Pour une fois, Sam m’a touché et la scène finale était vraiment touchante (même si déjà-vu). Amy Madigan est un excellent choix de casting. C’était sympathique aussi de revoir deux acteurs d’Arrested Development dans cet épisode (en attendant le long-métrage) !

Pour résumer : plus de Carter, moins de Brenner, et plus de temps à perdre !

25.02.2009

Urgences 15x16

er15x112.jpg15x16 The Beginning of the End

Au programme de cet épisode de Saint Valentin : du sang, des patients en costume et le retour du fils prodige des urgences, le docteur John Carter ! « This guy is a legend » comme le dit si bien Morris ! Rien que de voir « Noah Wyle » au début du cast, c’était tellement génial ! L’acteur avait quitté la série il y a déjà quatre ans et on ne l’avait pas vu depuis l’arc africain de la douzième saison, le voilà de nouveau, et c’est comme si on ne l’avait jamais quitté ! Les scénaristes ont bien géré ce retour, même si ce n’est pas ce qui est au centre de l’épisode. On accentue sur le fait que les urgences ont beaucoup changé depuis son départ, puisque les petits nouveaux ne le reconnaissent pas. Jolies retrouvailles avec Sam, Neela et surtout Morris. « You follow my advice Archie, you set the thone ! ». Heureusement qu’ils y ont pensé, cette phrase rituel est approprié maintenant qu’Archie a enfin fait ses preuves. Toutes ces retrouvailles n’ont bien sûr pas le même impact que si Abby, Luka ou Kerry avaient encore été dans les parages, mais on devra s’en contenter pour l’instant. Dommage qu’il n’y ait que Jerry dans le staff pour accueillir Carter, où sont passés, Haleh, Malik et Chuny ? Au moins on évoque le passé, avec une référence amusant à Doug, « le gars qui est parti à Seattle après avoir mis enceinte une infirmière », et aussi à Mark, qui a tout appris au jeune docteur Carter. Chouette également le clin d’œil à Abby et Luka ! Apparement, John semble rester jusqu’à la fin, puisqu’il est réembauché au County par Banfield, dans une scène très bien écrite. Mais il y a encore du mystère dans l’air : John semble évasif au sujet de Kem, semble ému lorsqu’il est confronté au souvenirs de son fils mort-né, ne parle pas beaucoup de l’Afrique et l’épisode se termine sur une scène qui m’a vraiment angoissé : John en pleine dyalise ! Ne me dites pas qu’ils vont le tuer pour terminer la série ! Ce serait une honte ! Il y a déjà eu tellement de cadavres dans la série, pas Carter quand même, vous n’allez pas osez ! Allez j’espère que c’est juste un pretexte pour le faire revenir avec une histoire passionante derrière, parce que sinon ça risquerais de me gâcher la fin. Mais je ne boude pas mon plaisir, ça m’a fait un bien fou de le revoir. Ce type, c’est un peu comme mon grand frère, j’ai grandi en même temps que lui et je veux que la série se termine sur lui (vivant si possible !).

jerry.jpgJe suis ravi que les scénaristes poursuivent l’histoire de la petite Lucy qui avait commencé dans l’épisode précédent. Son père n’est jamais revenu et l’état de sa mère s’aggrave de jour en jour. Et si mes intuitions sont bonnes, il semblerait que c’est le docteur Banfield qui ne va pas tarder à l’accueillir. Si celle-ci demande à sa nièce d’être sa mère porteuse, la discussion qu’elle a avec la fillette à la fin de l’épisode laisse entendre que ce pourrait être une bonne solution pour le médecin afin de reconstruire une famille. Pas forcément très subtile tout ça, mais ça a le mérite d’être efficace et de faire avancer les choses. Et puis j’aime beaucoup Banfield, c’est vraiment un personnage super bien écrit, servi avec talent par Angela Bassett.

