Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/02/2015

Parks & Recreation [2009-2015]

Avant de dire adieu à notre chère série, je vais faire la même chose qu'à l'époque où il fallait dire adieu à une autre chère série. Sauf que là, j'ai moins de temps et ce sera juste histoire de rappeler à notre mémoire les heures de gloire vécues à Pawnee. Et sauf qu'il s'agit pas de faire un classement dans un ordre particulier, seulement celui chronologique des épisodes qui m'ont le plus marqués durant ces sept années.

S02E01 Pawnee Zoo Je n'ai pas revu la première saison depuis sa diffusion. À l'époque, j'étais comme tout le monde : vraiment déçu. Ce qui devait être un spin-off de The Office était devenu une série à part entière mais ressemblait finalement à une pâle copie de The Office avec une Leslie Knope en version féminine de Michael Scott, entourée de personnages pas très bien définis. Mais comme avec The Office, c'est dès le season premiere de la seconde saison que les scénaristes trouvent leur ton. "Pawnee Zoo" est la première plongée convaincante dans le petit monde de Pawnee et la preuve qu'on pouvait mêler du politique, du tendre et du rigolo avec originalité. Et oui, c'est en la voyant chanter du Lady Gaga que je suis tombé sous le charme de Leslie Knope !

Untitled-2.jpg

S02E04 Practice DateTout coïncidait à merveille alors que je tombais peu à peu amoureux de la série : je venais tout juste de découvrir Louis C.K. au moment où il venait jouer le rôle de Dave, un attachant prétendant au titre de petit ami de Leslie. C'est aussi avec cet épisode que nous rencontrons Perd Hapley et le légendaire Duke Silver pour la première fois !

S02E08 Ron & TammyLe début d'une longue saga qui ne s’essoufflera (presque) jamais : la relation tumultueuse entre Ron et son ex-femme Tammy, incarnée par la véritable femme de Nick Offerman, Megan Mullaly. Et cette entrée en matière était si drôle qu'elle m'a fait déclarer à l'époque que Parks & Rec était devenu ma comédie favorite de NBC, devant The Office et l'autre petite nouvelle, Community. C'est aussi à partir de là que les rôles secondaires comme Jerry et Donna prennent du galon et qu'Andy commence à travailler comme cireur de pompes, n'étant plus seulement un personnage marginal tentant de reconquérir Ann Perkins. Un bel équilibre est en place donc. 

S02E09 The CamelLe renouvellement d'une fresque murale à la mairie de Pawnee est l'occasion pour chaque personnage de proposer sa vision artistique dans un épisode où les vertus du travail collectif font leurs preuves. C'est souvent dans cette configuration que la série nous offrira ses meilleurs épisodes, ce qui ne l'empêche pas de garder un peu de place pour une intrigue secondaire où Ron apprécie plus que de raison les cirages de pompes d'Andy. Mention spéciale pour Tom et son amour des formes...

S02E16 Galentine's Day / Vous vous souvenez que Justin Theroux fut le petit ami de Leslie Knope ? En tout cas, ce premier épisode de Saint Valentin réussit à affirmer la créativité de la série, qui réussit à s'approprier n'importe quel passage obligé de sitcom avec panache. Si on relit ma critique de l'époque, je semble un peu déçu mais j'ai depuis tellement revu cet épisode que j'ai revu mon jugement : c'est un classique, point barre. ne serait-ce que pour la réapparition de Duke Silver, le concert de Mouse Rat et les cadeaux de Leslie, héroïne féministe plus progressiste que ne le sera jamais Britta Perry !

Untitled-2.jpg

S02E22 TelethonEncore aujourd'hui, "Telethon" figure dans mon panthéon des épisodes de Parks & Rec. C'est là que j'ai su une bonne fois pour toutes que je voulais rester à Pawnee pendant encore de longues années et que cette excellente deuxième saison n'était pas qu'une réussite éphémère. Il réunit tout ce que j'aime : un huis-clos, une nuit blanche, une intrigue où chaque personnage vient aider Leslie à accomplir son plan et un défilé d'habitants de Pawnee plus loufoque les uns que les autres. Et ce moment inoubliable où Leslie comble l'antenne en récitant son passage préféré de Friends. 

S02E23-24 The Master Plan/Freddy SpaghettiBien qu'on était loin de se douter que les deux personnages aller s'installer pour la durée, l'arrivée d'Adam Scott et de Rob Lowe fut dès le début une excellente surprise. Un excellent moyen en tout cas d'apporter du sang neuf à la fin d'une saison se terminant en apothéose avec une belle ouverture. On était d'ailleurs incapable d'imaginer qu'elle allait durer cinq ans de plus tant chaque season finale était un potentiel adieu à l'époque. "Freddy Spaghetti" fut aussi excitant et rafraîchissant qu'avait pu l'être la Michael Scott Paper Company pour The Office et la promesse d'une suite de qualité. En relisant ma chronique datant de 2010, vous découvrirez sans surprise que je faisais plein de fautes d'orthographes et avec surprise qu'Andy était alors mon personnage préféré. Le départ de Mark, lui, ne m'avais pas attristé plus que ça. Allez, quand même une petite pensée pour toi Brendanawicz !

S03E02 Flu Season / Une épidémie de grippe suffit à nous donner l'un des meilleurs épisodes de la série, lançant un tas d'intrigues capitales pour la suite : l'admiration mutuelle qui naît entre Ben et Leslie, l'évolution d'April vers un personnage moins caricatural ou Ron qui découvre peu à peu l'amitié. Et même pour les détracteurs de Chris, il sera dur de renier la drôlerie de Chris : "Stop. Pooping". 

Untitled-1.jpg

S03E03 Time Capsule / Dans ma critique de l'époque, voilà quelques exemples de choses qui m'ont plus dans cet épisode et qui sont valables pour l'ensemble de la série : les différentes combinaisons de personnages, le travail de continuité sur l'univers de Pawnee, le microcosme de l'Amérique et l'excellente utilisation de la pop-culture (ici, Twilight). "Time Capsule" fut un peu oublié des best of de Parks & Rec alors je tenais à réparer cette erreur !

S03E04 Ron & Tammy: Part TwoL'épisode qui donne tort au lieu commun "les suites sont toujours moins bonnes". Le retour de Tammy donne lieu à un festival Nick Offerman qui donne de nouvelles couleurs à son personnage en totale roue libre. Tandis que mon ship pour Ben et Leslie était à l'époque grandissant, le duo April/Chris s'avère plutôt gagnant et Bert Macklin s'impose comme personnage incontournable. On vit clairement l'âge d'or de la série avec un début de saison sans fautes et dont chaque épisode est devenu une mine d'or de répliques cultes à collectionner. 

S03E07 Harvest Festival / Si cette première moitié de saison est aussi réussie et maîtrisée, c'est qu'il ne faut pas oublier un truc : ces sept épisode furent tournés à la suite en prévision de la grossesse d'Amy Poehler. L'Harvest Festival est donc presque un season finale (et aurait très bien pu être la fin de la série vu les audiences de l'époque). Il permet donc de conclure en beauté les arcs en cours tout en lançant de nouvelles idées dont les scénaristes ne semblent jamais être à cours. Et puis tout épisode consacré à Lil'Sebastian mérite une place dans cette liste !

