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28/10/2012

BILLY - S01E05

C'est bon, vous avez digéré les problèmes de son de l'épisode précédent ? Vous êtes prêts à me faire confiance et poursuivre l'aventure ? Parfait. 

S01E05 La Chasse Est Ouverte


BILLY - S01EP05 - La Chasse Est Ouverte par billylaserie

Résumé : Le shérif William Brady est convoqué dans le bureau d'Alexander McSween, l'avocat véreux qui a corrompu la ville. Ce dernier a eu vent des plans de Richard Brewer pour le détrôner et veut obtenir des mandats d'arrêt contre les Régulateurs. Au même moment, Richard apprend à Billy comment se servir d'une arme.

Commentaires : Après avoir rencontré les Régulateurs, il est temps d'aller de l'autre côté de la Force et de faire connaissance avec le camp des salopards, manipulateurs, corrompus et j'en passe. Alexander McSween (incarné par Simon Alopé), ordure que j'ai voulu caricatural et à qui j'ai pris un malin plaisir d'écrire des répliques bien clichés, des répliques de connard. C'est un arriviste qui a racheté les terres de tout le monde (alors que le véritable McSween était en réalité un allié des Régulateurs à l'origine) et qui dirige maintenant les finances de Lincoln City. Le pauvre shérif (que je vous aller adorer, je n'en doute pas) est dans sa poche et je ne sais pas vous, mais j'adore ce duo. 

Au départ, je ne devais révéler le double jeu de McNabb que plus tard dans la saison, mais je me suis dit que mieux valait tôt que plus tard. Toute histoire a besoin d'un bon traître, non ? C'est aussi à partir de là que la dynamique mentor/élève de Billy/Brewer se met en place et même si certains ont pointés du doigt le peu de différence d'âge des comédiens, j'espère que leur relation vous convaincra et que l'idéalisme de Billy offre ici un beau contraste avec le cynisme de McSween. 

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Anecdotes : Le Shérif William Brady a lui aussi bien existé et n'est pas une allusion au shérif de South Park. Je peux remercier Marc, son interprête, pour avoir eu le courage de porter cette glorieuse barbe durant tout l'été. Imaginez le bonheur que c'était de se balader en voiture sur les routes de campagnes avec Marc, son allure et ses Ray-Bans... Le cimetière de Lincoln City a été installé près de la ferme où l'on a habité durant les deux mois de tournage, et c'était chouettement glauque d'aller faire un tour auprès des tombes dans la brume matinal. Des tombes construites par un ami du réalisateur Aurélien et que j'ai installé amoureusement. L'un de mes décors favoris en tout cas.  

Musique : Déjà entendue dans la bande-annonce de la première saison, le morceau qui clôt l'épisode est également d'Alexis Marshal, un membre de notre équipe. Un morceau qu'on a surnommé "The Kid" et qui évoque pour moi l'insouciance, la légereté et l'esprit d'aventure. 

La semaine prochaine : Des guitares, de la téquila et une poignée de dollars. 

26/10/2012

The Office 9x05

9x05 Here Comes Treble

« When you’re with someone, you put up with the stuff that makes you lose respect for them. And that is love.”. Erin résume plutôt bien la situation. J’ai toléré beaucoup de faux pas juste parce qu’entre The Office et moi, c’est une longue histoire d’amour. Mais comment avoir encore un semblant de respect pour la série après un épisode aussi mauvais ?

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Et quand je dis mauvais, je rigole pas. Je crois même que c’était l’épisode le plus mauvais de la série. Il se concentre principalement sur ce qui ne marche pas du tout cette année : un Andy qui change de personnalité de semaine en semaine et devient de plus en plus intolérable. Si on m’avait dit en troisième ou quatrième saison que j’allais enfin rencontrer son groupe d’acapella, j’aurais été impatient et sûrement ravi du résultat. Mais là, ça nous rappelle juste cruellement que le Andy qu’on aimais à l’époque n’existe plus et que tout cela relève désormais du simple gimmick qui tombe complètement à plat à l’écran. Tout comme Stanley, j’ai trouvé ça merdique. Et inclure Stephen Colbert dans cette galère ne rachète pas le temps que j’ai perdu avec cette intrigue. Le présentateur du Colbert Report a vu juste en n’acceptant qu’une courte apparition par écrans interposés. Et c’est déjà très poli de sa part.

À cause d’un Andy incohérent empêtré dans cette histoire qui ne mène nulle part, Erin apparaît de nouveau comme une idiote qui est clairement enfermé dans une relation pas du tout crédible et à mille lieux de la légèreté des débuts (vous vous souvenez de l’époque où je shippais Andy et Erin ?). Et quand je me spoile sur la suite (oui ça m’arrive encore) et que je découvre que la suite concernera encore et toujours Andy et sa pauvre petite amie, j’ai peur qu’on ne soit pas sorti de cette galère. Comment un acteur comique aussi talentueux qu’Ed Helms peut-il accepter un tel traitement de son personnage ?

Pendant ce temps, le joli travail effectué sur Jim et Pam avec une intrigue un peu neuve et excitante commence déjà à devenir redondant. J’aurais dû me douter qu’entre le moment où Jim a accepté ce nouveau poste et le moment où il quittera Dunder Mifflin (forcément en fin de saison), il serait difficile de garder cette histoire intéressante. Alors pour gagner du temps, les scénaristes nous font croire à une fausse tension entre Jim et Pam, nous invitent à des rendez-vous financiers ennuyeux à mourir et font tout leur possible pour ne pas avoir à trouver autre chose pour Jim. Comme si ils avaient déjà fait leur maximum dans le season premiere et qu’ils attendaient gentiment l’ultime épisode sans faire d’efforts supplémentaires.

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Dans le genre redondant, on a aussi la petite intrigue de Nellie de la semaine, qui devient un peu une sale habitude. On a compris : Catherine Tate doit nous apparaître attachante parce qu’elle était nulle l’an dernier. D’accord. Mais est-il nécessaire de la mettre en duo avec quelqu’un de différent à chaque épisode pour nous faire passer la pilule (jeu de mots) ? Après Andy et Pam, là voilà qui tente d’amadouer Dwight et ce n’est absolument pas drôle. Pauvre Toby…

Autre intrigue navrante qu’on va devoir se taper en boucle cette saison : le cocufiage d’Angela. Ca va trainer en longueur encore combien de temps ? Jusqu’à ce qu’Angela et Oscar ne m’inspirent plus une ombre de sympathie ?

Et puis calmez vous avec Creed. J’aimerais bien qu’il soit le seul à être rester drôle et entier tout le long de la série. À force de trop l’utiliser, vous aller l’abimer. Le « That’s what she said » suffisait, pas la peine d’en faire plus. Bien sûr, le cold open était navrant. 

Un épisode d’Halloween terrifiant, dans le plus mauvais sens du terme. Pathétique. Greg Daniels, qu’est ce que tu fous ? 

18:52 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (1)

23/10/2012

Homeland 2x04

2x04 New Car Smell

Quand j’ai appris le renouvellement (non surprenant) de la série pour une troisième saison, je me suis dit que les scénaristes se trouvaient désormais à un carrefour et pouvaient suivre deux voies différentes :

- Jouer la carte Showtime et étirer leur intrigue sur la longueur jusqu’à ce qu’elle perdre toute saveur et vraisemblance (non Dexter, je ne reviendrais pas).

- Oser poursuivre le récit de manière plus vraisemblable et pour la troisième saison, même si cela voudrait dire se séparer de Damien Lewis (à moins qu’il ne retourne de nouveau sa veste), se recentrez sur l’action de Carrie et de la CIA contre les réseaux terroristes, en particulier celui d’Abu Nazir.

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Après avoir visionné « New Car Smell », j’ai l’heureuse impression que les scénaristes se dirigent vers la voie la plus couillu. Parce que oui, il était bien couillu cet épisode. Déjà que le début de saison avançait à toute vitesse et ne laissait aucune place au surplace, voilà que Homeland passe à la vitesse supérieure lors de quinze minutes finales que je n’avais pas du tout vu venir. Pas aussi rapidement en tout cas.

Pourtant, lors de la scène d’ouverture de l’épisode précédent, on était plus proche de la première solution, de la carte Showtime. Mais Saul n’est pas né de la dernière pluie et cette petite frayeur à l’aéroport n’était qu’un leurre. Car le voilà déjà qui dévoile le contenu de la carte SD à Estes ce qui entraîne la mise en place d’une cellule spéciale destiné à surveiller Brody et le coincer. Exactement ce que faisait Carrie l’an dernier sauf que son salon mal rangé est remplacé par de la haute technologie. Heureusement, Virgil et son acolyte sont de retour et toujours aussi bienvenues, surtout lorsqu’ils détendent un peu l’atmosphère, bien tendue ces temps-ci…

La série tenait là une alternative aux deux solutions que je proposais plus haut. Je n’aurais pas détesté passer la saison dans ce nouveau centre d’observation à voir Carrie jouer à l’amour vache avec ce nouveau collègue aux répliques aussi clichés qu’efficaces (leur alchimie est indéniable) tandis que Brody s’empêtre de plus en plus dans ses mensonges et se laisse aller à la folie, histoire de raconter la même chose que l’an dernier, mais à l’envers. Au lieu de ça, on se retrouve dans cette chambre d’hôtel, avec une Claire Danes et un Damien Lewis au sommet de leur art, et même pas le temps d’avoir des frissons tellement ça va vite et que c’est jouissif. Tout comme Carrie, pas le temps d’être rationnel, c’est juste du plaisir télévisuelle.

