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18/01/2015

DylanesqueTV S07E04

Bon, vous comprenez bien qu'avec la gueule de bois du Nouvel An, la reprise du boulot et les événements récents, j'ai pas eu trop le temps ou la tête à regarder de la série. Au lendemain du 7 janvier, je me suis juste biberonné à un petit marathon Cheers pour me calmer un peu en me lovant dans un monde où tout est bien qui finit toujours bien. Je m'y suis senti en sécurité et ça m'a rappelé pourquoi les sitcoms existe. Par conscience professionnel de blogueur bénévole, j'ai quand même réussi à me replonger dans le grand bain et, de mémoire de sériphile, je crois pas avoir eu autant de trucs à regarder au même moment. Entre les saisons en cours, les retours et les nouveaux, c'est la folie et cet épisode de DylanesqueTV est là pour remettre un peu d'ordre dans tout ça, voir si ça valait vraiment le coup ou si j'aurais mieux fait de sortir me bourrer la gueule plutôt que de rester devant mon écran. 

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Broad City S02E01 / In Heat

Impeccable retour d'Abbi et Ilana qui ont nettement plus de pression sur les épaules maintenant qu'elles sont à la pointe du hype. Le duo ne semble avoir décidé de s'assagir ou se reposer sur ses lauriers et livre un season premiere à la hauteur avec un pitch réjouissant (la recherche d'un ventilateur lors d'une journée caniculaire) et les habituelles digressions qui font le charme de la comédie. C'est avec cet épisode que j'ai le plus ri cette semaine (l'équipe de IASIP a enfin de la concurrence !) et, de la scène dans le métro à celle de la fumette, c'est aussi l'épisode le plus créatif. L'équipe de Broad City semble bien s'éclater devant et derrière la caméra et nous amuse toujours autant. J'ai déjà envie de revoir ça.  

Cougar Town S06E02 / Full Grown Boy

2014 nous a tué Enlisted dans l’œuf et 2015 va achever Cougar Town. J'espère franchement que je serais pas obligé de me taper Undeatable pour avoir ma dose de Bill Lawrence. Le truc dommage, c'est que j'ai eu du mal à rentrer dans le season premiere pour deux raisons : la première c'est que la grossesse de Laurie m'embête pas mal car c'est très paresseux comme intrigue et que l'avortement n'a pas été évoqué UNE SEULE FOIS. La seconde, c'est que, malgré l'ambiance Boardwalk Empire qui aurait dû forcément me plaire, la fusillade dans le garage de Tom, je l'ai vu au lendemain de celle dans les locaux de Charlie Hebdo alors bonjour l'angoisse. Malgré ça, c'est toujours plaisant de retrouver la bande. Leurs gags s'essoufflent gentiment et me font plus sourire qu'autre chose mais comme la fin est programmée, pas de soucis, je vais juste savourer une ultime petite ballade avec eux sans trop pinailler. Sans trop m'outrager d'une Laurie qui devient de plus en plus lisse, d'un Travis qui m'agace d'avoir abandonné ses rêves et d'avoir flingué ceux de sa copine pour fonder un foyer et d'un Andy qui cabotine plus que jamais. Ellie a suffisamment de sarcasme en réserve pour faire passer la pilule et la vanité de Grayson me fera toujours bien marrer. Quand à Bobby, son départ est plutôt bien introduit alors c'est cool. Je vous reparlerais du Cul-de-Sac lors du season finale, d'accord ?

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Girls S04E01 / Iowa

La question est toujours la même : est-ce que Dunham va continuer à improviser au risque de ne pondre que d'infimes fulgurances dans une saison inégale ou va-t-elle enfin trouver un équilibre à sa chronique du passage à l'âge adulte ? Hannah semble en tout cas prête à remettre de l'ordre dans sa vie mais avant ça, on a le droit à un season premiere bordélique au possible qui ressemble plus à un épisode bonus de la saison précédente qu'au lancement de celle-ci. C'est toujours plaisant de voir Hannah avec ses parents, de voir Adam Driver cabotiner et Marnie se payer la honte et c'est un plaisir de retrouver Anthony Edwards à l'écran mais rien de tout ça n'est plus vraiment surprenant ou excitant. J'attends donc de voir comment le départ pour l'Iowa changera la donne mais je regarde ça d'un œil moins curieux que d'habitude... 