S03E09 Andy and April's Fancy Party / "Fancy Party" est un épisode qui réchauffe le coeur et vous colle un sourire pendant vingt minutes non-stop (Dylanesque, 2011). Encore une déclaration qui s'applique à beaucoup d'autres épisodes mais celui-ci, où Andy et April se marient sans prévenir, fut particulièrement remarquable. Notamment par son traitement couillu d'une relation qui avait débuté comme un will they-won't they quasi parodique et qui s'avère être une romance aussi unique que solide. Si je commençais déjà à l'époque à questionner l'intérêt d'Ann Perkins en dehors de son amitié avec Lesie, Jean-Ralphio m'amusait encore et Mouse Rat était mon groupe favori. Je n'entendrais plus jamais "April Come She Will" sans repenser à ce mariage avec émotion. 

Untitled-1.jpg

S03E10 Soulmates / "Les différents ingrédients de la série se mélangent à la perfection pour nous offir du rire et de l'émotion dans un chaleureux épisode." Ce que je pouvais être dithyrambique à l'époque... et je le regrette pas ! Encore une preuve que la troisième saison est la meilleure avec le duo Leslie et Ben à son meilleur, de nouvelles combinaisons de personnages (Ron versus Chris) et un Tom qui sait encore surprendre. 

S03E13 The Fight / À chaque fois qu'on commençait à trop désespérer de voir Ann Perkins ne pas servir à grand chose, la série savait nous justifier son existence avec un épisode de cette trempe. Ecrit par Amy Poehler, celui-ci est un classique, une très belle étude d'une des plus belle histoire d'amitié à la télé. C'est également dans "The Fight" que l'on trouve la fameuse scène de beuverie général menée par Burt Macklin et Janet Snakehole, avec un Ron guilleret au possible et un Ben complètement qui se lâche enfin. Et c'était aussi l'époque où Jean-Ralphio me faisait encore beaucoup rire. Culte. 

S03E16 Lil Sebastian / On croyait que "Harvest Festival" était une apothéose, un aboutissement en soi. C'était sans savoir que la série nous réservait son meilleur season finale et l'un de mes meilleurs souvenirs : les funérailles de Lil'Sebastian. Il y avait tout de réuni sans que ce soit ni trop forcé ni trop chargé (ce qui arrivera plus régulièrement par la suite) : Tammy, Duke Silver, Mouse Rat, Jean-Ralphio, Pawnee à son plus loufoque et une belle récompense pour les shippers Ben-Leslie. Et avec la promesse d'un nouvel arc politique pour Leslie, c'est presque la fin d'une époque et le début d'une nouvelle. 

Untitled-1.jpg

S04E01 I'm Leslie Knope / "I'm Ron Swanson and you're Leslie f***ing Knope." C'est avec la sagesse habituelle de Ron que débute cette quatrième saison où souffle d'emblée un vent de changement. Michael Schur et son équipe étaient fort à ce petit jeu : nous faire croire que tout évoluait en permanence pour mieux retomber systématiquement dans le status quo. C'est même ce qui ira à bout de ma patience plus tard mais, à l'époque, c'était juste excitant. Voir Ron en ermite dans la forêt, Tom se lancer dans un nouveau business et surtout, Leslie se lancer dans une campagne électorale encore pleine de promesses qui débute par un inoubliable discours. 

S04E03 Born & RaisedEncore un épisode qui apparaît peu dans les anthologies mais que je considérais à l'époque comme l'un des meilleurs de la série ! Même si je me suis un peu calmé depuis, je dois reconnaître qu'il a tout pour plaire et exploite à merveille l'univers de Pawnee (souvent au plus drôle quand la communauté s'emballe au sujet de presque rien). Il peut presque servir d'appât pour faire découvrir la série à un ami. Voilà ce que j'en disais en 2011, plein de naïveté et de candeur : "C'est parce que je veux découvrir tout cette univers et comment l'équipe de Leslie va intéragir avec eux que j'ai hâte chaque semaine de voir un nouvel épisode et que j'aime autant chaque épisode, chaque semaine. Et que je veux voir la série continuer pendant encore dix saisons." Sept saisons, c'est déjà pas mal finalement...   

S04E06 End of the WorldLa fin du monde à Pawnee, c'est une belle occasion d'observer ses habitants dans les situations les plus amusantes. Et de voir nos personnages favoris se confronter à leur propre mortalité et à leurs plus grandes frustrations. Comme d'habitude, c'est le duo Leslie/Ron qui emporte la palme de l'émotion mais, avec leur road-trip adorable, Andy et April ne sont pas loin derrière. Un épisode qui n'hésite pas à nous prendre par les bons sentiments parce que c'était aussi ça la force de Parks & Rec, à l'image de son héroïne : les bonnes intentions, la pureté des émotions et l'union des différences comme remède contre tous les problèmes. Ça semble simpliste dit comme ça, mais c'est devenu tellement rare une oeuvre sans cynisme qu'il fallait bien ça pour nous réchauffer systématiquement le coeur. 

S04E09 The Trial of Leslie KnopeC'est marrant car on garde une mauvaise image de la quatrième saison, celle où la série a perdu son équilibre. Mais on oublie que, malgré une deuxième partie très inégale et quelques maladresses dès le début, on y retrouve une belle poignée d'épisodes franchement réussis. Comme celui-ci où, une nouvelle fois, l'union fait la force. Et c'est réjouissant car à force de trop séparer les personnages dans le format habituel du trio d'intrigues, les scénaristes oublient parfois que c'est tous ensemble qu'ils nous font le plus rire. Ce procès est également l'occasion de faire avancer le couple Ben et Leslie qui stagnait depuis un moment et de faire le point sur les enjeux d'une campagne électorale qui semblait toujours être une excellente idée. 

Untitled-1.jpg

S04E10 Citizen Knope / "Giving Christmas gifts is like a sport to me - finding or making the perfect something. It’s also like a sport to me because I always win. This year, though, my friends won. In fact, I got my ass handed to me." Quoi de mieux qu'un épisode de Noël pour que ressorte toute l'humanité de la série ? Si le travail d'employés municipaux est l'occasion d'avoir une joyeuse satire de l'Amérique et de la bureaucratie, Parks & Rec propose avant tout une ode à l'amitié. Et c'est sa principale différence avec The Office et pas mal d'autres comédies de la même période : ses personnages s'aiment beaucoup, malgré tout. Sans jamais que ce soit mielleux. La scène finale de "Citizen Knope" est l'exemple parfait de cette volonté à ne jamais céder au cynisme.  

S04E11 The Comeback KidQuand débute 2012, j'ai toujours l'intention de voter Leslie Knope et cette histoire de campagne électorale m'enthousiasme toujours beaucoup. Je m'amuse même à faire des rapprochements entre l'ambition nouvelle de Parks & Rec et celle de The West Wing. Et pour cause : les scénaristes n'ont pas encore trop vacillé sous la pression d'un tel arc narratif et c'est encore une intrigue pleine de fraîcheur et de promesses comme le prouve cet épisode très drôle où, une nouvelle fois, l'union fait la force. L'ascension de ce podium sur une patinoire est un moment de bravoure qui reste l'un de mes plus gros fous rires, resté mémorable grâce à ce morceau qui passe en boucle. J'étais loin de me douter que ce lancement de campagne maladroit était annonciateur d'une campagne maladroite. À noter aussi qu'on assiste à la naissance d'une belle relation dans cet épisode : Ben et les calzones. Certains y verront aussi le moment où le personnage perd de son intérêt alors que de mon côté, je n'ai jamais eu de souci avec Adam Scott. 

