Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/01/2011

Sons of Anarchy 3x12

jax-riding-motorcycle-fx.jpg3x12 June Wedding

Maintenant que la page Irlandaise est tournée, les choses avancent à une vitesse folle.

De retour à Charming, il faut retrouver Tara. Après avoir passé une saison à la recherche d'Abel, l'infirmière est vite localisée et tout se termine en prise d'otages : Tara s'en sort, Salazar ne s'en sort pas et Hale se rapproche de son destin de futur maire de la ville, au grand désespoir de Unser qui pense sérieusement à la retraite, juste après s'être réconcilié avec le Club. Oui, tout ça en un épisode. Mais ce n'est pas tout. 

SONS-OF-ANARCHY-June-Wedding-2-550x442.jpgL'agent Stahl a également le temps de briller par sa sournoiserie et dans un geste de folie jouissif, elle sauve sa carrière et redonne sa liberté à Gemma. Il ne manque plus pour elle que d'attendre que Jax honore son deal. Le problème, c'est que Jimmy fait un deal avec les russes et que Jax pourrait bientôt aller en prison avec le reste de l'équipe. Là encore, de grandes avancées, des surprises et du suspense pour la suite. Parce que oui, il faut pas que Clay apprenne le deal entre Jax et Stahl et il faut trouver une solution pour pas aller en prison. Au moins, Jax et Tara se sont réconciliés et ça, c'est une bonne chose. 

C'est plus secondaire mais depuis le temps qu'on voulait le savoir : enfin la révélation du différend entre Tig et Kozik. Il s'agit d'un chien ! On ne sait pas vraiment les détails mais c'est très amusant et original ! En espérant tout de même que Kozik finira par rejoindre le club un jour ou l'autre, c'est un bon atout. 

Enfin, Opie fait sa demande en mariage. Un peu de tendresse dans ce monde de brutes. 

Beaucoup de choses trouvent leur conclusion dans cet épisode, qui se permet tout de même de relancer une folle tension pour le final. C'était donc un excellent épisode, très intense. Je sens que la suite risque d'être carrément explosive. Je l'espère en tout cas.  

30 Rock 5x11

normal_30rock511_300.jpg5x11 Mrs Donaghy

Qui aurait cru il y a un ou deux ans que les comédies NBC les plus réussis du jeudi soir seraient 30 Rock et Parks & Recreation plutôt que The Office (ou même Community, toujours géniale mais moins enthousiasmante) ? La première moitié de cinquième saison de 30 Rock a été un vrai régal et c'est avec plaisir qu'on retrouve la série toujours en grande forme pour sa reprise. 

Cet épisode mêle tout ce qui me plaît dans 30 Rock en mettant en avant la relation entre Jack et Liz et en saupoudrant le tout de grands moments d'absurdités et de répliques cultes. Car on apprend que durant la pause hivernale, Liz Lemon est devenue Liz Donaghy à cause d'une bourde lors du mariage de Jack et Avery. De quoi tourner en dérision toute les attentes des téléspectateurs quand à une romance entre les deux amis qui finissent par officiellement divorcer après avoir eu le droit à la liste de tous les qualités et les défauts de leur relation. Une intrigue qui ne s'essouffle jamais et m'a fait beaucoup, beaucoup rire. 

Le reste est beaucoup plus léger, mais c'est un vrai plaisir de voir Angie Jordan dans le rôle d'une stagiaire grande gueule. Je paierais cher pour avoir un spin-off "Queen of Jordan" ! Son mari vagabonde comme d'habitude en débitant des âneries (qui font mouche à chaque fois !) tandis que les scénaristes se souviennent (et assument complétement leur oubli) de Danny, et le couple avec Jenna pour former les parents de substitution de Kenneth. Intrigue prévisible mais tordante, surtout que Pete a pas mal de temps d'antenne et donc du temps pour briller ! Sans oublier Jonathan et le Dr.Spaceman !

30 Rock démarre donc 2011 avec l'un de ses épisodes les plus réussi ! 

00:00 Publié dans 30 Rock | Lien permanent | Commentaires (0)

30/01/2011

Parks & Recreation 3x02

ParksandRec3x02_0195.jpg3x02 The Flu

Une épidémie de grippe, l'organisation d'un festival communal et une nouvelle dynamique entre les personnages dans cet épisode sans faute !

