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31/01/2012

Parks & Recreation 4x13

4x13 Bowling For Votes

À partir du moment où Leslie et son équipe débarquent au bowling, je savais qu'on aurait le droit à un festival Ron Swanson. Je ne m'étais pas trompé : rien que son sourire face au stand de hot-dogs est une raison suffisante pour adorer l'épisode. Sa partie avec Tom ("Tickey Tickey Tom Tom") et Ann (ou plutôt "Girl") est à l'image de cet épisode : fun et classique ! 

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Classique dans le bon sens du terme, c'est à dire fidèle aux personnages et solide. On connaît bien Leslie et tous ses caprices pour tenter de convaincre un potentiel votant qu'elle est une candidate cool et détendue sont à la fois prévisibles et savoureux. Son petit jeu ravira à la fois ceux qui sont passionnés par la campagne politique et les shippers de son couple avec Ben. Comme je fait partie des deux catégories, j'étais ravi. Son discours final qui valorise sa franchise me fait aimer encore plus Leslie alors que je n'aurais cru pouvoir autant aimer un personnage de fiction. Parce que justement, on la connaît très bien mais elle peut encore nous surprendre. C'est la force des personnages de Parks & Rec. 

Comme April. Je me plaignais la semaine dernière du manque de consistance d'April cette saison, de la manière dont elle s'efface un peu trop derrière son idiot de mari. Les scénaristes lisent mon blog, c'est bien connu, et ont décidés de retourner l'épisode en vitesse pour me faire plaisir en donnant à Aubrey Plaza une intrigue digne de ce nom. Non seulement on s'amuse bien devant ce concours téléphonique organisé par Jerry pour recueillir des dons pour la campagne, mais c'est aussi l'occasion de revisiter la face un peu moins cynique d'April, lorsque celle-ci fait un effort pour réconforter Chris (le pauvre vient de se faire plaquer par Milicent). Cette intrigue secondaire donne à chacun l'occasion de briller, et prouve de nouveau que Champion est une excellente addition au cast. Voir un grand dadais comme Andy se trimballer avec un chien à trois pattes risque encore de me faire marrer pendant longtemps !

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Cet épisode est un modèle pour la suite de la campagne et pour la manière dont chaque personnage devrait être utiliser, à mon humble avis. Et il n'oublie pas d'être très drôle... 

La sagesse de Ron Swanson : "When I eat it is the food that is scared."


30/01/2012

The Good Wife 3x08

critique[1109].jpg3x08 Here Comes Santa

Un épisode clairement divisé en trois parties : du drama judiciaire, de la romance et du politique fun. Alors forcément, il est un peu inégal et maladroit, mais tout de même vachement divertissant. 

Bien que déjà vu dans la série, le principe du compte à rebours autour d'un condamné à la peine de mort est l'occasion d'avoir une affaire pleine de tension et d'émotion, où chaque personnage remet en cause ses principes et son éthique. Et cette intrigue avait tout pour plaire, menée par une Alicia en plein conflit intérieur, une Diane qui n'hésite pas à faire mentir une famille toute entière (et un prêtre incarné par le Papy Salazar de Breaking Bad !) ainsi que le vraiment sympathique adjoint Justin Coyne. Seulement, les scénaristes se sont plantés sur un point majeur : le détenu en question est une grosse caricature de bad guy qui ridiculise toute les subtilités des questionnements qui entourent sa mort prochaine. C'est toujours assez prenant à regarder mais la scène finale est tellement pataude, cartoonesque que l'on a envie de rire là où l'on aurait dû être surpris ou ému. 

a_560x375.jpgPendant ce temps, c'est la fête au bureau du procureur, où Cary s'amuse avec ses deux fantasmes ethniques (c'est lui qui le dit, pas moi !) tandis que Peter est sûrement occupé à chercher des saloperies concernant Will, le monsieur qui lui a piqué sa femme. Là encore, faudra repasser pour la finesse d'écriture. Encore une fois, on nous montre que c'est pas facile pour Kalinda de jongler entre son petit jeu d'enquêtrice et ses véritables sentiments. Les shippers se réjouiront de leur baiser, les autres commenceront à être fatigué d'une Kalinda qui tourne en rond. Quand à Diana, elle manque pour l'instant de consistance pour que l'on s'y intéresse vraiment. 