S04E19 Live AmmoAvec "Live Ammo", le parallèle avec The West Wing est revendiqué mais il est un peu tard. Car le traitement de la campagne électorale est une belle déception : un adversaire volontairement incompétent face à notre Leslie, des enjeux bien trop ambitieux par rapport à une ville à taille humaine comme Pawnee, une satire politique pas très fine et, finalement, pas mal d'ennui. Surtout qu'à côté de ça, la deuxième moitié de saison enchaîne les maladresses : le couple Tom/Ann qui n'apportent rien ni à l'un ni à l'autre, Andy est en roue libre, Chris n'est plus vraiment humain et même Ron est devenu plus caricatural que véritablement drôle. Reste donc cet épisode qui ravit le fan de Sorkin, avec la présence d'un Bradley Whitford qui aurait pu être mieux exploité mais qu'il est tout de même cool de voir face à Amy Poehler. Cette dernière écrira d'ailleurs le débat qui aura lieu dans l'épisode suivant mais qui ne m'intéressera pas plus qu'une fin de saison trop prévisible. 

S05E08 Ron & DianePersonne ne viendra me contredire : la cinquième saison est la plus faible de la série. Ce n'était pas pour autant un échec : la routine qui s'installe, c'est un peu normal et si on peut reprocher aux scénaristes un peu de parasse, on peut aussi continuer à être diverti par Pawnee et son univers, devenu aussi confortable que celui de Springfield. Ce n'est pas parce que la formule est bien huilée que la formule est mauvaise, elle est juste un peu moins excitante. Le conseil municipal permet une sorte de formula show plutôt efficace et le status quo général est plus redondant que vraiment médiocre. Si on avait sûrement pas besoin de passer autant de temps avec un antagoniste aussi idiot que le conseiller Jamm, cette saison regorge de petites fulgurances et d'épisodes qui sont, avec le recul, foncièrement sympathiques. Ce "Ron & Diane" par exemple, qui permet d'ouvrir un nouveau chapitre dans la vie de notre ami Swanson et de s'intéresser de plus près à la charmante petite famille de ce pauvre Jerry/Garry/Larry. J'aurais aussi pu choisir "Women In Garbage" centré sur la jolie relation Leslie/April, "Article Two" ou "Jerry's Retirement", de charmants épisodes qui se revoient très bien sans pour autant marquer la mémoire collectif parce qu'à l'époque, on était tous devenu un peu blasé vis-à-vis de Parks & Rec. 

Untitled-1.jpg

S05E14 Leslie And Ben / Et dans la catégorie "bon moment de la moyenne cinquième saison", le mariage de Leslie et Ben est plutôt un régal. Ce n'est pas dans la romance que les scénaristes furent les plus inspirés tout au long de la série mais ce couple tient franchement la route et, très important, n'a jamais canalisé ou affadit le personnage de Leslie. Voilà de nouveau une hymne à l'amitié où beaucoup de têtes connus de Pawnee sont de la fête et si on relit ma critique de l'époque, ce mariage m'a même donné de quoi défendre la série face à la vague de bashing plus ou moins justifiée selon les épisodes. 

S06E01-02 London / Partir à Londres alors que la série avait besoin de se recentrer sur l'essentiel, c'était risqué. Au final, malgré quelques errances scénaristiques du côté d'Andy et April (ceux ont le plus souffert de la routine s'installant au fil du temps), ce voyage est un très bon moment. En particulier quand il se concentre sur l'ambition de Leslie et la paternité de Ron. C'est l'ouverture d'une sixième saison qui ne va pas révolutionner l'eau chaude mais être une transition très honorable et pleines de trouvailles vers une fin annoncée. 

S06E13 Ann and Chris / Bien qu'il arrive tardivement au vu de l'inutilité chronique du duo, le départ d'Ann et Chris est joliment géré et rempli d'émotions. C'est un peu un moment "début de la fin" qui nous fait réaliser le poids des années et nous remplit de nostalgie, bien avant une septième saison qui enfoncera le clou. L'occasion aussi de boucler la boucle du pilote avec un retour devant le fameux "trou" qui est à l'origine du récit et de la belle amitié entre Leslie et Ann. La scène finale réunit les "survivants" (la série aura finalement souffert de peu de changements de casting) et une caméra non documentaire (qu'on avait complètement oublié), tous tournés vers une voiture qui quitte Pawnee, tous tournés vers la dernière ligne droite. 

Untitled-1.jpg

S06E17 Galentine's Day / Et cette dernière ligne droite est franchement excitante. La deuxième partie de saison est ce que le show a produit de plus maîtrisé depuis très longtemps et le départ de Chris et Ann a permis de mettre en avant Jerry et Donna, qui méritaient bien ça et se révèlent tout à fait dignes de leur promotion. Préparer un bon gros festival à Pawnee est un arc narratif que l'on a déjà vu et revu, mais les scénaristes parviennent à rendre ça frais et l'on retrouve un vrai plaisir à déambuler dans la ville, surtout depuis qu'on sait qu'on devra bientôt la quitter. Même le recyclage du Galentine's Day est bien exécuté et ce sera également le cas de "Flu Season 2". 

S06E21-22 Moving Up / Allez, je m'auto-cite pour résumer cette sixième saison, se concluant par un double épisode très inventif et surprenant : "La dernière partie de saison prend bien le temps de dessiner une ultime trajectoire intéressante pour tout le monde, que ce soit un nouveau travail pour Leslie, une vie de famille pour Ron ou un investissement enfin gratifiant pour Tom. En mêlant ces storylines bien définies avec un arc permettant à chaque citoyen de Pawnee de venir faire un coucou et à quelques guest-star rares d'apparaître (du leader de Wilco à l'excellent Bo Burnham), Parks & Rec a trouvé la formule idéale pour ses vieux jours. Et parvient à exploiter une saison complète sans avoir trop d'épisodes "bouche-trous" comme ce fut le cas l'an dernier, sans avoir à revenir sans arrêt au status quo quand les personnages évoluent trop vite. Un bon équilibre donc, qui nous permet de retrouver un Pawnee à taille humaine et une Leslie aussi ambitieuse qu'attachante."

S07E04 Leslie & Ron / L'un des meilleurs épisodes de la série, tout simplement : "Comme son titre l'indique, c'est un pur hommage à la relation central de la série, à ce ying/yang sur lequel les scénaristes ont toujours su se reposer pour retrouver un peu d'équilibre. On peut toujours compter sur ces deux là pour les moments les plus drôles ou les plus émouvants de la série alors quand on les enferme malgré eux dans un huis-clos sensé les réconcilier, c'est l'occasion parfaite pour nous offrir un best-of Ron/Leslie, sans avoir recours à un clip-show. On revisite l'histoire de la série avec de sympathiques clins d’œils, on comble les trous entre 2014 et 2017 avec malice et on se rappelle à quel point on a pu aimer Parks & Rec quand elle était au top. Cet épisode était au top. Il m'a fait rire et même pleurer parce que c'est pas tous les jours qu'on voit Nick Offerman pleurer. Michael Schur nous a pondu un script merveilleux où ses deux acteurs se sont éclatés comme des gamins, avec sûrement l'émotion de la fin de tournage approchant en prime. On ressent tout ça et on se retrouve devant des potes, plus seulement des personnages vieillissants."