It's Always Sunny In Philadelphia S10E10 / The Gang Beats Boggs

À l'image du gang quand il n'a plus rien à boire, j'étais depuis un an en sevrage de ma comédie favorite et c'était pas évident. Pour tenir, je me suis rematé en boucle mes épisodes favoris et j'ai continué mes croisades pour que tout le monde regarde la série. Même revu Fargo pour avoir ma dose de Glenn Howerton (pas vu Horrible Bosses 2 par contre, faut pas pousser...). Heureusement, les voilà de retour parce que j'en pouvais plus de les attendre. Et le pitch du season premiere de cette dixième saison (10 ans putain !) est impeccable, du grand classique : afin de battre un record idiot, chaque membre du gang doit s'enfiler au moins 50 bières dans le gosier lors d'un vol Philadelphie-Los Angeles. On a donc tout ce qui peut faire la force d'un épisode : l'alcoolisme démesuré de cette bande de fou furieux très bruyants, une Dee constamment au seuil du vomi, un Charlie aussi bête qu'enthousiaste, un Mac auto-proclamé arbitre de la compétition et plus control-freak que jamais, un Frank qui bave, gueule et manque de tuer un passager et un Dennis qui ajoute une corde à son arc de prédateur sexuel. En attendant que la série ne batte un record de longévité (on est pas loin), ses personnages reviennent en grande forme lorsqu'ils tentent de battre le leur (avant, bien entendu, de se déconcentrer peu à peu de leur objectif initial). Très solide et toujours aussi drôle, me voilà remis sur pieds, merci les gars ! Et merci Dee, qui doit toujours être en train de roupiller dans la soute à bagages d'un avion, quelque part...

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Parenthood S06E11 / Let's Go Home

Il aura donc fallu attendre sa toute dernière ligne droite pour que la sixième saison de Parenthood offre quelque chose d'un minimum consistent et à la hauteur de mes attentes. Quand je vois un épisode comme celui-ci ou le précédent, je me dis que, même si "The Pontiac" était un series finale très satisfaisant, ça valait le coup d'avoir du rab. Je vous l'accorde, la manière dont la team Katims redresse la barre est très facile : résoudre de la manière la plus prévisible possible les soucis de chaque personnage, de manière suffisamment juste pour que ça ne pue pas trop le happy end faiblard. Malgré les problèmes financiers, Adam et Crosby se serrent les coudes et font des compromis au nom de la fraternité. Malgré une séparation qui fut développé sur la durée, Joel et Julia se réconcilient avec un grand sourire. Malgré leurs soucis de communication, Sarah et Hank décident de se marier. Et malgré la peur de la mort qui grandit, Zeek fait face grâce à l'union de sa famille. Bien sûr, je résume grossièrement car pas mal de subtilités se glissent là-dedans, juste assez pour que ce soit un minimum crédible et vachement émouvant. Juste assez pour qu'on se rappelle pourquoi on aime les Braverman et qu'ils vont nous manquer. Peut-être pas assez pour que l'on sache exactement ce qu'il va se passer dans les deux épisodes restants. Mais bon, il ne s'agit pas d'un show à rebondissements, juste d'une chronique touchante et là, elle fait clairement le job. Mention spéciale à Ray Romano qui livre une putain de performance et vole régulièrement la vedette aux autres. 

Parks & Rec S07E01-S07E02 / 2017-Ron & Jammy

Et voilà le bal des séries que j'aime depuis longtemps et qui vont se terminer en 2015 qui se poursuit. Après une sixième saison qui avait gentiment redressé la barre, j'ai bon espoir pour celle-ci, pas forcément niveau rires mais plutôt niveau émotions. Malgré un saut dans le temps jusqu'en 2017, rien de nouveau à signaler dans la dynamique du show : les préocupations des personnages restent les mêmes (Leslie toujours aussi ambitieuse, April qui traverse une énième crise existentielle, Andy en chiot fou incapable de grandir) mais ce n'est plus pour voir le status quo évoluer que je regarde la série, c'est tout simplement pour passer d'ultimes bons moments avec les habitants de Pawnee. Et avec ce double épisode de reprise, la nostalgie est déjà bien présente puisqu'on sent déjà les adieux se faire au compte-gouttes, en particulier autour de Ben dont l'amitié avec Tom puis April est joliment récompensée. Au même moment, la guerre opposant Leslie à Ron n'est sûrement que passagère et est surtout un hommage à la relation ying-yang de ces deux-là. L'acquisition d'un parc national fera un fil rouge correct autour duquel devrait venir se greffer tous les visages connus de ces sept dernières années (Tammy et Joan l'illustrent bien ici). Ce début de la fin est donc plutôt astucieux, classique à souhait et donc forcément réconfortant. 

