27.11.2009

TOP 10 / Les meilleures saisons de la décennie

J'inaugure avec cet article la rubrique TOP 10, un moyen pour moi de faire des listes. Un exercice superflu mais amusant, complétement subjectif puisque de toute façon, je n'ai pas tout vu dans ma petite vie de sériphile (donc pas de Sopranos ou de The Wire). L'idée de faire un classement des 10 meilleures saisons de la décennie m'ait venu suite à un classement similaire sur l'excellent site Critiktoo : http://www.critictoo.com/

Voici donc pour moi les meilleures saisons diffusés entre 2000 et 2009. Les saisons les plus cohérentes, passionantes, inoubliables, parfaites que j'ai eu la chance de visionner. Autant vous dire que le choix n'était pas évident...

10) The Office (saison 2)

Ce qui ne devait être qu'un simple copier-coller de la version originale anglaise se révèle un petit bijou lors de sa deuxième saison, plus consistante. Rarement je ne m'étais autant attaché à un univers et des personnages de comédie. Le style mockumentaire à son apogée, et la révélation d'un des couples les plus attachants de la planète série : Jim et Pam ! Sans oublier l'infatiguable Michael Scott, qui se révèle plus touchant que l'on ne l'aurait cru !

9) Urgences (saison 8)

Même si les meilleures épisodes d'Urgences sont pour la plupart dans la décennie précédente, cette saison est l'une de mes favorites. On y trouve beaucoup de personnages, beaucoup d'intrigues, beaucoup de mouvements et surtout, des épisodes inoubliables. Orion in the Sky, The Letter, On the Beach, la lente agonie du docteur Greene, le départ de Benton, la relève assurée par le docteur Carter. Une année pleine d'émotion, qui n'aura laissé aucun fan insensible et aura placé bien haut la barre des dramas médicaux.

8) Breaking Bad (saison 2)

Diffusé l'an dernier, la deuxième saison de Breaking Bad est une vraie bombe, un cocktail explosif parfaitement maitrisé qui mêlent intelligement toutes les intrigues, tout les personnages, jusqu'à l'explosion. Les acteurs sont époustouflants et la réalisation n'a pas à rougir face au septième art.

7) Friday Night Lights (saison 1)

Je n'ai pas besoin de beaucoup en rajouter, j'ai déjà dit tout le bien que je pensait de cette première saison de FNL il y a peu. Un miracle d'écriture, un drama où tout respire l'authenticité et où aucun personnages, aucune intrigue n'est de trop. Texas forever !

6) Arrested Development (saison 3)

Et oui, les comédies sont également de la partie ! Arrested Development a prouvé qu'on pouvait faire rire tout en ne prenant pas le public pour des cons. Les vraies cons, ce sont les dirigeants de la FOX qui ont ruiné l'avenir de leur show (quoiqu'un film devrait voir le jour... un jour...). La famille Bluth atteint des sommets de drôlerie et d'absurdité dans cette ultime saison, qui ne nous laisse pas une minute pour respirer, qui tape encore plus fort sur l'administration Bush et se conclut sur une note parfaitement loufoque !

5) Mad Men (saison 3)

J'aurais pu choisir n'importe quelle saison du bijou télévisuel d'AMC, lancé en 2007. Une série intelligente, soigné, au cast exemplaire, qui a su garder sa qualité d'écriture sur le long terme et nous réserve encore bien des surprises, dans son exploration des années soixante. Très bientôt, je vous offrirais un article plus détaillé sur cette troisième saison, au final aussi surprenant qu'excellent.

4) OZ (saison 4)

Le pénitencier d'Ozwald entre dans le siècle nouveau dans la fureur et le sang. Et prouve que le show peut garder sa qualité sur une durée plus longue. Les détenus sont confrontés à de nouveaux drames, aux doutes et aux remises en questions. Changement de personnel, morts en séries, nouveaux personnages inoubliables (Omar White pour n'en citer qu'un) et une plongée encore plus sombre dans l'univers pénitenciaire, un microcosme d'une Amérique qui va mal.

3) The Shield (saison 5)

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The Shield est une série qui se regarde et se savoure dans son intégralité et qui prend sens dans l'ultime saison. J'aurais pu choisir cette dernière mais j'ai favorisé la cinquième saison, qui m'a vraiment marqué. Par sa cohérence, par son accélération finale et la présence de Forrest Whitaker dans un rôle qui lui allait à la perfection. La mort tragique de Lem restera à jamais gravé dans ma mémoire de sériphile et la lutte entre Mackey et Kavanaugh.