Untitled-1.jpg

S07E10 The Johnny Karate Super Awesome Musical Explosion Show / "Cette ultime saison accumule tout ce qu'une bonne dernière ligne droite doit accumuler selon moi : nostalgie, inventivité et un récit qui a sa propre existence et n'est pas seulement un moyen de tout boucler. Comme l'a prouvé le coloré "Johnny Karate", on n'a peur de rien pour nous en mettre plein la vue et dire au revoir aux personnages avec un regain d'humanité que la série avait un chouïlla perdu à force de caricature paresseuse. C'est une belle récompense, un gâteau avec plein de cerises dessus qui fait tout autant rire que pleurer. Même les personnages que j'ai toujours le moins aimé remontent à fond dans mon estime, qu'il s'agisse d'une April moins relou ou d'un Tom plus attendrissant. Le défilé habituel des habitants de Pawnee a une saveur particulière alors qu'on approche de la fin et c'est si bien dosé que, d'ici la dernière minute, je crois que le moins figurant de la série aura refait une apparition justifiée. Il ne reste plus maintenant qu'à boucler la boucle tout en ouvrant la boucle, autre procédé que tout bon series finale se doit d'accomplir."

S07E12-13 One Last Ride / Et, comme prévu, ce final était celui que la série méritait : plein de nostalgie et d'inventivité, aussi prévisible que touchant. Si le concept des flash-forwards semble au départ quelque peu maladroit (malgré son clin d’œil au générique), il permet une structure cohérente où chaque personnage a le droit à son adieu en bonne et due forme. Certains étaient plus drôle que d'autres (Leslie et Ben que je voyais déjà la Maison Blanche mais qui est plus modeste et amusant), c'était parfois gentiment convenu (pourquoi donner une envie d'enfants à April tout à coup ?) mais souvent très émouvant (Ron sur son canoë reste la plus belle et apaisée image de cette conclusion).

En se tournant aussi bien sur le passé (le mignon retour de Chris et Ann) que le futur, "One Last Ride" est à l'image de la septième saison : une réussite qui offre une fin digne à une série qui avait un coeur gros comme ça. On sent l'amour que se porte l'équipe et il nous est transmis de plein fouet sans verser trop dans le larmoyant, avec juste la dose de scène poignantes dont on avait besoin (bien sûr, c'est celle que partagent Leslie et Ron sur leur banc qui m'a le plus ému). J'ai déjà suffisamment enfoncé de portes ouvertes dans cette rétrospective alors je n'en dirais pas plus si ce n'est que me voilà très satisfait de ce final. Pas triste, juste soulagé et heureux de voir Parks & Rec se terminer sur une aussi bonne note !

Untitled-1.jpg

Parce que merde, c'est l'une des dernières séries dont je peux dire "j'en étais fan". Fan dans le sens où tu as dix-huit ans et tu traîne sur des forums pour te spoiler, suivre l'actualité du casting, écrire des fanfictions, tout ça. Fan comme j'ai pu l'être de The Office et des trois autres séries qui vont m'abandonner très bientôt, Cougar Town, Justified et surtout Mad Men. 

Aussi bien personnellement que devant mon écran, c'est la fin d'une époque et quitter Pawnee en est tout un symbole. Leslie Knope et ses camarades resteront pour longtemps dans mon coeur et je conseille la série à tous ceux qui en ont un.     

20/02/2015

DylanesqueTV S07E06

Tiens, et si je vous donnais des nouvelles ? Il est chargé ce mois de février mais bientôt, j'aurais plein de temps libre, suffisamment pour exploiter au mieux les dernières heures de ce blog. Souvenez-vous de l'époque où je pouvais me permettre d'hiberner en hiver et de m'avaler des heures de séries pour ensuite pondre des pages de critiques écrite à la va-vite ! Cette hiver passé avec Scrubs ou celui qui m'a permis de finalement visionner Les Sopranos. Si tout ça est de l'histoire ancienne, ça ne m'empêche pas d'être à jour dans les séries que je suis actuellement. Alors, rapidement parce qu'ensuite je pars une semaine à la montagne, laissez-moi vous donner quelques nouvelles... 

BCS copy.jpg

Better Call Saul S01E03 Nacho

Putain, je m'attendais pas à ce que ce soit aussi bien ! Saul a beau être l'un de mes personnages favoris de Breaking Bad et la team Gilligan a beau être à nouveaux aux manettes, j'avais quelques inquiétudes. J'ai vu suffisamment de prequel sans intérêt et de fausses bonnes idées à la télé pour ne pas être trop optimiste. Qu'allait bien pouvoir nous raconter de nouveau sur l'avocat ? Combien de jolis plans du Nouveau-Mexique avons-nous besoin de voir dans notre vie ? Est-ce que Bob Odenkirk est capable de cabotiner aussi bien lorsqu'il est au centre du récit ? Et surtout, quel serait le ton de la série ? J'étais prêt à me résigner à un bon petit formula show amusant pour assouvir ma nostalgie de la série-mère. Dès le pilote, je me suis rendu compte que Better Call Saul visait plus haut que prévu. Avec une scène d'ouverture somptueuse qui parvient à dramatiser le personnage de manière très efficace, on réalise que la série sera feuilletonnante avec des enjeux sur le long terme. Pour ne pas que la descente aux enfers de Saul ne soit trop similaire à celle de Walter White, on peut compter sur Odenkirk qui livre une putain de performance et fait passer la pilule du déjà-vu. Qui se plaindra d'avoir déjà-vu une réalisation aussi impeccable ou d'avoir entendu une telle bande-son ? Qui regrettera de revoir Mike grommeler, surtout quand sa présence est aussi bien justifié que dans ce troisième épisode où le récit s'emballe ? Je ne sais pas si c'est la nostalgie qui parle et si je suis bien objectif mais franchement, je ne m'attendais pas à aimer autant. J'ai même grincé des dents en revoyant Tuco et finalement, voilà encore une idée bancale qui se transforme en carburant à créativité pour les scénaristes. On a affaire à des gens qui comprennent le symbolisme et la continuité et qui savent bien le doser. Et bien sûr, c'est très drôle. Bon, il est encore trop tôt pour dire que Better Call Saul est le meilleur spin-off depuis Frasier mais avec trois épisodes aussi maîtrisés, on peut dire que c'est bien parti. 