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Portlandia S05E02 / The Fiancée

Si je suis heureux de retrouver Portlandia, je ne sais pas encore quoi penser de sa nouvelle formule où chaque épisode est désormais consacré à un seul duo de personnages. Celui nous narrant la rencontre entre nos deux libraires féministes favorites avait tendance à trop tirer sur la corde et m'a vite ennuyé. Celui avec Nina et Lance est déjà un peu plus consistant mais, même chose, le rythme qui était souvent la force de la série est beaucoup moins précis et entraînant que d'habitude. J'attends de voir comment ce procédé peut fonctionner sur une saison entière, en ayant déjà quelques réserves donc. 

Mom S02E10 / Nudes and a Six-Day Cleanse 

Pendant ce temps, Mom continue d'alterner l'émotion et l'humour gras avec succès, s'imposant comme une sitcom sympathique qu'il est toujours bon de retrouver. Je ne comprends toujours pas comment Kevin Pollak n'a pas encore rejoint le cast principal alors que French Stewart y figure toujours mais ce n'est qu'un détail. La quête de Christy pour changer de vie est une direction intéressante à suivre et la romance entre Bonnie et Alvin est adorable. 

New Girl S04E12 / Coming Out

Soyons france : New Girl ne me fait plus rire. Alors que j'avais (contrairement à pas mal de gens) beaucoup aimé la troisième saison, mon intérêt pour la quatrième s'amoindrit au fil des épisodes. La faute probablement à des situations de plus en plus poussifs et à un effet de surprise qui s'effrite car aucun effort n'est fait pour qu'une intrigue évolue au-delà de son inévitable chute. C'est ça que j'aimais bien avant, la spontanéité des dialogues et le côté bordélique des épisodes qui laissait la part belle à l'énergie des comédiens. Aujourd'hui, ils ont l'air de s'ennuyer autant que nous, à force de répéter les mêmes mimiques en pilotage automatique. Où est le Nick Miller que j'ai tant aimé ? Où est le Schmidt un peu humain ? Que peut apporter le bien fade Ryan à une Jess qui régresse peu à peu vers son statut initial de manic pixie dream girl ? À quand une intrigue consistante pour Cece ou Coach ? Merci quand même à Winston pour d'occasionnels fous rires et à l'épisode de Noël, mignon comme tout. Celui de cette semaine était aussi peu mémorable que le nouveau générique. 

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Shameless S05E01 / Milk of the Gods

Après une quatrième saison qui était la plus consistante à ce jour, j'étais excité de retrouver les Gallagher et curieux de voir si l'équilibre va se maintenir. Cette reprise m'a donc franchement déçu car, comme souvent en début de saison dans Shameless, on revient à une sorte de statu quo qui n'annonce rien de franchement excitant pour la suite. Excepté pour son bracelet électronique, Fiona se retrouve plus ou moins dans la même situation que l'an dernier : un nouveau job qui lui redonne le sourire et un boss avec qui flirter, De son côté, Lip a toujours du mal à assumer son statut d'étudiant tandis que Ian refuse de voir ses problèmes en face. Je regrette que Frank n'ai pas passé l'arme à gauche quand il était temps car le personnage repart vers des situations très poussives. Et je ne veux plus jamais voir Sheila et Sammi se quereller, c'est emmerdant au possible. Alors j'apprécie que la série prenne le temps pour traiter l'évolution de ses personnages, qu'elle insiste sur le fait qu'avec un déterminisme pareil, les choses se répètent forcément. Et je compte sur l'attachement que j'ai à cette petite famille pour ne pas m'inquiéter trop vite. Mais j'espère franchement que l'on ne sera pas obligé d'attendre six épisodes pour que les différents récits gagnent en épaisseur dramatique. Putain et Jimmy/Steve qui n'est pas loin, ça n'augure rien de bon... 