2) The West Wing (saison 2)

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Diffusé entre 2000 et 2001, cette deuxième saison nous invite de nouveau dans les coulisses d'une Maison Blanche idéaliste. Une saison maitrisée du début à la fin, des conséquences de la fusillade à la révélation de la maladie du Président Bartlet. Comment oublier le Noël de Josh, la confrontation entre Toby et le Président, la mort de Mrs Landigham, la cigarette écrasé dans la cathédrale, "Brothers in Arm" de Dire Straits. Aaron Sorkin à son apogée.

1) Six Feet Under (saison 5)

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L'apothéose de la plus belle des séries. 1h20 d'émotions pures et dures, où il s'agit de faire nos adieux à des personnages que l'on adorent, qui nous ont fait vibrer durant cinq merveilleuses années. De manière intelligente et originale, avec une fin osée, on rit, on pleure et on a un concentré de tout ce qui fait la beauté de Six Feet Under. Everything Ends.

Voilà. J'en ai oublié pas mal. Juste pour les citer : Rome (saison 1), Curb Your Enthusiasm (saison 7), Flight of the Conchords (saison 1), Buffy (saison 7), 24 (saison 2), John From Cincinnati (saison 1)... A vous de me dire ce que vous en pensez !

Friday Night Lights / Saison 2

fnl02_01.jpgLa première saison de Friday Night Lights était parfaite. Un petit miracle de télévision. Alors forcément, la suite est de moins bonne qualité, il fallait s'en douter. Sans être catastrophique ou raté, cette deuxième salve d'épisodes, raccourcie par la grève des scénaristes, est moins convaincante et très frustrante...

Ce qui me plait tant à Dillon, c'est l'authenticité des personnages. Leurs amitiés, leur relations, tout avait été formidablement dépeint la saison précédente, avec minutie et un sens aigue du réalisme. Les dialogues sonnaient juste, les situations évitaient toujours les clichés. C'était du teen-show porté au niveau d'écriture d'un Six Feet Under (mais sur un network). Ici, on retombe dès le premier épisode dans le teen-show pur et dur, avec une scène d'introduction qui est une parodie (je l'espère) de Beverly Hills ou The OC. Et on retrouve tout au long de la saison des intrigues déjà-vus, baclés et qui s'éloigne du réalisme des débuts. On est toujours intéressé, mais plus passionée, tout simplement car on a plus de mal à croire aux intrigues.

Alors bien sûr, il y a l'intrigue du meurtre. Qui va plomber la plupart des épisodes. Seul le jeu des acteurs et l'attachement que l'on a pour les personnages de Landry et Tyra viendra sauver cette histoire du naufrage scénaristique. Je pense que pour attirer le spectateur, NBC a demandé aux scénaristes de rajouter du sex-appeal à la série, du mystère. Sauf que ça ne passe pas, ça fait même tache. Car en plus du meurtre, on a le vol d'argent des frères Riggins, la baston de Santiago, la relation ultra-cliché entre Matt et son infirmière du Guatémala. Ce n'est pas que c'est mauvais, c'est juste pas vraiment à sa place dans le Friday Night Lights qu'on connaissait. Ce sont des intrigues accessoires, qui éloigne la série de son esprit, du football, du quotidien insignifiant mais tellement passionant des habitants de Dillon.

friday_night_lights_32.jpgCe qui est dommage également, c'est de voir chaque personnage enfermé dans sa petite intrigue personnelle, souvent superflu. A quelques rares exceptions, Matt et Landry ne se confient plus l'un à l'autre, Jason et Tim ne se croisent plus après leur retour du Mexique et les Taylor sont coincés avec leur affreux bébé (en plus, le gamin est vraiment moche). Tout cela manque de chaleur, d'ambition et le souffle et la ferveur disparaissent peu à peu, ravivés seulement aux alentours de quelques scènes merveilleuses, belles et inoubliables (la douche froide de Matt, le plongeon de Jason, les larmes de Smash dans le vestiaire vide...).