Les autres personnages s’en sortent pas trop mal, mais c’est moins convaincant. J’espère que la dispute entre Morris et Claudia ne va pas s’éterniser et que Gates et Sam vont vite se remettre ensemble, parce que j’en ai marre de les voir jouer au chat et à la souris. Au moins, Alex était pas trop énervant et on a le droit à une scène de basket sur le parking, ça faisait longtemps ! Quand à Neela et Brenner, ils forment toujours un couple en pleine alchimie, mais Ray vient déjà foutre son grain de sel. Cette chanson qui est utilisé deux fois permet deux beaux montages (merci au vétéran Jonathan Kaplan) mais ça sonnait un peu creux, un peu trop teen-movie. C’est ce que je reprochais à la romance Ray/Neela et je préfère la maturité du couple qu’elle forme avec l’australien. De toute façon, elle va devoir vite faire son choix, il ne reste que six épisodes !

À côté de ça, il y avait des patients, plutôt intéressant. Le type et ses potions d’amour, véritable Cupidon, permettait quelques scènes plutôt légères (Jerry en grande forme !), et j’aime bien quand les patients sont originaux et costumés, encore un retour aux sources de la série. Tout comme les gros plans sur les blessures ouvertes et le sang qui gicle, ça m’avait manqué ! A noter également que l’ouverture de l’épisode, avec une vision de chaque couple qui s’éveille ressemblait beaucoup à celle de l’épisode « Walk in the Woods » de la septième saison.

Voilà, Carter est de retour, et comme l’indique le titre de l’épisode, c’est le début de la fin. Je suis partagé entre un mélange de nostalgie, d’excitation et d’appréhension et j’espère que je ne serait pas déçu.

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15x15a10.jpg15x15 The Family Man

Un épisode d’Urgences très classique dans la forme comme dans le fond, mais un bon épisode tout de même. Cette quinzième saison continue de revenir aux sources de la série, en se concentrant sur les patients, des cas intéressants et touchants. Pas besoin de cash d’hélicoptère ou d’épidemie de variole pour rendre quarante minutes intéressantes.

Commençons par l’intrigue concernant Brenner et la famille dont il s’occupe. L’histoire est bien traité, avec ce qu’il faut d’émotion pour convaincre. L’acteur qui joue Stuart a un petit air de famille avec l’acteur français Mathieu Almaric, vous trouvez pas ? En tout cas il chante bien et sa chanson était un bel accompagnement à cette intrigue et au montage final. J’aime bien quand c’est au spectateur de s’imaginer la fin, car on ne sait pas si Stuart revient chercher Lucy ou pas. Tout ce que l’on sait, c’est que Brenner est un médecin compatissant et doué avec les enfants, qui a réussi en peu de temps à faire oublier l’image de gros connard, passez moi l’expression, qu’il dégagait lors de ses premières apparitions. Son couple avec Neela fonctionne, j’ai bien aimé son duo avec Sam, et même si j’ai peur que ses problèmes d’enfance ressurgissent à force de traiter des cas de la sorte, il est pour l’instant un personnage fiable sur qui compter. C’était bien de centrer l’épisode sur lui, ce n’est pas parce qu’il s’agit de la dernière saison que les nouveaux personnages doivent être traités à la hâte. On avait d’ailleurs pas vu une telle cohérence dans le traitement des personnages depuis bien longtemps.

15x15b10.jpgPour ce qui est du patient de Gates, l’intrigue sentait le déjà-vu, mais fonctionne à merveille grâce au talent de l’acteur Louis Gossett Jr, et à un scénario solide. Gates alias Chien Battu, était moins fatiguant que d’habitude et sa compassion envers Leo permet des scènes réellement touchantes, sans trop tomber dans le pathos. Pour ce qui est de Sam, il semble que l’histoire avec sa mère soit mise de côté pour l’instant, et comme elle a pas fait sa garce dans cet épisode, je l’ai appréciée.

Quand à Morris, sa storyline était clairement un moyen d’apporter de la légereté à un épisode plutôt sombre. C’était pas très inspiré, mais bon, Scott Grimes joue le jeu et on passe un bon moment. Surtout que son histoire avec Claudia semble bien parti pour durer.