Je sens que ce qui va le plus me plaire dans cette troisième saison, c'est la complicité et le respect mutuel qui grandit entre Leslie et Ben. Lorsque la première parvient à assurer une conférence malgré la grippe, l'admiration de Ben fait plaisir à voir ! Amy Phoelher (excellente lorsqu'elle délire à cause de la fièvre) et Adam Scott ont une belle alchimie à l'écran et deux personnages aussi différents qu'il forment une paire intéressante. L'arc de la saison avec le Harvest Festival est une idée très prometteuse car c'est l'occasion d'avoir quelque chose de vraiment inédit et de nouveaux personnages intéressants. Et la bonne nouvelle c'est que Chris et Ben semblent prêt à prolonger leur séjour !

ParksandRec3x02_0198.jpgChris, justement, est lui aussi un excellent atout. Je ne pensais pas que Rob Lowe serait autant à l'aise dans le registre comique et l'aspect "Monsieur Parfait" de son personnage est très drôle, toujours à la limite du too much. Le mieux avec son personnage, c'est qu'il permet enfin à Rashida Jones de nous montrer l'étendue de son talent comique, qui avait été un peu ramolli par sa romance en demi-teinte avec Mark, la saison dernière. Ici, Ann nous parle de pets, pète un câble et a une relation toujours amusante avec Chris. Sa dispute avec April est également un grand moment, où enfin les deux femmes s'affrontent pour de vrai, avec d'excellentes répliques.

D'ailleurs, les shippers Andy/April (dont je fais toujours parti !) apprécieront la visite à l'hôpital du cireur de chaussures ! Tout en shippant sur un nouveau couple, celui très masculin formé par Andy et Ron ! Le Swanson est toujours impeccable, découvrant les joies de l'amitié viril, confrontant son adoration du capitalisme à la naïveté d'Andy. Je pourrais voir ces deux là devenir copains sans jamais me lasser !

Pour compléter le tout, on a le droit à un Tom très drôle (même s'il est le seul à ne pas vraiment changer), à un Jerry victimisé et à des rires non stop du début à la fin. En bref, c'est un épisode parfait, qui donne un coup de vieux à The Office et s'impose déjà comme la valeur la plus sûre des jeudis soirs de NBC ! 

 

 

The Good Wife 2x11

HQ-Season-2-Photoshoot-Cary-Agos-the-good-wife-15081610-1469-2000.jpg2x11 Two Courts

Si l'épisode précédent brillait par sa concision, cet épisode est trop confus pour convaincre. La deuxième saison commence à jongler avec beaucoup trop d'enjeux. Lorsque c'est bien écrit, ça fonctionne, mais ici, c'est trop brouillon. 

On a du mal à s'intéresser au procès, surtout que le conflit entre Will et le juge est plutôt ridicule : comment un juge peut-il être subjectif à cause d'un match de basket ? C'est très peu crédible, tout comme le personnage du "chaman" qui lit dans l'esprit du jury. L'acteur est bon mais à quoi a servi sa prestation au juste ? La seule chose qui m'a plu dans ce procès, c'est de voir Alicia travailler "main dans la main" avec Will, et s'affirmer vraiment en jouant les bluffeuses devant le juge. Mais encore une fois, elle était tout de même en retrait la plupart de l'épisode. 

Avec Derrick Bond de retour, les magouilles s'éclaircissent. Si on a un peu de mal à croire au côté diabolique de Blake, on est heureux de revoir Will et Diane former une alliance. Si j'avais un peu envie de voir Diane monter sa propre firme, j'aime encore mieux le fait qu'elle complote avec son vieil allié et qu'elle entraîne Cary avec elle. Ce dernier était récemment retombé dans un aspect trop manichéen, et le revoir chez Lockhart Garner & Bond pourrait lui redonner plus d’intérêt (en espérant que sa rivalité avec Alicia ne soit pas un remake de la première saison). Au milieu de ce déballage un peu confus de machinations, Kalinda a tout de même l'occasion de briller et elle a un bel échange avec Will, on les sent tous les deux sincères, pour une fois.

J'adore Eli Gold, mais son intrigue était franchement inutile voire grotesque. On avait pas vu Chris Noth depuis longtemps mais il est ici mal utilisé dans une discours avec sa mère assez peu crédible, où Jackie change d'opinion comme de chemise en l'espace de deux scènes, offrant la victoire à Eli sur son rival. Et cette victoire, on aurait pu s'en passer, tant sa dernière scène sonne fausse, juste un prétexte pour nous montrer pour la millième fois le personnage dans ses excès d'humeurs. Une perte de temps.

