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26/02/2013

The Office / la rétrospective #3

Au printemps, il faudra dire au revoir à The Office. Et même si la huitième saison était pourrie et que celle-ci est inégale (mais mieux), l'émotion sera là. Pour moi en tout cas. Vous le savez, c'est la série dont j'ai le plus parlé ici et qui a accompagné mes neuf dernières années de passion télévisuelle. Dire adieu à ce fil rouge, ça va pas être facile. Si vous ressentez la même chose, j'ouvre donc les portes de mon blog pour une rétrospective, une dernière salve d'adieux. Venez partager vos souvenirs bons ou mauvais, vos épisodes favoris, vos scènes ou moments cultes, votre personnage de prédilection, votre passion pour Jam ou Dwangelina. Tout comme Gibet l'a fait récemment, à vous de jouer (suffit de me faire part de votre envie dans les commentaires). 

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Et avant d'évoquer les 50 meilleurs épisodes de la série, revisitons ensemble des souvenirs qui font mal : voilà ma sélection des 10 pires épisodes de The Office. Et le plus triste, c'est que j'aurais pu agrandir la liste et que ce n'était pas si facile que ça de choisir. Mais bon, qui peut pondre 200 épisodes sans quelques faux pas ? Le pire épisode de The Office reste toujours plus regardable que Two And A Half Men, non ?

10) S04E11 Night OutLa grève des scénaristes avait déjà handicapé la quatrième saison et il ne restait qu'une poignée d'épisodes à exploiter pour nous raconter quelque chose d'intéressant et de drôle. "Night Out" est une grosse tâche au milieu de cette poignée d'épisodes. La première fois où je n'ai pas vraiment passé un bon moment devant la série (j'allais relativiser par la suite, hein). On y suit Michael et Dwight à New York alors qu'ils découvrent que Ryan est devenu toxicomane tandis que, par la faute de Jim, les employés de Dunder Mifflin se retrouvent bloqués dans le hall d'entrée. Ce ne sont pas foncièrement de mauvaises idées sur le papier mais le tout est forcé, maladroit et j'aurais toujours une grimace en repensant à ce pauvre Toby qui s'enfuit après avoir partagé un moment d'intimité avec Pam. Bref, il fallait bien choisir un mauvais souvenir des quatre premières saisons. Et même si la série a fait pire par la suite, c'était le pire qu'elle pouvait faire à l'époque, selon moi (on peut aussi noter un épisode pilote un peu faible à cause de son manque d'originalité, un "Phyllis Wedding" un peu forcé et un "Cocktails" peu mémorable). Maintenant, concentrons nous sur les saisons 5 à 9 parce que là, il y a de quoi faire...

09) S05E08 Frame TobyMise à part un cold open mémorable rendu hilarant par le cri deséspéré de Michael face au retour de son ancien nemesis ("Noooooooooooooo!"), le reste de cet épisode est franchement lourdingue. La haine de Michael envers Toby était l'un des running gag les plus drôles des premières saisons mais il n'avait pas besoin d'être étiré sur un épisode entier, surtout pour nous rendre Michael encore plus idiot qu'humainement possible. C'était souvent un travers des scénaristes à l'époque : faire évoluer Michael sans arrêt pour ensuite le laisser régresser sans explications, juste histoire de nous faire marrer. Là, c'était pas drôle. Quand à l'histoire du micro-ondes et de la maison des parents de Jim, c'était hautement anecdotique. Mais bon, le cold open sauve la mise. Et le tag final également, avec Dwight qui raconte son crime parfait dans un monologue à mourir de rire. En gros, regardez la première minute et la dernière minute de "Frame Toby" et tout ira bien.

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8) S07E25 Search Committee / Quand un personnage de la trempe de Michael Scott et un acteur aussi génial que Steve Carrell s'en va, la pire chose à faire est d'essayer de le remplacer. Il faut aller de l'avant et trouver de nouveaux moyens de raconter des histoires. Le problème, c'est qu'entre le moment où Will Ferrell tombe de son panier de basket (j'ai pas mis d'épisodes avec Will Ferrell ici parce que le comédien me fait toujours rire mais objectivement, ils le méritaient) et le moment où Andy oublie qu'il est le nouveau patron pour aller faire n'importe quoi, les scénaristes n'ont fait que chercher un remplaçant. Et pour conclure la septième saison (alors que "Goodbye Michael" aurait été parfait), ils y ont consacrés quarante minutes, invoquant une foule de guest-star utilisés gratuitement, pour la plupart. À part Jim Carrey qui était suffisamment absurde pour me faire marrer, le reste était trop long, trop mal écrit et peu encourageant concernant l'ère post-Michael. C'était aussi les débuts de James Spader et Catherine Tate et on ne savait pas encore à l'époque qu'ils allaient ruiner la saison à venir. Bref, rien de glorieux et pour développer mon désarroi, j'avais carrément imaginé un faux dialogue que je vous invite à relire. 

7) S08E07 Pam's Replacement / Cet épisode pue car, non seulement il introduit Kathy, peut-être le pire personnage de la série, mais il fait en plus preuve d'un manque de créativité assez profond. Non seulement les scénaristes ne profitent pas du renouveau potentiel de la série, mais il se montre en plus amnésiques (sacrifiant ainsi des personnages sur l'autel de la blague facile au détriment de leur évolution) et lourdingues au possible. Même si la jam entre Darryl, Andy et Kevin est à-priori innofensive, elle ne fait que renforcer l'impression que la série n'a plus rien à raconter et que si James Spader a juste été embauché pour jouer de l'harmonica, ça valait pas le coup. Seul l'alliance Pam/Dwight sauve un peu la mise. Un peu. 

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6) S06E05 Mafia / On était tombé de haut à l'époque. Parce que tout roulait depuis la Michael Scott Paper Company, que j'aimais beaucoup le développement proposé par l'intrigue de Jim co-manager et que le mariage était un gros morceau que les scénaristes n'avaient pas manqués. "Mafia" a la lourde tâche de lui succéder. Et se vautre dans les grandes lignes. En l'absence de Jim et Pam, partis en lune de miel, on a le droit à une intrigue bidon où Michael tente d'impressioner un mafieux jouer par Mike Starr. Je ne dirais même pas qu'on a le droit à un truc caricatural digne des pires heures de Michael, mais plutôt à un truc ennuyeux qui ne mène nulle part. Et comme c'est contreblançé par une histoire aussi fine que "Kevin squatte le bureau de Jim", vous comprenez bien que pas grand chose n'est à retenir de la demi-heure. C'était un peu un choc donc, car c'était quand même rare. À l'époque. 

5) S09E06 The BoatLe pire de cette terrible intrigue d'Oscar et le sénateur ? Un Andy qui continue de sombrer face à un Josh Groban qui n'a rien à foutre là (ni nulle part) ? Un Dwight qui cabotine plus que de raison ? Une Nellie pas encore vraiment intégrée dans l'équipe et qui fait tâche ? Je demande "The Boat". Pas aussi terrible que l'épisode qui le précède mais un truc bien naze qui donnait un début de neuvième saison peu encourageant. 

4) S08E15 Tallahassee / Même si l'arc en Floride était le passage le moins navrant de la huitième saison, il avait vachement mal commencé avec cet épisode médiocre à souhait. Où Catherine Tate était encore une abomination de personnage caricatural dès qu'elle apparaissait. Où rien n'était crédible ou réaliste dans ce qu'on nous racontait. Où Kathy méritait de mourir plus que jamais. Où même Pam m'a gavé (ce qui est très très mauvais signe). Seul Florida Stanley a eu son moment de gloire et a sauvé le tout du naufrage en m'offrant un sourire. Un moyen très bancal et pas du tout couillu de vouloir changer les choses. L'arc va ensuite durer trop longtemps, s'éparpiller et mal retomber sur ses pattes, mais vaudra au moins pour nous sortir de l'impasse générale et pour offrir à Jim et Dwight quelques bons moments de camaraderies. 

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3) S06E13 The Banker / Bon, d'accord, celui-là était facile. Car il s'agit d'un clip-show. Un passage obligé déjà lourd dans une sitcom traditionnel mais qui ne fait aucun sens dans un mockumentary. Et qui tombait en plus à un très mauvais moment alors que la série reprenait après la longue pause hivernale et où de l'inédit n'aurait pas été de trop. En plus, les morceaux sélectionnés sont loin d'être pertinents (surtout quand Coldplay est invoqué pour illustrer un montage JAM) et le matériel original qui habille le tout est très faible. Perdu au milieu d'une saison déjà inégale, "The Banker" est donc une erreur impardonnable de la part des scénaristes (qui ont dû se payer une jolie semaine de vacances et bien se foutre de notre gueule, les salauds). En relisant ma critique de l'époque, je me trouve bien trop gentil. Je pense que c'était le plaisir de revoir "Lazy Scranton" en entier qui m'avait fait cet effet. 

2) S08E12 Pool Party / La huitième saison, bien que problématique, avait quelques bons moments. "Pool Party" n'en fait pas partie. Tellement aveuglés par le talent et le potentiel d'un type comme James Spader, les scénaristes ont oubliés de lui écrire un rôle intéressant et cohérent. Au départ, c'est amusant. Frais. Au bout d'une poignée d'épisodes, c'est épuisant et ça bouffe toute la place qui aurait pu servir au vrai renouveau de la série. Ca bouffe de l'espace à un Andy qui avait besoin de s'imposer plutôt que d'être coincé dans un triangle amoureux (qui dure toujours même s'il a changé d'angles). Cet épisode était l'apothéose de cette période très lourde de la série où tout le monde s'extasiait devant Robert California tandis qu'Andy était empêtré dans des romances à la con. Kathy, la stagiaire détestable, était dans le coin, ce qui n'aide pas et Ryan et Gabe se sont mis à poils. L'horreur. À l'époque, j'écrivais : "Une fainéantise rarement atteint dans la série. L'équipe doit se calmer sur le vin et les sorties récréatives et se concentrer un peu sur les personnages, ce serait la moindre des choses, merci." Comme d'habitude, mes réclamations ne furent pas entièrement prises en compte. 