b31-1024x521.jpeg

Girls S04E05 Sit-In

Ce qu'il était chiant ce début de saison... Lena, avais-tu vraiment besoin de régler tes comptes avec les critiques de manière aussi péremptoire ? J'aime tellement mieux passer du temps avec Hannah ton personnage en quête d'identité qu'avec Lena la scénariste en quête de reconnaissance. Je sais bien que la frontière entre les deux est fine mais puisque tu écris une auto-fiction, profites-en pour ne pas donner d'armes supplémentaires à tes détracteurs en faisant tout simplement ton taf : nous raconter des histoires drôles et justes. Enfin tu fais ce que tu veux mais putain, ce séjour en Iowa était une belle perte de temps. Alors qu'au départ, c'était prometteur et qu'au final, c'est plutôt cool de voir Hannah accepter qu'écrire n'est pas forcément sa vocation. En attendant, ton auto-dérision forcé et trop appuyé m'a gentiment fait bailler et ce n'est pas les tribulations sentimentales de Marnie ou la recherche d'emploi de Soshanna qui allaient me divertir. Et depuis quand Jessa est-elle devenue une connasse irrécupérable ? Je me souviens d'une époque où elle avait plusieurs facettes, un personnage humain avec beaucoup de défauts plutôt qu'une caricature ambulante. Ce cinquième épisode a un peu rectifié le tir. Là aussi, c'est écrit à la truelle : une nouvelle petite amie sortie de nulle part pour Adam force Hannah à avoir une scène avec chacun de ses amis, sous la forme d'un huis-clos très théâtral, très écrit et bien pratique quand on a plus grand chose à raconter. Mais on y retrouve les fulgurances dont Dunham est capable et l'humanité qui s'évaporait peu à peu de Girls. Il lui reste cinq épisodes pour arrêter d'utiliser ses personnages comme des pantins et pour que ce passage à l'âge adulte retrouve son humour et sa poésie d'antan. 

960.jpg

Homeland [Saison 4]

Je disais plus haut que je n'avais plus le temps de binge-watcher quoi que ce soit. C'est pourtant ce que j'ai fait avec la quatrième saison d'Homeland. Rien ne me motivait à la regarder au moment de sa diffusion à l'automne dernier : j'en avait franchement marre de Carrie Matheson et malgré la promesse d'un vrai changement, je ne faisais absolument pas confiance aux scénaristes. Surtout après avoir lu quelque part qu'une hallucination nous ramenait Brody d'entre les morts l'espace d'une scène atroce. Et puis lors d'un moment d'ennui, j'ai craqué et je le regrette pas tant que ça. Après des débuts un peu laborieux qui essayent lentement de changer le décor et les enjeux, le séjour à Islamabad s'avère un très bon divertissement. Autour d'une Carrie toujours écrite de manière aussi lunatique (mais qui a la chance d'avoir une Claire Danes qui fait le job), une galerie de nouveaux personnages joliment développés nous font rentrer dans un récit plein de rebondissements et de tensions. Lorgnant du côté spectaculaire d'un 24, la série nous rappelle qu'elle est passionnante quand elle suit des espions et s'intéresse à la géopolitique. Une prise d'otage à l'ambassade américaine est même l'occasion d'un mini-film d'action aussi peu probable qu'il est excitant à regarder. Bien sûr, l'aspect romantique est toujours aussi navrant et c'est bien séparément que Carrie et Quinn sont les plus avenants. Tout ça se regarde comme un bon vieil épisode d'Alias, avec un bon gros budget, des cliffanghers qui font frissonner bêtement et un Saul toujours aussi barbu. Dommage que ça se termine sur un road-trip familial sans intérêt. Je regarderais tout de même la suite de la même façon : sans avoir aucune autre attente que devant un téléfilm d'action de bonne qualité interprété par de bons acteurs.  

homeland-s4.jpg

It's Always Sunny In Philadelphia S10E06 The Gang Misses The Boat 

Il suffira d'un bateau manqué pour la série soit à deux doigt de s'arrêter. Et bien oui, quand Dennis annonce son départ, que Dee et Charlie sont libre d'exprimer leur créativité tandis que Mac peut enfin explorer sa sexualité, je me suis dit "ça y est, c'est la fin et voilà un happy end que je n'avais pas vu venir". Bon, au bout d'une seconde, j'ai réalisé qu'il restait encore au moins deux saisons et que l'épisode allait forcément se terminer sur un status quo retrouvé. Entre-temps, c'est rafraîchissant d'explorer les possibilités de personnages libérés de l'influence néfaste des autres, réalisant peu à peu que l'esprit de groupe a complètement ruiné leurs ambitions personnelles. Sauf que rapidement, puisqu'il s'agit d'addicts aux mauvaises décisions collectives, un manque se fait sentir. Dee et Charlie le découvrent après avoir démontré leur liberté de manière trop embarrassante l'un envers l'autre (je me suis presque mis à rêver d'un nouveau couple mais ce n'est pas la bonne série pour ça il faut croire). Mac réalise qu'être refoulé est plus facile que de faire semblant. Dennis apprend qu'il est un psychopathe beaucoup plus raisonnable quand il peut dominer ses amis. Et Frank a bien du mal à recréer la magie des premières saisons en recyclant les vieilles intrigues de la série avec un nouveau gang. Encore un épisode qui redouble d'inventivité, de répliques cultes, de moments absurdes ("the man-cheetah!") et de clin d'oeils à l'historique du show. Cette dixième saison est pour l'instant un sans-fautes, car il y a aussi eu l'excellent plan séquence de "Charlie Work" et la farce très drôle de "The Gang Spies Like U.S.". Les types savent faire durer la magie tout en explorant avec créativité ce à quoi pourrait ressembler une fin. Mon pronostic n'a pas changé à ce sujet : tout le monde va mourir d'une mort atroce, ça me semble inévitable. Et tant mieux ! N'empêche... Dee et Charlie étaient adorables.

IASIP_ep1007_sc7_0043_hires2.jpg

Justified S06E05 Sounding

Sam Elliott et Garret Dillahunt, c'est quand même autre chose que Michael Rapaport, hein ? Pour l'instant, l'intrigue de cette saison est classique au possible : le gentil (Raylan) essaye d'attraper le méchant (Boyd) en utilisant la copine du méchant (Ava) dont il semble aussi s'être amouraché. Pour compliquer les choses, le méchant veut s'attaquer à d'autres méchants encore plus méchants (la team d'Avery Markham) pour avoir encore plus d'argent. On sait depuis longtemps que Justified est plus à l'aise avec de petits contes western bien ficelés plutôt qu'avec de longs arcs vaguement complexes (bien que la deuxième saison ait réussi à mixer les deux et que la quatrième ne manquait pas de panache). Même si elle n'a pas grand chose à raconter, cette ultime ligne droite parvient quand même à susciter son intérêt car elle ne manque pas d'humour et dresse quelques jolis portraits. Moustache ou pas, Sam Elliott est franchement terrifiant et Mary Steenburgen presque autant. Revoir Patton Oswalt est un plaisir et le Boyd excité comme un gamin à la recherche de ses explosifs m'est fort sympathique. Et après une saison qui n'était pas tendre avec elle, Ava est au centre du récit. Certes, elle joue toujours les demoiselles en détresse et je ne sais franchement pas quoi penser de ce baiser, mais Joelle Carter ne s'en sort pas trop mal malgré toutes les limites de son jeu. Mon admiration pour le cast et pour des personnages bien plaisants permet donc de compenser une saison qui n'apporte rien de neuf si ce n'est un dénouement plutôt chouette à regarder et quelques beaux moments de tensions. Vivement que ça pète !