Toujours pas de Banfield, aucune nouvelles des internes, ça commence devenir inquiétant par contre. J’ai relevé également pas mal de références folk/rock ces derniers temps, ça m’a fait plaisir : Neil Young la dernière fois et puis Police et The Clash dans cet épisode ! A noter également que c’est Eriq LaSalle qui est à la réalisation. Ca ne se voit pas à l’écran puisque c’est mis en scène de manière plutôt classique mais ça fait plaisir que le cast ancien s’implique autant dans cette dernière saison. Après avoir rendu hommage à Michael Chrichton en début de saison, l’ex-interprête du docteur Benton va également reprendre son rôle très bientôt d’après les rumeurs.

Mais la grande nouvelle c’est que la prochain épisode va marquer le retour de l’enfant prodige du County, le docteur John Carter ! Mon personnage favori, pour ceux qui ne le savaient pas encore. Après avoir eu un orgasme télévisuel devant la dernière saison de The Shield, je sens que la dernière saison d’Urgences, à une moindre échelle, risque d’être vraiment excellente !

24.02.2009

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ER.jpg15x14 The Beginning of the End

Nostalgie, quand tu nous tiens… C’est le sentiment qui règne sur tout cet épisode, qui navigue entre passé et futur, sans cesser de nous émouvoir. Une véritable réussite et un hommage à la médecine d’urgence, qui permet également de revoir un visage connu du County, le docteur Morgenstern. Ce dernier est de passage pour être au chevet de son mentor, le docteur ?, qui vit ses dernières heures dans l’endroit auquel il a consacré sa vie. Il s’agit en effet d’un éminent médecin, père fondateur de la médecine moderne, qui a permis au County d’ouvrir des salles de traumas. Nous voyons à travers ses yeux, grâce à de petites touches subtiles, le visage des urgences quarante plus tôt, alors que l’on manifeste contre la guerre du Vietnam sur le parking des urgences et que l’on porte la moustache et les cheveux longs. Tout en se servant de clichés, ces petits sauts dans le temps s’intègrent très bien dans la narration et permettent de raconter l’histoire du County, alors que la fin de la série approche. C’est très important car l’hôpital n’a pas commencé un jour de Saint Patrick 1994, avec le docteur Greene soignant un docteur Ross complétement ivre (voir le pilote). Une intrigue parfaite pour faire revenir le grand acteur William H.Macy dans le rôle du docteur Morgenstern, qui fut un personnage secondaire mais essentielle lors des trois premières saisons. Toute l’émotion qui passe dans son regard, et dans celui du vieux médecin, couplé à une douce musique émouvante mais pas larmoyante, comme Urgences sait si bien le faire, ont réussit à me faire couler une larme, lors de la scène finale. Un double hommage à la médecine d’urgence et à la série nous est offert, et on est également triste lorsqu’on se rappelle qu’il ne reste plus que quelques épisodes… A noter que c’est Mimi Leder, une vieille routarde de la série, qui a réalisé cet épisode. Elle avait notamment gagné un prix pour « Love’s Labor Lost » et « The Healers », deux des plus somptueux épisodes d’Urgences.

Les deux autres patients du jour ont également bénéficiés d’un bon scénario. Celle de Brenner, une histoire touchante, même si elle n’est pas foncièrement originale. Le happy end de cette storyline fait du bien, car il nous rappelle qu’aux urgences, on meure beaucoup, mais on survit parfois. Et Brenner gagne encore une fois toute ma sympathie. Je commence à bien aimer son couple avec Neela, c’est léger et les deux acteurs ont une bonne alchimie. J’en viendrais presque à souhaiter que Shane West ne refasse pas d’apparition dans la série... Quand à la patiente de Morris, c’était également convaincant, sans être inoubliable. Content de voir que sa relation avec Claudia s’installe peu à peu, en espérant revoir bientôt Justina Machado.