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1) S09E05 Here Comes TrebleUn épisode d’Halloween terrifiant, dans le plus mauvais sens du terme. Pathétique. Même Stephen Colbert ne peut pas sauver ce truc qui marque la descente aux enfers d'Andy Bernard... J'ai même pas envie d'en reparler, la douleur est trop frâiche. Et les problèmes de l'ultime saison sont loin d'être résolus... 

Et pour quelques médiocrités de plus : S03E21 Product Recall / S05E05 Employee Transfer (juste pour l'intrigue des frères de Jim, atroce) / S05E11 The Duel / S06E08 Double Date / S06E22 The Cover Up / S07E03 Andy's Play / S07E08 Viewing Party / S07E18 Todd Packer / S08E05 Spooked / S08E06 Doomsday (qui aurait franchement eu sa place plus haut dans le classement mais bon) / S08E08 Gettysburg / S08E09 Mrs California (pauvre Maura Tierney) / S08E24 Free Family Portrait Studio / S09E14 Vandalism / S09E15 Couples Discount.

La prochaine fois : Et bien la prochaine fois, je compte sur vous pour me pondre un truc. Sinon moi, je vous prépare les 50 meilleurs épisodes de The Office. Déjà des pronostics ? Vous pouvez tricher en allant relire toutes mes reviews de la série, que j'ai commencé à commenter dès la quatrième saison. 

22:37 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (3)

24/02/2013

SUNDAY SUNDAY! #12

INTRO / J'ai voulu faire mon malin la semaine dernière en ajoutant plein de nouvelles choses à mon planning déjà chargé. Résultat : à part pour The Americans que je suis avec assiduité et qui franchement formidable, et à part pour Legit qui me divertit toujours beaucoup j'ai déjà abandonné tout le reste. Enfin disons plutôt, j'ai repoussé tout le reste aux calendes grecques. 

Alors cette semaine, je vous propose de revenir aux choses simples de la vie, à ces séries dont je parle sur ces pages depuis déjà longtemps. Certaines vont bien, d'autres sont en train de couler. La routine, y a rien de mieux. Vous remarquerez que je n'évoque ni Girls, ni Enlightened, ni Justified. Pourquoi ? Parce que ce sont les séries que je préfère en ce moment. Et que du coup, je n'ai rien de bien intéressant à en dire. Mais sans vouloir promettre quoi que ce soit, elles auront le droit à un bilan en fin de saison. 

Community / S04E03 Conventions Of Space And Time

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Community ne m'a pas rendu fou depuis la deuxième saison. Donc je n'ai pas pleuré quand j'ai appris que Dan Harmon était viré et je n'ai pas sauté de joie quand une quatrième saison a été commendée. Attention hein : il y a des choses que j'ai trouvé très bien faites dans la troisième saison, qui reste globablement un excellent souvenir. Mais Community s'est terminé avec la deuxième saison dans ma tête où elle a toujours eu le destin d'une série culte annulée trop tôt. Je me complais à l'aimer de cette façon. Et voir une quatrième saison débarquer en plein mois de février avec une nouvelle équipe derrière la caméra ne fait que renforcer l'impression que j'ai d'assister à une série fantôme, à une fanfiction qui n'aura jamais la saveur de l'original.

Je ne fais pas partie des fans qui crient au scandale, qui en font tout un plat. Finalement, le tout n'est pas si différent. Les débuts de saisons de Community ont toujours été un gros bordel. Depuis trois épisodes et surtout dans celui-ci, c'est un peu plus pataud, pas toujours très intéressant ou très drôle et c'est une fanfiction où tout le monde essaye très fort de faire survivre le bébé de Dan Harmon. Mais on nous a prévenu dans le season premiere : c'est désormais Abed qui écrit la série. Des Abeds qui aiment trop l'idée de leur série et qui ne se concentrent pas assez sur son contenu. Comme Dan Harmon dans ses mauvais jours finalement.

Quand on menace de défigurer le charme d'Inspector Spacetime pour une potentielle version américaine, Shirley explique ce qui fonctionne avec l'original : "it’s smart, complicated, and doesn’t talk down to its audience.” L'épisode en question n'est rien de tout ça et je crois que le pire, c'est que je m'en fous. Que je serais capable de regarder le reste de la saison comme  un divertissement quelconque, comme un HIMYM que je regarde en mangeant un sandwich le midi au boulot. Par contre, si j'entend encore quelqu'un fait "owww" à la Shirley, j'arrête tout. Si Annie continue d'être un bête love interest pour Jeff, je léverais les yeux au ciel. Si le couple formé par Troy et Britta continue de me mettre aussi mal à l'aise, je vais m'agacer. Mais je resterais fidèle, tout comme j'avais regardé la saison 5 de NewsRadio, que je regarderais la saison 7 de Gilmore Girls. Parce que le changement, c'est toujours sympa à regarder et que je n'étais plus assez fan de la série pour vraiment m'offusquer.  Même si la photo que j'ai postée plus haut me donne envie de me pendre. 

Go On / S01E16 Go Deep

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Go On s'améliore. La série aurait pu s'améliorer plus vite, plus fort mais elle le fait lentement et sûrement depuis la reprise de janvier. Ce qu'elle a réussi le plus, c'est de se transformer en ensemble show là où on avait le droit au Matthew Perry Show. Il a fallu pour ça renforcer les stéréotypes de chacun pour mieux ensuite affiner leurs relations et nous surprendre. Plus récemment, la série a également réussi à sortir de son schéma habituel : Ryan est cynique, les autres lui font réaliser un sens de la vie et il va mieux et c'est quirky à souhait lors d'un montage final avec des références sportifs. Maintenant, c'est toujours le même procédé mais il laisse également de la place à plus de libertés scénaristiques, à des surprises, des disgressions, et ça rend le tout plus frais et moins prévisible. 

Comme le cast s'en donne à coeur joie, que je ris de plus en plus chaque semaine, et que les guest-star sont de qualité (Timm Sharp cette semaine et surtout, Courtney Cox très bientôt !), je suis content de retrouver Go On et je commence à apprécier chacun de ses personnages. Même Ryan King. Quand NBC aura annulé tout le reste de ses comédies, je ne suis pas certain qu'elle aura les épaules pour mener la barque. Mais en tant que petite série qui gagne sans cesse en capital sympathie, elle assure.  

Parks & Recreation / S05E14-S05E15 Ben & Leslie - Correspondant's Lunch

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Le grand mystère du moment pour moi, ce sont les gens qui disent du mal de Parks & Rec. L'an dernier, je pouvais comprendre et j'ai moi-même pas mal pinaillé face à l'arc de l'élection. En début de saison, je voyais bien aussi ce qu'on pouvait reprocher à la série : tourner en rond, se reposer trop fort sur des version caricaturales des personnages... Mais là, franchement, depuis début janvier, Parks & Rec est en pleine forme et je n'ai rien à lui reprocher.

La politique est redevenue bien locale, chaque personnage évolue tranquillement dans des intrigues bien écrites (bon, sauf Ann, mais que voulez-vous... au moins, ça prête à sourire), la galerie de personnages peuplant Pawnee est parfaitement utilisé et franchement, le double épisode du mariage était très émouvant. Il ne contenait pas une minute de trop et rendait justice à tout ce qui a fait que j'ai aimé la série avec passion à une époque. Et l'épisode qui suivait était aussi de très bonne facture, que ce soit grâce à Perd Hapley ou à un Andy déprimé, qui se montre bien plus intéressant que le Andy habituel. Bref, cela fait une poignée d'épisodes que je passe un excellent moment devant la série.

Alors je ne comprends pas. Peut-être que les gens se lassent parce que rester fidèle, c'est plus difficile que d'abandonner sa passion pour aller en trouver une autre plus fraîche et excitante. Moi, je vais rester à Pawnee. Et même si je n'ai plus la même étincelle dans mon coeur, j'y suis très confortable et en toute confiance. Avec tout de même une envie qui ne semble pas vouloir me quitter : et si c'était le moment idéal pour terminer la série en toute beauté avant qu'elle n'ai vraiment plus rien à dire ? Je sais que la fin de 30 Rock et de The Office, c'est déjà beaucoup, mais je pense que là, on tient une opportunité parfaite pour une fin parfaite. 

New Girl / S02E17 Parking Spot

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Ce ne sera une surprise pour personne, New Girl est la série que j'attends le plus chaque semaine de visionner. Elle est dans un âge d'or qui semble ne plus vouloir s'arrêter depuis bientôt un an et ce fameux épisode "Injured" où le potentiel de la série m'avait ébloui pour la première fois. Rien ne semble vouloir arrêter Jake Johnson d'être aussi drôle que touchant et la liberté avec laquelle sont écrit les scénarios et les dialogues, la liberté avec laquelle les comédiens peuvent évoluer, est assez unique dans son genre, surtout sur une comédie de network. À peu de choses près, New Girl n'est pas formaté et ne s'enferme pas encore (mais ça viendra, je ne suis pas dupe) dans des blagues récurrentes bien lourdes (salut Community) ou des situations qu'on a déjà l'impression d'avoir beaucoup vues (coucou Parks & Rec). Bref, la série est organique et en excellente forme, ce qui en fait mon rendez-vous privilégié de la semaine. 

Le fait que je m'identifie toujours autant à Nick Miller renforce d'autant plus mon lien. Et les scénaristes ont sauté le pas du will they won't they avec beaucoup d'assurance et de panache. C'est une deuxième saison merveilleuse, comme on voit parfois (coucou The Office, Parks & Rec et Community) et on risque de passer le restant de nos jours, et de la série, à rechercher le même bonheur, la même simplicité, le même feu sacré. 

The Good Wife / S04E14 Red Team, Blue Team

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Un mois sans The Good Wife, c'était rude. Surtout que, comme je le disais la dernière fois, la série est en plein home-run, enchaînant depuis début 2013 une suite ininterrompue d'épisodes quasi-parfaits. Le focus est revenu sur Alicia et les rouages de Lockhart&Gardner, et même quand on s'éparpille dans de la romance ou de la politique, c'est plaisant. Comment ne pas savourer le faux procès qui tourne au règlement de comptes, la presque mutinerie fomentée par Alicia et Cary, le retournement de veste de notre héroïne, sa dispute avec Will, l'hypocrisie décontracté des partenaires, David Lee, une Kalinda tout à fait à sa place à petites doses, le duo Eli/Elsbeth, la présence d'un Kyle McLachlan qui vient participer au revival 90's lancé par la série, et ce rythme toujours aussi imparable.