"Two Courts" veut trop nous en dire et son récit est saturé de sous-intrigues peu réussis. Pourtant, je ne peux m'empêcher d'être enthousiaste pour la suite, pressé de voir comment vont se développer les différents complots mis en place. 

 

The Office 7x14

tumblr_lfq4or0Pw41qa2qato1_500.png7x14 The Seminar

Bon, je le dis d'emblée, l'épisode est très moyen, encore plus maladroit que le précédent. Mais on lui pardonne parce qu'on a le droit à une introduction inoubliable, culte, que l'on attendait depuis toujours.

Michael Scott et David Brent réuni. Alors on oublie toute les invraisemblances que ça peut vouloir dire et on savoure cette réunion au sommet de deux personnages emblématiques, de deux acteurs comiques qui ont chacun donné une vision différente d'un même personnage. Tout va très vite, mais c'est parfaitement millimétré, on a le droit à un parfait résumé de ce qui fait la particularité de la version britannique et américaine et on rigole tellement qu'il faut remettre au début et se la passer en boucle. La presse a annoncé que Will Ferrel (joie !) viendra assurer la transition vers la huitième saison. Si jamais Ricky Gervais accepte d'en être, je sauterais assurément de joie et j'ai comme l'impression que cette apparition de David Brent sonne comme une promesse. En tout cas, c'est un clin d'oeil très réussi !

tumblr_lfqr52nuFL1qa37peo1_500.pngLe passage de flambeau est également présent dans l'intrigue principal de l'épisode. Avec un Michael que l'on sait très douée pour les ventes qui est là pour donner à Andy la confiance qui lui manque. Je doute que le Nard Dog soit un concurrent sérieux à la succession de Michael mais la série étudie avec nous ses possibilités. Andy s'en sort bien et la petite leçon de Michael est bien vu. Mais l'intrigue peine sur la longueur et ne sait pas trop quoi faire de tout ses personnages si ce n'est renforcer les mêmes caricatures, faire durer le moindre gag (Kevin qui vomit était dur à regarder), et reproduire le petit cirque habituel. Seul Kelly m'a fait rire avec son "Business Bitch !". Creed à la limite. Mais c'était très mince. 

Les scénaristes profitent de ce séminaire pour nous continuer de développer la renaissance du couple Michael/Holly. Rien de nouveau, toujours une belle complicité, un côté doucement idiot avec des imitations et un Michael qui finit par en faire trop et se retrouve rejeté. Rien de nouveau et on commence à trouver le temps long. Mais Steve Carrel se donne à fond et il a toujours assez d'alchimie avec Amy Ryan pour que ce soit la meilleure partie de l'épisode (excepté l'intro, vous m'avez compris). 

Le passage concernant Erin et Gabe sert purement à préparer la réconciliation avec Andy. C'est dommage de donner le rôle du bouffon à Gabe alors qu'il a plus de potentiel (sa référence à Slumdog Millionaire était amusante). Mais bon, au moins, Oscar a eu le droit à quelque chose de réussi et Pam avait elle aussi quelque chose à faire. 

Quand à Jim et bien... Et bien il a eu le droit à l'une des intrigues les plus inutiles de toute la série. Il passe son temps à ne rien foutre et quand il réapparaît, c'est juste pour une blague aussitôt commencé qu'elle se termine et laisse perplexe. Non, vraiment, je vois pas à quoi ça a servi à part de bouche-trou. Je comprends que John Krasinski tourne des films et a peu de temps à accorder à la série mais dans ce cas, mieux vaut lui offrir quelques jours de congés plutôt que ce genre d'intrigue insignifiante et sans saveur. 

Bon, Steve Carrel part bientôt, il va falloir remonter le niveau chers scénaristes. En tout cas, merci pour nous avoir offert la scène que j'attendais depuis toujours et surtout, de l'avoir réussi haut la main, en toute simplicité. Et j'emmerde NBC pour avoir tout ruiné en spoilant tout le monde depuis une semaine car je suis sûr que l'effet de surprise aurait encore mieux fonctionner...