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Parce que c’est toujours chouette de voir les gentils remporter une victoire, surtout quand les gentils, ce sont Carrie et Saul, des personnages aussi attachants, et surtout lorsque le méchant, c’est un Brody auquel on a pourtant finit par s’attacher parce que c’est un Damien Lewis irréprochable. Parce que la série a même réussi à nous rapprocher de l’homme derrière le terroriste en utilisant un procédé aussi facile et tire-larmes que le gamin d’Abu Nazir. Ils m’ont eu et je ne leur en veux pas car à la fin de l’épisode, je me suis retrouvé avec le même sourire que Carrie à la fin du season premiere. C’était plutôt jubilatoire.

Maintenant, tout est possible et avec cette troisième saison en vue, la série peut très facilement se casser la gueule. Après quatre épisodes aussi réussis (où même les petites maladresses et invraisemblances ne sont pas venues gâcher mon plaisir), elle a pour l’instant toute ma confiance. Je suis même plutôt charmé par la romance adolescente tant qu’elle ne se transforme pas en triangle amoureux. Parce que les théories de Mike et de l’alcoolique resserrent joliment l’étau sur Brody. Parce que Monica Baccarin est belle lorsqu’elle se met en colère. Parce que je continuerais à suivre la série même si elle se concentrait sur la recherche d’appartements de Saul…

Mais que plus sérieusement, si Homeland passe les neuf prochains épisodes sur l’arrestation de Brody et le démantèlement de ses secrets, je serais satisfait et prêt à passer à autre chose. 

11:14 Publié dans Homeland | Lien permanent | Commentaires (2)

22/10/2012

It's Always Sunny In Philadelphia 8x02

8x02 The Gang Recycles Their Trash

On pensait que Community avait déjà exploité les possibilités d'un clip-show comme jamais auparavant et que tout avait été dit et parodié à ce sujet. Le gang réussit alors l'exploit avec cet épisode de proposer une nouvelle variante avec un best-of de la série et un bilan de toutes leurs aventures. C'est un travail de fumistes, mais des fumistes qui s'assument et prennent un malin plaisir à recycler leurs vieilleries. Ou l'art de l'anthologie anthologique. 

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Lorsque le gang décide de s'occuper de la crise des éboueurs qui plonge Philadelphie dans les détritus, c'est l'occasion de déconstruire leurs inévitables plans foireux. En revisitant le passé (que ce soit "The Gang Solves the Gas Crisis" ou "The Gang Sells Out") et en pointant du doigt les défauts de chacun, on se dit que peut-être, pour une fois, tout va leur réussir. Sauf que non car tout le charme de la série réside dans le fait que les personnages sont incorrigibles, impatients, incapables de se concentrer plus de deux minutes et incontrôlables. Alors la Wild Card est rapidement posé sur la table et tout se casse la gueule, comme d'habitude. Peu importe car les voilà déjà embarqué dans le commerce de tapis... 

Quand la série se met au méta et que c'est aussi bien maitrisé, comment leur reprocher d'exploiter jusqu'à plus soif les mêmes gimmicks. Dennis sait bien qu'il s'agit de gimmick et il a beau tenter d'y remédier, rien à faire. Charlie sera toujours un doux idiot, Mac voudra toujours avoir un couteau sur lui et Frank dissimulera toujours des armes sous la table. Le pauvre businessman gay risque encore d'être la victime de leurs âneries pour de longues années et même les bouses de mouettes ne peuvent les arrêter. Il suffirait pourtant de retaper un peu le bar et de vendre quelques bières. L'idée leur traverse un moment l'esprit et puis disparaît comme à chaque fois qu'un peu de sérieux entre par mégarde dans le Paddy's. 

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Les références qui m'ont le plus fait rire ? Le débat entre Dee et Frank au sujet de l'homosexualité, le retour de "Boys Are Back in Town", le cold open qui est un résumé parfait de chaque épisode de la série, Martina Martinez (Kaitlin Olson est la star de cet épisode) et bien entendu la Wild Card de Charlie sur fond de Ghostbusters. Et c'est idiot mais Danny DeVito déguisé en ouvrier, ça m'a fait marrer. 

Plutôt que d'attendre que les critiques viennent les emmerder sur l'âge du show et leur manque de renouvellement, le gang préfère prendre les devants et proclame avec fierté que la série tourne en rond, que tout a été dit et que le gang ne changera jamais. Pourquoi changer lorsque tout est aussi drôle ? Une belle récompense pour les fans qui pardonneront à la série son manque d'innovation pour encore longtemps. 

21/10/2012

BILLY - S01E04

D'abord, merci à tous ceux qui ont regardés et partagés les trois premiers épisodes. Dimanche dernier, c'était un peu une folle journée pour moi et toute l'équipe. C'est très étrange de voir le bébé nous échapper et excitant également (phrase à ne pas sortir de son contexte, merci). Bilan : des retours assez variés mais souvent constructifs ce qui fait plaisir. Vous l'avez compris, la série va vous séduire de plus en plus chaque semaine et c'est pas une promesse que je fais à la légère : tout le monde devient meilleur au fil des épisodes car tout le monde a progressé lors du tournage. Faîtes moi confiance et continuons à en discuter ensemble. Pour le moment, c'est parti pour le quatrième épisode !

S01E04 Les Régulateurs


BILLY - S01EP04 Les Régulateurs par billylaserie

Résumé : Blessé à la jambe, Billy est amené dans le quartier général d'une bande de hors-la-loi connue sous le nom des Régulateurs. Ils sont dirigés par un certain Richard Brewer, ancien fermier qui se rebelle contre Alexander McSween, avocat véreux ayant racheté les terres des habitants de Lincoln City. Malgré les réticences de Sal, Billy y voit la parfaite occasion de faire ses preuves...

Commentaires : D'abord, désolé pour les problèmes de son. On a fait de notre mieux et ça ne se reproduira pas. J'espère qu'ils ne vous empêcheront pas de suivre l'épisode. 

Bon, pour ceux qui se plaignaient de ne pas avoir de véritables intrigues et que la série ne racontait rien (je rappelle que ce qui m'intéresse avant tout, ce sont les personnages, c'est eux qui viennent premier, leurs dialogues, pas le récit), et bien la voilà l'intrigue. Je vous la donne en mille. Peut-être un peu trop. J'ai peur du côté un peu trop didactique de cet épisode, qui doit à la fois présenter toute une bande de protagoniste, la personnalité de chacun, leurs enjeux et mêler ça au parcours de Billy et Sal. Comme je l'expliquais la dernière fois, je n'avais pas d'autre ambitions avec les trois premiers épisodes que de raconter un récit de voyage léger et décontracté, jusqu'à ce que je fouille un peu dans la véritable histoire du Kid et que toute cette histoire de Régulateurs me séduise suffisamment pour les intégrer au récit. 

Mais alors attention hein : encore une fois, je me suis entièrement détaché de la vérité historique. Ces types là ont des noms qui ont existés, reprennent parfois quelques traits des originaux, mais sont en résumé de pures inventions. Et rassurez-vous : chacun va avoir le droit à un développement plus en profondeur que cette introduction caricaturale. Mais déjà, grâce à une distribution variée et aux bonnes gueules de ma troupe, il y a de quoi être intrigué, non ? 

Kévin Renié campe un Richard Brewer posé et mystérieux, tout en longues phrases explicatives et postures de leader charismatique. C'est le nouvel Obi-Wan Kenobi de Billy et à partir du moment où le gamin décide de mettre les pieds dans cet histoire de vengeance envers la justice corrompue de Lincoln City, le récit est lancé. Donnez-moi encore quelques épisodes pour m'amuser avec ces nouveaux personnages et vous aller en avoir de l'intrigue, jusqu'à plus soif. Et les petits soucis de son, de jeu et de réalisation qui parasitent encore un peu trop ces débuts ne seront plus qu'un vilain souvenir.  

Alors bienvenue à Richard Brewer, Charlie Bowdre, Frank McNabb, Henry Newton Brown, Frank et George Coe, et suivons ensemble plus seulement l'aventure de Billy, mais des Régulateurs ! 