Si le reste avait été un peu plus solide, j'aurais sûrement bien ri devant l'intrigue politique décalée où Eli protège un candidat pris en flagrant délit de gâterie avec le Père Noël (d'où le titre de l'épisode, lui aussi très poétique). Mais c'était carrément too much quand on l'additionne à toutes les maladresses précédentes et à une énième romance, cette fois entre la fille d'Eli et Zach. La seule scène qui m'a fait ouvertement marrer, c'est celle où Jackie affronte un Mac et perd le combat. 

Bien que l'on ne s'ennuie pas en le regardant, cet épisode pêche par son manque flagrant de subtilité, ce qui est peu habituel dans The Good Wife. 

29/01/2012

Justified 3x02

3x02 Cut Ties

Comme le montrait le season premiere, il faut un paquet de nouveaux personnages haut en couleurs pou remplacer le vide laissé par Mags Bennett. Et cette semaine, on a le droit à Carla Gugino dans le rôle d'une ancienne collègue de Raylan qui vient prêter main forte aux marshalls du Kentucky, ainsi qu'à la première apparition de Mykelti Williamson, dans le rôle du Grand Méchant #2, un Limehouse qui n'apparaît que lors d'une scène finale saisissante. Tandis que Karen est un atout charme qui nous en apprend plus sur le passé de Raylan à Miami, Limehouse est une menace qui n'est pas sans rappeler, avec son sens de la tradition et des monologues qui font froid dans le dos, une Mags Bennett avec ses pots de cidre. Si on se doutait que l'escapade en prison de Boyd allait lui permettre d'exploiter le pathétique Dickie (même si j'ai eu peur pour la peau de celui-ci), on a hâte de savoir comment notre hors-la-loi favori va s'y prendre pour s'attaquer à cet espèce de "cartel" old school...

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Mais puisqu'on est encore en début de saison, on a surtout le droit à une intrigue indépendante maitrisée du début à la fin, qui tient en haleine et nous montre une nouvelle facette de ce bon vieux Art. Je l'avais déjà dit l'an dernier, après avoir visionnné l'excellent "Blaze of Glory" : je crois que Art est mon personnage favori. Non seulement il récupère toute les meilleurs répliques, mais il est le seul à pouvoir tenir tête à Raylan au niveau du flegme et de la répartie. Leur relation est la plus drôle et touchante de l'ensemble. Là, on réalise que Art n'est pas qu'un excellent patron, il est également plein de ressources sur le terrain. Face à un homme qui a tué l'un de ses vieux amis pour une poignée de dollars, Art est prêt à tout et la scène où il explique comment il pourrait tuer Poe et maquiller la scène du crime est la plus géniale de l'épisode (et pourtant, il y a de la compétition cette semaine). À noter que Frank John Hughes rejoint la longue liste des acteurs de Band of Brothers a apparaître dans Justified. Pour le prochain, j'aimerais bien Ron Livingston ou Scott Grimes (parce que Damian Lewis est déjà bien occupé j'imagine...). 

En deux épisodes, les scénaristes sont arrivés à nous raconter une histoire complète très solide, à introduire trois nouveaux personnages charismatiques et à relancer des intrigues passionnantes pour le reste de la saison. Si, comme d'habitude, la qualité monte crescendo, on risque d'atteindre des sommets car la barre est déjà placée bien haute. 

11:50 Publié dans Justified | Lien permanent | Commentaires (2)

27/01/2012

30 Rock 6x02/6x03

6x02/6x03 Idiots Are People Two & Three!

Quand Tracy Morgan a une nouvelle fois indigné la communauté gay lors d'une tirade doucement débile l'été dernier et que Tina Fey a pris sa défense, on savait bien que tout cela allait finir dans 30 Rock. Et c'est dès le début de saison que débute la parade des idiots et la satire du politiquement-correct. Sauf que malgré le titre de ce double épisode, quelques répliques bien sentis et une Denise Richards championne de l'auto-dérision, tout cela n'est exploité qu'en arrière-plan. Une toile de fond qui aurait mérité d'être plus mise en avant que la vie amoureuse de Liz, à mon avis...