00:04 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2011

John Adams [mini-série]

JohnAdamsHBO.jpgSi Band Of Brothers reste celle auquel je suis le plus attachée, John Adams est peut-être bien la plus belle mini-série que j'ai pu voir. Produite par HBO en 2008, il s'agit d'une biographie d'un des pères fondateurs des Etats-Unis, que nous suivons durant sept épisodes, de ses premiers fait d'armes politiques jusqu'à sa mort. Je suis passionné d'histoire et de politique, et comme il s'agissait d'une période qui m'est un peu méconnue, j'ai savouré la leçon avec un vrai plaisir. Car avant d'être une fresque historique, John Adams est une aventure humaine porté par un casting et travail d'écriture et de réalisation exemplaires. 

Inspiré par un ouvrage de l'historien David McCullough, le récit s'intéresse donc à l'un des Pères Fondateurs les moins connus, mais finalement l'un des plus importants. Un personnage parfait pour raconter à la fois la naissance des Etats-Unis et le destin d'un grand homme du 18ème siècle. La série commence sur le proçès du massacre de Boston, où Adam a défendu les soldats anglais alors que le vent de la révolution commençait à souffler. D'emblée, nous sommes plongé dans le passé, grâce à une reconstitution impeccable des décors, des costumes, dans une Amérique en devenir. Le second épisode est un tour de force, qui en une heure et demie, nous raconte depuis les coulisses comment s'est négocié la Déclaration d'Indépendance, avec l'apparition de figures comme George Washington, Thomas Jefferson ou Benjamin Franklin. Nous suivons ensuite les missions diplomatiques d'Adams, son grand voyage en Europe, ses séjours à Versailles et à Londres, jusqu'à son retour au pays, où il est nommé Vice-Président du premier Président des Etats-Unis. Le sixième épisode s'intéresse à son propre mandat de Président, où il tente malgré son impopularité et son conflit avec Jefferson de maintenir la paix avec la France. Et la série se termine sur ses derniers jours dans sa ferme familiale où il voit tout ses êtres chers mourir, avant de rendre lui-même son dernier souffle. Voilà pour le résumé. 

john_adams_hbo_image_paul_giamatti__5_.jpgEn compagnie d'Adams, nous voyageons donc à travers cinq décennies majeures et nous pouvons voir l'évolution d'une jeune nation et le parcours d'un homme toujours en proie aux doutes. Paul Giamatti est parfait dans ce rôle, donnant tour à tour l'image d'un érudit géniale et d'un homme impulsif et mal dans sa peau. Mais comme tout grand homme, il est constamment guidé par une grande femme : Abigail Adams, interprêté par la toujours grandiose Laura Linney, qui est une femme aimante qui accompagnera son mari dans tout ses combats, avec force et intelligence, relançant sans cesse sa passion pour la cause politique et familiale. Chaque épisode prend en effet autant soin de nous dépeindre le travail d'Adams que les agissements de sa famille, et pas n'importe quel famille car son fils aîné deviendra lui-même Président. Et chaque dimension est passionnante : on est d'emblée captivé par cet homme qui marche dans la neige au milieu des révolutionnaires, par cette boule d'énergie qui va mener des discussions enflammés au Congrès. On rencontre le Roi Louis XVI et les derniers jours de la monarchie française, on se retrouve mis en quarantaine dans une petite chambre hollandaise où Adams tombe malade, on se retrouve dans la soute d'un navire qui combat les anglais, et l'on pénètre pour la première fois dans une Maison Blanche en construction, sombre et poussiéreuse. On découvre surtout une facette nouvelle de figures historiques dont le temps à moduler l'image. En d'autres termes, la série parvient à être passionnante du début à la fin. 

Et je ne sais pas ce que j'ai le plus aimer. La leçon d'histoire aussi accessible que complète qui permet des parallèles constants avec l'actualité politique, ou les tourments humains souvent bouleversants des premiers américains. J'avais souvent le souffle coupé devant la réalisation étourdissante, devant le jeu poignants des acteurs et cette musique envoûtante qui reste à l'esprit. J'aime les grandes histoires où l'on peut voir un homme changer son temps et changer avec son temps, le voir vieillir, voir sa dentition pourrir et ses forces le quitter. John Adams meurt à 90 ans, le même jour que son ami et rival Jefferson, le même jour que les 50 ans de la Déclaration d'Indépendance. Et c'est l'épisode final qui est mon favori, celui devant lequel je n'ai pas pu retenir mes larmes. Il propose un rythme ralenti, une sorte de méditation, et un questionnement sur la mort et la postérité. On y oublie que l'on a affaire à des personnages historiques et l'on se retrouve émue par des personnages profondément humains. "Peacefield" est peut-être l'un des plus beaux épisodes de séries que j'ai pu voir. 