Pas de Banfield, ni de nouveaux internes dans cet épisode, on se concentre sur le cast habituel de la série, et c’est important. Surtout quand c’est bien fait. Enfin à part pour Gates qui m’énerve de plus en plus avec sa tête de chien battu, digne du Kovac des pires moments. Et puis l’apparition de Shannon Woodward dans le rôle de la sœur de Sam ne m’a pas semblé intéressant. C’est bien d’en savoir plus sur le passé du personnage, mais si c’est pour revoir son gosse et lui mettre dans les pattes une mère malade, ça va pas être possible. On a déjà eu la mère d’Abby, les parents de Greene, la sœur de Susan, le père de Doug, et j’en passe… Je commence à en avoir marre des familles dysfonctionnelles, c’est usé jusqu’à la corde. Espérons que ça ne prenne pas trop de place dans les dernières intrigues de la série.

Ah oui parce que, dois-je le rappeler, c’est bientôt la fin. Si les huit épisodes qu’il nous reste sont d’aussi bonne qualité que celui-ci, ça promet !

The Shield, the final act

theshield.jpgAdieu Farmington !

Voilà, je suis arrivé au sommet de ce monument qu’est The Shield. Il m’a fallu du temps, j’ai encore le souffle coupé par l’ascension. Ca va être dur de redescendre, de quitter Farmington. Je viens de vivre un véritable orgasme télévisuel avec cette ultime saison et c’est toujours difficile de s’en remmettre. Je pensais avoir atteint une qualité inégalable avec les finals de The West Wing et Six Feet Under, et voilà que Shawn Ryan a encore repoussé les limites de ce que peut offrir la télévision. Une grande fresque vient de s’achever devant mes yeux, qui marquera à jamais la production sérielle des années 2000. Merci à lui et à toute l’équipe de The Shield.

J’ai commencé à regarder la série il y a trois ans. Avec pas mal d’aprioris. J’avais peur de tomber devant un cop-show bien virile, avec des enquêtes déjà-vu et du trash histoire de faire du trash. Et puis après le pilote, je n’ai jamais pu m’arrêter. En effet, c’est sale, dégueulasse même, ça sent la poudre, la sueur et le sang du côté de Farmington et ça dégage une fureur contagieuse qui fait qu’il est impossible d’y résister. The Shield fait ressortir tout ce qu’il y a de meilleur et de pire en nous et a traité avec génie des thèmes de la corruption, du pouvoir, de la fraternité, et surtout de l’équilibre entre le Bien et le Mal. Une exploration fidèle et sans concession de la dérive sociale qui hante de plus en plus les quartiers des villes américaines (qui s’achève, étrangement, et tout comme sa cousine proche The Wire, l’année du départ de Bush et de l’arrivée d’un nouvel espoir). Après deux premières saisons explosives et captivante de bout en bout, ce sont les personnages qui ont pris le dessus et qui sont devenus la force de la série. Vic Mackey bien sûr, un des plus grand anti-héros de la télévision, qui porte la série grâce au charisme spectaculaire de Michael Chicklis qui a décroché là le rôle de sa vie. Mais aussi Walton Goggins qui a eu le mérite de rendre à Shane, une faible copie de son mentor, l’humanité qui lui manquait au départ. CCH Pounder ou l’art de dégager milles émotions en un seul regard, qui a formé pendant sept ans le plus attachant des duos avec Jay Karnes, interprête de Dutch, le chasseur de serial-killers socialement handicapé. Autour d’eux gravite tout une série de personnages secondaires finement construits, de guest star qui ont chacune apportés leur talent à la série (Glenn Glose, Forest Whitaker ou plus récemment Frances Fisher). Sans oublier une réalisation innovante, qui toujours à la limite du documentaire, n’a jamais été cherché le beau, l’effet de mise en scène, mais toujours la vérité pure et brutale. L’énergie des rues et la noirceur du genre humain. The Shield c’est un style, une identité (elle va me manquer cette vieille église en ruines), qui a dynamité les codes de l’écriture et de la réalisation télévisuelle, sans prétention aucune, en restant cohérante du début à la fin.