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Parce que la vie amoureuse des personnages a trop souvent été la faiblesse du show. Si les saisons 3 et 4 sont aussi médiocres, c'est en partie car elles convoquent un tas de guest-star (de Julianne Moore à Jon Hamm en passant par Salma Hayke) simplement pour nous répéter toujours les mêmes histoires d'amour maudits concernant soit Jack, soit Liz, soit les deux en même temps. Si le season premiere m'avait plutôt convaincu de voir Liz sous un jour nouveau, j'ai de nouveau peur que cette romance avec Criss soit une nouvelle excuse pour nous rabâcher toujours la même chose en oubliant de nous faire rire. James Marsden est cool mais sa présence vole pour l'instant le temps d'antenne à l'absurdité et la satire, qui sont plus passionnants et drôles (en tout cas dans 30 Rock) que la vie privée des protagonistes. 

J'ai donc préféré le nouvel affrontement entre Jack et son archi-nemesis, Devon Banks. Comme je ne regarde pas Up All Night et que la deuxième saison de Todd Margaret n'est pas aussi satisfaisante que la première, j'étais en manque d'un Will Arnett amusant. Aussi courte qu'elle était, cette intrigue était parsemé de répliques jouissives et porté par un Alec Baldwin en pleine forme. 

Et aussi crispante qu'elle pouvait paraître dans la première partie de l'épisode, l'association maléfique formé par Jenna et Kenneth devient un summum de joyeuse absurdité dès que Kelsey Grammer apparaît. Le club des meilleurs amis fait mouche et les vignettes finales où Grammer est en roue libre m'ont bien fait rire. Suite au succès critique de Boss, l'acteur est enfin revenu sur le devant de la scène et il nous rappelle que c'est dans la comédie qu'il se démerde le mieux. 30 Rock l'exploite à merveille dans cette intrigue foutrement étrange et décalée. 

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Etirer de pseudos-intrigues sur un double épisode n'était peut-être pas justifiée, mais au-delà de la maladresse de l'ensemble, la double dose de bonnes répliques m'a suffi.

17:46 Publié dans 30 Rock | Lien permanent | Commentaires (0)

26/01/2012

Hip-Hop Pawnee!

Quand une série lance une telle vague de créativité sur le net, c'est qu'elle est en forme. Des sites entiers sont dédiés à Parks & Rec, et aux habituelles fanfictions, montages, graphismes, etc... Je peux passer mes journées à les admirer tellement c'est bien souvent inspiré. Mais aujourd'hui, je suis tombé sur le truc le plus dingue imaginé par un fan : un EP composé de 3 morceaux hip-hop inspiré par Leslie Knope, Ron Swanson et Tom Haverford. Et c'est vachement bien. Alors je partage...

Parks & Recreation 4x12

4x12 Campaign Ad

Au départ, j'étais enchanté d'apprendre que Paul Rudd allait jouer l'opposant de Leslie dans sa course au conseil municipal. Depuis qu'il a volé la vedette à tout le monde dans Friends, je suis avec intérêt le parcours de l'acteur. Du coup, je suis plutôt déçu de voir le personnage d'abruti complet que lui ont réservés les scénaristes de Parks & Rec. Je ne pense pas qu'opposer Leslie à un fils à papa aussi caricatural et idiot sera très stimulant ou véritablement intéressant. Parce qu'à moins que Bobby Newport ne gagne en nuances par la suite (ce qui va être dur puisque Rudd n'a signé que pour quatre apparitions), je vois mal comment Leslie peut échouer et quand on se doute de sa résolution, une campagne politique est forcément moins passionnante. Surtout que l'on a déjà vu les méthodes de la famille Newport (cf 2x15 "Sweetums") et que leur manipulation de la vérité et des masses était bien plus solide et satirique que la bêtise pure et dure de ce fils caché qui sort d'on ne sait où. S'il n'était pas joué par Paul Rudd, je serais encore plus sévère et inquiet concernant la suite. 