Et John Adams est un chef d'oeuvre de télévision, ce qu'elle peut nous offrir de mieux au niveau intellectuel, émotionnel et visuel. 

 

 

 

08:30 Publié dans John Adams | Lien permanent | Commentaires (2)

28/01/2011

Community 2x12

2x12 Asian Population Studies

Pour sa reprise, Community nous offre un épisode où l'évolution et les émotions des personnages sont pris au sérieux. Ce genre d'épisode a fonctionné en début de saison, tout autant que les parodies géantes ou les expériences télévisuelles. Sauf que là, c'est un peu trop léger et décevant. 

Pourtant, c'est une bonne idée de chercher un nouveau membre au groupe d'étude. Le problème, c'est les candidats. Chang m'a beaucoup fait rire l'an dernier, car je pense qu'il s'agit d'un personnage qui fonctionne par petites doses, lorsqu'il peut se permettre d'apparaître de manière surprenante pour insulter tout le monde. Mais depuis qu'il est devenu étudiant, les scénaristes ne savent plus trop quoi faire de lui et on réalise en voyant cet épisode que le voir rejoindre le groupe ne serait pas forcément une bonne idée. Le personnage manque de nuances et n'est efficace que dans ses petites apparitions (comme lorsqu'il se cache en haut d'une étagère). Quand à Rich, il n'a pas vraiment de ressort comique et sa querelle avec Jeff est trop secondaire pour que l'on se sente vraiment concerné par sa résolution. 

D'ailleurs, même si j'aime bien voir la série prendre à contre-courant les clichés romantiques, j'aurais presque souhaité voir Jeff dévoiler son amour à Annie lorsqu'il court sous la pluie. Parce que j'aime leur alchimie mais je trouve que les voir se tourner autour aussi longtemps devient presque un problème. Un remake différent mais tout aussi maladroit que celui du couple Jeff/Britta en première saison. Il ne faut pas trop que ça traîne ou ça pourrait devenir agaçant. 

L'intrigue de Shirley était finalement la plus réussie. Même si ce n'est pas très aboutie (on ne sait pas qui est le père de l'enfant au final) le discours de son ex-mari est émouvant. Un peu d'authenticité fait toujours du bien à la série, surtout lorsque c'est contrebalancé par un peu d'humour, comme Troy qui tente de découvrir maladroitement la vérité sur Halloween ! 

Sinon, on a Pierce égal à lui-même, c'est à dire poussif et fatiguant, un Abed en petite forme et une Britta très en retrait. Le seul personnage secondaire qui m'a fait rire est le professeur Duncan. 

Maladroit donc, surtout qu'au final, l'inclusion de Chang dans le groupe n'est pas vraiment clair et que l'épisode passe le plus clair de son temps à trouver son véritable sujet : un nouveau membre dans le groupe, la relation Jeff/Annie, la grossesse de Shirley ? J'attends quelque chose de plus solide de la part de la série. 

08:20 Publié dans Community | Lien permanent | Commentaires (0)

27/01/2011

Cougar Town / 1x13 à 1x18

cougar-town-4.jpgAlors la bonne chose c'est que le show a enfin trouvé son rythme de croisière sans pour autant s'enfermer dans un schéma prévisible. Bien sûr, la construction des épisodes est toujours très similaire à celle de Scrubs et le mélange doux-amer, quand il est mal dosé, est toujours un peu agaçant. Mais j'admire l'énergie du show, ses répliques bien senties et son cast étrangement attachant. 

Au fil des épisodes, on découvre les personnages, leur passé, leur famille et les scénaristes ne semblent pas à court d'idées. La seule chose vraiment prévisible pour l'instant est la romance entre Jules et Grayson. Tout les efforts pour rendre ce dernier plus sociable (et moins Cox 2.0.) mènent inévitablement à une romance, et sûrement en fin de saison. En attendant, les scénaristes continuent d'exploiter une Jules célibataire assez fun, et ils parviennent, à renfort de second degré, à faire nous faire digérer tout ses beaux discours sur la vie. Bill Lawrence doit avoir un paquet de morale en réserve, avec tout ce qu'il nous a refourgué dans Scrubs, il parvient encore à recycler ces mêmes tirades qui englobent chaque intrigue et concluent chaque épisode. Ah et je ne supporte toujours pas Bobby, chacune de ses histoires me gonflent terriblement. 

