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31/10/2011

The Office 8x05

8x05 Spooked

CE QUI M'A PLUS : - Le monologue de Robert California. D'abord parce que James Spader excelle dans ce genre de longues tirades. Et parce qu'il s'agissait d'une tentative louable pour donner un semblant de direction et de cohésion à un épisode qui part dans tous les sens...

- La complicité entre Dwight et le gamin de California. Vous le savez, mon Dwight favori est le Dwight enfantin. On était encore loin de sa version la plus intéressante, mais c'est mieux que d'avoir un Dwight ultra-aggressif et insociable. 

- Les costumes de Creed, Pam et Ryan (je crois bien que c'était Jesse de Breaking Bad, n'est ce pas ?). 

CE QUI NE FONCTIONNAIT PAS : - Tout le reste. 

- Bon, d'accord, je développe. Voici un épisode qui, autour du thème d'Halloween, offre à ses personnages un terrain de jeu sans véritables enjeux. On a un retour plutôt amère sur la relation entre Andy et Erin, qui a perdu tout son mordant. D'abord parce qu'Erin n'est plus la nouvelle addition adorable mais un personnage idiot et qu'Andy a désormais une copine sortie de nulle part, histoire de faire durer un "will they, won't they" artificiel. 

- Honnêtement, la plupart des répliques et des gags tombent à l'eau. Manque de rythme, de cohésion, d'énergie, je ne sais pas comment l'expliquer, mais le tout n'était pas vraiment drôle. Surtout lorsque l'humour est réchauffé, comme avec l'arrogance d'Angela, les gens qui s'acharnent sur Toby, la suffisance d'Oscar ou la crédulité de Kévin. Et Gabe n'a vraiment plus sa place à Dunder Mifflin...

- Le cold open qui est clairement le genre de trucs qui aurait fonctionné avec Steve Carrell (et qui a sûrement été écrit pour lui mais recyclé ici) et qui tombe à plat. 

Un épisode d'Halloween ni drôle ni effrayant, c'est un épisode d'Halloween raté, pas vrai ? La période de transition est longue et le show n'a toujours pas trouvé un nouveau rythme de croisière satisfaisant. Je lui laissais le bénéfice du doute parce que je l'aime beaucoup, mais à partir de maintenant, je serais moins indulgent...

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20/10/2011

The Office 8x04

8x04 Garden Party

Une nouvelle variation sur le thème "tout comme Michael, Andy est aussi maladroit que touchant et voilà pourquoi", sauf que cette fois, c'est en plein air, dans la ferme Schrute, à l'occasion d'une garden party. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'était plus maladroit que touchant. 

Par le passé, les épisodes en dehors du bureau avaient souvent pour fonction de remonter à la source pour nous montrer pourquoi Michael Scott était Michael Scott. On se souvient de "Dinner Party" qui nous montrait le quotidien infernal du manager en compagnie d'une Jan cinglée ou bien de "Christening" l'an dernier qui soulignait le désir de changement de Michael, parti pour une escapade écourtée au Mexique. Là, les scénaristes nous refont le coup, mais avec Andy, et ils justifient son besoin de toujours se mettre en avant et d'en faire des tonnes par la présence d'un père qui le rabaisse constamment au profit de son jeune frère. L'idée est plutôt bonne, surtout que Stephen Collins dans le rôle de papa Bernard, c'est un excellent choix (l'acteur de 7th Heaven avait prouver ses talents comiques à plusieurs reprises dans It's Always Sunny in Philadelphia). Le chanteur Josh Groban s'en sort également pas mal dans le rôle du frangin insupportable qui nous rappelle l'Andy de la troisième saison. Mais comme il fallait s'y attendre, la sauce ne prend pas. L'intrigue familiale des Bernard est trop parasitée par un tas d'élements supposés comiques qui tombent à plat et par un James Spader qui vole les scènes de tout le monde sans avoir à lever le petit doigt. Du coup, malgré quelques rires cripsés, on se retrouve avec une fin prévisible qui est l'exact copie de l'épisode "The Incentive", où les employés de Dunder Mifflin se réunissent pour remonter le moral du "Nard Dog", en lui offrant un sourire, une bière ou un commentaire amical. Là où Steve Carrell provoquait à la fois l'hilarité et la tendresse, Ed Helms ne parvient qu'à créer des moments embarassants et qui sentent le réchauffé. 