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Heureusement, "Campagn Aid" ne fait pas que nous présenter un adversaire insipide. Il s'en sert également pour nous montrer un dilemne nécessaire pour Leslie : va-t-elle devoir changer sa nature pour pouvoir réaliser son rêve ? Nouveau chef de campagne, Ben lui fait réaliser qu'elle ne peut pas être la Leslie Knope adorable et aimante pour réussir, qu'il va falloir s'endurcir et faire quelques coups bas au passage. Leur pub final est un excellent compromis, qui utilise très bien la Leslie que l'on connaît et la Leslie en devenir, influencée par Ben, celui qui a pris une place importante dans sa vie personnelle et professionnelle. Et je passe en général un excellent moment dans le Q.G. de campagne en compagnie d'une Ann qui a retrouvé sa place et un Tom sympathique (quoi qu'étrangement en retrait dans un épisode consacré à la communication visuelle). Et j'ai encore espoir pour la campagne, elle ne fait que commencer. Il est juste dommage que le candidat adverse soit écrit à la louche, sans véritable cohérence ou consistence. 

Surtout que niveau bêtise, on est déjà bien servi par l'intrigue d'April et Andy. Si Chris Pratt excelle toujours dans les cascades et la gentille bouffonnerie, il est dommage de voir qu'il contamine une April qui se transforme peu à peu en Andy 2.0. C'est normal de la voir perdre un peu de son cynisme en compagnie de son mari, c'est une émulation naturel. Mais je ne veux pas qu'elle devienne aussi idiote que lui. La tournée des hôpitals était too much.

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Quand au duo Ron/Chris, il fonctionne plutôt bien dans une sous-intrigue un peu trop en pilotage automatique. Après avoir aidé Ben la semaine dernière, Chris semble avoir besoin de compagnie lui aussi. Et comme on le sait tous, Ron est la personne idéale pour tous ceux qui recherchent de la chaleur humaine. Il s'avère qu'une promotion est dans l'air et connaissant l'amour de Ron pour le changement, je doute qu'il soit le candidat idéal. Alors en attendant, c'était assez convenu.

Bien que j'ai ri à plusieurs reprises et que l'évolution de Leslie sous l'influence de Ben soit bien gérée, je suis plutôt déçu par l'arrivée de Paul Rudd, pourtant prometteuse. Et par cet épisode inégale, qui jongle entre ces différentes intrigues avec une maladresse que l'on voit rarement dans la série.  

25/01/2012

The Good Wife 3x07

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Une affaire judiciaire forte et des intrigues secondaires inégales qui servent surtout à faire de la mise en place. 

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Avant de visionner cet épisode, je n'avais jamais entendu parler de ce décret qui permet, sous pretexte de lutter contre toute forme de terrorisme, d'anéantir le secret professionnel entre un avocat et son client. Mais comme souvent, je me suis laissé emporté par un récit fluide et porté par un cast exemplaire. Bob Balaban est parfait dans le rôle du fonctionnaire au visage amical qui doit pourtant accomplir son travail de manière méthodique et c'était un plaisir de retrouver Carrie Preston dans le rôle de la faussement idiote et terriblement rusé Elsbeth Tascioni (qui avait soutenu Peter lors de la première saison, pour ceux qui l'ont oubliés). L'affaire navigue entre rebondissements et fatalisme : Diane lutte en vain contre les restes de l'administration Bush, Alicia navigue dans un univers qu'elle ne maîtrise pas plus que nous et Childs est de retour pour enfoncer le couteau dans la plaie. Enfin une affaire judiciaire rondement menée et novatrice dans une saison qui commençait à manquer d'idées neuves. 

Comme The Good Wife parvient toujours à injecter un million de mini-intrigues autour de son affaire principale, on s'intéresse cette fois au passé de Will. Enfin, c'est surtout Peter qui s'y intéresse et charge Cary de fouiller dans le passé de son rival amoureux. On ressort alors le fantôme de Blake, la menace Lamond Bishop et on se dit que les égarements de la deuxième saison méneront peut-être quelque part. Et que la relation Will/Alicia y gagnera en mordant. En attendant, la découverte par Diane de leurs agissements est traité de manière assez amusante, avec ce séminaire sur le harcèlement sexuel, digne d'un épisode de The Office ! 

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Pour une fois qu'Eli a pris des vacances, l'insupportable Grace en profite pour prendre son temps d'antenne... Et sa tutrice est à peine dégagée qu'elle recommence à nous emmerder avec ses vidéos bidons sur la religion et sa crise d'adolescente sans amis. Au moins, elle offre une scène pas trop mal à Chris Noth, qu'il est toujours bon d'exploiter quand on a son nom au générique... 