J'ai quand même pris du plaisir à regarder ces quinze épisodes. Parce que j'aime ces personnages. Parce que le cast est quasi-parfait. Je ne pense pas qu'il fallait faire de Landry une star du foot et un homme à femmes, je ne pense pas que Tim Riggins puissent être aussi cucul la praline face à Lyla Garrity et que Buddy soit devenu un si bon samaritain, mais je suis tout de même convaincu au final, parce que je les aime. Et puis Eric Taylor continue d'être un bon coach qui s'occupe de ses joueurs. La famille de Smash est bouleversante et je suis ému à chaque fois que sa mère apparaît (mais où est passé Waverly ?). Le couple Taylor est toujours adorable et convaincant, la relation Tami/Julie sonnait juste la plupart du temps (et montrait que Mrs Taylor n'était pas toujours irréprochable), Matt est toujours le plus adorable des garçons (même quand il insulte sa prof d'arts) et le charisme de Tim Riggins me ferait avaler n'importe quelle intrigue, même avec des furets. Quand à Jason, il reste le personnage le plus touchant de la série, mon préféré, et sa colocation avec Herc était une très bonne idée. Contrairement à sa soudaine paternité avec une quasi-inconnue, qui je l'espère, sera mieux géré par la suite.

Ca aurait été vraiment dommage de voir la série être annulé après ce très moyen season finale (qui n'en est même pas un). Heureusement, trois autres saisons vont suivre et j'ai déjà entendu dire que la troisième année est excellente. J'en suis ravi et je crois toujours en la série, malgré une grosse baisse de régime. Mais finalement, les intrigues superflus ont peu à peu disparus, et il est très possible de repartir sur de bonnes bases. Surtout que la réalisation et la bande-son continuent d'être impeccables.

Friday Night Lights nous a montré ses limites, ses failles, avec cette deuxième saison. Il faut maintenant lui pardonner certains égarements, et retourner à Dillon avec confiance et enthousiasme. La série reste une série précieuse dans le paysage télévisuelle actuelle.

 

22.11.2009

30 Rock 4x04

4x04 Audition Day

Incroyable, 30 Rock est en train de développer un arc sur plusieurs épisodes ! Ce n'était pas arrivé depuis longtemps et ça tient plutôt bien la route... Il s'agit pour l'équipe de TGS de trouver un nouvel acteur suite au départ de Josh. Un casting est organisé et une foule de fou furieux vient tenter sa chance ! Cette intrigue offre de bons moments, grâce à la participation de personnages secondaires convaincants, de DotCom à Kathy Geiss, en passant par le retour de Josh, l'homme invisible ! L'acteur favori de Liz se révèle être un cinglé et comme sa tête ne me revenait pas, je suis plutôt content qu'il disparaisse. Ce n'était d'ailleurs peut-être pas la peine d'engager Martin Scorcese et Christophen Walken pour un caméo téléphonique plus que superflu...

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Je n'ai pas très bien saisi l'interêt de l'intrigue de Jack qui a des poux, si ce n'est de nous montrer encore une fois les tentatives du personnage pour se rapprocher de l'américain moyen (en l'occurence, un homme-robot). Quand à Tracy et Jenna, ils s'agitent dans tous les sens, parcourent New York à la recherche de comédiens et réussissent même à nous faire sourire. Il faut dire que cet épisode bénéficie de bonnes répliques et que le cast est pour une fois bien utilisé. Bien sûr, ça aurait pu être mieux, mais je vais m'en contenter, car cette quatrième saison est moins catastrophique pour l'instant que je ne l'aurais imaginé !

21.11.2009

How I Met Your Mother / Saison 3

HowIMetYourMother_S3_key.jpgIt's going to be... wait for it... not that bad !

Je n'avais pas d'attente particulière concernant How I Met Your Mother. Je voulais juste passer un bon moment de détente, m'attacher distraitement à des personnages stéreotypées et puis c'est tout. Les deux premières saisons m'avaient conquis. À part Ted, ruiné par un acteur médiocre, j'ai vraiment adoré ! Pourtant, on m'avait prévenu, la troisième saison est décevante. Encore une fois, je m'attendais à quelque chose de pas géniale, et j'ai passé un bon moment.