Le reste des personnages est en roue libre, comme si ce séjour à l'extérieur leur donnait une excuse pour être plus caricaturaux que jamais : la bonne vieille blague de Jim contre Dwight ultra-poussive (on est sensé avaler le fait que Jim a écrit un bouquin entier juste pour emmerder son éternel rival ?), la rivalité Pam/Angela qui n'amuse plus grand monde (vivement qu'elles accouchent !), un Ryan plus pédant que jamais, un Kevin plus en retrait mais qui ne méritait même pas son unique réplique, une Meredith qui saute sur tout ce qui bouge, une Erin stupide et un Oscar monsieur-je-sais-tout (qui se fait joliment moucher par Darryl dans une scène qui a le mérite d'être originale). Tiens, Gabe sort du placard mais aurait mieux fait d'y rester. Et même l'apparition de Mose n'est plus vraiment un événement. Comme je le disais, seul Robert California amène un peu de couleur et de nouveauté à l'ensemble et si on fait un effort, quelques répliques prêtent à sourire (le cold open, pas trop mal, par exemple). 

Encore une fois, une idée de base prometteuse (apprendre à mieux connaître les antécédents d'Andy) complétement gâché par une éxécution fourre-tout et poussive. J'avais beau être optimiste il y a un mois, je dois maintenant avouer que cette nouvelle formule est peu convaincante...

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13/10/2011

The Office 8x03

the-office-season-7-7-550x366.jpg8x03 Lotto

Pas mal de potentiel mal exploité dans cet épisode moyen. Je devrais peut-être pas regarder The Office après Parks & Recreation parce que la comparaison fait mal.

Je sais qu'il ne faut pas comparer deux séries à la durée de vie aussi différente mais The Office a encore un bon cast et de solides personnages malgré son vieil âge et c'est dommage de voir les scénaristes avoir autant de mal à en tirer profit pour nous faire rire ou raconter des histoires intéressantes. J'ai trouvé des excuses à la série récemment parce qu'elle était encore dans une période de transition, avec la nomination d'Andy et l'arrivée de James Spader. Mais ici, il ne devrait pas y avoir de problème : James Spader est absent et Andy est bien installé dans sa position. En plus, le pitch est plutôt orignale et prometteur : après avoir gagné la loterie, les employés de l'entrepôt démissionnent et les autres doivent jongler entre frustrations et réalités. Pourtant, une grande majorité de l'épisode est un pétard mouillé...

J'aime beaucoup Darryl. Depuis que les scénaristes ont décidés de lui donner un rôle plus conséquent, Craig Robinson a illuminé pas mal de passages de la série et reste un des rares personnages qui n'a pas souffert du coup de vieux qu'a pris The Office. Lui écrire une intrigue un peu plus sérieuse et nuancer Darryl est une intention très louable. Mais dans le registre dramatique, Robinson montre ses limites et ce qui aurait pu être aussi touchant qu'intéressant s'avère plutôt ennuyeux et mou. Bien sûr, il y a toute l'énergie d'Ed Helms pour dynamiser un peu leurs dialogues (il est excellent dans la scène où il s'engueule avec son ami, vraiment juste), il y a quelques bonnes répliques, mais j'ai surtout l'impression d'une belle intrigue complétement gâché par un manque de rythme, un manque de justesse de la part de Robinson, et surtout, un gros manque d'ambition de la part des scénaristes, qui ne font que survoler la surface plutôt que d'aller au bout de leurs idées. J'aime beaucoup Darryl mais le voir vraiment démissionner aurait été une vraie surprise et aurait eu un vrai impact sur la suite. L'amitié entre Andy et Darryl devrait être l'un des ciments de cette saison mais c'est plutôt mal parti...

Surtout qu'à côté de ça, on a pas grand chose à se mettre sous la dent. Je ne comprends vraiment pas pourquoi Kevin est mis autant en avant cette saison. Il n'a vraiment pas suivi le conseil de Michael avant son départ "Don't be a caricature". En même temps, pas facile de comprendre quand on est un idiot pareil. J'ai l'impression que depuis qu'Holly a pris Kevin pour un attardé mental, le personnage se comporte vraiment comme tel. C'est encore pire lorsqu'il est mis en duo avec Erin, une parfaite abrutie elle aussi. Du coup, toute cette histoire dans l'entrepôt était lourdingue et n'a été sauvé que grâce à l'amusante entente cordiale entre Jim et Dwight. Le reste des blagues est éculé : Angela qui se moque de la grossesse de Pam, Oscar qui est gay, Kevin qui est idiot (oui, je le redis car en plus, il a ruiné une scène d'intro déjà ridicule), Ryan est un hipster, Jim et Pam sont adorables (les remarques de Kelly et Meredith feront plaisir à ceux qui détestent le couple, ce qui n'est pas mon cas, mais ça m'a fait plaisir quand même !). 