23/01/2012

How I Met Your Mother 7x14

7x14 46 Minutes

La mise en abyme est à la mode. Arrested Development avait bien relançé le mouvement, Community l'a popularisé et voilà qu'How I Met Your Mother s'y met. Rien de révolutionnaire ni de surprenant, la forme de la série s'y prête bien et c'est fait avec subtilité, sans gratuité. Parce que le départ de Marshall et Lily dans la banlieue est l'occasion pour le show de se remettre en question et d'imaginer de manière consciente (méta, comme le veut l'usage) à quoi pourrait ressembler un épisode sans le couple. Le résultat est léger et assez drôle, avec une nuit où Barney devient le leader du groupe et amène ce qu'il en reste dans un strip-club puis dans une partie de poker où tout le monde tombe dans l'excès et frôle la mort de peu. Aussi amusante était cette parenthèse (même le générique est alternatif !), le message est claire : sans Marshall et Lily, rien ne va plus et l'unité est ce qui fait la force du récit. Après avoir exploré une sorte de réalité potentielle (cf. "Remedial Chaos Theory"), l'épisode se termine sur un plan du groupe réuni non plus au pub habituel, mais dans la cuisine des futurs parents. Une page se tourne, une nouvelle s'ouvre mais le coeur de la série, c'est bien les personnages et leur amitié. 

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Et c'est rassurant de voir que les scénaristes ont pensés à une solution pour ne pas trop éloigner Marshall et Lily du reste et ne pas les enfermer systématiquement dans leur maison de banlieue. Bon, ce n'est qu'une promesse et HIMYM n'est pas connue pour tenir ses promesses, mais c'est une bonne intention. Parce que là, c'était plutôt sympa, le père de Lily qui coince Marshall dans l'obscurité, la manière dont ils s'approprient cette maison peu à peu (voir Jason Segel près d'une batterie m'a rappelé tendrement Freaks & Geeks) mais à la longue, ce genre d'intrigues serait vite fatiguante. De toute façon, maintenant que le déménagement et le passage à l'âge adulte est plus ou moins digéré, je pense que l'on va s'attarder de nouveau sur le bébé. Ce sera moins passionnant mais si Marshall et Lily peuvent intéragir avec leurs amis de manière cohérente, ça m'ira. 

Reste Robin et Kevin, un couple auquel j'ai du mal à croire, à m'attacher. Kevin est un bon personnage, qui s'intégre bien au groupe et sait se faire discret lorsqu'il le faut (c'est bien qu'il soit absent de la scène de retrouvailles finale). Mais quand on connaît les sentiments de Robin pour Barney et qu'on sait que Kal Penn n'est qu'une énième guest-star qui finira bien par partir, il est difficile de vraiment s'intéresser à leur romance. En plus, c'est pas forcément drôle puisque le gimmick avec les voix-off était poussif, une blague unique étiré tout au long de l'épisode.

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Maladroit mais rafraîchissant. Contrairement aux deux saisons précédentes, on ne peut pas actuellement reprocher à la série de se complaire dans un status quo. Tant qu'elle continuera, tant bien que mal, de chercher à se renouveller et à sortir de sa zone de confort, je la regarderais avec intérêt. 

22/01/2012

Justified 3x01

3x01 The Gunfighter

La deuxième saison de Justified était solide, divertissante, porté par un cast incroyable. Suite à l'annulation de Terriers et aux égaraments de Sons of Anarchy, elle était clairement la meilleure série dramatique proposée par FX. Du coup, la barre est placée vachement haute pour cette troisième saison. Avec Margo Martindale hors-jeu, la série doit reconstruire son univers et renouveller la tension. Mission accompli avec un season premiere qui nous replonge dans le bain sans perdre de temps et nous rappelle à quel point Raylan Givens est génial et nous donne envie de rester au Kentucky pendant encore longtemps. 

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Timothy Olyphant n'a pas perdu de sa coolitude dans le rôle de Raylan, même quand il est assigné à son bureau suite à une vilaine blessure. Son chapeau, ses répliques qui tuent et son amour vache avec un Art en grande forme sont là pour nous affirmer qu'il est toujours le même anti-héros plein de charisme. Même sa relation avec Winona, qui avait tendance à ralentir le rythme, nous est présenté avec plus de légereté et d'humour, et le couple est beau à voir lorsqu'il est heureux. Bien sûr, avoir un enfant n'est pas l'idéal lorsqu'on est un cow-boy solitaire et les scénaristes ont tous leur temps pour mettre des bâtons dans les roues à cette relation maudite. En attendant, le season premiere est à l'image d'un Raylan qu'on prend plaisir à retrouver : classe et détendu. 

