Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/11/2010

Sons of Anarchy / Saison 1

Sons_of_Anarchy_Poster.jpgIl m'a fallu plus de deux ans pour m'y mettre et plus de deux mois pour visionner la première saison de Sons of Anarchy. Pourtant, les critiques sont bonnes et ce show lancé par FX en 2008 a tout pour me plaire. Mais justement, en regardant le pilote et les épisodes suivants, j'ai eu trop l'impression de voir un mélange d'autres séries. Un peu de The Shield, un zeste de Soprano, de bons acteurs et des personnages forts mais une mise en place trop laborieuse. Et puis à la moitié de saison, les choses ont commencé à vraiment prendre forme et à me passionner.

Je ne vais pas trop m'épancher sur une série que la plupart d'entre vous ont eu l'occasion de visionner. Le milieu des motards n'est pas forcément accrocheur à première vue mais il a le mérite d'être inexploré à la télévision et d'explorer des thèmes forcément passionnants : la camaraderie, la loyauté et la corruption. Des thèmes qui sont abordés en long et en large au long de ces treize épisodes. Parfois avec une facilité peu convaincante, parfois avec un vrai savoir-faire et un bon sens de l'intensité dramatique. C'est quand le show devient imprévisible et sait correctement utiliser sa longue galerie de personnages qu'il est le plus convaincant. C'est là que l'acteur principal peut enfin trouver ses marques et incarner un Jax convaincant. C'est là que l'on y croit et que l'on veut voir la suite.

Watch-Sons-Of-Anarchy-Season-3-Episode-1-Online-Season-3-Premiere.jpgDes personnages très forts, à commencer par Gemma, incarné par la révélation de la série : Katey Sagal. À mille lieux de son personnage de "Mariées deux enfants", elle incarne la Reine du gang avec un talent fou, volant les scènes de tout le monde et imposant un des personnages féminins les plus forts toutes séries confondus. Son duo avec Ron Perlman est aussi inattendu que réussi. Autour d'eux gravitent des seconds couteaux qui forment un gang tantôt attachant, tantôt effrayant, questionnant sans cesse la limite entre le bien et le mal. Le destin tragique d'Opie et sa famille, la coolitude de Bobby ou bien le regard perçant de Tig, mon préféré. On a également un beau portrait de femme avec Tara, même si sa romance avec Jax accuse des longueurs à la longue. On retiendra surtout l'apparition de Jay Karnes (éternel Dutch de The Shield) dans un rôle de psychopathe qui nous aura valu l'une des scènes les plus violentes de la saison.

La qualité du show, c'est de jamais n'être manichéen avec d'un côté le clan et de l'autre, les forces de l'ordres. Le personnage du flic corrompu est essentiel, ainsi que son jeune remplaçant, Hale, qui se montre un personnage intéressant au fil de la saison. Sans oublier la géniale Ally Walker, à contre-emploi dans le rôle d'un agent manipulateur qui veut coincer Clay et sa bande.  

Les trois derniers épisodes sont très bons, et annoncent une saison deux qui va semer la zizanie à l'intérieur du clan, entre le conservatisme de Clay et la fougue du jeune Jax, inspiré par son idéaliste de père. Malgré quelques maladresses, la première saison est de bonne facture et se montre très prometteuse pour la suite, que je vais regarder sans plus attendre.

Les commentaires sont fermés.