Alors oui, c'est certain, c'est moins bon. Le charme des débuts n'a pas complétement disparu mais HIMYM commence a perdre de sa saveur. Comme souvent dans les séries, la troisième saison se doit de bouleverser la dynamique du show, amène de nouveaux personnages, se perd un peu à trop vouloir surprendre. La rupture de Ted et Robin est pourtant un bon point de départ, et les scénaristes ne font pas l'erreur de refaire de Ted un romantique à la recherche de l'amour parfait. Le concept de la série en prend un coup et est parfois timidement relancé, sans trop y croire, par la voix-off de Bob Saget (que l'on écoute à peine) et quelques indices. Mais tout cela semble superficiel et Ted s'efface peu à peu derrière ses camarades, devenant ainsi plus supportable (sauf lorsqu'il agit comme un monsieur je sais tout mieux que tout le monde prétentieux...). L'arrivée de Stella (jouée par la toujours sympathique Sarah Chalke, alias Elliot de Scrubs) peine à convaincre. Le personnage manque de relief et ne s'impose pas vraiment, même si elle est immédiatement adorable. On a de la peine à croire qu'il s'agira bien de la Mère, et je me demande bien comment cette demande en mariage va être géré par la suite. Et on passera rapidement sur l'apparition de Britney Spears en guest (pas si nulle que ça finalement)...

how-i-met-your-mother-saison-4-3.jpgLe vrai héros de cette troisième saison, c'est Barney Stinson. Neil Patrick Harris est toujours impeccable, le personnage est le plus intéressant du lot, mais comme il fallait s'y attendre, ses gimmicks commencent à lasser et il fallait bien donner un coeur à ce pauvre Barney. Remettre en question ses talents de dragueur était bien vu, mais le personnage retombe très vite dans la caricature. Le faire tomber amoureux de Robin m'a par contre surpris, et c'était une idée assez dangereuse. Mais au final, c'est plutôt bien mené, les deux personnages vont bien ensemble et les conséquences ne sont pas aussi désastreuses que ça. Sauf si cela amène Barney a s'affadir la saison prochaine et devenir une sorte de remplacant de Ted dans la catégorie "romantique au coeur brisé"...

Quoique peu utilisé, Marshall est le personnage auquel je me suis le plus attaché cette saison. Une fois détaché de son couple gnan-gnan avec Lily, il brille par sa naiveté, son côté pataud et ses bonnes intentions qui tournent toujours mal. J'aurais juste aimé le voir plus intéragir avec les autres. C'est le principal problème de cette saison : les intrigues séparés. Les meilleurs épisodes sont ceux qui savent mêler tous les personnages, toutes les intrigues avec créativité (celui avec le Slap-Bet, celui avec la règle platinum, celui avec les accidents). Mais les intrigues indépendantes sont souvent trop faibles pour convaincre. Ce qui me plait, ce sont les running-jokes, et l'amitié entre les personnages (comme dans pas mal de sitcoms finalement). L'apparition du Bro Code en était un parfait exemple. Ce genre de délires fait mouche quand il ne verse pas dans la caricature et ne devient pas trop lourd.

ted-stella-how-i-met-your-mother.jpgC'était donc plutôt bien géré en cette troisième saison, qui évite les dégats malgré pas mal de maladresses et des épisodes un peu superflu. Je ne parle pas de Lily qui est toujours un peu crispante, tant Alysson Hannigan n'est pas à l'aise dans son rôle. Maintenant, j'ai un peu peur que lors de la saison suivante, les maladresses prennent de l'ampleur et que tout le monde devienne crispant et caricatural. Que la série s'épuise. Que Ted ne devienne encore plus fade que jamais auprès de Stella. Que Barney perde de sa coolitude en tombant amoureux de Robin. Mais une chose est sûr, je resigne encore pour un an, car How I Met Your Mother a encore prouvé qu'elle était un divertissement de bonne qualité, aux personnages pour la plupart attachant.

Nurse Jackie 1x09

nurse_jackie_107_0136.jpg1x09 Nosebleed

Un épisode de transition. Où il ne se passe pas grand chose, mais devant lequel on passe tout de même un bon moment. Maintenant que l'on s'est attaché aux personnages, il n'en faut pas plus pour apprécier la série. J'espère juste que les mensonges de Jackie vont être révélé très vite, avant qu'elle ne ruine son amitié avec le docteur O'Hara, sa relation avec Eddie et sa crédibilité. Son saignement de nez ne semble rien annoncer de bon en tout cas, même si ce n'est pas vraiment développé cette fois-ci. J'aimerais bien qu'elle pète un plomb et se débarasse de son mari plus lisse que jamais et de ses gamines à problèmes. Sauf que ce serait cruel, peu cohérent et bien trop facile...