Non vraiment, ce n'est que du bonheur. Mon seul regret ? J'aurais quand même voulu voir ce qu'aurait donné Florrick, Agos & Associate. Je suis sûr que ça aurait été au moins aussi bon que la Michael Scott Paper Company. Mais le regard de Cary qui en dit long à la fin de l'épisode est tout aussi prometteur... 

The Mindy Project / S01E13-S01E14 Harry & Mindy 

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Je suis tellement mauvais lorsqu'il faut arrêter une série. Même quand je sais que je ne prends plus aucun plaisir à la regarder et que j'ai mieux à faire, je mets un temps fou avant de briser le serment de fidélité que j'avais accordé à une série en dépassant son pilote. Il m'a fallu sept épisodes pour stopper 2 Broke Girls, deux saisons et demies pour stopper Modern Family et presque six ans pour stopper Dexter. Et il y a encore une partie de moi qui est assez curieuse et névrosée pour avoir envie d'aller jeter un coup d'oeil à tout ces truc nazes que j'ai laissé sur le bord de la route...

Et dans le genre naze, The Mindy Project commençait sérieusement à s'imposer. Les changements de casting incessants, l'incapacité de Kaling à écrire un script solide et cohérent, une galerie de personnages à moitié sympathiques, à moitié insupportables... Bref, après Noël, je me suis dit que je quittais l'aventure et bon débarras. Sauf qu'il a suffi d'un samedi après-midi glacial pour que je m'enferme chez moi et que je rattrape mon retard quasiment d'une traite. 

Ce qui est très étrange, c'est que je n'ai pas particulièrement aimer ces épisodes. Je ne sais absolument pas ce qui m'a poussé à les enchaîner aussi vite. Peut-être l'espoir de voir B.J. Novak venir en aide à sa vieille amie pour sauver le navire ? Ma sympathie pour Mark Duplass et Allison Williams ? Peut-être le fait que Morgan m'amuse tout de même régulièrement ? Je n'en sais rien. C'est toujours écris avec les pieds, la moitié des protagonistes sont bons à jeter et le générique me donne envie de gerber. Je crois que le pire reste le will they won't they entre Mindy et Danny qui m'ennuie profondément. Après le binge-viewing, je vous présente le masochist-viewing. C'est idiot et c'est signé Dylanesque. Allez, cette fois promis, j'arrête. En tout cas, je ne vous conseille en aucun cas de vous y mettre. 

***

Revue de presse / Qui n'a pas rêvé de savoir à quoi aurait ressemblé les deux saisons supplémentaires que Daniel Knauf avait prévu pour Carnivale ? Le AV Club interroge le scénariste qui vous dévoile tout et nous fait regretter encore un peu plus l'annulation de son bijou. Au même endroit, Linda Cardellini revient sur ses expériences dans ER et Freaks & Geeks. Et Scooby-Doo... Tandis que chez pErdUSA, Ju est d'accord avec moi concernant The Office, le Daily Mars inaugure une nouvelle rubrique où l'équipe rend hommage à des merveilles comme Rubicon ou, dans une moindre mesure, Undeclared, que vous pouvez également retrouver ici en cherchant bien dans la colonne de gauche. Et de son côté, Lady vous explique que regarder une série en couple, c'est pas si compliquée que ça, faut juste savoir s'organiser. Merci Lady !

La vidéo de la Semaine / C'est pas de grande qualité. Et vous ne vous coucherez pas moins con en la regardant. Mais elle remplira votre coeur de soleil et de joie. Toute la nostalgie du morceau des Beach Boys se transforme en LOVE quand Zooey l'interprête. C'est mon cadeau de Saint Valentin en retard, savourez. 

Conclusion / Moralité : les comédies du mardi vont bien, celles du jeudi un peu moins. Mais rien n'égale de toute façon le dimanche soir. Mentionnons également Portlandia et Workaholics, toujours aussi drôles, un Cougar Town qui vient de pondre un joli épisode avec des flash-backs et un HIMYM en forme de croisière, confortable à souhait. En attendant le retour de The Office en avril, attendez vous à ce que j'en parle toujours beaucoup avec un best of des 50 meilleurs épisodes à venir et n'oubliez pas que vous pouvez participer à cette rétrospéctive. 

La semaine prochaine, BILLY revient avec les deux premiers épisodes de la deuxième saison. Si vous n'avez pas encore vu le teaser ou, pire, la première saison, vous n'avez aucune excuses. Le SUNDAYSUNDAY repart donc en hiatus mais pas d'inquiétude, une nouvelle manière de parler des séries du moment ne va pas tarder à débarquer dans le coin, sous une forme qui plaira surtout à vos oreilles. Je n'en dis pas plus. Pour le moment. 

19/02/2013

The Office 9x16

9x16 Moving On

Un épisode de 40 minutes ? Dont le titre évoque un changement bienvenu ? Avec des guest comme Bob Odenkirk ou Michael Weston dedans ? Joie ! Et en fait non, pas tant joie que ça. Pas du tout même, la plupart du temps. Pour voir ce qui n'allait pas avec ce sixième épisode avant la fin, découpons-le par duo de personnages (car la série a oublié que son succès venait souvent tout simplement du regroupement de son cast dans la même intrigue de seulement vingt minutes et préfère en ce moment nous resservir chaque semaine la même dynamique)...

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ANDY/ERIN/PETE : Et on commence par ce qui fait mal et ce triangle amoureux qu'on croyait enterré mais qui semble ne faire que commencer. Lors du cold-open, une phrase seulement aurait pu tout changer et sauver l'honneur d'un personnage et de toute la deuxième moitié de saison qui s'annonce : "Andy, i'm firing you". Et là David Wallace aurait tout compris et rendu un grand service à tout le monde, en particulier à ce pauvre Ed Helms. Au lieu de ça, l'ancien patron exigeant de Michael Scott décide de donner une énième chance à son incapable de protégé et ce qui s'en suit est ce que la série a pu servir de plus embarassant, au mauvais sens du terme.

Dans toutes ses incarnations, Andy n'a jamais été aussi détestable, au point qu'on en vienne à fermer les yeux à chaque fois qu'il apparaît à l'écran. Alors que Pete et Erin pourraient former un petit couple gentil et innofensif, voilà que leur romance prend une proportion bien trop importante en étant mêlé au fascisme d'un Andy qui n'est même plus humain, qui n'est même plus une variation plus méchante du Andy d'avant mais juste un pauvre type qui mérite de mourir. Bon, il a déjà dû subir les tromperies d'Angela, il a perdu son scrotum, sa famille est ruiné, son groupe a-cappela est devenu obsolète. Mais rien de tout ça ne peut excuser son comportement et cette grosse vacherie de la part des scénaristes, qui oublie que nous, on a aimé Andy à une époque, qu'il était attachant et souvent drôle. Qu'il était sensé être le nouveau taulier des lieux et qu'il en est devenu le boulet ultime. Ameutant avec lui le fantôme d'un Gabe dont seuls les pires côtés sont ressortis ici et bouffant tout l'espace qu'Erin pourrait utiliser pour briller un peu avant la fin. 

Si David Wallace avait eu des couilles, "Moving On" aurait pu offrir à Andy un adieu digne de ce nom et nous débarrasser une bonne fois pour toutes de cette histoire de jalousie qui envenime cette saison. Quand on loupe une opportunité pareil de changement, on risque tout aussi bien de louper son final. Et ça, ça me fait très peur...

JIM/PAM : Heureusement, on peut compter sur les Halpert pour sauver un peu la mise. Juste un peu. Il faut dire que Bob Odenkirk a bien aidé (comme il avait déjà pu remonter légèrement le niveau de certains HIMYM). On a donc Saul Goodman dans la peau d'un Michael Scott 2.0. (première fois qu'il est mentionné depuis son départ !) et on se souvient qu'à l'époque, l'acteur avait été envisagé en même temps que Steve Carrell pour jouer le manager de Dunder Mifflin. Non seulement on peut donc apercevoir ce que pourrait être Michael si les scénaristes avaient continué à plagier la version originale britannique, mais on réalise aussi que la vie de Pam a stagné pendant dix ans et que la revoilà au point de départ. C'était amusant et touchant, deux adjectifs que la série mélange rarement en ce moment. 
 
Mais plutôt que de voir ça comme une illumination et de vouloir changer de vie, Pam semble plus réfractaire que jamais à l'idée de quitter Scranton. Elle aime Scranton. Elle aime sa vie monotone dans son bureau où le patron est aujourd'hui bien pire que tous les Michael Scott du monde, elle aime peindre les murs des entrepôts d'une fabrique de papier. Alors je suis du côté de Jim dans l'affaire. Et même s'il faut oublier que la présence des caméras lors de ce moment d'intimité tient de l'absurde le plus total, leur repas m'a suffisamment ému pour que je pardonne aux scénaristes la création d'une tension artificielle qui voudrait nous faire croire que les Halpert sont en danger de séparation. 
 
 
On sait tous comment ça va finir. Maintenant, il faut savoir si ce sera à Scranton ou à Philly. Quoi qu'il arrive, je ne pense pas que ça vaille la peine d'étirer le truc tout le long d'une saison. Mais je ne m'offusquerais pas trop car Jenna Fisher et John Krasinski étaient au sommet de leur forme et Bob Odenkirk est toujours le bienvenu. S'il veut remplacer Andy pour le reste de la série, je suis preneur. 

DWIGHT/ANGELA : Fin de série oblige, il fallait bien raviver la flamme entre le deuxième couple phare de la série. Alors on invente une tante dégueulasse à Dwight et on envoie Angela à son aide. J'image qu'à l'origine, c'était encore un moyen de nous préparer à The Farm (que je ne regrette tellement pas) et au final, c'est un bon prétexte pour nous laisser envisager une réunion Dwangelina d'ici bientôt. Pourquoi pas ? Leur relation ne m'avait pas semblé aussi crédible depuis très longtemps et même si le tout était peuplé de gags bien lourds, c'est une conclusion qui serait satisfaisante pour chacun des deux personnages. Et vouloir conclure des choses, c'est la bonne direction à prendre à six épisodes de la fin...