The Good Wife S06E12 / The Debate

Comment ne pas obtenir un résultat maladroit quand on essaye dans le même épisode d'évoquer les problèmes de racisme au sein de l'administration judiciaire, de faire s'affronter les deux candidats au poste de procureur à travers un débat sensé représenter les limites d'un tel exercice, de réintroduire un personnage dans la série via un procès qui n'est donc qu'un prétexte et de s'occuper des petites histoires de coeur d'Alicia et Elfman d'un côté et de Peter avec Ramona de l'autre. Le résultat est forcément bordélique et rien de très pertinent n'en ressort. Le coup du débat en off dans la cuisine, Sorkin nous l'a déjà fait en mieux et il ne servait ni Alicia ni Prady. Bien sûr, c'est pas idiot de pointer du doigt les limites du discours d'une Alicia complètement à côté de la plaque sur le sujet du racisme et de la méritocratie, mais ce n'est pas fait assez clairement. Du coup, c'est ambigu, on ne sait plus si les King valident ou non ses propos et on a pas le temps de nous faire notre propre opinion que nous voilà déjà en train de passer à la scène suivante. En fait, les scénaristes sont un peu comme leurs personnages : ils exploitent à mort Ferguson mais n'adressent jamais de front tout ce que ça peut impliquer sur la discrimination, l'échec du système judiciaire et policier. Je pense franchement que ces sujets auraient mérités d'être abordés au sein d'un tribunal, dans une intrigue moins ancré dans l'actualité, c'est là que les King savent le mieux y faire en général. Comme Diane et Cary, je commence franchement à en avoir assez de la campagne d'Alicia qui, si au début était franchement excitante et permettait de voir à nouveau David Hyde Pierce à la télé, commence franchement à traîner en longueur. Surtout si c'est pour revenir au status quo total au cabinet où David Lee est réembauché et où, finalement, à part pour Will, tout est exactement comme avant. "The Debate" était peut-être plein de bonnes intentions mais tellement chargé et bancal que je n'en retiens que les mauvaises, hélas. 

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Togetherness S01E01 

Bien sûr que j'ai pas besoin de rajouter de séries à mon agenda mais parfois, la tentation est trop forte. Les frères Duplass, dont les films m'ennuient  et qui ne servent à rien dans The League et The Mindy Project, sont remontés dans mon estime (au moins pour Jay) grâce à Transparent alors je me suis dis pourquoi pas. La critique US a encensé cette petite chronique familiale et Pierre Langlais, dont chaque tweet doit avoir absolument un rapport avec la télévision, avait prédit que ça allait nous faire du bien à tous suite aux récents attentats. Donc j'ai lancé le pilote et passé le plaisir de retrouver Amanda Peet (Studio 60, Bent) et de découvrir l'attachant Steve Zissis, j'ai pas trop compris l'engouement. On retrouve tout ce qui est à la mode cette année : la comédie romantique pas comme les autres (A To Z, You're The Worst), le couple qui vieillit ensemble et découvre que parfois c'est chiant (Married) mais c'est arrangé à la sauce film Sundance avec le tampon HBO par dessus. Et du coup, en plus de pas être très original, ça manque totalement de rythme. Bien sûr, il y a moyen que le cast et le soin apporté aux personnages et à la justesse de leurs relations pourrait tirer le tout vers le haut. C'est pour ça que je regarderais une poignée d'épisodes supplémentaires, pour voir s'il y a moyen que ça me touche, que ça m'attendrisse. Pour l'instant, ça m'a laissé gentiment de marbre. 

La vidéo du jour

Ce n'est pas la première fois mais ça fait toujours plaisir : une partie du cast de The West Wing se réunit via téléphone pour une opération com orchestrée par la vraie Maison Blanche. C'est comme si en France, le casting des Hommes de l'Ombres se réunissait pour... Non, y a pas d'équivalent. Pas trop d'intérêt non plus à part le plaisir de les revoir et de se dire : quand est-ce que je me refais une intégrale ? 

A suivre : Le retour de Justified, la suite de mon intégrale Cheers (j'aurais bientôt fini la deuxième saison) et la fin de Parenthood. 

 

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