Cette septième et ultime saison en est l’exemple le plus frappant, et j’imagine qu’avec le recul elle sera peut-être la plus réussie de l’ensemble (même si The Shield doit se concevoir comme un tout plutôt que comme une suite de saisons). Le Barn et son personnel a tellement évolué depuis le pilote… Et pourtant Shawn Ryan a expliqué que la série ne se déroulait que sur trois années en tout. Trois années où la Strike Team a lentement couru vers sa destruction tandis que le Barn a tout fait pour garder ses portes ouvertes. Avant de parler du serie finale, je tiens à dire que « Possible Kill Screen », l’avant dernier épisode, est peut-être la meilleure chose que j’ai vu devant mon écran. J’ai littéralement pris mon pied devant ces quarantes minutes explosives, où tout arrive sans prévenir, et où Vic avoue enfin, avec un sourire ironique, ses pires pêchés. Alors « Family Meeting » sonne-t-il l’heure de la rédemption ? La chute de la Strike Team trouve-t-elle une fin ?

vic.jpgFinir une série d’aussi grande qualité est un exercice périlleux. Mais je fais confiance à Shawn Ryan et je savais qu’il saurait satisfaire le spectateur, tout en ne lui donnant pas ce qu’il a envie. Le sort des personnages est juste et terriblement cruel : l’image qui marque c’est le suicide de Shane, qui se sacrifie lui et sa famille, pour éviter la prison et rester unis pour l’éternité. Une conclusion superbe à ce personnage qui a été le véritable héros de cette saison, et dont la fuite a montré toute son humanité de cet éternel perdant. Il n’est jamais arrivé à la cheville de son mentor, a accumulé les fautes impardonnables, le meurtre de Lem en tête, et pourtant, on éprouve de la pitié pour cet homme, son regard fatigué et l’amour qu’il porte à sa famille. Lorsque Claudette montre à Vic les photos du cadavre de son ex-coéquipier, j’ai versé une larme. Tout comme j’ai eu la gorge noué et j’ai eu envie de crier aussi fort que Ronnie, qui va finir ses jours en prison. D’un personnage transparant, Ronnie est devenu le survivant de la Strike Team, jusqu’à sa dernière scène, où il est impuissant face à la cruauté de Vic, qui sacrifie son dernier allié. C’est donc Vic le survivant de la Strike Team, au final. Il a toujours réussi à s’en sortir et je savais qu’il ne finirai ni mort, ni en prison. Mais je ne voulais pas le voir impuni pour tout ce qu’il a fait, je voulais qu’il réalise ses erreurs. Ce type est un monstre, aussi humain soit-il, et il méritait de perdre sa famille, ses amis et son poste. Le voilà donc emprisonné pendant trois ans dans un bureau, en costard cravate, à faire de la paperasse. Il ne pouvait pas rêver pire et ce regard qu’il nous lance dans la toute dernière scène est un regard de désespoir, d’impuissance. Pour la première fois dans la série, MacKey n’a pas d’échappatoire, aucune porte de sortie, personne à qui faire porter le chapeau. A moins que… à moins que comme le suggère les derniers instants, qu’il n’est pas encore vaincu. Sans nous donner aucun indice sur la suite, Shawn Ryan nous laisse avec une fin ouverte : cette arme, c’est pour mettre fin à cette vie misérable ? Pour retourner au combat, retrouver sa famille ? Pour fuir Farmington et devenir un fugitif le restant de ses jours ? A nous de choisir. C’est en tout cas un point final parfait et tout à fait dans l’esprit de la série. Il n’y a plus rien à dire après ça, si ce n’est que MacKey est un personnage qui nous marquera à jamais.