TOBY/NELLIE : Cela dit, on peut aussi s'amuser avec ce bon vieux Toby, tenter de trouver une utilité à Nellie et nous ramener le Scranton Strangler sur le tapis. C'est un bon moyen de combler l'antenne, de gagner du temps et de nous offrir un sourire ou deux. Bon...

Meilleure réplique de l'épisode ? Pam qui renvoie chier Andy. J'ai horreur de voir les personnages être devenus aussi vaches entre eux, mais mon Dieu ce que ça m'a fait du bien d'entendre ça. David Wallace, tu as gravement manqué ton coup. En enlevant cette intrigue désastreuse, vingt minutes auraient consacrés aux deux couples phares de la série auraient suffi. Alors restons sur la bonne impression laisser par la toute dernière image de l'épisode, restons sur cette promesse apparue comme par magie sur l'ordinateur d'Oscar et vivement le mois de mai !

00:00 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (1)

17/02/2013

SUNDAY SUNDAY! #11

En attendant la seconde saison de BILLY, voilà le retour du SUNDAY SUNDAY !

Le week-end dernier, alors que le monde retenait son souffle en attendant le season finale de BILLY et que j'avais enfin un peu de temps à moi, j'ai décidé de regarder quelques pilotes. Histoire de rester à jour et de ne plus seulement profiter de mes moments de repos pour avaler du Frasier ou du Gilmore Girls. C'est assez idiot de ma part car je me retrouve maintenant avec un planning de visionnage surhumain (28 séries hebdomadaires au compteur) et que j'ai accumulé un retard fou sur mes séries habituelles. Que mon patron se rassure, je saurais faire la part des choses. Mais je ne peux tout de même pas vous priver de mon avis sur toutes ces nouveautés...

THE AMERICANS S01E01/S01E02

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Je n'ai jamais regardé MI5, je n'ai vu que le pilote d'Alias il y a bien longtemps sur M6 et à part pour Rubicon, je n'ai jamais regardé de séries s'intéressant au monde de l'espionnage. Par contre, des séries qui parle du mode de vie américain, de la famille et des secrets qu'il faut bien garder, j'en ai vu par légions. Alors devant The Americans, je me sens à la fois en terrain conquis et dans l'inconnu. Ajoutons d'ailleurs que Keri Russell et Matthew Rhys n'ont jamais squattés mon écran auparavant, n'ayant pas ressenti le besoin de m'intéresser à Felicity ou Brothers & Sisters

Et malgré quelques grosses ficelles et maladresses (le voisin qui emménage au bon endroit au bon moment, les accents, les plans qui soulignent aux marqueurs les émotions des personnages), ces deux premiers épisodes m'ont vachement divertit. D'abord parce que les deux comédiens principaux ont un charisme fou. Ensuite parce que, même si je ne vois pas comment ce concept peut durer plus d'une saison, je suis curieux de tout et hypnotisé par la tension omniprésente, par l'ambiance aussi froide qu'envoutante (des russes dans les années 80 quoi). Surtout dans un second épisode encore plus fort émotionnellement et où je n'ai pas vu le temps passer. Il est bien trop tôt pour aller chercher plus loin et tirer d'autres conclusions alors je vais en rester là et dire que ça m'a vachement diverti et que c'est drôlement bien foutu. Je n'en attendais pas moins de FX. 

Mais alors par contre, ce qu'il est moche ce générique ! Je suis l'une des rares personnes à apprécier celui d'Homeland mais on avait vraiment pas besoin d'un pastiche. Je sais que les Beatles coûtent cher mais un petit "Back in the USSR" aurait été parfait, non ? 

DEREK S01E01/S01E02

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J'ai toujours supporter Ricky Gervais, même dans ses pires moments. Même quand il se sent obligé de rabâcher son athéisme à tout va, même quand il est lourd sur Twitter (tout le temps), qu'il présente les Golden Globes ou qu'il est condescendant au possible. Même quand il fait un truc aussi naze que Life's Too Short. J'écoute ses podcasts depuis déjà longtemps, The Office et Extras sont toujours des musts selon moi et je le considère comme un vieil ami à qui je pardonne les quelques maladresses et les égarements. Mais là franchement, je ne sais pas quoi penser de Derek. 

Une partie de moi se dit que c'est peut-être le truc le plus sincère et humaniste de tout les temps. Mais cette partie de moi s'écrase vite face à l'autre partie de moi qui se dit que : 1) Gervais a atteint les limites du mockumentary en montrant qu'il ne sait faire que ça et qu'il ne sait plus le rendre organique au récit, 2) que son interprêtation du personnage de Derek, autiste qui travaille dans une maison de retraite, est à la limite du bon goût (même si je sais qu'il y croit vraiment et ne se moque à aucun moment de cette condition), 3) les bons sentiments dégoulinent sans arrêt et les dialogues sont écrits à la pelleteuse, 4) le rythme est inexistant et on a vraiment l'impression de voir un truc en roue libre. 

En fait, et assez étrangement, le seul truc qui surnage de cette étrange fiction, c'est Karl Pilkington. Le souffre-douleur de Ricky joue un homme d'entretien toujours bougon et désabusé, très proche de sa véritable personnalité. Et sans avoir à se forcer, le bouffon à la tête ronde le rend très attachant. C'est lui qui me force pour le moment à continuer cette espèce de désastre qui est toujours à la limite entre bonnes intentions et ratage complet. Lire ensuite Ricky Gervais défendre son projet sur son blog de la manière la plus condescendante possible en accusant ceux qui n'aiment pas la série de ne pas aimer la vie et les gens, c'est quelque chose que je vous déconseille par contre... 

LEGIT S01E01/S01E05

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Au premier abord, il est facile de comparer Legit à Louie : un comédien de stand-up sur FX qui nous raconte sa vie. Jim Jefferies est australien et on pourrait croire que son accent est la seule originalité du truc (bien que Wilfred nous a déjà bien servi à ce niveau). Et puis on regarde le pilote et les a-prioris idiots s'évaporent rapidement. Jefferies fait son truc à lui, difficilement comparable à quoi que ce soit et attachant de manière assez surprenante. Parce que qui aurait cru qu'un connard, son pote chauve et un handicapé moteur dans un bordel de Las Vegas pouvaient être aussi attendrissant.

Au bout de cinq épisodes, la série est déjà peuplé de personnages secondaires savoureux, de moments uniques et mémorables et fait son bonhomme de chemin sans vraiment qu'on sache à quoi s'attendre. Alors pour ceux qui s'inquiète de devoir encore subir les conneries d'un connard, soyez rassurés : il s'agit là des conneries sincères d'un connard attachant. Et c'est pas encore aujourd'hui que FX va nous décevoir. Si ça continue comme ça, je vais finir par me mettre à American Horror Story... 

MONDAY MORNINGS S01E01

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J'ai l'impression de connaître David E. Kelley par coeur alors que pourtant, je n'ai jamais suivi ses séries de très près. À mon compteur, on recense : trois saisons d'Ally McBeal, une saison de Boston Public, deux épisodes de Boston Legal, un épisode de The Practice et quelques minutes de Chicago Hope (en tant que fan ultime d'ER, j'ai toujours bêtement boycotté le show alors que oui, je sais, il était très bon). Mais j'ai tellement lu de choses sur lui, sur ses qualités et sur ses défauts que j'ai l'impression de le connaître aussi bien que mes vieux potes Joss Whedon ou Aaron Sorkin. En tout cas, j'admire son stakhanovisme (j'aurais aimé placé ce mot en parlant de The Americans mais je n'ai pas trouvé de rapport, navré). 

Monday Mornings, c'est son dernier bébé, proposé par TNT, avec des gens comme Ving Rhames, Alfred Molina, Jamie Bamber ou Bill Irwin, rien que ça. Mais qu'est ce qui me pousse en 2013 à finalement me lancer dans la toute dernière création de Kelley ? Qu'est ce qui le pousse lui à inventer un énième drama hospitalier où des chirurgiens doivent trouver un équilibre entre leurs responsabilités et leurs vies privées ? Est-ce que les quinze saisons d'ER que je connais par coeur ne m'ont pas suffi ? En fait, je crois que la télévision a toujours besoin de dramas médicaux de qualité et que moi aussi, sans vraiment pouvoir me l'expliquer. Une nostalgie d'ER probablement ("alors regardes Chicago Hope idiot !" me crie le type au fond de la salle) et surtout, une nostalgie des ensemble shows diffusés sur les networks dans ces bonnes vieilles nineties.

Avec une réalisation et une photographie qui détruit tout ce qu'on a pu voir à cette époque (pour la première fois, j'ai fermé les yeux devant une scène d'opération) et un cast qui n'a rien à envier aux séries cités plus haut, je dois avouer que ce pilote m'a séduit. Il est rempli de scènes que l'on a vu mille fois, de questionnements qu'on connaît par coeur, de clichés et de musique larmoyante, mais il remplit tout à fait sa mission et sans être parasité par les manies habituelles de Kelley (même s'il arrive finalement à nous écrire des plaidoiries et à transformer l'hôpital en tribunal et que son chirurgien coréen est inquiétant). Ce n'est qu'un pilote et l'excentricité du scénariste a le temps de venir s'infiltrer ici mais pour le moment, Monday Mornings me semble une série à suivre si l'on y recherche la même chose que moi : du confort et de la nostalgie.

Parce qu'elle ne révolutionnera pas le petit écran mais saura reproduire une formule avec beaucoup de panache et du coeur. C'est tout ce qu'on lui demande. Et Kelley, si jamais tu veux te laisser aller à ta folie, profites du fait que l'hôpital se situe à Portland pour organiser un petit cross-over avec nos amis Fred Armisen et Carrie Brownstein, ok ? 

NASHVILLE S01E01/S01E02

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Quand j'ai entendu parler pour la première fois du projet Nashville, j'ai rêve d'un truc à la Treme, d'une immersion dans la scène musicale country traditionnelle et commerciale, avec des reprises d'Hank Williams à tout va, et une ambiance à la Friday Night Lights. C'est d'ailleurs la simple présence de Connie Britton au générique qui m'excitait. Et puis j'ai réalisé que c'était diffusé sur ABC et il m'a fallu plusieurs mois avant de m'y mettre. Résultat : c'est du gros soap qui tâche, avec des personnages ultra-caricaturaux, des intrigues prévisibles et un cast très inégal. Même ce bon vieux Powers Boothe fait de la peine dans son rôle de politicen machiavélique car il nous sert une parodie de Tolliver alors que Nashville n'est pas Deadwood, loin de là.