Tout le monde est un peu en retrait lors de ces trente minutes où l'hôpital tourne un peu au ralenti et autour de Jackie. Cooper se tape sa petite amie en oubliant de s'occuper de ses patients tandis que Akalitis cherche à kidnapper un bébé. La scène où elle fait croire aux parents que leur progéniture a disparu ne me fera pas beaucoup plus aimer ce personnage, complétement détaché du reste des personnages, et sans réel utilité, si ce n'est d'apporter un peu de légéreté (pas souvent très bien amené). Pauvre Momo, il ne risque pas d'être autre chose que l'infirmier gay avec la manière dont son personnage est traité en ce moment... Et j'ai de la peine pour ce pauvre Eddie, je n'aime pas la manière dont Jackie le traite alors qu'il est peut-être la personne la plus sensé de tout l'hôpital !

Comme je le disais, on passe un moment agréable, mais on commence un peu à bailler. Les histoires médicales sont assez baclés, j'espère qu'il y aura des retombées concernant cette histoire de don d'organes (même si c'est du déjà-vu). La série a mis du temps à trouver son style mais là voilà déjà qui ronronne... Amis scénaristes, surprenez-nous, il ne reste plus que trois épisodes !

Bored to Death 1x07/1x08

wine.jpgEpisodes 1x07/1x08

Les deux derniers épisodes de cette courte saison sont à l'image de Bored to Death. Ca part dans tous les sens, sans vraiment de fil directeur, sans qu'on sache où veulent nous conduire les scénaristes. Mais comme le dit George dans la réplique finale, c'est les moments de flou qui apportent un peu de piment dans la vie. Contrairement à ce que tout le monde reproche à la série, en usant sans arrêt d'un jeu de mots avec son titre, je ne me suis jamais vraiment ennuyé devant les aventures de Jonathan Ames, apprenti détective. Il y avait du rythme, une bonne réalisation et des acteurs merveilleux (même si Jason Schwartzman semblait peu concerné parfois). Mon vrai problème, c'est que j'ai eu du mal à m'intéresser aux intrigues. J'ai mis du temps à regarder ces huit épisodes. Je passais un moment agréable à les voir, mais entretemps, je ne sentais pas du tout un besoin d'y retourner. La série n'a jamais su trouver sa direction, même s'il y avait de l'espoir avec le sixième épisode qui réunissait John, George et Ray autour 19185819_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091020_030905.jpgdes enquêtes. Ces deux épisodes ont prouvés que ce n'était qu'une illusion et que les scénaristes ne sont capables que d'une chose : s'éparpiller.

Je dois avouer que c'était sympathique, mas les enjeux n'étaient pas assez intéressants pour rendre tout ça inoubliable. J'ai trouvé George assez touchant dans son combat pour récupérer son ex-femme, Oliver Platt toujours aussi bon et Ray est bien sûr un atout comique indispensable. Mais la romance de John était insipide, et on est pas plus avancé après ces huits épisodes qu'au début de la série. Il y aura une deuxième saison, c'est confirmé. Je serais là, probablement, mais sans réel attente. J'espère alors que la série pourra me surprendre, en trouvant enfin un vrai ton, une direction, une manière de faire cohabiter ses personnages de manière cohérente. Et intéressante. En attendant, j'aurais passé un moment sympa à New York, vraiment bien filmé, mais c'est tout.

Bored to Death pourrait être tellement mieux... Ma frustration de la rentrée, sans aucun doute !

20.11.2009

Parks & Recreation 2x09

0000056095_20090402184710.jpg2x09 The Camel

Les horribles fresques racistes de la marie de Pawnee sont à chaque fois une source d'amusement efficace. Mais voir toute l'équipe de Leslie s'unir pour réaliser une nouvelle fresque et gagner un concourt d'art est particulièrement génial ! Chacun y va de sa fresque, de Tom et sa nouvelle passion pour les formes abstraites, à Ann et son collage de chiots. Chaque personnage est mis en valeur, même Mark, que je supporte de plus en plus ! Au passage, Donna et Jerry sont intégré pour de bon dans le cast. Ce pauvre Jerry... Leslie est géniale en meneuse pleine d'enthousiasme, et un bon paquet de répliques géniales sont délivrés sur le chemin qui les ménera immanquablement à la défaite (malgré le subtil moonwalk de Michael Jackson menant Jesus Kinnear vers la fabrique de pain enflammé...!).