Juste un bon point pour sauver un peu la mise : la série a beau gâché complétement le potentiel et l'évolution de ses personnages, elle a le mérite d'avoir un peu de mémoire. On trouve ici des références sympas à Deangelo, aux anciens employés de l'entrepôt et à Jo. Voilà, je tenais à le mentionner, pour ce que ça vaux (pas grand chose)...

En essayant de faire une intrigue plus sérieuse en contrebalançant avec de l'humour très léger, les scénaristes se plantent car l'intrigue sérieuse est trop légère et que la partie humoristique est pas si drôle que ça, voire lourde. Du coup, malgré quelques sourires (merci Creed et Toby) et une belle scène (merci Ed Helms), "Lotto" est tout de même un beau gâchis...

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05/10/2011

The Office 8x02

0756_NUP_144357_0867.jpg8x02 The Incentive

Si Ed Helms fait tout son possible pour ne pas plagier Steve Carrell, Andy m'a énormément fait penser à Michael Scott dans cet épisode. Pas n'importe quel Michael Scott. Non, celui de la deuxième saison. À l'époque où le personnage passait du statut de patron idiot et raciste à celui de supérieur à l'âme d'enfant qui a autant de maladresses à offrir que de potentiel. C'est exactement la position dans laquelle se trouve Andy en ce moment. Et si la deuxième saison était bien la meilleure de la série, il est très difficile de vouloir recréer la même ambiance sept ans après...

Bien sûr, il y a tout de même quelques nuances entre le Andy 2011 et le Michael 2005. Tandis que ce dernier pouvait être intentionellement blessant et de mauvaise foi, Andy est toujours maladroit de manière innocente et embarrassant non parce qu'il le veut mais parce qu'il est lui-même embarassé. Le problème avec "The Incentive", c'est qu'Andy est placé dans un tas de situations où Michael aurait réagi tout comme lui : ses tentatives pour plaire à Robert California, faire de fausses promesses à l'équipe et finir avec un tatouage sur le postérieur, sa relation avec Jim ou Pam, conseillers patients et compatissants, ses dérives mysogines ou racistes un peu out of character... Il y a quelques moments amusants justement à cause de l'enthousiasme d'Ed Helms, quelques moments qui pourraient être touchant parce qu'on aime le personnage, mais le tout sent le réchauffé. Par exemple, lorsqu'Andy monte maladroitement sur le bureau de Jim pour avoir l'air détendue et motiver les troupes (et se motiver lui-même), c'est carrément un plagiat qui fait directement regretter Michael Scott, alors que ce n'était pas le but...

Alors qu'il semblait avoir pour but de justifier la promotion d'Andy et d'installer une nouvelle dynamique, cet épisode ressemble plus à une mauvaise copie des débuts de la série et du coup, sent trop le déjà-vu. Surtout qu'à la différence de la deuxième saison, les personnages secondaires ne sont plus d'une première fraîcheur et certains, comme Angela, Meredith ou Kevin (vraiment lourd ici), sont fatiguants à force d'être toujours dans le même registre. Et les outsiders amusants comme Darryl (coincé dans une histoire complétement anecdotique), Creed ou même Robert California (James Spader est excellent) n'ont pas assez de temps d'antenne ou d'intrigues intéressantes pour contrebalancer la routine des autres. Reste les personnages principaux : Dwight qui est toujours drôle lorsqu'il joue la carte de l'observateur discret, Jim qui guide Andy comme un bon ami et semble véritablement avoir une âme de leader et Pam qui (tout comme avec Michael) a un instinct maternel qui l'aide à être patiente et aimante, avec juste ce qu'il faut de mauvaise foi. 

Il va falloir choisir messieurs les scénaristes : un renouveau bancal mais intéressant comme avec le season premiere ou le plagiat confortable d'une vieille formule qui ne fait plus autant d'effet ? 