Busy-Philipps-as-Laurie-cougar-town-7820429-1917-2560.jpgUn truc vraiment sympa par contre, c'est toujours les scènes de groupe et le fait que le vin coule à flots. Oui, tout le monde boit énormément et dans une ambiance décontracté, ce qui rend les choses un peu plus excitantes. Un bon point également pour Laurie et Travis, toujours mes personnages favoris tandis qu'Ellie et Andy se montrent plus irrégulier niveau humour, tantôt amusants, tantôt redondants. Des running jokes commencent à voir le jour (le Penny Can pour n'en citer qu'un), des personnages secondaires s'affirment (Barb ou bien le voisin pervers) et le décor est bien posé, même s'il s'agit d'un classique des sitcoms : deux maisons, un bar et un lieu original (ici, le bateau de Bobby). 

Donc en bref, le show est bien installé, se regarde avec plaisir, fait mouche à l'occasion et au bout de dix-huit épisodes, je me suis fait une raison concernant ses quelques tics que je supporte avec le temps. À part peut-être la musique qui, tout comme les rires enregistrés dans un sitcom traditionnelle, agacent autant qu'ils te font te demander si sans eux, on rirait autant.  

26/01/2011

Terriers 1x03

Terriers-Ep103_Hank-Britt-plan-job_062_jpg_627x325_crop_upscale_q85.jpg1x03 Change Partners

Si je mets deux mois entre le visionnage de chaque épisode, ce n'est pas par manque d'envie, c'est que j'attends la publication des sous titres français pour pouvoir profiter au mieux de la série. Et oui, c'est triste, depuis la dernière fois que j'en ai parlé, Terriers a été annulée au terme d'une première saison de treize épisode. Mauvaise communication, coup bas de la part de FX, chacun verra dans cette mauvaise nouvelle ce qu'il voudra. Moi, je décide tout de même de savourer cette unique saison que les critiques adorent. 

Et pour le moment, c'est toujours aussi intéressant. La série propose des choses que je n'avait jamais vu auparavant à la télévision. C'est original, frais et toujours surprenant. "Change Partners" commence de manière tranquille avec le duo (que l'on adore déjà) en train de se balancer des vannes et de trouver des combines pour avoir du boulot et de l'argent. Mais lorsque Hank décide d'enquêter sur la femme d'un homme masochiste et que Britt est harcelé par un ancien pote cambrioleur, le récit est lancé et passionne. Avec une réalisation sobre et des acteurs plein de charme, on passe un bon moment et on ne sait jamais à quoi s'attendre. Alors que le couple de Britt aurait pu être sous tension, les scénaristes décident de le renforcer et de développer par la même occasion un personnage au passé plus sombre que sa légereté d'aujourd'hui laisse transparaître. Quand à Hank, il a une chouette intrigue avec la femme de son banquier (interprêté par la toujours charmante Olivia Williams, que j'avais pas vu depuis le génial "Rushmore") et la scène finale est aussi belle qu'effrayante, promettant pas mal d'action pour la suite. 

Je ne vais donc pas me laisser abattre par l'annulation et continuer de savourer cette série envoûtante, qui propose quelque chose d'unique sans aucune prétention. 

02:15 Publié dans Terriers | Lien permanent | Commentaires (2)

25/01/2011

Parenthood 2x13

2x13-Opening-Night-Promotional-Photos-parenthood-2010-tv-series-18263067-600-400.jpg2x13 Opening Night

J'admire les scénaristes pour parvenir à bâtir toute la construction dramatique d'un épisode sur la colère d'une adolescente incomprise par ses parents et sur le rôle d'un gamin de six ans dans la comédie musicale de son école. Je les admire parce que c'est très réussi et qu'il s'agit d'un épisode où chaque personnage est correctement utilisé. 

Je ne pensais pas que la tension entre Haddie et ses parents allait durer aussi longtemps ou prendre ces proportions. On a rarement vu le personnage s'affirmer autant et même si j'ai trouvé que c'était parfois un peu too much, sa colère est légitime. Elle permet de nous montrer de nouveau Adam et Kristina en parents pas toujours parfaits, et le déménagement de la jeune fille peut avoir des répercussions importante sur la bonne entente des Braverman. En effet, on peut avoir un beau conflit entre Kristina et sa belle-mère ou entre Adam et son père, et également une belle solidarité entre Haddie et Amber. Des combinaisons qui fonctionnent et promettent d'explorer de nouvelles choses pour la suite. Mon seul regret, c'est qu'Alex soit tout de même un peu trop parfait pour être vrai. 