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Anecdotes : C'est un gentil fermier un peu déconnecté de la société qui nous a prêté son enclos à moutons pour le transformer en Q.G. des Régulateurs. Dès le deuxième jour de tournage, on s'est réfugié à une dizaine dans ce lieu très à l'étroit et même si ce n'était pas toujours l'idéal pour la caméra et la mise en scène, l'ambiance claustrophobique est authentique. 

Bande-son : Une composition d'Alexis Marchal, membre fabuleux de notre équipe qui en plus d'être un musicien très talentueux, jouera un rôle majeur lors de la deuxième saison. Ce morceau est pour moi une sorte de thème lié aux Régulateurs et reviendra sous différentes formes tout au long de la série. 

Rendez-vous dimanche pour la suite. De nouveaux personnages vont faire leurs apparitions, comme le fameux McSween dont en entend parler ici. Et un bonus devrait avoir être publié en cours de semaine !

19/10/2012

The Office 9x04

9x04 Work Bus

Au vu des petites améliorations du début de saison et de mon amour pour le road-trip, j’attendais beaucoup de “Work Bus”. Et comme d’habitude, lorsque j’attends beaucoup, je suis déçu. Les scénaristes ne sont pas encore parvenus à livrer vingt minutes solides, ils ont toujours la mauvaise habitude de mélanger toute sortes d’intrigues et de tonalités sans parvenir à équilibrer le tout. Il y avait donc à boire et à manger. Et pourtant, il y avait beaucoup choses à faire avec ce concept de bureau mobile. C’était le compromis parfait entre sortir des locaux de Dunder Mifflin tout en y restant. Il y avait quelque chose de rafraîchissant et d’inédit à proposer. Au lieu de ça, on nous offre toujours la même rengaine.

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Je ne comprends toujours pas la volonté des scénaristes de rendre Andy aussi détestable cette année. C’est un scandale, le truc le plus out of character que j’ai jamais vu et le moyen le plus radical de pourrir un personnage (de manière irrémédiable puisqu’on approche de la fin).  Quand il n’est pas occupé à faire du Michael Scott 2.0. (le cold open navrant ou sa violence envers Toby), Andy passe son temps à pourrir la vie de Nellie sans aucune justification, de manière totalement gratuite. Si le personnage de Catherine Tate en ressort plus attachante, c’est quand même dommage de sacrifier ce bon vieux Nard Dog alors qu’il est sensé être le patron, le ciment du groupe. Je souhaite désormais qu’Erin le renvoie chier parce que son comportement envers tout le monde n’est plus tolérable et tout à fait incohérent. Il nuit pour le moment à tous les efforts mis en place dans cette ultime saison.  

Et il y en a des efforts. La meilleure partie de l’épisode, celle qui donne confiance et tient ses promesses, c’est ce retour assez touchant sur la dynamique entre Jim et Dwight. Une relation vieille de douze ans qui gagne en maturité lors d’un échange à cœur ouvert sur le toit du bus. C’est peu approfondie car on ne peut clairement plus compter sur la série pour nous offrir quelque chose d’abouti. Mais ça reste une bonne idée car là, les personnages évoluent de manière pertinente et crédible. Jim et Pam redeviennent mignons, Dwight n’est plus juste une usine à gags faciles et on se prend à regretter le fait que Jim ne soit pas le leader du groupe.

Si la quête de la tarte fonctionnait quand elle reposait sur ce trio, le reste restait quand même trop léger. On ne peut pas vraiment compter sur Kévin pour faire dans la dentelle, ni sur un Creed dont la loufoquerie est un peu trop forcée cette année. J’aurais finalement aimé que cette aventure ne renforce pas juste les liens entre Jim et Dwight, mais devienne l’occasion d’explorer la relation de tous les employés. J’en demande beaucoup trop, je sais.

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Et puis je n’ai pas grand-chose à dire sur la réalisation de Bryan Cranston, qui doit sûrement être correcte puisqu’elle ne propose pas de véritables changements à une formule de toute façon très rigide. L’acteur est habitué aux espaces confinés et aux comédies de NBC (il était très bon dans le rôle du beau-père de Kenneth dans 30 Rock) et c’est amusant de l’imaginer taper la causette avec le cast de The Office

Si j’étais eux, je demanderais quelque chose de plus consistent alors que la fin approche, en particulier pour Ed Helms. Mais pour John Krasinski et Rainn Wilson, il y a déjà de quoi être satisfait.  

P.S. : Si vous voulez rendre hommage à la série pour cette ultime saison, vous pouvez m'envoyez vos textes, vos remarques, vos souvenirs et vos moments phares. Je prévois une anthologie assez conséquente en début d'année prochaine !

14:30 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (0)

14/10/2012

BILLY - S01E01/S01E02/S01E03

Nous y voilà. Il est temps pour vous de découvrir BILLY. Et pour moi de partager enfin un projet qui me tient à coeur depuis bientôt un an. Le temps de l'écrire, de réunir une équipe de passionnés et de tourner pendant tout un été, je vais enfin pouvoir vous l'offrir cette web-série. 

Le meilleur moyen d'y accéder est bien sûr le site officiel, où chaque semaine, à 18h, un nouvel épisode sera posté. La page Facebook et le compte Twitter sont également bien pratiques pour être toujours au courant de nos actualités. On a même une fiche sur Annuséries et une fiche sur Bétaséries. Mais pour ceux qui veulent en savoir plus sur le processus de création, sur les coulisses et qui veulent débattre avec moi au sujet de chaque épisode, le mieux sera de venir ici chaque dimanche. 

Voilà donc sans plus tarder, les trois premiers épisodes. Le rythme sera d'un seul épisode par semaine mais comme c'est le début, on voulait pas être radin...

S01E01 La Putain


BILLY - S01EP01 La Putain par billylaserie

Résumé : Se faisant surnommer Billy, un jeune hors-la-loi traverse le Nouveau-Mexique en compagnie de son compagnon de route, le mexicain Salvatore. Lors d'une halte, Billy engage la conversation avec Lola, une prostituée qui semble peu impressionnée par toutes les histoires du gamin...

Commentaires : C'est pas facile d'écrire un pilote. J'ai suffisamment critiqué de pilotes pour vous l'assurer. Comment introduire un personnage et le rendre attachant dès le début ? Mettre Billy en face d'une prostituée, c'était pour moi l'occasion de dresser un portrait assez représentatif du jeune homme. Et de la manière dont j'aborde ce personnage mythique à ma façon, sans m'embarrasser de vérités historiques. Ce qui définit mon Billy, c'est sa jeunesse bien sûr et par conséquent, sa maladresse. Le gamin n'est pas un cow-boy par nécessité, mais parce qu'il a envie d'être un cow-boy, parce qu'il a envie de reconnaissance. Toutes les histoires qu'il raconte à Lola, ce sont des choses qu'il a du lire ou entendre quelque part mais ce sont aussi des choses qu'il espère un jour accomplir. Il est défini par son idéalisme, que ce soit dans sa vision de l'aventure ou des femmes. Et c'est ça le sujet de la série, dès le début : comment un gamin devient un adulte, malgré lui. Pour l'aider, il peut compter sur Salvatore (moi-même), compagnon de route beaucoup plus fataliste et cynique. C'est un duo à la Cervantès et leur dynamique est également introduite dans ce pilote.

Donc oui, c'était dur de l'écrire et ce n'est clairement pas une introduction choc ou saisissante ou qui décalque. Juste une présentation de mon Billy, de ses idéaux et de celui qui partage la route avec lui. Quelques touches d'humour bien à moi qui donnent un peu le ton du début de la série (amené par la suite à s'assombrir, à mesure que Billy va grandir). Je ne regrette pas grand chose si c'est le jeu assez approximatif de deux types qui découvrent leurs personnages et qui ont encore un long chemin à faire ensemble avant de le maitriser et de lui donner de l'ampleur. Oui, avec BILLY, vous aller pouvoir assister à l'évolution de tout un cast, l'évolution d'un scénariste et d'un réalisateur, l'évolution d'une équipe qui est devenu meilleur de jour en jour et au jour le jour sur le tournage. À l'image de Billy, nous allons grandir et vous aller pouvoir admirer les changements hebdomadairement. Excitant, non ? 

Anecdotes : Le dialogue entre Billy et la putain a été en partie inspiré par la pièce "La Nuit à l'Envers" de Xavier Durringer. Et sachez également qu'il existe un pilote réalisé en février dernier, une version inédite qui verra peut-être le jour en guise de bonus un jour. Que ce soit à ce moment-là ou lors du véritable tournage, François (Billy) a bâtu un record du nombre de reprises, inégalé tout au long de la série. Ce qui m'a permis avec plaisir de battre un record du nombre de baffes. 

Musique : Au générique de fin, une reprise de "Main Title Theme", une instrumentale de Dylan, par le guitariste italien Luigi Catuogno. Un thème qui sera récurrent tout au long de la série. 