233681.960x540.jpg

Parks & Recreation S07E11 Two Funerals

Ça y est, je crois qu'on peut le dire : cette ultime saison est un sans-fautes ! Elle accumule tout ce qu'une bonne dernière ligne droite doit accumuler selon moi : nostalgie, inventivité et un récit qui a sa propre existence et n'est pas seulement un moyen de tout boucler. Comme l'a prouvé le coloré "Johnny Karate", on n'a peur de rien pour nous en mettre plein la vue et dire au revoir aux personnages avec un regain d'humanité que la série avait un chouïlla perdu à force de caricature paresseuse. C'est une belle récompense, un gâteau avec plein de cerises dessus (Bill Murray putain !) qui fait tout autant rire (Ron est en grande forme jusqu'au bout) que pleurer (Donna et Jerry, plus émouvants que prévu). Même les personnages que j'ai toujours le moins aimé remontent à fond dans mon estime, qu'il s'agisse d'une April moins relou ou d'un Tom plus attendrissant (et, il faut le dire, moins présent). Le défilé habituel des habitants de Pawnee a une saveur particulière alors qu'on approche de la fin et c'est si bien dosé que, d'ici la dernière minute, je crois que le moins figurant de la série aura refait une apparition justifiée. Il ne reste plus maintenant qu'à boucler la boucle tout en ouvrant la boucle, autre procédé que tout bon series finale se doit d'accomplir. Je tâcherais de prendre le temps d'un bel hommage dès que possible parce que, mine de rien, on a fait de la route ensemble Leslie Knope et moi. Croyez-moi : vu comment j'étais ému en voyant les dernières photos de Mad Men, je vais chialer comme un bébé.

13_NUP_166338_0537.jpg

Saturday Night Live 40 

Tout a été dit je crois sur ce Sunday Night Semi-Live. Toutes les qualités et les défauts de l'émission exacerbés dans un show à la fois beaucoup trop long et beaucoup trop court. On a pu s'y réjouir du retour de Bill Murray et être profondément déçu par le pétard mouillé qu'était celui tant attendu d'Eddie Murphy. Le tour d'horizon des chansons historiques du show fut aussi jouissif que l'énième épisode des Californiens fut naze en touts points. Le formidable trio féminin du Weekend Update a rendu bien ridicule ce pauvre Chevy Chase et ses héritiers (Norm McDonald, j'attendais mieux de toi). Certains cabotinaient mollement (David Spade, Wayne's World) tandis que d'autres jouaient mieux le jeu que prévu (Adam Sandler qui s'amuse bien avec Andy Samberg) et les montages étaient franchement corrects. Et le vrai hommage à Tracey Morgan était aussi touchant que le faux hommage à Jon Lovitz était un bon running-gag. J'aurais aimé moins de révérence à Lorne Michaels, un public un peu plus vivant et des guest-star (excepté Larry David) prenant moins de place pour en laisser plus aux vétérans mais que voulez-vous... depuis 40 ans, avec SNL, on est jamais content. De toute façon, il manque toujours Belushi et Hartman alors forcément, le potentiel comique était limité. Maintenant, si Kanye West pouvait arrêter de s'incruster partout, ça m'arrangerait. 

tinay-fey-amy-poehler-jane-curtin-snl.jpg

En vrac / Sinon, je me marre toujours autant devant Broad City surtout depuis que j'ai fait la connaissance de Val, l'alter-ego années folle d'Abbi. L'équipe de Cougar Town fait dans le classique pour une dernière ligne droite sympathique avec une Courtney Cox vraiment adorable. Je me suis à regarder la deuxième saison de Broadchurch comme on regarde une bonne saga de l'été et, bien que je n'arrive pas à m'enfiler plus d'un épisode toutes les deux semaines, c'est un divertissement de bonne facture, pathos à souhait. Tandis que New Girl continue de m'ennuyer plus que jamais, Brooklyn 99 parvient encore à livrer de bons épisodes, surtout quand ils s'intéressent à Andre Braugher. Le rire est garanti devant Portlandia, Workaholics et Mom. De son côté, Shameless tourne un peu en rond (avait-on besoin de revoir Jimmy/Steve surtout depuis qu'il est aussi odieux ?) mais parvient à me tirer de belles larmes au sujet de Ian/Mickey. Quand à Togetherness, elle s'impose peu à peu comme une chronique attachante et juste, qui explore sans aucun tabous la médiocrité d'un couple qui se défait et d'un couple qui se fait, tout en nous parlant avec humour d'amitié. Et sinon, elle revient quand The Good Wife ? J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne l'ai pas vu. 

Je vous laisse avec l'annonce du départ de Jon Stewart. Comme tout le monde, je suis désormais plus accro à Last Week Tonight qu'au Daily Show mais n'empêche, ça fout un coup...

 On se revoit très bientôt pour dire au revoir à Pawnee !

04/02/2015

The Comeback [Saison 2]

Avec un peu de retard, retour sur la deuxième saison de The Comeback en compagnie de l'ami Gibet. 

The Comeback.jpg

Dylanesque : Juste avant Noël, c'était la deuxième fois qu'on disait au revoir à Valérie Chérish. La première fois, c'était il y a dix ans et c'était le premier taf que trouvait Lisa Kudrow juste après la conclusion de Friends. C'est essentiellement l'envie de la voir de nouveau sur mon écran qui m'avait attiré vers la série de Michael Patrick King, diffusée sur HBO. J'y avait trouvé une utilisation très assumée du mockumentary popularisé par Ricky Gervais et bientôt par Greg Daniels avec son adaptation et une satire très drôle de la médiocrité du stardom. J'en gardais le souvenir d'un divertissement pas comme les autres et d'une Valérie qui affirmait sa volonté de plaire à tout prix en se lançant dans une interprétation passionnée du "I Will Survive" de Gloria Gaynor. 

Quand HBO a ressuscité la série, j'étais heureux de pouvoir la retrouver et me moquer gentiment d'un personnage pathétique et du monde encore plus pathétique qui l'entourait. Je ne m'attendais pas à ressentir autant d'empathie et à une saison aussi maîtrisée. Gibet, quelle effet t'avait fait la première mouture et avais-tu des attentes particulières concernant celle qui vient de s'achever et qu'on a, je pense, tous les deux vraiment appréciés, à quelques détails près ? 
 
Gibet : Pour ce qui est de mon avis sur la saison 1, j'aime pas me répéter, alors je renvoie ici. En gros j'explique que je me suis vraiment mis à aimer la série à partir des quatre ou cinq derniers épisodes car c'est là qu'ils ont commencé à trouver un équilibre dans le regard porté sur Valérie - avant ça ils ne laissent rien passer et par moments c'est étouffant et stérile. Pour ce qui est de mes attentes, du coup, je n'en avais pas d'autres que ça, qu'ils continuent sur cette lancée. Après, le problème c'est que - probablement d'ailleurs suite à la lecture de ma review - ils sont tombés dans l'excès inverse ; au lieu d'être trop méchants, ils sont devenus trop gentils. Mais il faut peut-être pas que je fonce tout de suite sur la fin. En fait, je pense que j'ai préféré la première partie de la saison 2 à la seconde car j'ai préféré les voir rebondir sur le hiatus, recaler un status quo inédit tout en sauvegardant l'univers et les enjeux de la saison 1, que les voir - même si c'est tout à leur honneur de refuser de faire deux fois la même chose - doucement transformer leur The Office en Parks and Rec.

maxresdefault.jpg

Dylanesque : Oui, on peut discuter rapidement du début de saison parce qu'avant de devenir un peu plus guimauve dans sa conclusion, le show s'amuse quand même à passer la vitesse supplémentaire concernant le malaise. Le season premiere débute très fort même, avec une longue longue scène de réintroduction du personnage, toujours en train de mettre en scène son moindre geste. Et s'impose alors une idée plutôt maline pour justifier le retour : Valerie va jouer une version affreuse de son propre rôle dans l'autofiction HBO écrite par le scénariste junkie Paulie G. Après avoir réutilisé les codes de la reality-TV, c'est la chaîne-mère dont on va gentiment moquer les excès, en accumulant donc les couches de méta sans pour autant trop noyer les personnages dans le concept.
 