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27/09/2011

The Office 8x01

8x01 The List

Nous y revoilà. Ce n'est pas un secret, je suis fan de The Office. Fan dans le sens où je suis la série depuis le début (version originale incluse), que j'ai chroniqué quatre saisons entières sur ce blog, que je suis modérateur d'un forum consacré au show et que je ne manque rien de l'actualité la concernant : spoiler, casting, etc... Être fan d'une série, c'est de plus en plus difficile au fil des années. Dur de défendre un concept vieillisant, surtout lorsque d'autres séries retiennent aujourd'hui l'attention et qu'on a un peu oublié l'une des comédies de network les plus anciennes à l'écran. Huit ans déjà et je suis toujours fan. Un fan parfois frustré, plus aussi patient et indulgent qu'avant après deux saisons un peu inégales, et un fan qui a perdu la raison numéro 1 de son amour pour la série : Steve Carrell. 

Il y a un an, quand on a appris que l'acteur voulait quitter la série pour se concentrer sur sa carrière cinématographique, on savait bien que le jour allait arriver où une nouvelle saison commencerait sans son nom au générique. Après une transition maladroite avec un Will Ferrell mal utilisé, le changement commence vraiment avec ce season premiere. Il est une étape importante et marque un nouvel ère. Il pose de nouvelles bases, doit rassurer les vieux fans tout en raffraîchissant l'ensemble et trouver un nouveau rythme. Croire que cela n'est pas possible, c'est sous-estimer un casting talentueux et une galerie de personnages auquel on s'est attaché pendant sept ans. Si Michael Scott était le coeur de la série, il y a plein d'autres organes essentielles qui permettait au show d'exister. 

L'un d'entre eux, arrivé lors de la troisième saison, passé du statut de bouffon de service à celui de maladroit attachant, est le nouveau manager. Après avoir gardé le suspense tout l'été, son identité est dévoilé dès la scène d'ouverture. Oui, Andy Bernard a récupéré le poste et le bureau de Michael. Pas vraiment une surprise pour moi. Jim avait déjà été co-manager et Dwight deux fois manager. La popularité grandissante d'Ed Helms au cinéma en faisait le candidat idéal. Et plutôt que de redonner à Andy un caractère bouffon digne de son prédécesseur, les scénaristes ont su garder un bon équilibre entre la maladresse du personnage et son côté chaleureux. La principale qualité d'Andy est d'être sincère et c'est sa sincérité qui devrait être la fois un motif pour nous faire rire et nous attendrir. C'est le cas ici lorsqu'il prend la défense de ses employés face au nouveau patron de la compagnie. Bon, Michael faisait la même chose, mais Andy a son style, Ed Helms a un personnage bien à lui et comme le manager ne semble plus être l'élément central du show, je suis convaincu que c'est un excellent choix. Si le but de ce season premiere était de nous en convaincre, c'est réussi pour moi. 

Autre nouvel élément qui devrait donner une nouvelle énergie au show : James Spader. Le nouveau patron de Dunder Mifflin/Sabre, c'est lui. Et c'est expliqué de manière très efficace par Jim dans une scène d'intro qui fait très bien son boulot de remettre les pendules à l'heure : Robert California (dont la première rencontre l'an dernier était prometteuse) a réussi en quelques mois à prendre la place de Jo et à diriger son empire. Il faut dire que le monsieur en impose et a un pouvoir de persuasion hors du commun. Un charisme qui divise les employés mais fonctionne pour moi, tellement Spader semble s'amuser dans un rôle sur-mesure. L'acteur semble avoir signé pour une bonne partie de la saison, espérons donc qu'il ne souffre pas du syndrome Ferrell et ne soit pas juste une nouvelle distraction. L'intrigue de cet épisode, cette liste d'employé divisé entre winners et loosers, était un bon moyen de nous le présenter et j'ai hâte de voir ce qu'il nous réserve pour la suite. C'est bon signe quand j'ai hâte de voir quelque chose...