shane.jpgJe n’ai donc rien à reprocher à ce final. J’avais peur que la discorde Dutch et Claudette s’éternise mais finalement, on voit bien que la capitaine du Barn n’a jamais été aussi affaibli et qu’elle aura besoin de toute l’aide que son partenaire peut lui apporter. J’ai adoré voir comment elle a consacré autant de temps à mettre Vic sous les verrous pour finalement assister à la chute de la Strike Team. « It’s your first payement » adressé à Vic lors de la capture de Ronnie, le regard qu’elle lui lance dans la salle d’interrogation, et en même temps, on sent bien que la chute de la Strike Team ne marque pas la fin de la corruption à Farmington. Personne, de Aceveda à Claudette, en passant par le capitaine Rawlings, n’aura réussi à y mettre fin. C’est une bataille perdue d’avance, comme l’illustre à merveille la mort de ce révolutionnaire du ghetto, métaphore des illusions de toute une société. Les personnages secondaires ont donc eu aussi une conclusion parfaite, de Danny à Billings, en passant par Julian. J’ai souvent été surpris par la façon dont l’homosexualité de ce dernier a été mis de côté brutalement, mais Shawn Ryan a expliqué dans une interview que par souci de réalisme, Julian ne pouvait pas replonger dans ce penchant en si peu de temps. Il va encore passer du temps avec sa famille et aveuglé par ses convictions religieuses, avant de suivre qui il est vraiment, ce qui est annoncé lors de la scène où il lance un regard ambigue à un couple d’homosexuels lors d’une patrouille. Tout est subtile, rien n’est donné sur un plateau dans cet épisode. Même chose pour Lloyd, le serial killer junior qui torture Dutch et a surement tué sa mère. On ne sait pas qu’elle est l’aboutissement de cette histoire et si le détective arrivera un jour à le mettre sous les barreaux. Mais le plus important, c’est de voir que rien n’est acquis et qu’il faut du temps avant que de telles choses trouvent leur conclusion. Cet ultime épisode n’est donc pas une conclusion, mais l’aboutissement de sept années de tragédie grecque parfaitement maitrisées.

Voilà, c’est fini, c’était parfait, et si The Shield va me manquer et que j’ai encore du mal à m’endormir sans penser au sort de Shane ou à l’ultime regard de Vic, je suis fier d’avoir été jusqu’au bout. J’espère que d’autre feront de même et que la série aura enfin toute l’attention qu’elle mérite. Adieu le Barn, adieu Farmington, et à bientôt mes DVD, pour une future intégrale !

 

21.02.2009

Flight of the Conchords 2x04

murray.jpg2x04 Murray Takes it to the Next Level

Bien qu'amusant, cet épisode est moins bon que les deux précédents, je dois l'avouer. Les chansons sont sympathiques (surtout celle de Mel) mais pas aussi accrocheuses et travaillés que d'habitude. La nouvelle habitude de faire chanter tout le monde est intéressante mais ne devrait pas être systématique, ça gâche un peu la surprise et le plaisir. Et puis le pitch de l'épisode était un peu mince : Murray qui veut développer son amitié avec le groupe en leur présentant Jim, son meilleur ami. Si les références à Friends sont excellentes, si l'acteur qui joue Jim est plutôt convaincant, cette intrigue n'est pas exploité jusqu'au bout et finit par s'essoufler. La fin arrive un peu trop brusquement d'ailleurs. Bref, cet épisode n'est pas une réussite, mais est tout de même très plaisant à suivre, grâce à des répliques bien senti, et le charme des Flight of the Conchords. Sans oublier Murray, toujours excellent !

Voilà, c'était la chronique la plus courte du blog je pense ! Je ne peux pas faire grand chose de plus avec des épisodes aussi légers ! Et puis je vous prépare un bilan de The Shield après avoir visionné hier la fin de la série (wow ! wow ! wow ! encore sous le choc !!!). Mes attentes pour le prochain épisode des Flights sont plus élévés puisque c'est Michel Gondry, l'un de mes cinéastes favoris, qui s'occupera de la réalisation !