Car si on se marre bien et que l'humour est encore plus noir avec ce début de saison (le tournage de la fellation étant l'apothéose de ça), on réalise très vite qu'un soin encore plus particulier est apporté à la psychologie des personnages, qu'ils ne sont pas de simples pantins au service de la satire ou du rire jaune facile. Dès son audition, Valerie prend de nouvelles couleurs et se montre sous un jour plus attachant. Dès que l'on retrouve Jane, on en découvre plus sur ses motivations en tant que réalisatrice, sur son rapport à Hollywood. De son côté, Mickey, champion des one-liners, se retrouve humanisé à mort avec l'apparition de son cancer. Même Paulie G devient un antagoniste vraiment ambiguë, plus complexe que prévu, dont on aimerait en savoir plus. Quand Seth Rogen débarque dans ce petit monde et fait preuve d'une vraie bienveillance à l'égard de sa partenaire de jeu, on se dit "tiens, j'ai peut-être un peu moins envie qu'elle s'humilie devant nous". Si on grince des dents face à la scène finale de "Valerie Gets on her Knees", c'est qu'on est déjà à fond dans l'empathie.

the-comeback-recap-02_612x380.jpg

Et pour que la saison bascule pour de vrai dans quelque chose de plus "gentil" comme tu dis, il ne manque plus qu'un focus sur le mariage de Mark et Valerie, mis à mal par un tournage chaotique. Pour moi, cette bascule de ton a fonctionné car elle ne dénature jamais vraiment ni le propos, ni les protagonistes et permet au contraire d'enrichir la portée de la série, plus seulement capable de nous faire rire mais aussi de nous émouvoir. Quand c'est bien équilibré, c'est en tout cas l'effet que ça a pour moi, ça me rappelle ce que "Eastbound and Down" pouvait faire de mieux. Quand on vire plus clairement et avec moins de subtilités vers le récit de rédemption, comme dans les ultimes moments de la série, je suis moins convaincu. Qu'as tu pensé de cet happy end et de la manière dont on nous y entraîne ? 

Gibet : Le happy end a engendré chez moi un truc que j'aime pas du tout qu'on engendre chez moi : le divorce de la tête et du coeur. Car ouais j'ai été ému par cette fin, j'étais avec Valerie quand elle décide de quitter les Emmy, quand elle galère à trouver un transport, quand elle se réconcilie, quand elle gagne son prix, etc, je pleurais comme une madeleine de Proust. Mais en même temps je trouvais ça vraiment pas terrible et j'étais en colère d'être ému. Or quand je suis en colère d'être ému, ça révèle aussitôt un truc : les types sont en train de jouer sur la corde sensible au détriment du reste, ici en l'occurrence au détriment de la cohérence de leur oeuvre et de la subtilité la plus élémentaire. Ce qui me dérange, ce n'est pas que la série finisse bien, mais qu'elle finisse par une rupture de ton aussi brutale, pour le coup pas du tout amenée. Je suis sûr qu'il y avait moyen d'arriver au même point en préservant la finesse et la cruauté du show. Par exemple, on aurait pu ne pas suivre du tout Valerie à l'hôpital. Rester aux Emmy, constater que le prix lui est décerné et que son absence cause un gros malaise à la cérémonie et hop fin de la série. Ça aurait peut-être même mieux dit ce que cette fin cherche à dire. 

mickey-mark-valerie-the-comeback-finale.jpeg

J'aime pas trop non plus le sort qui est réservé aux personnages "méchants" - Paulie G, Jane, l'agent... C'est tellement expéditif les quelques plans pour conclure ces persos, en direct des Emmys. Ça nous dit tout à coup "tous ceux-là sont des méchants et regardez comme ils sont punis nananèreuh". Est-ce que Jane, qui est un personnage dense, qui est passé par plein de phases différentes mais qui globablement a su développer à l'égard de Valerie une sorte de bienveillance un peu lasse, mérite vraiment ce traitement-là ? J'ai eu le sentiment à ce moment-là que Jane était un "simple pantin au service de la satire". Pareil pour Paulie G. Je trouve qu'au début de la saison, ils faisaient avec lui un travail d'ambiguïté qui était vraiment intéressant. Tu m'avais dit que tu avais l'impression dans une scène du deux ou troisième épisode que Paulie G était amoureux de Valerie. J'avais pas ressenti ça, mais c'était super que la série soit suffisamment ambiguë pour donner cette impression à quelqu'un quelque part ! Mais cette ambiguïté, ils se sont empressés de l'effacer, probablement pour mieux arriver à cette fin - plus facile de glorifier un gentil, quand on a en face de lui un méchant. En gros, ce qui est dommage, c'est qu'ils aient pas apporté à tous les personnages le soin qu'ils ont apporté à Valerie, Marc et Mickey, alors que les personnages qui sont du coup laissés pour compte font tout autant partie de l'ADN de la série. Que serait The Comeback sans Paulie G ? Pas grand-chose on est d'accord, alors pourquoi ne pas l'honorer d'une véritable conclusion ?

Je dis tout ça, mais aussi j'arrive très bien à comprendre ce qui s'est passé dans leur tête quand ils se sont dit "on va finir la série comme ça". Je comprends qu'ils aient eu envie de rompre brutalement la forme, pour mieux signifier que Valerie devient un être autonome, qui n'a plus besoin de l'approbation de ce qu'elle fait par la caméra, je comprends aussi qu'ils aient eu envie de la suivre à l'hôpital en négligeant les autres car c'est elle et pas les autres leur héroïne... Alors voilà, j'arrive pas à décider ce que j'en pense, je me retrouve pantois, un peu comme à la fin de la saison 4 de Breaking Bad - c'est bien car ça va au bout d'une logique mais c'est pas bien car cette logique est ultra discutable. 

Dylanesque : C'est bien résumé. C'est ce que j'ai ressenti en tout cas : un sentiment mitigé. La saison a fait un excellent boulot pour que ce happy end soit mérité et me donne des larmes aux yeux. Et elle a aussi été suffisamment radical dans son approche documentaire où chaque personnage avait son intérêt pour que ce twist me frustre. Quitte à me donner quasiment envie de retrouver Valérie dans 10 ans. 