***

S01E02 En Route


BILLY - S01EP02 En Route par billylaserie

Résumé : Billy et Sal sont en fuite, sans savoir qu'ils sont poursuivis par le maquereau de Lola. Sur la route, il faut trouver de quoi manger, de quoi vivre et de quoi parler...

Commentaires : Un épisode court, qui poursuit le travail d'introduction au duo principal de la série. De courtes vignettes qui nous montrent le périple de Billy et Sal, sans que l'on sache vraiment où il vont et en ayant juste quelques élements pour devenir d'où ils viennent. C'est la bohème, la fuite en avant avec un duo digne de Don Quichotte et Sancho Panza. Ce sont les premiers bouts de dialogues que j'ai écris pour la série, alors que je pensais juste raconter l'histoire d'un type qui se prend pour un cow-boy en 2012. Puis, ça a évolué sous la forme d'un vrai western et voilà ! Mais la légereté de ce début de série découle véritablement de ce premier jet, et j'avais envie de voyager un peu avec nos deux amis avant de les embarquer dans quelque chose de plus romanesque et épique (il faudra encore attendre un peu pour découvrir les grosses intrigues de la saison). Je prends également le temps d'évacuer la question des chevaux ! Mélanger le road-movie et le western dans une ambiance chaleureuse avec juste un grain de mystère (l'apparition d'une étrange silhouette à la fin), c'est aussi un bon moyen d'annoncer le programme et le ton de la série. 

Anecdotes : C'est Yvick Letexier, alias Mister V, qui joue le rôle du maquereau dans cet épisode et dans le suivant. Le podcasteur est un ami du réalisateur Aurélien. Je ne le connaissais pas avant, je ne suis pas vraiment le public de ce genre d'humour mais il nous a rendu un beau service en acceptant d'apparaître brièvement dans la série. À noter également que la scène où l'on déguste du pain a été interrompue à plusieurs reprises par un troupeau de vaches, ce qui sera l'objet d'un bêtisier disponible dans le courant de la semaine sur le site !

Musique : "Main Title Theme (Billy") de Bob Dylan, l'originale cette fois. Extrait de la bande originale du film "Pat Garrett & Billy the Kid" de Sam Peckinpah (1972), une véritable influence pour la série. Ce morceau est celui que j'ai dû le plus écouter dans ma vie et c'était un rêve de l'utiliser dans une création. C'était déjà le cas dans le cinquième épisode de 103fm, et là c'est encore plus justifié. Espérons juste que l'ami Dylan et sa maison de disques ne nous embêterons pas trop pour des histoires de droits...

***

S01E03 Lincoln City


BILLY - S01EP03 Lincoln City par billylaserie

Résumé : La fuite de Billy et Sal les mènent à Lincoln City, une ville paisible du Nouveau-Mexique. Dans un saloon quasiment désert, Billy fait la connaissance de Sarah, une prostituée. Tandis que Sal s'installe au comptoir, elle conduit le gamin dans l'arrière-salle...

Commentaires : Un nouveau personnage fait son apparition : la ville de Lincoln City. C'est là que va se dérouler une majorité des intrigues de la première saison et c'est véritablement là où le Billy The Kid historique a fait ses premiers faits d'armes. On découvre également Sarah, notre personnage féminin principale ainsi que Phil, le barman et un mystérieux sauveur dont vous découvrirez l'identité la semaine prochaine, en même temps que toute l'équipe principale. À cause de nos moyens, Lincoln City ne ressemble pas à Deadwood, mais on a fait de notre mieux pour justifier ça et offrir une atmosphère un peu morose et peu hospitalière à l'endroit. Le personnage incarné par Mister V a le droit à une scène un peu badass (qui fonctionnera je l'espère parce qu'on est pas non plus des pros de l'effet spécial) et on en apprend toujours un peu plus sur l'identité de Billy et de Sal, avant de les propulser dans l'intrigue qui formera la première saison. Je voulais vous proposer ces trois premiers épisodes car ils forment un tout et une introduction peut-être maladroite mais pleine de coeur et d'enthousiasme à la série, qui si vous décidez de la suivre, va vous satisfaire de plus en plus chaque semaine, je peux vous le promettre. 

Anecdotes : L'acteur qui joue le muet n'est pas muet et fait partie des figurants très jeunes qui peuplent le saloon dans cet épisode. Car nous avions surtout des lycéens le jour du tournage de cet épisode, un lundi matin pluvieux de juillet. Sinon, je me trouve particulièrement mauvais dans cet épisode et je m'en excuse. C'est aussi ça le souci de mettre en scène en même temps, il n'est pas toujours facile d'être concentré et à son meilleur. Mais ça viendra. Soyez patients.  

Musique : Ce qu'on entend au saloon et qui continue au générique est un instrumental de Guitar Boogie Smith, un vieux musicien country méconnu qui rythmera souvent l'ambiance de Lincoln City. Dès la semaine prochaine, vous aller commencer à entendre des compositions (déjà présentes dans les teasers pour certaines). 

Voilà. Je veux des retours. Et je veux que l'amour et la passion et l'implication qu'on a mis dans ce projet depuis un an vous parle au fil des semaines. Et que le récit et les personnages prennent le dessus peu à peu. Et que Billy vous plaise. 

Encore merci pour votre soutien en tout cas !

P.S. : Si vous voulez me voir à la télé, rendez-vous demain matin à 10h50 sur France 3 dans "Midi en France". Avec Laurent Boyer !

12/10/2012

It's Always Sunny In Philadelphia 8x01

8x01 Pop-Pop : The Final Solution

On peut pleurer autant qu’on veut le fait que Community ne reviendra que plus tard dans l’année et que The Office se termine bientôt. On peut faire les louanges de Parks & Rec, New Girl, espérer que Go On, The Mindy Project et toute ces nouveautés finiront par fonctionner. On peut crier au génie face à Louie, applaudir l’originalité de Wilfred ou adorer les dialogues Veep. On peut trouver un charme désuet à Modern Family ou How I Met Your Mother. Mais il ne faut pas oublier que la comédie la plus drôle du monde, et ce depuis déjà huit saisons, c’est It’s Always Sunny In Philadelphia.

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Toujours dans l’ombre, la série de FX continue de faire des merveilles et plutôt que de s’épuiser, devient meilleur avec l’âge. Ce retour était clairement celui (avec Parenthood dans un tout autre registre) que j’attendais le plus en cette rentrée. Et si ce season premiere n’est pas un classique instantané, il est fort plaisant de retrouver le Gang dans de nouvelles aventures. Il semble que le mot d’ordre à chaque début de saison, c’est d’aller plus loin dans la noirceur. Après de sordides divorces et une prostituée mourante, on attaque l’année avec des choses encore plus sympathiques : un débat sur l’euthanasie, une diarrhée canine et une démonstration de l’art nazi.

Quand je dis l’art nazi, je parle bien entendu de peinture, celle d’un berger allemand qui est au cœur d’une nouvelle quête imaginé par un Mac amaigri et obsédé par Ryan Gosling (et le retour de l’inoubliable pardessus) et un Charlie toujours aussi rêveur et idiot (avec un joli appareil dentaire). Pendant ce temps, Dennis et Dee s’interrogent sur la morale parce qu’on sait bien qu’ils sont les mieux placés pour cela, surtout lorsqu’on découvre qu’ils ont fait partie d’une sorte de jeunesse hitlérienne à l’américaine. Quand à Frank, il se retrouve coincé dans des fenêtres, dans des boites en carton et développe de nouvelles formes bactéries à base de vieilles soupes périmés qui font le délice de Charlie. Cricket passe dire bonjour et vivre avec une horde de chiens et l’Avocat vient narguer la bande. Nous sommes en terrain connu, familier et ça fait un bien fou.

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Donc oui, c’est sombrement dégueulasse, joyeusement idiot et même si ça manque parfois un peu de rythme et que ça repose plus que d’habitude sur des caricatures, ça n’empêche pas de se taper les habituelles fous rires que seul la série peut provoquer, même après huit ans de bons et loyaux services. Elle pourrait de toute façon durer huit ans de plus et toujours fonctionner, à mon avis. C’est beau en tout cas de la voir utilisé sa propre mythologie, comme elle avait pu le faire avec succès l’an dernier lors du high school reunion final. Espérons juste qu’elle parvienne encore à innover et aller encore plus loin avec trois fois rien.

Moi, tu me les mets dans une pièce, tu les laisses débiter des conneries avec prétention et nonchalance, et je passerais toujours un putain de bon temps.    

10/10/2012

Parenthood 4x05

4x05 There’s Something I Need To Tell You…

Qu’il était beau cet episode…

Il m’avait déjà fait le coup à plusieurs reprises avec Friday Night Lights, et là pas manqué, Jason Katims m’a de nouveau fait pleurer. De vrais larmes. Que j’ai contenu tout au long de l’épisode et qui ont coulés juste avant le générique de fin.