Parce que même les manigances des salauds nous sont présentés avec détachement et coolitude. On a même l'impression, avec tout ces retournements de situation, de voir le casting du meilleur potentiel "bag guy" pour la saison. Tandis que Boyd et son équipe de bras cassés sont encore trop proche de Raylan pour être une menace directe, Dickie Bennett est en prison et risque d'avoir du mal à en sortir vivant connaissant les plans de vengeance de ce cher Crowder. Malmenée l'an dernier, Ava semble en tout cas prendre une direction intéressante et le couple façon Bonnie & Clyde fonctionne toujours aussi bien. Fletcher Nix (interprêté par l'autre boulet de Dexter) est la caricature ultime, vite éliminé par un Raylan à qui il en faut plus pour être impressionner. Wynn Duffy est de retour mais il semble plus destiné à être exploité plutôt qu'à exploiter les autres. Et puis il y a Neal McDonough (acteur que j'adule depuis Band of Brothers et Boomtown) qui semble être celui qui prendra véritablement la place de méchant laissée par Mags Bennett. Robert Quarles, mafieux venu de Detroit, est déjà un personnage jouissif qui rend optimiste pour le reste de la saison. Surtout qu'un autre ancien de Boomtown, Mykelti Williamson, fera son apparition dès la semaine prochaine pour renforcer les rangs d'un cast déjà bien chargé en figures charismatiques. 

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Alors pas de raison de s'inquiéter de l'absence de Martindale ou d'un potentiel essouflemment. Tout est réuni ici pour nous affirmer que la saison sera chargée et que les scénaristes ont un tas de trucs à nous raconter. Je suis donc prêt à suivre Raylan Givens partout où il nous ménera...

11:54 Publié dans Justified | Lien permanent | Commentaires (3)

21/01/2012

The Office 8x12

The-Office-Season-8-Episode-12-Pool-Party-–-TV-Review.jpg8x12 Pool Party

C'était naze. Je suis rarement aussi radical concernant la série, que j'ai défendu même lors de ses plus mauvais choix. Parce que d'habitude, les idées sont bonnes et l'exécution maladroite. Là, c'était aussi mal pensé que réalisé. 

Si j'ai toujours trouvé la promotion d'Andy au poste de manager potentiellement intéressante, les scénaristes sont en train de ruiner le personnage en le mettant de nouveau au coeur d'un triangle amoureux. S'il n'est pas le dindon de la farce comme ça avait pu être le cas à l'époque d'Angela, il ne ressort rien de drôle ou de touchant de sa relation avec une Jessica dont on ne connaît rien et de son indifférence face à une Erin qui me fatigue dès qu'elle est à l'écran. Et forcément, inclure Dwight dans le mix le temps d'un épisode rend le truc encore plus grotesque. Tellement que la caméra documentaire se permet une plongée improbable dans la piscine, une vue sous-marine qui détruit pour de bon tout espoir de cohérence (alors que l'an dernier, on nous avait fait croire avec Michael que les caméras étaient encore un personnage de la série, pas juste une partie du décor). Non vraiment, rien à sauver. Le pire, c'est que cette romance risque de durer encore un moment et empêcher Andy de regagner mon affection alors qu'il était sensé être le personnage sur lequel compter cette année. 

Autour de ça, c'est l'habituel cirque de surenchère, de caricature et d'humour maladroit, le tout réuni dans une visite accablante de la maison de Robert California. On ne peut pas reprocher à James Spader de se donner à fond dans son rôle puisqu'il se met carrément à nu. Mais on peut en vouloir aux scénaristes d'avoir mis de côté son potentiel pour ne l'utiliser que dans des scènes absurdes et anecdotiques. On se retrouve avec Ryan et Gabe nus et c'est que la série est tombée bien bas. Tandis que Toby et Oscar, garants de la crédibilité du groupe, se ridiculisent joyeusement, Jim n'a plus qu'un fond de commerce : le rabat-joie insociable. J'attends juste que Pam revienne et décalque la stagiaire insipide. Je sauverais juste la mini-intrigue sur la pudeur de Darryl, même si c'est en arrière plan et que ça fait partie d'une romance qui ne me passionne pas. Et pour une fois, Kevin ne m'a pas trop agacé, ce qui est un comble. 