Les efforts de Crosby pour que son fils prenne du plaisir sur scène sont adorables à regarder. Parce qu'en plus de nous montrer de manière très réaliste l'univers des productions scolaires, cette intrigue nous montre les balbutiements de Jasmine et Crosby en tant que parents débutants, qui se mettent enfin à former une vraie équipe. De plus, la prestation de Sidney est très amusante !

L'intrigue de Sarah et Drew apporte une touche d'humour, tout comme les interventions de Zeek en grand-père old school. Et derrière la legereté, il y a une réflexion intéressante sur une mère qui veut, pour une fois, offrir de la facilité à ses enfants qui en ont déjà pas mal bavé.

Avec cet épisode, tout se joue comme toujours dans la nuance et on en ressort encore plus amoureux de ces personnages. Espérons que l'accent dramatique final soit géré avec délicatesse par la suite. 

08:30 Publié dans Parenthood | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2011

Modern Family 2x13

95423ff6ff02c8dcee786924799c6bb7_pvt.jpg2x13 Caught In the Act

Un épisode de bonne facture avec tout les éléments de la sitcom traditionnel : le quiproquos, les rebondissements, les gags visuelles et la morale familiale. 

C'est en tout cas une bonne idée de mettre en avant la réaction des enfants Dunphy qui viennent de surprendre leurs parents au lit. Ils sont très drôle, en particulier Luke et son nouveau briquet. La réaction de Phil et Claire est plus convenue et c'est surtout lorsque Jay et Gloria débarquent que l'on rigole un peu, parce que le quiproquos est quand même bien entretenu. Lourd certes, mais bien exploité. En espérant un épisode où quelqu'un surprend Gloria sous la douche (désolé pour ce fantasme bas de gamme). 

L'intrigue de Cam et Mitchell est comme d'habitude un concentré de gaffes, d'excentricités et de bonnes répliques, et c'est drôle parce que ces deux là sont toujours plus ou moins drôles, mais c'est poussif parce qu'ils mériteraient d'avoir quelque chose de nouveau à faire. 

M'enfin je n'ai pas vu le temps passer et j'ai souri plus d'une fois alors la mission de l'épisode est accomplie. 

Sons of Anarchy 3x11

tvlia.com.files.2010.09.Sons-Of-Anarchy-Season-3-Promo-Poster-ART-FAN-by-raven212.jpg3x11 Bainne

L'intrigue irlandaise trouve sa conclusion dans cet épisode excellent du début à la fin. 

J'avais moi aussi les larmes aux yeux lorsque Jax décide d'abandonner son enfant à une vie meilleure. Une scène très belle, réalisé avec poésie par Adam Arkin (oui, Zobelle est derrière la caméra cette année). Je pensais que c'était la fin de la quête des Sons en Irlande, mais non. Il a ensuite fallu que Jimmy fasse des siennes, tue les parents adoptifs, et échange Abel contre sa liberté. Tout cela dans un enchaînement parfait, où on a eu l'occasion de voir Gemma pointer un flingue contre un bébé et Charlie Hunman nous montrer qu'il avait tout de même un vrai talent d'acteur. Il a en tout cas su faire passer beaucoup d'émotion et si les retrouvailles avec Abel sont finalement joyeuses, la nouvelle venue de Charming semble promettre de nouveaux ennuis. 

SONS-OF-ANARCHY-Bainne-2.jpgEn effet, Tara joue les héroïnes et si elle sauve la vie de sa patronne, elle risque d'y laisser la sienne. Elle est-elle morte ? Je ne vois vraiment pas d'issue pour elle, seule face à un Salazar fou de rage. En attendant, Stahl a pu jouer de ses talents de manipulation, Tig a poussé ses coups de gueules habituelles et Unser est enfin revenu du côté des Sons. 

Paula Malcomsom a été merveilleuse dans cet épisode et si c'est vraiment la fin du périple irlandais, elle va me manquer. Tout comme l'ambiance et la musique. 

Mais il faut retourner à Charming où les deux derniers épisodes promettent pas mal de rebondissements. Je ne sais pas à quoi m'attendre et c'est exactement pour ça que je regarde la série avec toujours autant de plaisir.