Mais bon, je ne vais pas cracher dans la soupe : ça me repose l'esprit, Connie Britton est parfaite, c'est très bien foutu dans l'ensemble et qui sait, peut-être qu'avec le temps, je vais m'attacher à tout ce petit monde et oublier mes attentes initiales pour me laisser prendre au jeu des romances et des machinations politiques à la con. 

***

Pour finir, ça vous dirait de passer une heure en compagnie de Kelsey Grammer, Jon Hamm, Bryan Cranston, Peter Krause, Damian Lewis et Kiefer Sutherland ? Il suffisait de demander. 

La prochaine fois, je vous donnerais des nouvelles de New Girl, Parks & Rec, Community, Justified, Cougar Town, HIMYM, Girls, Enlightened et je parlerais peut-être de House of Cards si je finis par m'y mettre. Sachez aussi que je regarde Shameless depuis Noël dernier et qu'elle me divertit gentiment et que même si je n'ai pas grand chose à écrire dessus pour le moment, ma meilleure surprise fut Rev. une comédie anglaise qui raconte les péripéties d'un prêtre moderniste qui affronte son clergé. À suivre de près. Prenez soin de vous, regardez BILLY, et à bientôt ! 

13/02/2013

BILLY - Saison 2 [Teaser]

Comme si le blog n'était pas assez pollué par BILLY, voilà les premières images de la deuxième saison, qui débutera le 3 mars prochain avec un double épisode !


BILLY [Saison 2] - Teaser par billylaserie

N'hésitez pas en attendant à revoir la première saison, à la montrer à vos amis et à nous donner votre avis ! Et promis, je reprendrais des articles normaux dès la semaine prochaine avec quelques surprises !

10/02/2013

BILLY - S01E21/S01E22 [Fin de Saison]

BILLY S01E21 David Vs. Goliath


BILLY - S01E21 David Vs. Goliath par billylaserie

Résumé : Le Général Wallace débarque à Lincoln City avec son armée et propose l'immunité aux Régulateurs. Chacun attend le dénouement à sa manière : Henry tente de rassurer Charlie, les Frères Coe montent la garde et Billy ne semble pas prêt à se rendre. Quand à McSween, il est fait prisonnier et reçoit une visite inattendue...

Commentaires : Nous y voilà. C'est le moment de résoudre, de conclure, de finaliser mais aussi de laisser des portes ouvertes et de lancer la série vers une nouvelle saison. Et on commence ce processus avec "David Vs. Goliath". Honnêtement, ces deux épisodes auraient pu n'en faire qu'un, mais comme je voulais être fidèle au format classique des dramas de networks américains (c'est à dire en général vingt-deux épisodes), j'ai tenu à les séparer. 

Parlons d'abord du Général Wallace, qui fait sa première apparition ici. Tout comme le reste des personnages (à l'exception de Sal et de Sarah), il a véritablement existé. Lewis Wallace était un homme qui, après s'être illustré lors de la Guerre Civile entre 1861 et 1864, fut envoyé en 1878 au Nouveau-Mexique pour calmer les violences et la corruption sévissant à Lincoln City. Bien que je n'avais pas les moyens pour obtenir une armée entière (mais ils sont bien là hein) et que cette demande d'amnistie a vraiment eu lieu bien plus tard et par lettres interposés, je ne pouvais pas me priver d'un personnage réél qui avait tout à fait sa place dans ma fiction. Surtout après l'avoir offert à Etienne Ménard, comédien ultra-charismatique de notre région, qui réside désormais à Paris et accepta gentiment d'offrir au Général sa gueule bien à lui et son allure unique. 

Contrairement à McSween, l’action de Wallace est légitime, légale et véritablement intimidante. Il apparaît en fin de première saison comme un « boss » à la fin d’un niveau de jeu vidéo. Représentant l’Amérique de la Guerre Civile, l’Amérique qui se cherche politiquement et marche sur la ville comme un messie envoyé par les autorités et le peuple pour se débarrasser des marginaux. Des « déserteurs », le pire insulte selon lui et la lie de la race humaine. Bref, un nemesis parfait pour Billy et leur confrontation en plein air montre bien tout ce qui les opposent. C'est un peu finalement comme si Wallace incarnait les responsabilités et la vie d'adulte qui venait frapper à la porte du Kid, alors que mon récit arrive à sa moitié. Se battre ou se rendre, c'est continuer à croire en ces rêves ou se résigner à les abandonner. Et c'est ça qui se passe, à la croisée des chemins. 

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Après avoir offert un dernier grand moment de ferveur aux Régulateurs dans l'épisode précédent, j'ai décidé pour ce final de les séparer. Je l'avais déjà dit en parlant "Des Pissenlits par la Racine", j'aime pouvoir former des duos différents avec ma galerie de personnages. Celui de Charlie et d'Henry, tout particulièrement, qui me permet d'explorer chez eux d'autres facettes. Je suis très fier de cette scène dans l'ancien QG des Régulateurs. D'abord parce que les comédiens sont très touchants. Ensuite, parce que je voulais vraiment retranscrire ce moment de doute pendant la bataille, ce moment où l'on peut perdre tout espoir et où on essaye de se rattacher à la moindre chose, même si c'est une connerie de religion. J'ai pensé à des soldats dans les tranchés en écrivant ça, à Gandalf qui évoque les havres gris à Pippin durant la bataille de Minis Tirith, à ce que je pourrais bien penser dans un moment pareil. Et je pense que ça fonctionne et que c'est le moment fort de l'épisode et le moment fort pour Charlie et pour Henry cette saison. 

Finissons avec McSween. Lorsque j'écrivais la première saison, je pensais vraiment faire de lui le véritable "boss de fin" de la première saison. Mais après qu'il se soit enfui comme un lâche dans "Sauve Qui Peut", je me suis dit qu'il ne le méritait pas. Et je trouvais ça amusant que finalement, celui qui a tout fait pour pourrir les Régulateurs ne les aura jamais rencontrés et ne sera même pas responsable de leur chute. Alors McSween revient dans ce final comme un parasite, une mouche qu'on aurait mal écrasé et c'est bien entendu McNabb qui est là pour finir le boulot. Après avoir vengé Richard en tuant le mari de Molly, il continue sa longue route vers la rédemption en butant Satan. Enfin, en appuyant sur la gâchette car pour le moment, on en saura pas plus...

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Donc voilà, "David Vs. Goliath", c'est le combat des titans d'un côté, la confrontation des lâches de l'autre, chacun choisit son camp, les pions se mettent en place et je crois que notre petite web-série n'a jamais eu autant une allure western. 

Anecdotes : Pour ça, il faut déjà remercier Etienne, qui apporte donc une vraie gueule de type qui a vécu et qui contraste formidablement bien avec celle de François. Et on le remercie aussi car il nous a apporté le soleil. C'est bien simple : après des semaines pluvieuses et grisâtres, l'arrivée d'Etienne et le tournage de ce double épisode a coïncidé avec une mini-canicule qui renforce justement l'aspect plus western qu'à l'accoutumée. Visuellement en tout cas. Parce qu'après, moi, je raconte mon histoire, western ou pas, sans me soucier des codes. 

Pour le dialogue Charlie/Henry, nous sommes retournés au QG des Régulateurs. Un peu plus de deux semaines après nos premiers tournages là-bas, à l'époque où Richard faisait son speech face à un Billy désireux de rentrer dans la bande. Et j'espère que cette scène de dialogue est significative du chemin parcourue durant la première saison. Pas seulement au niveau de l'évolution des personnages, mais du jeu des comédiens et de notre capacité à les filmer. On était là pour apprendre et on a appris. 

N'oublions pas de mentionner le soldat Johnson, qui est le bras droit de Wallace tout comme le shérif Brady était celui de McSween. Et qui est interprêté par Jérémy, un normand de plus au Nouveau-Mexique ! Pour les plus curieux, sachez que le panneau de Lincoln City a été fait maison par Adrien le bricoleur (alias Henry) et qu'il ne lui a fallu que deux prises, à lui et à David (Charlie) pour boucler cette fameuse scène de dialogue. 

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Musique : L'épisode s'ouvre sur une composition de Skyërn Aklea, artiste multi-facettes parisien, qui a imaginé plusieurs morceaux pour illustrer "BILLY". C'est généreux de sa part et surtout, c'est talentueux car je n'aurais pas pu trouver mieux pour accompagner cette introduction et l'arrivée du Général Wallace en ville. Et le morceau qui monte doucement vers la fin et accompagne le générique, c'est encore du Michael Brook, le compositeur du film Into The Wild (où je n'aime pas les morceaux d'Eddie Vedder mais où je vénère les ambiances sonores de Brook, voilà c'est dit). Et après l'avoir utilisé dans "Requiem pour un Salaud" et "Solstice d'Eté", je me suis rendu compte que ses ambiances collaient bien à McNabb alors, on ne change pas une équipe qui gagne. 

***

BILLY S01E22 Et Maintenant ?


BILLY - S01E22 Et Maintenant? par billylaserie

Résumé : Face à l'ultimatum du Général, Billy n'a pas vraiment le choix : soit se rendre, soit mourir lors d'un combat perdu d'avance. Tandis que Garrett quitte la ville sans se retourner, le retour inattendu de McNabb pourrait bien accélérer le dénouement et la dissolution des Régulateurs...

Commentaires : Et pour conclure et relancer, il me suffisait de reprendre la structure de la première partie (les Régulateurs qui attendent, McNabb qui débarque à la suite du Général, etc...) et de tout se faire rejoindre dans un montage final qui vient donc mettre un terme à la première saison et faire la transition vers ce que sera la seconde saison. Vous suivez ? 

Tandis que l'on se débarasse de McSween comme si l'on faisait le ménage et que, tout comme Garrett, on laissait derrière nous cette première saison, on interprêtera comme on le veut la fin de McNabb. Est-il revenu terminer sa rédemption en sauvant Billy dans un dernier sursaut suicidaire ? Est-il au contraire revenu finir le travail et tuer le gamin qui lui a ruiné la vie ? On n'en saura pas plus. Et on reste donc en compagnie des Régulateurs, qui auront perdus deux de leurs membres, et se retrouvent maintenant à la croisée des chemins. Le regard tourné vers Billy avec chacun en tête la question posée par le titre de l'épisode. 