Au délà de ce nouveau manager et de ce nouveau big boss, rien n'a vraiment changé. Les personnages sont égales à eux-mêmes. Qu'on les aiment ou qu'ils commencent à nous fatiguer, il va falloir faire avec. Et la grande différence, c'est qu'en l'absence de Steve Carrell, la série prend une formule d'"ensemble show", sans véritable leader, avec une répartition des roles plus égalitaires. C'est en tout cas ce que les scénaristes ont voulu nous faire croire. Car pour l'instant, Jim, Pam, Andy et Dwight sont tout de même bien majoritaires. Ils sont toujours les premiers au générique (je ne compte pas B.J. Novak qui n'a plus rien à y faire depuis longtemps) et ceux qui se taillent la part du lion. C'est normal, surtout que l'épisode doit passer du temps avec Robert California, mais je suis toujours curieux quand à la manière dont les scénaristes vont gérer le cast cette année. Ils sont nombreux et il y a deux solutions : 1) avoir un épisode centré sur quelques personnages avec des intrigues consistantes, même si les autres sont en arrière-plan, 2) essayer de faire participer tout le monde, même si ce n'est qu'avec des gimmicks, quelques répliques et des intrigues faiblardes. Si ce season premiere coupe un peu la poire en deux, ce sera tout le dilemme de la huitième saison. Et plus vite l'équilibre sera trouvé, mieux la série s'en portera. Et ses fans aussi. 

Pour conclure, quelques trucs en vrac : le "planking" était amusant mais exploiter un buzz Internet pour ouvrir la saison, ça a déjà été fait avec le "parkour" (saison 6) et le "lip dub" (saison 7). Donc niveau originalité, on repassera... Erin m'agace un peu. Je ne sais pas pourquoi mais tout ce que j'aimais en elle m'agace désormais. Ce pourrait être un problème surtout si sa relation avec Andy est mise de nouveau en avant. Stanley a plus de deux répliques mais n'a qu'une seule blague à son répertoire. Creed n'a aucune réplique et c'est dommage. Gabe n'a aucune réplique et je m'en fous (m'enfin tant qu'à l'avoir gardé, les scénaristes pourraient au moins lui donner à faire, il y a déjà Ryan qui sert à rien). Toby est étrange, j'aurais cru que le départ de Michael l'aurait épanoui, il semble que c'est l'inverse. Dwight m'a fait rire et m'a fait grincer des dents (comme d'habitude). Darryl est cool et son amitié avec Andy sera, je l'espère, développer de nouveau. Géniale conversation au sujet de "Sesame Street". Dernière scène adressé aux irréductibles adorateurs du couple Jim/Pam. Que j'aime encore beaucoup mais plus autant qu'avant. Ils ont pourtant un gros rôle à jouer dans cette nouvelle formule et au vu de cet épisode, je peux leur accorder toute ma confiance.

Oui, j'ai apprécié. Je n'ai pas aimé, j'ai apprécié. C'est pas mal, surtout que c'était pas gagné. Et si tout va bien, je devrais rester fan pendant encore un bon moment...  

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04/06/2011

The Office 7x25 [Season Finale]

7x25 Search Committee

Fraîchement arrivé à Scranton, je gare mon vélo sur le parking de Dunder Mifflin. Alors que j'entre dans le bâtiment grisâtre, une équipe documentaire s'approche de moi sans m'adresser un mot. Je joue le jeu, évite de regarder la caméra et monte dans l'ascenseur. Je ne suis pas seul.

Dwight : Qui êtes vous ?

Dylanesque : Je viens pour l'entretien. Pour le poste de manager. 

Dwight : Vous êtes candidat ?

Dylanesque : Voilà. 

Dwight : Vous n'avez aucune chance. 

Dylanesque : Je vous demande pardon ?

Dwight : Quel est cet accent ?

Dylanesque : Je suis français. 

Dwight : (rire diabolique) Vous n'avez aucune chance ! Mais si vous désirez prolonger votre séjour, je serais ravi de vous accueillir dans ma maison d'hôte, la ferme Schrute. 

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent enfin. Il y a du beau monde dans la salle d'attente. J'ai la chance de pouvoir parler à James Spader, Catherine Tate, Will Arnett, Warren Buffett et Jim Carrey. Tous semble déçus par leur expérience. À la réception, je suis accueili par une chaussette.

Derrière la vitre du bureau principal, Creed joue de la guitare. Etrange endroit. Je commence déjà à avoir des doutes. On se croirait dans une mauvaise sitcom. Finalement, Jim finit par m'appeller et m'invite à rejoindre le comité de recherche. Mon entretien commence et je suis un peu nerveux.   

Jim : Dylanesque, parlez nous un peu de vous ? D'où venez vous, où avez vous travaillé ?