20.02.2009

The Shield 7x07 à 7x10

theshield1.jpgEpisodes 7x07 à 7x10  

Voilà, je n'ai pas pu résister, je me suis enfilé quatre épisodes d'une traite. Impossible de faire autrement, tellement tout s'enchaîne, tellement la tension ne redescent jamais. Et dur à regarder tellement ça sent la fin... Vic démissione, la Strike Team est dissoute, Shane et Mara sont en fuite et Pezuela est mis hors jeu, tout ça en seulement trois épisodes. C'est épuisant, à déconseiller aux coeurs sensibles, parce que moi je commence à faire de la tension, et à développer un ulcère comme ce regretté Lem à l'époque du Money Train. Après avoir passé sa vie à tenter de recoller les morceaux et maintenir une sorte d'illusion, la nouvelle devise de Vic semble être désormais "quand on a rien, on a rien à perdre". En tout cas, il semble certain que certains vont perdre leur vie et la course poursuite de Shane m'angoisse. Car jamais je ne pensais que je m'attacherais autant à la famille du redneck. Le moment où il fuit le Barn lors de la confession de Two-Man, je savais qu'il était cuit, qu'il ne pourrait jamais s'échapper. Et pourtant, j'espère maintenant qu'il va pouvoir partir en Colombie et pouvoir refaire sa vie avec sa femme et son fils. Les scénaristes parviennent encore à la rendre attachant, avec des pauses bienvenues, comme dans la maison abandonné, où il joue au piano, est amoureux de sa femme, joue avec Jackson. Walton Goggins est un grand acteur. Il rend Shane humain. Et voir Vic tout faire pour tenter de les tuer, est-ce humain ? Voilà la question que je me pose. Je ne sais plus qui je veux voir s'en sortir. Ronnie, peut-être, il ne mérite ni de mourir, ni la prison. Tellement de choses se sont passés depuis l'épisode pilote que je ne cherche même plus à réfléchir, je me laisse porter vers la chute, sans jamais savoir où elle menera.

theshield.jpgEn plus de ça, on a toute l'intrigue concernant Pezuela, qui se complexifie et redonne de l'importance au personnage d'Aceveda. Sa lutte contre Pezuela m'a vraiment faire croire que David allait pas passer l'épisode, et puis finalement, Vic est là et tout s'arrange. Malgré tout ce qui lui arrive, la perte de son job, de sa famille (enfin Corrine a compris qui il était), il a encore des ressources. Mais on le sent plus fatigué qu'avant. Va-t-il parvenir, grâce à son alliance avec Olivia, à faire tomber Beltram et le cartel mexicain ? A sa place, je suivrais le conseil de Ronnie et je fuirais tant qu'il est encore temps...
Et au milieu de tout ce bordel, aucun personnage n'est oublié. Le duo Claudette et Dutch est reformé pour notre plus grand plaisir, avec des scènes superbes de compréhension mutuelle et d'entraide. La façon dont Claudette réussit à troubler Mara était finement joué et de voir tout le monde impliqué dans la poursuite de Shane rend les choses encore plus angoissantes et passionantes. On en apprend plus sur la famille de Billings, et Julian quitte la Strike Team. Quand à Danny, elle semble avoir quitté la ville pour échapper à Vic, j'espère tout de même qu'on la reverra. Bien vu également le retour de la pute manipulatrice et de l'ex-flic beauf qui travaille pour la sécurité. Bizarre par contre de voir Cassidy plus proche de son père, elle a déjà terminé sa crise d'adolescence ?

Je n'ai pas le temps de m'éparpiller dans les détails, j'ai encore (seulement) trois épisodes à visionner. Désolé de ne pas faire des critiques plus élaborés mais quand une série atteint un tel degré de quasi-perfection, lorsque tout est maîtrisé aussi génial, le mieux c'est de regarder. Les épisodes "Parracide, "Moving Day" et "Party Line", c'est un orgasme toutes les dix minutes. Qui dit mieux ?

Putain, c'est excellent...