 

Une fainéantise rarement atteint dans la série. L'équipe doit se calmer sur le vin et les sorties récréatives et se concentrer un peu sur les personnages, ce serait la moindre des choses, merci. Parce que là, je suis en train de perdre tout intérêt pour mon ancienne comédie favorite. 

14:34 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (1)

20/01/2012

Parenthood 3x14

lg_slide_ph_314.jpg3x14 It Is What It Is

Des visages, joyeux ou tristes, des instants de vie qui résonnnent sur nos vies, du Parenthood réussi. Il ne reste que quatre épisodes pour boucler un tas d'intrigues et l'ombre d'une quatrième saison plâne cruellement tout au long de cet épisode. 

Adam/Kristina/Haddie : Depuis sa rupture avec Alex, Haddie a été injustement reléguée au second-plan. Sa future entrée à l'université est alors l'arc idéal pour l'exploiter de nouveau correctement. C'est introduit ici avec beaucoup d'émotion, lorsque ses parents réalisent qu'ils ne pourront pas payer son entrée à Cornell (contrairement aux parents du Nard Dog). La réalité financière d'Adam et Kristina et le sentiment de frustration d'Haddie vis-à-vis des constants besoins de son frangin sont crédibles car installés depuis déjà un moment. Plutôt que de nous resservir l'adolescente en crise, on nous prouve qu'Haddie a bien grandi et accepte avec maturité la décision de ses parents, tout en étant légitimement attristée. Cela rend la promesse d'Adam encore plus bouleversante. D'abord parce que Peter Krause est un grand acteur. Ensuite parce que ses larmes sont justes et l'aboutissement d'un travail sur les personnages cohérent. Les scénaristes ont maintenant le choix : offrir à Haddie son rêve sans trop tomber dans la facilité, ou la garder à Berkeley dans une potentiel quatrième saison. 

Crosby/Jasmine : Encore une intrigue qui prendra tout son sens en fonction du renouvellement de la série. Si la fin est proche, il s'agit peut-être des prémices de retrouvailles définitives entre Crosby et Jasmine. Si NBC est gentille, c'est surtout l'acceptation de la part de Jasmine d'un Crosby indépendant, capable de créer une nouvelle relation plus solide, alors qu'elle est encore en train de se chercher depuis leur rupture. Une réecriture du début de saison sauf que Lily est bien plus attachante que le docteur Joe. Et que je préfère largement la deuxième option car Lily me semble un meilleur choix pour Crosby et que je préfère voir Jasmine en mère célibataire, ce qui résonne plus avec ma situation. Parenthood, ça fonctionne aussi par l'identification. 

Zeek/Camille : Et quand on voit ses grands-parents vieillir et attaquer l'ultime partie de leur vie, c'est difficile de ne pas être ému par ce que traverse Zeek. Lui refiler un problème cardiaque permet à la fois d'adoucir les traits du personnage, de lui donner un nouveau visage, sans rien perdre de son côté battant et spontané. Lorsqu'il propose à Camille une embarquée à travers le pays, j'ai presque cru voir une scène du final de la série. Cela aurait été une conclusion parfaite pour les deux personnages. Mais il y a encore beaucoup d'émotion à exploiter de cette nouvelle intrigue, comme le prouve déjà la courte scène avec Sarah qui m'a également fait pleurnicher comme un bébé. Parenthood a ce pouvoir de m'émouvoir bêtement. 

phiiwis.jpgSarah/Drew : C'est toujours sympa de voir Sarah s'occuper un peu de son fils. Et comme c'était le cas avec Amber, elle le voit s'éloigner d'elle et c'est traité avec légereté et justesse, comme toujours avec Lauren Graham. 