La première saison se termine entre amis car elle était principalement une histoire d'amitié. Et elle vous a raconté en vingt-deux vignettes l'évolution d'un jeune personnage qui entre dans la cour des grands. En faisant l’apprentissage de valeurs comme l’amitié (Sal), la loyauté (les Régulateurs) et l’amour (Sarah), Billy est parvenu à garder son idéalisme et à le propager autour de lui, à en faire une arme pour rallier ses aillés et pour défaire ses ennemis. Contrairement à ses modèles, il ne devient pas un hors-la-loi par nécessité ou par appât du gain. Il devient hors-la-loi à coup de hasard et de chance, et car sa nature unique redéfinit entièrement toute notion de justice.

La seule Loi à laquelle il prétend répondre est celle de l’amitié, de la loyauté et de l’amour. C’est en la suivant à la lettre qu’il peut s’accomplir et c’est ainsi qu’il termine cette première saison dans une position de meneur, de héros. La mission première des Régulateurs était de rétablir la justice à Lincoln City. En devenant leur leader, Billy les a mené vers une quête plus personnelle, plus existentialiste : qui sommes-nous, où allons-nous, comment assurer notre bonheur et celui de ceux que l’on aime. Grâce à sa spontanéité et à sa jeunesse, il a révolutionné l’univers dans lequel il évolue et la plupart du temps, il ne s’en est même pas rendu compte...

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Et Maintenant ? L'ennemi de la première saison était facile à cerner : un salaud aussi caricatural que McSween, tu peux pas le louper. Maintenant que ce dernier gît comme une merde dans la ville qu'il a corrompue et que Billy vient d'atteindre le sommet de son ascension, les ennemis qu'il va devoir affronter seront moins faciles à définir et à vaincre. Car oui, je peux déjà le dire. Après avoir exploré dans cette première saison la manière dont l'idéalisme peut être la solution à tout, nous allons maintenant voir comment le cynisme pourra tout détruire. Mais je n'en dis pas plus...

Anecdotes : Pas grand chose à rajouter par rapport à l'épisode précédent. La canicule, la présence bienvenue d'Etienne sur le tournage, une belle efficacité et un bel engagement de la part de tout le monde pour conclure du mieux qu'on pouvait la saison (même si en vérité, on a tourné tout ça avant "Solstice d'Eté" et "Ceux Qui Vont Mourir"). On peut aussi rajouter quelques fous rires (j'ai eu du mal avec le mot "amnistie", bizarrement), quelques joyeuses séances de maquillage qui colle, de la chorégraphie assez jouissive à coordoner de mon côté et à filmer de celui d'Aurélien et un au revoir émouvant à Nicolas (McNabb) qui quittait donc l'aventure après trois semaines passés en notre compagnie, dans notre joyeuse petite ferme, dans notre belle communauté. 

Musique : Des mélodies western imaginés par le toujours génial Alexandre Desplat pour "Fantastic M. Fox", le film d'animation du toujours génial Wes Anderson. Et Alexandre, tu m'excuseras de t'avoir piqué ça, mais ça collait tellement bien que j'ai pas pu resisté. Ne t'inquiètes pas, on ne fera aucun profit là dessus, personne ne regarde BILLY de toute façon !

En guise de générique de fin, c'était forcément Dylan avec son "Billy", imaginé pour le film de Peckinpah, déjà utilisé lors de notre second épisode et dont voici une version inédite trouvée sur "Pecos Blues", un bootleg de l'artiste. Si vous écoutez bien les paroles, vous avez déjà le programme de la seconde saison...   

***

Bilan de la saison : Bon, en fait, c'est pas vraiment un bilan de la première saison (ça, c'est à vous de faire le vôtre) mais plutôt des choses que je voulais mettre au point à mi-parcours. Des choses qui me tiennent à coeur. 

D'abord, remercier tout ceux qui se sont mobilisés pour faire la série, parler de la série, l'aimer pour ce qu'elle est et pas pour ce qu'ils voulaient qu'elle soit. Alors merci à toute l'équipe (des comédiens aux musiciens, et surtout mes amis et Aurélien), aux lecteurs de ce blog et à tout ceux qui ont suivis et accompagnés cette première saison de près ou de loin. Sachez que la seule récompense que l'on peut espérer de notre travail, en plus d'être satisfait de pouvoir le partager, c'est d'avoir un petit ou un grand commentaire, un retour, c'est de savoir qu'on peut toucher même l'espace d'un instant quelqu'un. Alors merci. 

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Si vous avez aimé cette première saison, n'hésitez pas à la partager autour de vous. Profitez de cette pause pour proposer des intégrales à vos amis ou pour en parler sur vos propres blogs ou avec votre propre entourage. Je sais que les débuts sont laborieux, mais maintenant, si vous en êtes arrivés jusque là, c'est le moment d'embarquer le reste du monde dans le reste de l'aventure. Car on a pas fait une seconde saison pour rien, vous allez voir. Et donc oui, les débuts étaient laborieux. La suite aussi diront certains. Et tout le monde peut penser ce qu'il veut de BILLY et en dire tout le mal du monde. Tant que c'est constructif et sincère, les mauvaises critiques ne peuvent qu'être que constructives et bienvenues.

Maintenant, j'aimerais être clair sur mes intentions. Avec BILLY, je n'ai pas cherché à révolutionner la web-série, je n'ai pas cherché à faire un truc parfait, je n'ai pas cherché à faire des millions de vues, je n'ai pas cherché à faire le malin. J'ai juste voulu raconter une histoire. Il est très difficile aujourd'hui de raconter une histoire si la forme n'est pas parfaite parce que la capacité de concentration de la plupart des gens est très limité. Si un comédien n'est pas pro et tente de vous faire ressentir une émotion et qu'il lui faut un peu de temps pour grandir avec son personnage, il est facile d'abandonner. Si un mouvement de caméra ou un problème de mixage vient parasiter le quatrième épisode, il est facile d'abandonner. Si vous jugez qu'il ne se passe rien et qu'on s'emmerde (pour paraphraser les frères Coe dans l'épisode 22), il est facile d'aller voir ailleurs, là où l'efficacité et la technicité sont de mises. 

Mais si je voulais raconter cette histoire, il fallait tourner avec ces gens, sans budget, dans la campagne française et en moins de sept semaines. C'était ça ou rien. C'était ça ou je gardais mon histoire pour moi. Et BILLY existe car je n'ai pas voulu garder mon histoire pour moi. Car même si je ne suis pas directeur d'acteurs et que nous sommes tous débutants, on a voulu essayer et qu'on a fait de notre mieux. Car je pense qu'il y a une certaine beauté à voir cette bande d'amis grandir et s'améliorer et donner vie au récit tout au long de la saison. À observer Aurélien alors qu'il maitrise ses capacités et son matériel de mieux en mieux. Je pense que même si l'on préférerait nous voir réussir à vous raconter une histoire, il y a de la beauté à nous voir essayer avec tout notre coeur de vous la raconter.

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Et si malgré tout, même si vous ne savez pas s'il s'agit d'un drame ou d'une comédie, même si vous êtes fan de Tarantino, même si vous êtes certain de pouvoir faire mieux, cette histoire finit par vous plaire, c'est tout ce qu'il faut retenir. Tout ça, je l'ai déjà dit et ça ne changera sûrement rien, mais je tenais à le redire, voilà. Je ne revendique rien d'autre que de la sincérité. Et la plus belle forme d'amateurisme que l'on puisse vous offrir. 

La semaine prochaine : Rendez-vous mercredi pour la bande-annonce de la seconde saison qui débutera... le 3 mars prochain ! Et d'ici-là, un nouveau bétisier ainsi que des photos de tournages et des photos promos seront disponibles sur notre page Facebook, que je vous invite à rejoindre. 

08/02/2013

The Office 9x15

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Selon moi (et en même temps, je vois pas pourquoi ce serait selon quelqu'un d'autre puisque ce blog, c'est le mien), il existe deux manières d'appréhender cet épisode.

La première, c'est d'être constamment agacé par le manque de réalisme dans lequel s'est engouffré la série depuis qu'elle a révélé l'équipe documentaire. Qu'on soit d'accord, ce souci existe depuis déjà très longtemps, mais en voulant nous montrer les coulisses aussi tardivement, les scénaristes n'ont fait qu'intensifier leurs incohérences plutôt que de résoudre enfin ces problématiques. Alors qu'ils auraient pu utiliser cette fin de série pour justifier à peu près n'importe laquelle de leurs incohérences passés, ils ont finis par les multiplier et les rendre encore plus impardonnables. 

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Je n'ai jamais regardé la série pour être témoin d'un réalisme radical et d'ailleurs, je regarde rarement une fiction pour ça (même quand je regarde du David Simon). Comme vous le savez si vous me lisez depuis toujours, l'un des facteurs qui m'attire le plus vers une création, c'est le procédé d'identification. Et pas besoin d'un cadre réaliste pour ça : je peux m'identifier à un personnage de Treme tout autant qu'à un personnage de Firefly. Par contre, j'exige (et c'est la moindre des choses) qu'une série soit en accord avec sa propre définition du réalisme. Qu'elle soit cohérente quoi, bordel. Je sais que c'est pas facile avec neuf saisons au compteur mais il y a des choses qui ne s'excusent pas. 

Ce cher Brian (que je hais) se fait renvoyer la semaine dernière par son équipe. Cette même équipe se pointe donc naturellement dans un restaurant pour le filmer alors qu'il déjeune avec Jim et Pam et Brian, ça ne semble pas le déranger. Il est même prêt à se laisser filmer de très près alors qu'il s'effondre en parlant de ses problèmes de couple. Ce type a déménagé à Scranton pendant neuf ans de sa vie et en à peine une semaine, il n'a aucun problème à devenir l'un des personnages de sa propre fiction. C'est assez déconcertant et très maladroit.

Et alors que ça ne m'avait jamais vraiment dérangé auparavant, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à l'autre équipe qui accompagnent le reste des employés dans un salon pour les ongles (où la patronne est homophobe mais n'a aucun problème avec le fait d'avoir une équipe documentaire envahir sa boutique) et à la troisième équipe qui attendait bien gentiment à Dunder Mifflin en compagnie d'Andy. 