The-Comeback-204-Valerie-Saves-the-Show-01.jpg

En attendant, je vais conclure en chantant à nouveau les louanges d'une Lisa Kudrow au top, dont chaque expression faciale est une merveille de drôlerie et d'émotions en tout genres. Il suffit de ne jamais la quitter des yeux pour être sûr qu'un truc marrant va sortir de son jeu qu'on croirait toujours improvisé (drôle d'ailleurs de la voir faire semblant de mal improviser lorsque son personnage rejoint une troupe). Et c'est finalement cette impression de spontanéité permanente qui rend la série vivante, qui fait qu'on la regarde les yeux grands ouverts, en guettant avec impatience le prochain naufrage ou la prochaine petite victoire. De Valérie bien sur mais, comme tu le disais, également de Jane, de Paulie G et des autres. En s'installant dans l'univers bien connu d'Hollywood pour en faire la satire, "The Comeback" a vraiment su développer son propre monde et, malgré un final un peu lâche à ce niveau, la seconde saison lui aura donné de belles heures supplémentaires pour exister. 
 
Si vous voulez encore du Kudrow, je vous conseille "Web Therapy". Inégale, la comédie partiellement improvisée qui suit les mésaventures de la personne la plus détestable du monde s'improvisant psychiatre permet de voir une belle ribambelles de guest-star à contre-emploi. Qu'il s'agisse des anciens partenaires de "Friends" ou de gens cool comme Mae Whitman, Victor Garber, Steve Carell et Meryl Streep, rien que ça. 

01/02/2015

Parenthood S06E13 [Series Finale]

May God Bless and Keep You Always

Je m’en souviens comme si c’était hier et pourtant, c’était en 2010. Je venais tout juste de découvrir Friday Night Lights et NBC annonçait alors que Jason Katims, son créateur, serait bientôt de retour avec un nouveau projet, le remake d’un film familial de Ron Howard. Pas avec n’importe qui : ma chère Maura Tierney (ER) et mon cher Peter Krause (Six Feet Under), rien que ça. Avec Dylan au générique ! Et un tas de gosses, ce qui m’inquiétais un peu parce que, de manière générale, ça joue mal les gosses à la télé américaine. Nous voilà en 2015, avec Lauren Graham à la place de Tierney, un cast génial du plus jeune au plus âgé et une série qui aura frôlé tellement de fois l’annulation que c’est presque dur à croire que, désormais, c’est fini pour de bon.

Parenthoodseriesfinale.jpg

Le final est impeccable en tout cas, il coche presque toutes les cases que je voulais avant de dire au revoir aux Braverman. Il exploite toutes les forces de la série sans trop en abuser : la spontanéité du jeu, les relations approfondies entre les personnages, l’art de faire pleurer ou sourire avec une réplique ou un regard très juste. Il rend un bel hommage à tout ce petit monde, bien plus que ne l’aura fait une sixième saison en demi-teinte, construite sans trop de panache, confuse et un peu maladroite parfois. Mais c’était aussi le cas de la première saison et ça ne m’a pas empêché de garder espoir pour la suite, pour « l’âge d’or » de la série. Alors j’ai bien fait de garder espoir pour une fin réussie, c’était le cas, merci Jason. Tu nous a recyclé les recettes de « series finale » testées et approuvées par « Six Feet Under » et… « Friday Night Lights », bien entendu.  Deux chef d’œuvres traitant chacun à sa façon de la famille et que « Parenthood » va rejoindre au panthéon. On oublie ses défauts, les frustrations diverses qu’on peut ressentir maintenant que tout est fini et on pleure à chaudes larmes devant cet attendrissant clou du spectacle.

Des frustrations diverses ? Et bien oui, il en reste malgré tout. Celle de ne pas avoir plus passé de temps avec Haddie depuis qu’elle est une étudiante lesbienne expatriée. Celle d’avoir vu Adam et Kristina s’embourber dans l’Académie Chambers et son absurdité à la fois narrative et financière. D’avoir passé autant de temps à observer la chute de leur mariage alors que voilà Joel et Julia amoureux comme au premier jour en un claquement de doigt. De ne jamais avoir pu passer plus de temps avec une Jasmine qui aurait mérité un meilleur traitement. De ne pas pouvoir suivre Amber en jeune mère célibataire, qui aurait pu se réconcilier avec son père (c’est une scène coupée paraît-il) et rencontrer Jason Street (j’aurais préféré Tim Riggins ou Matt Saracen mais bon). Et frustration car un spin-off sous la forme d’une comédie suivant le couple Hank-Sarah et leur petite entreprise de photographie, avec Max comme assistant, ça m’aurait beaucoup plu. Je le répète : Ray Romano est le MVP de cette saison et, il le prouve à nouveau avec cet épisode, Hank est l’un des personnages les plus complexes et attachants de la série, à mes yeux.

nbc-parenthood-tv-show-season-6-series-finale.jpg

Mais tout est pardonné, tout est oublié. Mon sens critique était en retrait total à partir du moment où Drew donne son toast au mariage et où les larmes commençaient à couler sur ma joue. Des photos de famille au dernier souffle apaisé de Zeek jusqu’à cette dernière partie de base-ball pour boucler la boucle, c’était impeccable. J’ai même supporté le retour en force de la musique omniprésente, phénomène qui s’était pourtant vraiment calmé ces derniers temps, faute de budget j’imagine. Oh et j’ai beaucoup ri grâce à un Max qui termine son parcours en grande forme et nous rappelle qu’il est, quelque part et peut-être avec Amber, le véritable héros du show.

Qui viendra remplacer « Parenthood » ? Sur quelle histoire de famille faut-il compter désormais ? « Shameless » fait du bon boulot mais sa noirceur et son cynisme ne sont pas dans la même veine. Même chose pour « Mom », qui opère également dans un tout autre registre, même si elle est douée pour la justesse et les sujets difficiles à l’occasion. Ce qu’il me faut et ce qui va me manquer désormais, c’est « une feel-good série » à regarder le dimanche au goûter, avec un thé chaud et une couette sur les épaules. Un rendez-vous de network qui prend son temps pour parler de gens, sans s’embarrasser d’un concept ou de rebondissements idiots. Et j’ai bien peur qu’aucun producteur ou chaîne américaine n’ait envie d’investir là-dedans, c’est presque le vestige d’un autre temps. Ce n’est pas quelque chose que l’on binge-watch ou que l’on vend à ses potes comme la meilleure série de tous les temps. Mais c’est tout aussi important et ça va me manquer (oui, je suis aussi vieux jeu que Zeek finalement). Heureusement, il est toujours possible de revoir « Gilmore Girls » ou de tenter l’aventure « Once and Again » ou « Thirtysomething ». Je conseillerais même chaudement, si ce n’est pas déjà fait, de combler votre manque en passant le reste de la saison avec « My So-Called Life », les débuts de Katims.

parenthood-fin-de-serie.jpg

Alors adieu les Braverman. Bientôt, il faudra aussi quitter Pawnee. Et probablement NBC. C’est la fin d’une époque, une époque qu’il est très aisé d’idéaliser quand on nous sort le grand jeu en guise de conclusion. Je finirais donc avec une citation de Dylan, qui aura rythmé comme il se doit le générique de « Parenthood » pendant six années : « you’re gonna make me lonesome when you go ». 

19:13 Publié dans Parenthood | Lien permanent | Commentaires (0)