Amber/Bob : Je suis plus méfiant concernant Amber. Bien sûr, elle est toujours adorable et je commence tout juste à digérer le fait qu'une campagne comme celle-ci peut exister et donner autant d'importance à une débutante comme elle. C'est plus Bob Little et les liens qui se tissent entre lui et la jeune fille qui me font peur. Une partie de moi se dit : "allez-y, mettez les ensemble, ça va être fun !", une autre se dit "non, surtout pas, ce sera débile, improbable et indigne du personnage d'Amber". Encore une fois, le fait d'avoir une quatrième saison ou pas me donnera tort ou raison. Pour l'instant, celle qui s'en sort le mieux dans cette intrigue, c'est Kristina, qu'il est toujours chouette de voir évoluer en dehors du cadre famillal et faire des discours maladroits !

Julia/Zoé : Toujours aussi peu passionnant mais moins insupportable que la semaine dernière. N'empêche, la série vaut mieux que cette intrigue en dents de scies. Vivement qu'elle accouche. Et que Joel et Sydney sortent de leur cachette...

Braverman of the Week : Adam et Sarah ont eu le droit à leur moment de gloire, comme d'habitude, mais je préfère valoriser le travail effectué sur Zeek, et la performance de Craig T.Nelson, qui brille depuis l'inoubliable "Road Trip". Et je décerne le second prix à Haddie, pour un bel exemple de maturité. 

Bon, je sais que tout le monde s'en fout de Parenthood et la considére encore comme un drama mièvre et ennuyant, mais j'envoie une lettre à NBC ou bien ?

16:35 Publié dans Parenthood | Lien permanent | Commentaires (3)

19/01/2012

30 Rock 6x01

30-Rock-Dance-Like-Nobodys-Watching-Season-6-Episode-1-6.jpg6x01 Dance Like Nobody's Watching

Bien que la cinquième saison ait été un excellent cru, 30 Rock ne m'a pas vraiment manqué durant sa longue absence (dû à la grossesse de Tina Fey) et je la retrouve avec pour seul attente d'avoir quelque chose d'au moins aussi solide que l'an dernier (ce qui est déjà beaucoup demander). Ce ne sera pas finalement l'ultime saison d'Alec Baldwin et on ne sait pas si ce sera la dernière tout court, mais peu importe. Ce n'est pas comme si la série comportait des arc narratifs ou des personnages véritablement attachants. Non, c'est juste du fun bordélique qui, lorsqu'il fait mouche, est très drôle.

Alors ce season premiere me surprend un peu parce que c'est justement sur les personnages et leur potentielle évolution qu'il se concentre. En renversant la donne : Liz trouve le bonheur et Jack devient sentimental. C'est toujours la même histoire pour Liz Lemon : les petits amis déjantés défilent et elle se confie à Jack et revient toujours à la case départ. Là, le petit ami est mystérieux, son bonheur semble solide et elle ne prend pas la peine de demander conseil à son patron. Du coup, ce dernier n'a pour seule confidente que sa petite Libby, qui le rend un peu gâteux mais pas moins drôle (Alec Baldwin est la seule garantie comique de la série, peu importe l'intrigue). Donc, cette nouvelle dynamique est plutôt raffraichissante et Tina Fey qui danse comme si personne ne la regardait fait plaisir à voir. Seulement, je sens déjà que dès la semaine prochaine, on reviendra au status quo. 

30 Rock ne change pas totalement de formule puisqu'à côté de ça, on a une Jenna exploitée dans une satire d'American Idol plutôt fun, qui consiste juste à humilier des enfants en compagnie de John McEnroe et l'inoubliable D'Fwan (oui j'étais fan de Queen Jordan). Tracy Morgan est plutôt en retrait, assez soft, ce que j'adorais avant mais que je regrette maintenant que j'ai enfin du plaisir à le voir partir dans ses délires. Quand à Kenneth et le reste des scénaristes, ils font n'importe quoi et agaçent sans jamais justifier leur présence dans la série. La scène face à l'Océan est jolie à regarder, le message optimiste et les moqueries envers les évangélistes sont bienvenus mais mon envie de tuer Kenneth aura été la plus forte. 

Donc, non seulement c'est toujours le bordel (à l'image de mes chroniques de plus en plus erratiques), mais en plus, il semble qu'il y a du changement dans l'air (de la tendresse !). Même si ce n'est peut-être qu'une illusion, c'est suffisant pour me donner au moins l'espoir d'avoir quelque chose de drôle à regarder cette année.  

Tracy, quelque chose à rajouter ? “I took a real age test. It said I’m dead.”

14:45 Publié dans 30 Rock | Lien permanent | Commentaires (0)