Donc je le redis et après je me calme : tout ce qui concerne l'équipe documentaire est un gros échec de la part des scénaristes. Tout ce que je voulais savoir c'était : pourquoi filmer ces gens-là pendant neuf ans ? Qui va regarder ça et quand ? Quelles sont les véritables conditions et droits à l'image ? Au lieu de ça, Brian continue de foutre sa merde entre Jim et Pam et c'est tout ce qui ressort d'une révélation que j'attendais depuis neuf ans. 

Dans le genre complètement incohérent, il y a également l'absence prolongée d'Andy. On sait que Ed Helms est parti tourner des films à la con, mais il y avait là aussi un meilleur moyen de justifier le départ d'Andy. Un meilleur moyen que "le patron n'est plus là et on s'en branle" et que "faisons d'Andy le pire personnage de la série et ruinons toute son évolution depuis la troisième saison (un processus que la huitième saison avait déjà bien entamé)".

Comment expliquer que David Wallace (qui est pourtant tellement concerné par l'entreprise que Pam doit demander son accord avant d'avoir une fresque murale) n'a jamais découvert l'absence du manager ? Comment avoir encore de la crédulité face à une série dont le point de départ était la survie d'une petite compagnie face à la crise avec un patron médiocre qui faisait tout son possible pour garder le cap à une série dont le patron se casse pendant trois mois, entraînant une hausse des bénéfices. Comment aimer une série dont le soi-disant personnage principal est devenu une telle enflure que tout le monde déteste, et que même Erin (à l'origine la plus crédule des crédules) finit par renvoyer chier ? C'est une honte. Et bien qu'aucune rédemption ne soit possible pour Andy, je suis certain que les scénaristes vont encore avoir le temps de perdre leur temps à essayer de nous faire avaler une nouvelle personnalité pour le Nard Dog. 

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J'oublie de mentionner une structure déplorable (le truc du salon pour les ongles disparaît d'un coup),  pas de cold open, un Pete qui commence lui aussi à m'agacer car je me rend compte qu'il n'a jamais eu d'autre fonction que l'intérêt amoureux d'Erin et pour finir, un plagiat de "Back From Vacation"...

La seconde façon d'appréhender "Couples Discount", c'est de se dire qu'il reste seulement une poignée d'épisodes à passer en compagnie de ces gens. Que le réalisme, il faut vraiment s'en foutre, ne pas se prendre autant la tête. Que les duos éphémères entre Oscar et Darryl ou Clark et Nellie sont sympathiques et raffraichissants, que d'avoir Jan au téléphone et David Wallace dans les parages rappelle gentiment les débuts de la série, que Dwight qui imite Andy est plus drôle que tout ce qu'à pu faire Andy depuis des années, que le conflit entre Jim et Pam est toujours intéressant quand il ne se concentre que sur eux et que Erin était formidable. 

Mais dans tous les cas, il m'est aujourd'hui impossible de passer outre les incohérences du concept et de supporter ce qu'est devenu Andy. Impossible d'avoir encore un espoir d'amélioration alors que dans moins de dix épisodes, ce sera terminé. Il y a tellement de choses à faire mais les scénaristes sont visiblement des incapables, de grosses feignasses. Il est grand temps que j'écrive une ultime fanfiction pour que tout rentre dans l'ordre...

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03/02/2013

BILLY - S01E20

S01E20 Ceux Qui Vont Mourir


BILLY - S01E20 Ceux Qui Vont Mourir par billylaserie

Résumé : Sans nouvelles d'Henry, les Régulateurs se réfugient dans le saloon de Lincoln City, entièrement désertée. Tandis que la tension monte, Pat Garrett met en garde Billy une dernière fois avant de quitter les lieux...

Commentaires : Bon même si de moins en moins de personnes suivent la série et commentent les épisodes (voir PERSONNE), je vais quand même continuer à en parler, ok ?

En plus de raconter l'ascension de Billy, j'ai surtout passé une saison entière à tenter de développer les relations entre les Régulateurs. Et alors qu'on est proche de la fin de saison, il me fallait un épisode entier où cette ascension et toutes ces relations allait trouver un paroxysme, une sorte d'apothéose.

Mon chapitre favori du Seigneurs des Anneaux (et c'est aussi le cas dans le film de Jackson), c'est la dissolution de la communauté. Mon moment favori dans Les Animaux du Bois de Quat' Sous (l'oeuvre fondatrice de ma vie), c'est le moment où la bande de voyageurs est si proche de son but et pourtant si loin. Mes épisodes favoris dans les séries, ce sont souvent les avant-derniers. Comme les deux prochains sont finalement un seul double épisode, "Ceux Qui Vont Mourir" est donc l'avant-dernier épisode de la saison et je voulais lui donner cette même saveur épique. Résoudre un tas de conflits internes, aboutir à quelques conclusions, faire monter la tension pour le grand final et surtout, prendre la mesure du temps écoulé depuis le début de la série, de la fatigue générale éprouvée par les protagonistes. Ce moment où l'on sait qu'on arrive à la fin d'une époque, d'un voyage et qu'on a presque envie d'abandonner. Avant de se relever une dernière fois et de partir à l'attaque. Je voulais de l'épique. Mais pas de l'épique dans l'action. Non, de l'épique à travers les personnages, leurs choix et leurs émotions. 

Je voulais faire ça dans un lieu précis, histoire d'avoir un huis-clos. Du coup, les Régulateurs sont de retour à Lincoln City. Dans le saloon où Billy et Sal ont fait leurs premiers pas. Dans le saloon où Pat Garrett a élu domicile, n'étant plus que l'ombre de celui qui avait débarqué dans le bureau de McSween tout sobre et propre sur lui en début de saison. La différence aujourd'hui, c'est qu'Alice est morte et qu'il est trop tard pour ramener William à la raison. Alors Pat boit, Pat vide son sac, Pat s'effondre et Pat s'en va. Dans une scène qui boucle l'évolution de la relation entre Billy et Garrett cette saison, une relation qui a évolué autour de trois scènes qui se font toutes échos : les retrouvailles dans les bois (1x10), la réconciliation après la bataille (1x17) et ici, la séparation. Et donc pour de bon, Billy est indépendant. Sa mère adoptive est mrote, son père de substitution a fui et son mentor a été assassiné. C'est le chef des Régulateurs et son propre chef. 

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Face à Sarah, il n'est plus le petit garçon en quête d'apprentissage. Il est l'homme et le bon. Celui qui jure fidélité et protection. Face à Sal, il n'est plus juste le garnement à surveiller et le compagnon de route. Et face aux Régulateurs, ce n'est plus juste le gamin fougueux qui veut trop bien faire, c'est l'homme fugueux qui fait tout bien et qu'on suivra jusqu'à la mort. Parce que c'est déjà une légende et que maintenant, on ne joue plus à être grands, on est grand. Mais pour quelqu'un comme Billy the Kid, grandir, c'est peut-être mourir. Alors on est grands et on est ceux qui vont mourir. 

"Ceux Qui vont Mourir", c'est un résumé de la première saison : une histoire d'amitié qui traite du passage à l'âge adulte et du temps qui passe. Avec un titre qui annonce déjà la prochaine saison, la dissolution de la communauté et après l'ascension, la chute de Billy. Mais avant ça, voilà l'armée qui débarque et le dernier tour de piste des Régulateurs... 

Anecdotes : La grande majorité de cet épisode fut tournée lors du dernier jour officiel de la première saison. Dès le lendemain, on attaquait avec la saison suivante et on disait au revoir au saloon et comme (désolé de spoiler) c'était la dernière fois qu'on était tous réunis dans la même pièce, il y avait une ambiance particulière, surtout lors du discours de Billy. Cette scène, il a fallu la refaire je ne sais combien de fois afin d'avoir les réactions de tout le monde. Je nous revois en train de jouer aux mousquetaires en boucle, usés par la fatigue et en sueur. Une belle énergie et un moment aussi compliqué à filmer et monter qu'il fut agréable et excitant à jouer et mettre en scène. 

Ce qui ne fut pas le cas de la scène où Billy rejoint Sarah dans l'arrière-salle. J'étais plutôt fier de mon coup à l'écriture mais mon dieu ce que ce fut galère de filmer ça. Entre les oublis de texte, les problèmes de son et ma frustration montante, j'ai bien cru qu'on y arriverait jamais et que ça serait de la merde. Au final, je pense que ça fonctionne mais j'ai encore du mal à oublier ce moment. C'est aussi le problème : j'ai encore un long chemin à faire avant de pouvoir apprécier la série comme un spectateur. Peut-être que je ne pourrais jamais. 

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La scène entre Billy et Garrett ne fut pas facile non plus. La première fois qu'on l'a répétée, le soleil tapait tellement fort que j'ai bien cru voir Jean-Baptiste nous échapper. Et je voulais absolument qu'il explose sa bouteille ce qui s'avéra une mauvaise idée et une belle perte de temps quand il a fallu ramasser mes conneries. Mais après l'avoir repoussé à des heures où la chaleur était plus tolérable, les deux comédiens sont parvenus à me bluffer et là par contre, rien ne m'empêche de savourer. 

Quand à Henry qui court et bien... on a fait courir Adrien et Aurélien a couru avec lui accompagné de sa glidecam. C'était aussi simple que ça. Il faut savoir qu'on tournait tellement de choses en une journée (planning serré et disponibilité des comédiens oblige) qu'on pouvait pas toujours faire des trucs parfaits (même jamais et c'est ça qui fait le charme de l'entreprise selon moi). Alors on a tourné ça vite, dans les champs qui entouraient la ferme et ce bon vieux Adrien a tout donné, tout comme ses chaussettes (je pense que vous comprendez quand on publiera un nouveau bétisier). 

Musique : Pour accompagner la course d'Henry, les guitares de Neil Young, qui accompagnaient déjà la course du train dans la scène d'intro du film Dead Man. Pour accompagner la solitude et le deuil alcoolisé de Garrett, ce bon vieux Hank Williams et son "Lovesick Blues". Et pour accompagner cette dernière accolade des Régulateurs, c'est le thème principal de Billy et de l'aventure, celui qui figurait dans le tout premier teaser présenté à l'équipe de BILLY durant le tournage et qui est toujours pour nous une Madeleine de Proust qui nous ramène à la première saison. Merci à Augustin Millot et Quentin Martiny, les deux compositeurs. 