Porté par mes deux personnages favoris et deux comédiens parfaits dans leur rôle, l'intrigue secondaire est excellente, malgré une idée très légère : Ron a un orgasme lorsqu'Andy lui cire les pompes ! Voir ces deux-là se donner la réplique était quelque chose que j'attendais depuis longtemps et j'espère qu'ils seront amenés à se recroiser ! Andy résume parfaitement son personnage avec cette réplique : "I have no idea what I'm doing, but I know I'm doing it really, well." !

Cet épisode ne mène donc nulle part mais est une belle occasion de ressouder l'équipe des Parks & Recreation et d'enchaîner les moments d'absurdes, les répliques qui tuent et de faire briller chacun des personnages !

Curb Your Enthusiasm 7x07

curb-your-enthusiasm_625x352.jpg7x07 The Black Swan

Voilà encore un modèle d'écriture et de drôlerie par le grand Larry David. Qui réussit à faire briller sa galerie de personnages et ses dialogues post-Woody Allen, à remettre en question bon nombre de conventions sociales et à faire s'enchaîner une suite vertigineuse de quiproquos autour du meurtre d'un cygne noir. C'est l'occasion de revoir Richard Kind dans le rôle du cousin Andy, ainsi que le père de Larry. L'occasion de rire beaucoup devant un épisode endiablée, parfaitement maitrisé.

Oui, décidément, cette septième saison est bien la plus réussi. It's pretty, pretty, pretty GOOD !

300

30rockNUP_136992_0029.jpg300

20 Juin 2008 - 20 Novembre 2009 = 300 articles !

C'est rien du tout mais c'est déjà pas mal.

J'ai failli abandonner ce blog plusieurs fois, par manque de temps.

Et puis ma passion pour les séries a été sans cesse renouveller.

Merci pour votre fidélité : DylanesqueTV, c'est désormais plus de 2000 visites par mois !

À suivre : la saison 3 d'HIMYM, de Mad Men, la saison 2 de FNL, le retour de Scrubs, de Breaking Bad...

Et la suite des chroniques actuelles !

N'hésitez pas à commenter tout ça !

Et pour fêter ça, un nouveau design, très bientôt...

18.11.2009

Community 1x09

33xga210.jpg1x09 Debate 109

"Debate 109" est probablement le meilleur épisode de Community pour le moment. Il prouve que la série n'est pas seulement capable de raconter des histoires drôles sur des personnages amusants, mais peut aussi inventer une nouvelle manière de raconter des histoires drôles. Vous me suivez ? L'inventivité du show, qui cache sa finesse derrière un rythme fou et des gags délirants, n'a mis que neuf épisodes à vraiment trouver sa forme. Ce n'est pas non plus Arrested Development, mais c'est bien innovant que la plupart des comédies à l'écran. Grâce au personnage d'Abed, on nous montre à quel point les personnages pourraient être prévisibles et devenir des caricatures d'eux-mêmes, pour mieux nous surprendre et renouveller sans cesse la dynamique entre les personnages.

Ce n'était pas quelque chose que l'on pouvait prévoir, mais le flirt entre Jeff et Annie fonctionne à merveille ! Allison Brie est vraiment ravissante et j'étais franchement beaucoup plus enthousiaste au sujet de ce couple, qu'avec celui qu'aurait pu former Jeff avec Britta ! Les scénaristes s'autorisent ce genre de rebondissement, de manière crédible, prenant le spectateur à contre-pied. Et tout cela grâce à une histoire de débat qui développe des arguments vraiment intéressants sur l'humain, avec drôlerie. Beaucoup plus qu'avec une voix-off (JD, Grey ou Marie Alice, prenez en de la graine !). Je ne sais pas si ce couple n'était l'affaire que d'un épisode, mais j'en redemande ! Surtout que le personnage de Jeff, qui commencait à m'énerver la semaine dernière, est remonté dans mon estime !

La storyline de Brita qui veut arrêter de fumer était plus anecdotique, mais faire intervenir Pierce pour des séances d'hypnose était le parfait moyen de me faire hurler de rire ! Chevy Chase a vraiment créer un personnage génial. Et comme je vous le disais, les petits films d'Abed sont une parfaite mise en abyme, qui joue sur l'auto-dérision et nous lance des flash-forwards haletants (le loup-garou !).

Je me sens vraiment bien à Greendale. Je sens qu'il y a encore plein d'endroits, de cours et d'étudiants à connaître. Je suis ravi que le professeur de philosophie soit toujours dans les parages. Je veux revoir l'équipe de basket gay. Et la mascotte !

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