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Depuis que le cancer de Kristina a été annoncé, l’annonce au reste de la famille était un moment que j’attendais beaucoup. Je savais qu’on aurait le droit à quelque chose de très puissant. Et je m’étais pas trompé : c’était très puissant et amené avec toute l’intelligence d’une série qui ne foire jamais ce genre de moments. Dès que les Braverman sont réunis, c’est de toute façon grandiose, sans exception. Et là, les Braverman étaient tous ensemble pendant au moins un bon quart de l’épisode, alors vous imaginez…

Tout le monde a brillé, même l’espace d’un instant. Adam était bouleversant lorsqu’il doit rassurer sa fille au téléphone et éclate lui-même en sanglots (Peter Krause, dois-je encore chanter tes louanges ?). Amber a un rôle vraiment intéressant cette saison : toujours électron libre mais un électron libre plus connecté au reste de sa famille, grâce à son nouveau job et au secret qu’elle a gardé pour Adam, grâce à sa relation spéciale avec Max (le duo fonctionne à merveille et m’a bien fait rire, en particulier les commentaires sur la taille de Mae Whitman et son style vestimentaire). Et peut-être bientôt grâce à une romance avec Ryan York que je shippe déjà tendrement. Zeek nous a offert du grand Zeek, du classique Zeek, lorsqu’il vient malmener le pauvre coach de base-ball. Du très bon pour Joel et Julia, que ce soit la joie du premier lorsque son fils remporte une victoire (superbe montage sur fond de Edward Sharpe & The Magnetic Zeroes) ou Julia qui, souvent défini par son côté travailleuse intensive, décide de démissionner pour rester auprès de ses enfants. Comme elle nous l’avait prouvé l’an dernier dans cette inoubliable séparation à la maternité, Erika Christensen excelle dans ce genre de scènes et j’ai hâte de voir ce que ce changement majeur va apporter à un personnage qui avait vraiment besoin de ce changement d’horizon. L’intrigue de Crosby était très juste également car tout ce qu’il reproche à son frère est justifié, même si cela tombe au mauvais moment et que ça rend le tout encore plus touchant. Et puis quel plaisir de retrouver Haddie, malgré les circonstances. Je crois que les larmes ont commencés lorsqu’elle entre dans la pièce, dans la superbe scène finale, qui n’aurait pas pu être mieux écrite et interprétée.

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Mais il y a toujours cette intrigue concernant Sarah et Hank qui me gêne, m’empêche de considérer cet épisode comme quasi-parfait. C’est toujours aussi prévisible et ça manque de crédibilité, malgré toute la bonne volonté de Lauren Graham et Ray Romano, pourtant deux acteurs que j’affectionne énormément. Sachant que Josh Ritter ne va pas rester éternellement, on sait ce qui attend les deux collègues et c’est pas amené de manière très subtile. Très troublant pour moi aussi de voir Lauren Graham dans Parenthood alors que je me fais une intégrale de Gilmore Girls. Très étrange…   

Avec la partie de base-ball de Victor, je me suis souvenu du pilote de la série. Où Max disputait aussi son premier match sous les yeux de toute la famille. Et j’ai réalisé tout le chemin parcouru par la team Katims et toute l’évolution d’une bande de personnages devenus tellement attachants que ce serait déchirant de les quitter. J’ai d’ailleurs penser à une image qui irait bien à un potentiel series finale (je l’espère très lointain) : toute la famille de nouveau réuni sur le terrain pour acclamer l’un des leurs (peut-être le gamin de Sarah et Mark, même si ça semble mal parti). On était presque dans cette ambiance là cette semaine. Mais non, la vie continue et heureusement…  

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Après les frissons qui m’ont parcourus tout au long du dernier épisode d’Homeland et les fous rires de dingues qui m’attendent très certainement avec le season premiere d’It’s Always Sunny in Philadelphia, c’est une semaine télévisuelle riche en émotions. De vraies belles émotions. NBC peut repousser le retour de Community et nous malmener sans cesse, il y a une seule chose que je ne lui pardonnerais jamais et qui me foutrais le moral à zéro : l’annulation de Parenthood. Monica Potter doit être nominé aux Emmy Awards. D’abord parce qu’elle est très talentueuse. Ensuite parce que NBC doit réaliser à quel point la série est réussie et qu’elle doit la chérir. Il en va de mon petit cœur et il faut pas faire de mal à mon petit cœur…

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07/10/2012

SUNDAY SUNDAY #10

En ce moment, je traverse une période un peu déprimante. C'est dû au contre-coup post-tournage. Après avoir carburé pendant deux mois où chaque minute comptait, où chaque seconde était stimulante intellectuellement et émotionnellement, ce début d'automne est un peu triste. Heureusement, il reste les séries et le planning est plus chargé que jamais. Car plus la déprime guette, plus la télévision est un bon remède. Ce n'est pas elle qui va me permettre de m'activer de nouveau ou de sociabiliser davantage, mais elle soigne quand même pas mal de blessures. 

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Et dans une semaine, BILLY va débuter et tout cela sera oublié (rendez-vous sur www.billylaserie.com, le site officiel récemment ouvert). Surtout que juste après la diffusion des premiers épisodes, je me lance dans une nouvelle aventure. Oui, déjà. Pas de temps à perdre. Une nouvelle série. 10 épisodes de vingt minutes. Ce sera pour l'été prochain. On en reparle. 

Comme je n'ai pas eu le temps nécessaire pour écrire de longues chroniques, voilà le retour du SUNDAY SUNDAY, la rubrique fourre-tout particulièrement remplie cette semaine. N'hésitez pas à commenter, débattre et proposer dans la partie commentaires. 

30 Rock 7x01

Un peu comme Jack qui sacrifie la grille des programmes de NBC, il semble que les scénaristes de 30 Rock ont abandonné toute ambition. Si cette ultime saison est à l'image de ce season premiere, on part dans de l'absurde complet, des sketchs qui s'enchaînent à la va-vite et des one-liners alignés sans véritable sens du timing comique. Si cette ultime saison est à l'image du personnage de Kristen Schaal et d'une Jenna qui se met à voler, ça risque de ne pas être le 30 Rock maitrisé et en grande forme qui m'a réconcilié avec la série ces deux dernières saisons. Mais il est difficile de prévoir quoi que ce soit après seulement un épisode car le charme de la série, c'est aussi d'être doucement idiot et imprévisible, tel un Tracy Jordan en roue libre. Il ne reste que treize épisodes alors ce serait dommage de se priver d'autant de fun, même s'il est inégale et moins bien foutu que d'habitude. 

go_on_theres_no_ryan_in_team.pngGo On 1x05

J'avais cité quoi comme problèmes concernant le pilote ? Un manque d'équilibre entre ce qu'il se passe en thérapie et ce qu'il se passe en dehors de la thérapie, un Matthew Perry omniprésent ne laissant pas suffisamment de place au reste du cast, des personnages manquant de relief ou ne reposant que sur une particularité et un aspect mélo mal maitrisé. Cinq épisodes plus tard, je crains que ces problèmes n'ont fait qu'empirer et que je n'ai même pas eu l'occasion de vraiment m'attacher à qui que ce soit pour vraiment composer les défauts d'écriture et de structure. Les épisodes sont un gros foutoir qui part dans tous les sens et qui se finit toujours de la même façon. L'apparition du fantôme de l'ex-femme est un procédé très maladroit qui, espérons-le, ne sera pas récurrent. Et je ne supporte pas John Cho. Son amitié avec Perry m'apparaît complètement improbable. D'ailleurs, les relations entre les personnages, qui devraient être la force d'une série comme celle-ci, sont pour le moment forcés ou pas crédibles. Me connaissant, je risque de poursuivre au moins jusqu'à Noël, juste à cause de Matthew Perry, de l'arrivée prochaine de Lauren Graham en guest-star et d'un potentiel encore présent, qui n'attend plus qu'à être développer et rapidement. 

Homeland 2x01

Excellente reprise pour Homeland, qui avait intérêt à ne pas décevoir après la floppée d'Emmy qu'elle a reçue. Et un record d'audience pour Showtime ce qui sent déjà bon pour une annonce de renouvellement. Quand on sait que tenir sur la longueur n'est pas le point fort des séries de la chaîne, il y a de quoi être inquiété, surtout avec un sujet aussi peu enclin à la durée que celui d'Homeland. Je disais l'an dernier que j'aurais très bien pu me contenter d'une seule saison aussi réussie. "The Smile" me redonne confiance car on sent de la maitrise et de quoi tenir encore un moment. C'est un vrai plaisir de retrouver Claire Danes, Damien Lewis et Mandy Patinkin à l'écran dans un show aussi haletant, bien ficelé et divertissant, même quand les ficelles sont aussi grosses que la scène dans le bureau d'Estes. Carrie est toujours aussi attachante lorsqu'elle est fragile et la révélation de Brody à sa femme permet de faire avancer son intrigue sans perdre une minute, sans gagner de temps et se foutre de la gueule du public. Bien joué. 