19.02.2009

Scrubs 8x09/8x10

8x09 My Absence

Sans être hilarant, cet épisode est bien construit, et permet à nouveau de faire évoluer les personnages. Même si Cox m'agace toujours légérement, son intrigue avec Carla était bien vu, j'aime beaucoup leur relation. Et puis Ulysse, c'est génial comme deuxième prénom ! Le fait que JD soit absent (ce qui est une première je crois) n'est pas dérangeant, au contraire. Sa relation avec Elliot est toujours bien maitrisé, sans trop en rajouter. Et puis la star de l'épisode c'était Turk, qu'on avait pas vu depuis longtemps, et qui est toujours aussi excellent ! Quand aux internes, Denise est toujours la plus drôle, celle qui a le plus de charisme, tandis que Katie a été mise de côté, que Ed a surement été viré, et que Sunny vient d'être intégré aux épisodes, avec son grand sourire crispant ! L'absence du Jan Itor m'a fait plaisir également, parce que ses délires commencent sérieusement à me gaver. Et puis c'est chouette que Gooch soit désormais un personnage récurrent ! Bref cet épisode est réussi grâce à une écriture solide et à des personnages en grande forme !

Denise: I wish I was emotionally healthy enough to love someone so much that I died after they did. I was with that dude last night. Only way I'm going to die after him is if he had a heart attack while he was on top of me. Crap, I just turned myself on.

8x10 My Comedy Show

Et c'est aussi bien, voir légérement meilleur que le précédent ! Déjà Cox n'est pas là, alors on peut se détendre un peu. Et puis comme je l'avais déjà expliqué, JD/Turk est le duo que je préfère dans la série, alors quand en plus on a le droit à un retour de "Guy Love", je ne pouvais qu'être conquis ! Le Comedy Show semble un peu sortir de nulle part et s'avère plutôt amusant, surtout grâce à l'interne qui touche tout le monde avec ses imitations d'Owen Wilson et Dane Cook ! Pour une fois, le Jan Itor ne m'a pas dérangé, les scénaristes semblent vouloir justifier le fait qu'il s'agisse d'un personnage un peu surréaliste en lui faisant croire qu'il hallucine, même si c'est un coup monté de Carla. Et Denise est excellente ! Son duo avec Sunny est une idée auquel il fallait s'attendre (l'alliance des contraires), mais c'est surtout ses scènes avec Elliot qui fonctionnent. On finit l'épisode sur un plan des nouveaux internes et on se dirait presque qu'ils pourraient être une bonne relève si la série devait se terminer...

Pas de Scrubs avant le 18 mars ! Ca m'attriste... et rien que ça, c'est bien significatif du regain de qualité du show, qui a réussi en dix épisodes à nous faire oublier la très médiocre septième saison ! Espérons que la qualité reste constante jusqu'à la fin...

12:51 Publié dans Scrubs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scrubs

The Shield 7x06

shane.jpg7x06 Animal Control

Et bien voilà, c'est le point de non-retour. Il a fallu six épisodes pour disposer tous les pions nécessaire au grand final. Désormais tout est prêt à exploser : les arméniens sont neutralisés, Pezuela contrôle tout, et l'heure de la vengeance a sonné dans la Strike Team. Vic et Ronnie tentent de faire tuer Shane, qui fait semblant de pas comprendre, qui en fait a tout compris et on sait même pas s'il va lui-même se venger parce qu'il sait qu'il le mérite un peu...(très longue phrase qui veut rien dire mais qui exprime bien la complexité et la richesse de cet épisode). J'ai bien cru qu'il allait y passer le Shane... En clair, beaucoup de choses se passent, chaque personnage est sur le vif, et ça peut exploser à n'importe quel moment désormais...  

Sinon, l'enquête de Dutch avec le type qui se suicide à la fin ne m'a pas passioné, mais ça nous a valu une jolie scène entre Dutch et Billings, où il lui fait comprendre qu'il a tout de même besoin de lui, même si ce n'est pas Claudette. Cette dernière ne fait pas de cadeau à la Strike Team et sa réprimande à Ronnie était bien décapante ! Dommage que Danny soit plus en retrait et que Corrine soit vraiment insupportable...

Désolé de ne pas être plus constructif... Je bacle un peu mes critiques de The Shield en ce moment parce que j'enchaîne les épisodes de plus en plus vite et j'ai peu de temps pour exprimer mes sentiments les concernant. Et puis je me répète parce que la qualité est constante. Alors je vais aller à l'essentiel, cet épisode est de la bombe, et la suite sera nucléaire ! En voilà de la formule qui pète tout sur son passage !

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