La semaine prochaine : La guerre est déclarée ! Et la saison se termine avec un double épisode plein de surprises... 

02/02/2013

30 Rock 7x12/7x13 [Series Finale]

J'ai toujours entretenu une relation compliquée avec 30 Rock. En juin 2008, quand j'ai lancé ce blog, je venais de la découvrir, en même temps que Mad Men, et ces deux-là m'avaient donné envie d'écrire sur ce que je voyais. Passé un pilote mal foutu, les deux premières saisons m'avaient franchement diverti, m'initiant sans le savoir à un tas de références, de personnages de la télé américaine et à l'histoire de ce média. En plus de me faire rire, la série de Tina Fey avait une mission éducative en agissant sur moi comme une sorte d'encyclopédie de la télé US à mesure qu'elle détournait ses codes, la tournait en satire et que les guest-star de luxe multipliaient les caméos. J'étais finalement trop jeune et pas assez initié pour vraiment savourer cet univers à sa juste valeur, mais au moins, je ne m'ennuyais pas.

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Puis, les choses se sont gâtées. Et pendant deux saisons, j'ai joué les ronchons : je ne supportais plus la vie amoureuse de Liz, celle de Jack me gavait, j'avais envie de tuer Kenneth, la structure des épisodes  et l'utilisation incohérente du cast m'agaçait, j'avais envie qu'on me raconte des histoires plutôt que de me raconter des blagues que je ne comprenais pas. Bref, j'étais un peu couillon et je me demande aujourd'hui si les saisons 3 et 4 ne mériteraient pas une réhabilitation. C'est peut-être la nostalgie qui parle. En tout cas, n'allez surtout pas lire mes chroniques de l'époque...

C'est à partir de la cinquième saison que les étoiles se sont alignés et que mon amour pour 30 Rock s'est vraiment dévoilé. Alors qu'en général, c'est à ce moment là dans l'histoire d'une série que la flamme a tendance à faiblir, que la magie s'essoufle. Mais comme 30 Rock fait tout de travers, c'est seulement à partir de cette période là que chacune des blagues à réussi à m'atteindre, que chaque personnage m'a convaincu de son potentiel (plus seulement Jack), que Tracy m'a fait hurler de rire dès qu'il ouvrait la bouche et que tout fonctionnait, chaque semaine. Même si je n'étais pas autant investi émotionnellement que face à The Office ou Parks & Rec, je riais presque autant que devant It's Always Sunny In Philadelphia (l'échelle du rire la plus haute selon Dylanesque) et j'appréciais enfin ce que voulait me dire Tina Fey. Car elle avait des choses à dire et maitrisait mieux que personne son média, son humour et son entourage pour mener à bien sa mission, sur une chaîne qu'on aime détester mais qu'on aime surtout, malgré tout et tout comme elle. 

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Depuis, le charme ne s'est jamais rompu. La sixième saison, contrairement à beaucoup, ne m'a pas déçu et je garde un souvenir très fort des épisodes live. Et bien que raccourcie, cette septième saison a permis à la série de se terminer en apothéose. Je crois même que je la placerais dans le top de mon classement si je devais comparer chaque période de 30 Rock. Mais bon, je manque de recul et je dirais juste que, même si c'est triste de quitter la série alors qu'elle ne faisait que m'émerveiller de plus en plus depuis trois ans, je suis heureux de la quitter en de bons termes.

Ce double épisode final était parfait. Pas autant que "A Goon's Deed in a Weary World", probablement mon favori de la saison, mais je n'ai franchement pas de reproches à lui faire. C'était un joyeux mélange de tout ce qui a rendu 30 Rock aussi génial à mes yeux depuis la cinquième saison : un mélange habile de références pop-culturelles, un regard toujours juste et drôle sur le monde de la télévision, des personnages parfaitement caricaturaux, un rythme et un montage endiablée, des one-liners parfaitement exécutés par un cast unique, des guest-star qui débarquent sans prévenir et surtout, du coeur, beaucoup de coeur. L'histoire d'amitié entre Jack et Liz trouve une belle "conclusion" (même si c'est finalement la scène entre Liz et Tracy qui m'a le plus ému), Liz reprend le "Rural Juror" en guise de coda et chacun a la fin qu'il mérite. Une fin qui fait un dernier clin d'oeil à un classique de la télévision, j'en attendais pas mieux car c'est tellement évident. 

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Tina, on ne s'est pas toujours compris mais quand on a fini par être sur la même longueur d'ondes, c'était beau. Et putain ce que c'était drôle. J'avais pris pas mal d'habitudes liés à 30 Rock, tous les vendredis, depuis plus de cinq ans. Et je risque d'en prendre de nouvelles quand je revisionnerais l'intégrale du show un jour ou l'autre. Je pense qu'elle va rester une référence pendant encore longtemps, qu'elle va laisser un vide, un vide trop unique pour être remplacé. Voilà Tina, on se quitte sur des mots d'amours. Et on se reverra je l'espère. Peut-être au cinéma. Ou mieux : à la télévision. 

Une page se tourne. Prochaine étape : dire adieu à The Office. 

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01/02/2013

The Office 9x14

9x14 Vandalism

Adieu Brian ? Le perchman qui est en train de joliment ruiner cette moitié de saison se fait virer parce qu'il a voulu se la jouer superperchman en frappant un employé de l'entrepôt qu'on avait jamais vu avant. Encore une résolution d'intrigue forcé comme c'est pas permis mais si ça signifie que Brian est parti, je dis oui. Seulement, au vu des regards qu'il échange avec Pam avant son départ, ma crainte s'intensifie. Et pendant ce temps là, Jim s'amuse comme un petit fou avec Darryl à Philadelphie... 

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Le seul intérêt de cette histoire de vandalisme, c'est (tout comme la semaine dernière) la complicité entre Pam et Dwight et la fraîcheur de Clark. J'ai également apprécie le duo Toby/Nellie. Le reste, c'est encore une fois de l'humour bien lourd (tout ce qui tourne autour de Nate) et du bousillage en règles de tout ce qui aurait pu rendre le documentaire intéressant. Le réalisme très maladroitement mélangé au soap ne fonctionne décidément pas. On pouvait supporter ça devant la caméra mais quand on découvre les coulisses, ça ne devrait pas être permis. Allez Brian, dégages !

L'équipe documentaire a de toute façon plein d'argent et plein d'équipes qui tournent en même tant : y en a une à Philadelphie qui filme des conneries (j'aime bien Jim et Darryl mais là c'était du remplissage navrant) et y en a une chez le Sénateur alors qu'on croyait que toute cette histoire était morte et enterrée. Heureusement, Kevin sauve le truc de justesse. 

Les promesses de Greg Daniels m'avaient tellement excités. Les deux épisodes diffusés hier soir sont une sacrée douche froide. Et avec Andy qui revient la prochaine fois, j'ai peur, vraiment peur de la tournure que va prendre cette fin de série. Histoire d'oublier un peu ma déception, je vais aller de ce pas voir ce que Tina Fey est capable en matière de conclusion. 

19:24 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (0)

The Office 9x13

9x13 Junior Salesman

"This is not natural..." Encore une fois, Stanley a raison.

Nous faire découvrir les coulisses du documentaire, c'était un passage obligé de la dernière saison. Et quelque chose que j'attendais avec impatience. La semaine dernière, lorsqu'on a découvert Brian le perchman, je me suis dit que c'était un début un peu forcé mais je laissais encore le bénéfice du doute aux scénaristes, surtout que Jenna Fisher était sublime lors de cette dispute. Seulement voilà : au vu de la scène d'ouverture et de la conclusion de "Junior Salesman", je pense que Greg Daniels et sa team ont fait le pire choix possible. La dernière chose dont The Office a besoin maintenant, c'est un nouveau triangle amoureux... C'est terrible car non seulement ça peut ruiner des personnages intouchables comme Jim et Pam, mais ça va en plus ruiner toute la crédibilité (qui s'affinait déjà d'années en années) du principe même de documentaire. Je suis furieux contre Brian le perchman et contre ce choix stupide. 

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Mais ce n'était qu'un détail dans l'épisode alors je vais tâcher de ne pas me focaliser que là-dessus, je suis certain que j'aurais le temps de gueuler dès l'épisode suivant. "Junior Salesman", c'est surtout un épisode centré autour de Dwight et de ses potes les plus bizarres. Au début, j'aimais bien l'idée de revoir de manière complétement débile des seconds rôles du passé : le maitre karaté de "The Fight", la nounou de "Dinner Party", le hobbit de "Night Out", Roff de "Company Picnic" ou ce bon vieux Mose... Et puis très vite (et comme j'aurais dû m'y attendre), on est dans un registre de débilité assez profonde qui donne un peu un avant-goût de ce à quoi aurait ressembler "The Farm".

Et là je me rends compte que cette neuvième saison va avoir deux gros problèmes. Que l'on perde du temps avec le triangle Andy/Erin/Pete ou le Sénateur, je veux bien. J'étais indulgent car je trouvais que le trio de tête (Jim/Pam/Dwight) s'en sortait pour l'instant avec des choses suffisamment consistantes. Mais si en plus on se met à perdre du temps avec la préparation d'un spin-off qui n'existera jamais et un triangle amoureux complètement forcé et naze qui ruine Jim et Pam, ça va pas le faire. Surtout quand, en plus de ça, on apprend que Steve Carrell a décidé de ne pas revenir faire un coucou, c'est la cerise sur le gâteau et je suis très inquiet concernant cette dernière ligne droite. Si elle ressemble à Andy revient et change encore de personnalité + Dwight et ses potes bizarres + Pam et Brian le perchman, je sens que je vais pleurer... 

Au final, celui qui vole la vedette à tout le monde ici, c'est Clark. Aussi surprenant que ça puisse paraître, c'est lui qui m'a fait le plus sourire et qui semble le personnage le plus naturel et frais du lot. Et j'avoue que l'alliance entre Pam et Dwight m'a attendri et provoqué un fou rire. Mais le reste craint et on dérive dangereusement vers ce que la série peut faire de pire pour gâcher sa fin... HELP !

18:45 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (0)