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How I Met Your Mother 8x02

C'est Carter Bays et Craig Thomas qui ont écris "Pre-Nup", le pire épisode de la série depuis très longtemps. Et c'est peu encourageant pour la suite. Oui, j'espère encore de bonnes choses de la part d'HIMYM et les mauvaises langues m'avaient prévenu, je suis déjà bien déçu. Ok, Quinn était insupportable, mais la faire dégager aussi rapidement et sur un prétexte aussi bidon, ça manquait singulièrement de classe et de cohérence. À force d'annoncer des choses comme "l'automne des ruptures" ou de teaser depuis bientôt un an sur le mariage Barney/Robin, la série est encore plus prévisible que d'habitude et ronronne de manière inquiétante. Même Bob Odenkirk n'est pas parvenu à éléver cet épisode pleins de tics énervants, de répliques lourdingues et de twists faciles. On n'a maintenant plus qu'à attendre gentiment que Robin dégage son mec pour épouser Barney, que Ted dégage sa meuf pour rencontrer la Mère et que tout se finisse bien...

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Les habitués seront déçu de ne pas pouvoir lire ma traditionnelle chronique ultra-longue sur l'épisode de la semaine mais encore une fois, la semaine n'a pas été facile. Rassurez-vous, l'épisode est très réussi et la quatrième saison réalise pratiquement un sans-faute pour le moment. L'intrigue du cancer continue d'être développé sans maladresses, la mise en avant de Joel m'a réjoui et me fait oublier le jeu terrible du petit Victor (et l'aspect prévisible de l'intrigue) et l'apparition de Matt Lauria, encore un ancien de Friday Night Lights, dans le rôle du nouvel ami de Zeek m'a enchanté. La meilleure partie de l'épisode reste tout de même celle consacrée à Crosby et Jasmine et la manière dont ils doivent introduire l'héritage noir-américain à Jabbar. C'était finement écrit et très émouvant. Mais encore une fois, c'est du côté de Sarah que les choses sont moins enthousiasmantes : Ray Romano et Lauren Graham ont beau être toujours impeccables, on sent venir les scénaristes à des kilomètres concernant une romance qui nuit déjà à la crédibilité de cette jolie amitié naissante. Voir Sarah en compagnie d'Amber ou de Drew (qui a encore une fois disparu de la circulation) me manque en vérité. Mais sinon, oui, c'était de nouveau le meilleur moment passé devant mon écran cette semaine. 

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Parks & Rec 5x03

Il aura donc fallu attendre la troisième semaine de la rentrée pour que les comédies de NBC reprennent du poil de la bête. Après un épisode convaincant de The Office, je suis heureux de retrouver un Parks & Rec en pleine forme. L'intrigue de Leslie permet de retrouver un Pawnee comme on l'aime en développant la personnalité des autres conseillers municipaux et en offrant quelque chose d'intéressant à Tom. Amy Poehler a pu briller sans retenue ("The perm must wait!") et c'est toujours un plaisir de revoir Joan. J'en ai même oublié l'absence de Rashida Jones. Lucy Lawless s'intègre parfaitement au décor et je suis très enthousiaste concernant sa romance avec Ron, qui débute dans un grand fou rire. Quand au duo Ben/April, il fonctionne toujours aussi bien et oui, Adam Scott est toujours aussi drôle en nerd incorrigible. L'épisode reposait sur des intrigues solides et pas seulement sur des caricatures ou des relations usés à juqu'à la corde. C'était raffraîchissant et encourageant.  

New Girl 2x03

Honnêtement, la reprise ne m'avait pas emballée. Pourtant, New Girl est étrangement la comédie que j'attendais le plus en cette rentrée. Oui, vous pouvez hurler, c'est pas des conneries. Je sais pas si ma mémoire flanche ou si j'étais plus fleur bleu que d'habitude au printemps dernier, mais la deuxième moitié de la première saison était quand même géniale. Du coup, le double season premiere m'a laissé sur ma faim car il retombait dans de vieilles habitudes de la série en faisant de Jess une caricature, en voulant en faire des tonnes avec un Schmidt redevenu célibataire et en sous-exploitant Nick et Winston. "Fluffer" était beaucoup mieux. Et pour cause : Nick est au premier plan. Et Nick Miller est devenu mon personnage de comédie favori. Il est facile de s'y identifier (trop peut-être) et il est facile de se marrer bêtement à chacune de ses répliques, sans jamais que Jake Johnson en fasse des tonnes. Maintenant, j'attends juste que Max Greenfield se calme un peu et que Winston ait le droit à deux minutes d'antenne pour crier de nouveau au génie. Mais autant vous le dire, je suis tout excité et toujours accro, navré de vous l'annoncer... 

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Sons of Anarchy 5x04

Ce qui est arrivé à Opie en prison ne m'a pas autant ému que prévu. Il faut dire que les problèmes de ce début de saison m'empêchent vraiment de savourer la série comme il se doit. Je vois beaucoup d'entre vous prendre leur pied cette année et moi, je reste toujours un peu perplexe. Dans ma chronique du season premiere, j'ai longuement énuméré ce qui m'embête, et même si ça s'améliore tranquillement d'épisodes en épisodes, Kurt n'a pas regagné ma confiance. Les actions de Samcro manquent toujours d'impact, la montée en puissance de Tara versus la chute de Gemma me gonfle au plus haut point et la perspective d'un méchant aussi surpuissant que Pope n'annonce rien de bien novateur pour la suite. Alors en elle-même, la mort violente d'Opie n'était qu'une scène violente de plus dans ce qui est devenu une routine un peu fade. N'ayant plus grand chose à explorer avec le personnage, Kurt a décidé d'éliminer la caution morale de sa série, de manière bien froide et prévisible. C'est lors de sa veillée funèbre que j'ai pourtant été touché et que la série a réussi, l'espace d'un instant, à me rappeler pourquoi je la suis et qu'elle peut encore faire mouche avec un bon vieux montage musical. Et vous savez quoi ? Je trouve Jimmy Smiths très bon. Il apporte pas mal de fraîcheur à un show qui s'enfonce dans la noirceur et la redondance et Nero est juste ce qu'il fallait. Malgré tout, il m'en faudra plus pour être convaincu d'une soi-disant rennaissance... 

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The Mindy Project 1x02

Alors que le pilote misait sur la comédie romantique, ce second épisode nous amène plutôt sur le terrain de la workplace-comedy. Terrain que Mindy Kaling connaît bien. Elle s'en donne à coeur joie, le reste du casting la suit avec le sourire, Seth Meyers vient même faire un petit coucou mais moi, j'avoue  avoir du mal à m'intéresser à Mindy, ses querelles avec le médecin ronchon ou son nouvel infirmier (le russe dans Eastbound & Down !). Et pire : je n'ai pas ri. Et encore pire : Stephen Tobolowsky est mal utilisé. Là aussi, je vais faire preuve de patience car j'entrevois du potentiel et je me dis que Mindy va bien finir par trouver son rythme. Si ce n'est pas le cas, ça fera ça de moins à regarder dans la semaine et je m'en remettrais très rapidement... 

Treme 3x02

C'est étrange de regarder Treme à l'automne. Pour moi Treme, c'est des souvenirs de canicule, d'orages, d'étés torrides. Pour moi, une saison de Treme ça doit commencer en juin et se finir en août. Mais je ne vais pas bouder mon plaisir surtout que cette saison sera l'avant-dernière et qu'il faut savourer chaque moment passé à la Nouvelle-Orléans en compagnie de personnages qui m'avaient bien manqués. J'ai réalisé ça face au season premiere qui m'a réchauffé le coeur et replongé naturellement dans un show dont l'univers, la bande-son et l'ambiance en font toujours quelque chose d'unique, de coloré, de réconfortant. Et pour la première fois depuis le début de la série, chaque intrigue me captive, même celle d'un Sonny en plein rédemption ou d'un Hidalgo en pleine corruption immobilière. Les choses avancent doucement mais on a pas envie que ça aille plus vite, on veut que ça se déroule tranquillement sous nos yeux et on ne veut pas en louper une miette. Mes favoris sont toujours les mêmes (Davis, Janette et Ladonna) mais d'autres montent peu à peu dans mon estime (Terry ou Robert, qui grandit enfin un peu tout en restant le même) et finalement, Treme en automne, c'est pas une si mauvaise idée, car ça va me tenir chaud. 

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Battlestar Galactica [Saison 1]

Cet été, il n'y a pas que BILLY qui a changé ma vie. Il y a aussi Firefly. Mais comme c'est une expérience trop forte pour que je puisse trouver les mots justes, j'ai décidé de repousser mon hommage à la série de Whedon aux calendes grecques. Elle m'a en tout cas ouvert à la SF, un genre que j'avais toujours évité poliment jusque là. Babylon 5 me fait de l'oeil depuis la lecture d'un dossier génial dans le regretté magazine Génération Séries, Farscape m'appelle depuis que tout le monde en dit beaucoup de bien mais c'est à bord du Battlestar Galactica que j'ai embarqué pour continuer mon aventure dans l'espace. Et à l'image de Fred et Carrie dans Portlandia, j'ai d'abord été complètement scotché à mon écran par le téléfilm d'ouverture et le pilote. Trois heures de jouissance télévisuelle avec un pitch alléchant, des personnages déjà hauts en couleurs, un cast d'exception et un rythme à couper le souffle. J'étais déjà prêt à déclarer alliégeance à Adama et à tomber amoureux de Starbuck pour la vie, mais contrairement à Fred et Carrie, je n'ai pas enchaîne les quatre saisons en une semaine. Non, j'ai eu plus de mal à la suite. Parce qu'une fois passé le côté épique des débuts, on s'ennuie un peu. J'aime beaucoup la série lorsqu'elle parle de politique, de guerre, de relations humaines mais toute la partie plus ésotérique et toutes les grosses ficelles de cette première saison m'ont vraiment rébutés. Je ne crois pas pouvoir supporter Baltar plus longtemps. Vous aller probablement me convaincre qu'ensuite c'est mieux, et je vous crois. Mais pour l'instant, j'ai besoin d'une longue pause avant de retourner dans la flotte, malgré un cliffangher final qui m'a fait bondir. 

EDTV.jpgEd [Saison 1]

Encore une fois, je dois remercier l'équipe d'EDUSA pour m'avoir fait découvrir cette série complètement méconnu, diffusée entre 2000 et 2004 sur NBC. Je m'étais toujours juré de la regarder quand à l'époque, je lisais les comptes-rendus. Mais j'avais repoussé jusqu'à aujourd'hui le moment où finalement, je me suis installé à Stuckeyville, trou perdu où un avocat refait sa vie, rachète une salle de bowling et tente de reconquérir son amour d'enfance. Tom Cavanagh (Scrubs) est parfait dans le rôle-titre, on retrouve un tas de gens biens (et une Julie Bowen déjà tête à claque mais qui ne gâche pas le plaisir pour autant) et une ambiance chaleureuse. Je n'ai vu qu'une poignée d'épisodes pour le moment mais je suis déjà conquis et j'ai lu tellement de choses merveilleuses au sujet d'Ed que je ne vais pas m'arrêter là. Il y a longtemps que j'aurais dû m'y mettre et je ne le regrette pas !

Frasier [Saison 7]

J'ai commencé mon intégrale Frasier il y a tout juste un an et ce ne fut que du bonheur jusqu'à présent. Après avoir revisité Seinfeld et NewsRadio, je suis désormais complètement dépendant d'une bonne vieille sitcom nineties avant d'aller me coucher, c'est devenu un rituel dont je ne peux plus me passer. Et comment se passer de Frasier quand les personnages sont aussi attachants, quand les épisodes sont toujours aussi bien écrits même après sept saisons et que l'atmosphère y est aussi confortable et chaleureuse. J'ai beau adoré les comédies plus modernes et plus aventureuses, j'aurais toujours beaucoup d'amour pour la sitcom traditionnelle, surtout lorsqu'elle est aussi bien faîte. Et même si Frasier n'est pas célèbre pour ses retournements de situations et ses changements, je dois avouer que cette saison fait avancer un tas d'intrigues, en particulier le fil rouge de la série jusque là : la relation entre Niles et Daphné, qui trouve sa résolution dans un season finale aussi prévisible que réussi. J'ai entendu dire que la série allait avoir du mal à se remettre de cette avancée, que les prochaines saisons ne seraient pas de la même qualité, mais il me semble inconcevable de dire au revoir à ces personnages, je vais désormais devoir les suivre jusqu'au bout. Même s'il faut pour cela supporter Anthony LaPaglia dans le rôle du frère lourdingue de Daphné. S'il faut retenir qu'une poignée d'épisodes de cette solide septième saison, je vous recommande "Back Talk", "Out With Dad" et "The Dark Side of the Moon". Si je n'ai toujours pas envie de dépasser le pilote de Boss, je me demande bien quand est-ce que David Hyde Pierce reviendra à la télévision...

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Gilmore Girls [Saison 1]

"If you're out on the road / Feeling lonely and so cold"... Un automne où comme d'habitude, la mélancolie prend le dessus, où mes nombreux projets ne comblent pas pour autant une profonde solitude, un appartement vide et où il fait un peu froid, une succession de rhumes qui te paralysent... Un remède docteur ? Un ticket pour Star Hollows, sans retour. Depuis le temps qu'on me supplie de regarder. Depuis le temps que EDUSA, encore eux, en chante les louanges. Depuis le temps que Lauren Graham illumine mon écran dans Parenthood. Oh bien sûr, j'étais déjà tombé sur quelques épisodes de Gilmore Girls et à force d'en avoir entendu parler en long et en large, j'avais l'impression d'avoir déjà vu la série. Mais là, au vu des conditions météorologiques et personnelles, il est grand temps de me faire cette intégrale. Résultat : une saison entière avalée en une semaine au rythme de trois à quatre épisodes par soir et autant de chocolats chauds. Pour l'instant, c'est juste la série parfaite. Juste ce qu'il me faut de chaleur, de qualité d'écriture, de personnages attachants et de Lauren Graham. Et cette B.O. : The Cure, Wilco, The La's, Big Star, The Jayhawks, Mazzy Star, The Jesus & Mary Chain... Que demande le peuple ? Plus ça va, et plus je réalise que la source de mon bonheur se trouve au début des années 2000...  

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Web Therapy [Saison 1]

Ce n'est pas aussi géniale que The Comeback, pas aussi chouette que Cougar Town, mais c'est tout de même plus drôle que Go On et comme je ne me suis toujours pas décidé à regarder Episodes, voilà la meilleur dose d'ex-Friends que l'on peut se procurer actuellement. Une ancienne web-série que Lisa Kudrow a refilé à Showtime et qui compte déjà deux saisons. La première raconte de manière assez originale le parcours d'une femme détestable qui tente de monter un système de fast-thérapie sur la toile. On retrouve donc une Kudrow parfaite dans le rôle de la femme détestable en question, mais aussi des gens comme Victor Garber, Courtney Cox, Jane Lynch, Rashida Jones, Lily Tomlin, Alan Cummings et Steven Webber. Rien que pour eux, ça vaut le coup de passer quelques problèmes de rythme et quelques redondances pour savourer ce truc unique. Surtout qu'il paraît que la seconde saison résoud rapidement ces problèmes et inclut encore plus de guest-stars savoureuses. Je vous en reparlerais. 

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Revue de presse / Comme si j'avais pas assez parler d'eux, on commence par un petit tour du côté de pErDUSA où pas plus tard que l'été dernier, il y a eu de beaux articles sur Aaron Sorkin et sur E.R., autant vous dire des articles que j'aurais pu écrire (mais pas aussi bien, je vous l'accorde). Le A.V. Club s'impose toujours en cette rentrée comme le site incontournable, avec un beau retour sur la troisième saison de Louie (dont je vous parlerais d'ici la fin de l'année promis, quand je m'en serais remis) et des reviews très complètes de Firefly. L'amie Ladytelephagy et l'ami Whispertoascreen se sont récemment lancés le défi de visionner et chroniquer chaque nouveauté de la rentrée et c'est aussi une lecture incontournable pour éviter de regarder trop de médiocrité qui seront bien vite annulés.  salue également ce blog bien fourni et ouvert récemment qui vaut le détour. 

Vidéo de la semaine / C'est pas tout neuf et ça a déjà fait le tour des passionnés de la série, mais cette réunion de The West Wing, organisé par la soeur de Mary McCormack, est à ne pas manquer. Mon dieu, ce que ces gens me manquent... 

Voilà, c'est tout pour la semaine et c'est déjà beaucoup. Plus que sept jours à attendre avant BILLY. Je compte sur vous pour partager l'info et je suis dispo si jamais vous voulez me poser quelques questions sur votre blog. Ou simplement en parler sans m'inviter, ce que je comprendrais aussi. Bref, vivement dimanche prochain !

Et j'espère que le nouveau décor vous plaira... 

05/10/2012

The Office 9x03

the-office-368.jpg9x03 Andy’s Ancestry

L’épisode le plus solide et intéressant depuis… depuis très longtemps. Et comme il contenait beaucoup d’intrigues, je vais découper cette review en allant de la meilleure à la moins bonne.

Commençons donc par Darryl, car il est l’élément clé dans la réussite de l’épisode. Grâce à lui et à un Craig Robinson en pleine forme, la balance entre comédie et drama redevient équilibré, l’espace d’un instant. L’espace d’une scène sincère et satisfaisante entre deux vieux collègues qui ont envie d’aller de l’avant. Entre un Jim dont on explore enfin les frustrations et un Darryl qui est le confident parfait. Tout fonctionne dans cette scène et je suis ravi que les scénaristes utilisent de nouveau un lien authentique entre deux personnages plutôt que de se reposer sur quelque chose d’embarrassant ou d’absurde. Il y avait longtemps que l’univers de Dunder Mifflin ne m’avait pas semblé aussi crédible. Et drôle car chaque apparition de Darryl m’a valu un sourire, que ce soit lorsqu’il enregistre ses talking heads à l’avance pour gagner du temps ou lorsqu’il se tient à côté d’Andy en salle de conférences sans savoir comment réagir. Darryl a toujours été un bon joker dans la série. J’avais même misé sur lui pour remplacer Michael à une époque. Même si sa romance insipide avec Valérie lui a fait perdre de sa superbe l’an dernier, il ne semble pas trop tard pour lui redonner tout son potentiel et pour faire de son duo avec Jim l’un des éléments moteurs de l’ultime saison.

D’ailleurs, si on parle de rédemption, je suis prêt à pardonner Nellie de tout ses défauts si elle continue à être aussi bien utilisé. La voir se faire humilier par Andy et les autres n’était pas une bonne idée mais la voir sympathiser avec Pam et pousser celle-ci à reprendre la peinture, c’est très intelligent. Et pas forcé du tout car Nellie ne change pas d’attitude pour autant, on nous la montre juste sous une perspective plus intéressante. Plutôt que d’être un élément parasite, elle devient elle aussi un moteur pour faire avancer des intrigues nouvelles et intéressantes. Elle redonne des couleurs à Pam tout comme Darryl en redonne à Jim. C’est d’ailleurs ce qui manquait au couple et aux personnages de la série en général, depuis au moins quatre ans : de vrais liens d’amitié. C’est beau de retrouver ça, même si c’est aussi tard.

The-Office-Season-9-Episode-3-Andys-Ancestry-5.jpgDu coup, aussi débile soit-elle, l’intrigue d’Andy passe mieux. Car les trucs débiles sont plus acceptables quand ils ne sont pas suivis par d’autres trucs débiles. Quand c’est équilibré. Avec cette histoire d’ancêtre, Andy hérite d’une intrigue qui semble avoir été écrite pour Michael Scott. Ce n’est pas complètement out of character mais ce n’est pas ça qui va lui redonner de sa superbe. Dommage qu’il soit sacrifié ainsi pour que les autres redeviennent attachants, en comparaison. Mais on a bien vu l’an dernier avec James Spader qu’un outsider pouvait difficilement assumer cette position (sauf s’il avait été bien exploité, bien sûr). Espérons juste qu’Andy ne soit pas une cause perdue et qu’on ne se retrouve pas encore avec une histoire de tromperie. Ce serait vraiment tirer sur la corde…

Quand à l’apprentissage du dothraki, c’est suffisamment inoffensif pour me déranger. Rainn Wilson et Ellie Kemper ont une belle énergie ensemble, les nouveaux sont correctement impliqués là-dedans et on sourit de bon cœur malgré le manque d’épaisseur du truc. Le cold open était également une totale réussite. Je ne pensais qu'un nouveau prank de la part de Jim pouvait encore fonctionner. 

Non franchement, c’était vraiment pas mal. Un épisode comme celui-ci aurait été médiocre comparé à l’âge d’or de la série mais vu l’état dans lequel elle se retrouve depuis un moment, c’est très satisfaisant et rassurant de voir quelque chose d’aussi abouti et équilibré. Quelque chose de sensible.   

19:24 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (1)

01/10/2012

The Good Wife 4x01

4x01 I Fought The Law

Je suis très heureux de retrouver The Good Wife. Tout l’été, j’ai suivi avec intérêt toute les annonces de casting concernant cette quatrième saison et il semble que la série est prête à battre tout les records niveau distribution exemplaire. Comme si elle avait encore des choses à prouver à ce niveau. Je suis donc très heureux de retrouver la série, sa galerie de personnages et ses intrigues complexes.

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Mais je ne suis pas du tout heureux de retrouver Kalinda et ses intrigues bidon. Le personnage a fait une forte impression au début de la série et Archie Panjabi n’avait (presque) pas volé son Emmy. Mais depuis, son parcours reste la seule fausse note consistante d’un show qui a pourtant su régler nombre de ses problèmes au fil des années. Le problème avec Kalinda, c’est qu’elle fait tâche. Quand elle joue la détective malicieuse ou l’ami d’Alicia, c’est crédible. Mais lorsqu’on part dans des histoires de passé trouble, de maris vengeurs, de domination et quand on découvre qu’elle a couché avec à peu près chaque femme de Chicago, on part souvent dans l’overzetop.

Les scénaristes veulent probablement inclure ces intrigues pour rajouter un peu de piment, de sensualité et de mystère. Sauf qu’ils ne savent jamais où ils vont et tombent toujours à plat en moitié de saison, s’excusant presque de nous avoir encore imposé un truc aussi maladroit. Résultat : pour l’instant, j’ai trouvé les débuts de saisons en dents de scies et les fins de saisons quasiment parfaites. C’est en majeure partie à cause de Kalinda. Alors même si c’est Marc Warren (Band of Brothers, State of Play) qui joue le mari, je suis très inquiet par cette intrigue qui est déjà bien grossière et fatigante. En un épisode seulement, on a le droit à la batte de base-ball, le flingue, le combat dans l’ascenseur, le « oui vas-y fais moi mal » et c’est tout à fait hors-sujet. Comme si l’on regardait une autre série. Comme si Ryan Murphy bossait à mi-temps juste pour Kalinda. Et je veux pas que ça contamine encore une fois un début de saison que j’attendais avec impatience…

D’ailleurs, pour être entièrement honnête, je n’ai pas autant pris mon pied avec le reste de l’épisode que je le voulais. Parce que franchement, rien de nouveau à signaler : les problèmes du cabinet, c’est la suite directe de la saison dernière. À part pour un David Lee toujours en forme, un Nathan Lane tout à fait dans son élément et un duo Will/Diane toujours aussi réjouissant, on a l’impression d’avoir déjà vu chacune de ses situations. Comme le dit David Lee : « il va falloir s’en remettre de la crise un jour ! ». Les intrigues de bureau, c’est ce que je préfère dans la série, mais un peu plus de créativité ne ferait pas de mal. Au moins, Will va reprendre du service.

J’ai le même sentiment de déjà-vu concernant la campagne de Peter. Parce qu’on a encore une campagne de Peter. Entre ça et le passé de Kalinda, c’est presque un remake de la deuxième saison qui est lancé ici. Eli essaye toujours de convaincre Alicia de mettre en avant son couple, Peter est toujours sur la défensive concernant sa vie privée et Alicia préfère toujours se mettre en retrait. Pas vraiment d’évolution, si ce n’est un Matthew Perry qui aurait mieux fait de ne pas accepter Go On et d’être vraiment présent et une Kristen Chenoweth qui ne m’a pas éblouie autant que je l’aurais cru (et qu’elle le fait d’habitude) car son rôle est finalement une extension féminine d’Eli esquissé à la va-vite. Bon, une campagne de sénateur, ce ne sont pas les mêmes enjeux et je juge probablement trop vite cette intrigue.  

Il reste Alicia, qui navigue un peu entre tout le monde mais passe surtout son temps à tenter d’innocenter son fils, dans une histoire de semi-corruption un peu bâclé, où le méchant procureur et le méchant flic complotent dans le dos de Peter et où Zach devient un génie de la justice et de la vidéo Internet. Je reproche parfois à la série d’abuser des gadgets et de la technologie et là, j’ai un peu saigné des yeux. Je m’attendais à autre chose en fait concernant la famille d’Alicia, surtout au vu de l’image forte que nous a laissé la fin de saison dernière. J’imagine que ce sera développé tranquillement en cours de saison, en parallèle avec le lien toujours sous-jacent entre l’avocate et Will (le shipper en moi existe toujours, j’ai l’impression). Comme tous les autres, Alicia ne mérite pas de status-quo. Et WTF ? Cary disparaît au bout de dix minutes après seulement quelques répliques ? Une honte !

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J’aime en tout cas le soin apporté aux titres des épisodes (même si j’aurais voulu les entendre les Clash), à la réalisation (même quand elle est bling-bling) et c’est toujours remarquable de voir autant d’acteurs que j’aime réunis dans la même série. Attention à ne pas trop encombrer les épisodes de guest-star au risque de mal les exploiter et de frôler l’overdose. Mal gérer un cast trop nombreux, c'est ce qui a valu à ER des saisons très inégales. Oui, Julianna, je vais continuer à citer à ER à chaque reviews, excuse-moi, c'est plus fort que moi (surtout que Maura Tierney va pas tarder). 

Allez, malgré un season premiere un peu faiblard, je suis vraiment heureux de retrouver The Good Wife.