Dylanesque : Je viens d'Angers, une chouette ville de l'Anjou. Après des études de lettres peu satisfaisante, j'ai passé beaucoup de temps à regarder la télévision, j'ai même créer ma propre série, elle s'appelle 103FM, n'hésitez pas à y jeter un oeil. J'envisage de devenir scénariste ou comédien. 

Gabe : Vous postulez pour le poste de manager à Dunder Mifflin, Scranton. Pour quelle raison ?

Dylanesque : J'ai beaucoup regardé votre petit documentaire. Depuis sept ans, je ne loupe pas un épisode et c'est un bon divertissement. Je vous connais tous très bien, je vous adore tous. D'ailleurs, vous féliciterez Angela pour ses fiancailles. Malgré tout, je pense qu'il y a beaucoup de choses à améliorer dans ce bureau. Trop d'immobilisme et de paresse ont rendu votre personnel trop caricatural. Je comprends que le départ de Michael Scott a laissé un grand vide. Comprenez-moi, il y a clairement du potentiel pour rendre cet endroit sympathique et efficace, mais il ne faut plus perdre de temps. Je suis votre homme.

Toby : Que proposez vous pour améliorer les choses ?

Dylanesque : Quand je dis qu'il ne faut plus perdre de temps, je pense que les entretiens d'aujourd'hui sont un bel exemple. Du potentiel gâché et un nouveau moyen de contourner les vrais problèmes. Will Arnett m'a fait sourire mais c'est un crime de lui avoir laissé aussi peu de temps pour s'exprimer. Catherine Tate était amusante mais une grosse caricature. Ray Romano ne manquait pas de charme et c'est un bon acteur, mais son personnage manquait de consistence. Warren Buffett n'était qu'un caprice de milliardaire. Ricky Gervais, que j'adore, aurait du en rester à sa précédente apparition bien plus pertinente, moins forcé. James Spader est celui qui s'en sort le mieux étrangement mais il est noyé dans la masse de guest-star. Quand à Jim Carrey, une fois passé la surprise (qui n'existait grâce à NBC), on se dit : "tout ça pour ça" (quoi que ce serait une sacrée surprise de l'avoir comme boss à la rentrée prochaine !). Non franchement, après le semi-échec causé par Deangelo, je pense qu'il faut mettre un terme à ce genre de distractions et s'intéresser au coeur du problème : vous. Les employés de Dunder Mifflin. 

Gabe : Vous pouvez développer ?

Dylanesque : Sauf votre respect Gabe, je pense que tu fais partie du problème. Donc je commencerais déjà par me débarrasser de ce triangle amoureux qui ne fait que rendre ton personnage de plus en plus déconnecté de la réalité et de moins en moins crédible et sympathique. Je ne sais pas si la décision de Jo de te renvoyer à Sabre va vraiment prendre effet, mais ton départ ne serait pas une grosse perte. Je t'aime bien hein, mais tu as un potentiel qui n'a jamais été correctement exploité. Alors soit tu reste et tu travaille sur un moyen de mieux t'intégrer au reste de l'équipe, soit tu dégages. 

Jim : C'est plutôt radical. Mais j'aime votre franchise. Quoi d'autre ?

Dylanesque : On vous l'a déjà dit plein de fois mais revenir à des intrigues plus simples et réalistes ne vous ferait pas de mal. On est à la limite du cartoon en ce moment avec la romance entre Angela et son sénateur gay, le Scranton Strangler, le possible lien de parenté entre Phyllis et Erin, Creed qui raconte n'importe quoi à Pam au téléphone comme dernière image de la saison, Kevin qui ne connaît même pas l'alphabet. Michael l'avait clairement dit : ne devenez pas une caricature. Il y a une bonne galerie de personnages et il suffirait de se recentrer sur leurs relations, sur leurs problèmes au quotidien. Parce que là je la comprends Jo, Scranton est vraiment devenu la terre des 1000 problèmes impossible à résoudre. Moi je crois encore qu'il est possible d'arranger ça et de retrouver un peu d'humanité mais il faut le faire maintenant ! Et sûrement sans toi Gabe !

Gabe : Mais euh !

Dylanesque : Désolé, tu as une tête à claques, c'est tentant. Je suis dans la team du Nard Dog moi ! Qu'il se rabiboche avec Erin et qu'on en finisse ! 

Jim : Oui, j'ai connu ça...

Dylanesque : D'ailleurs mon petit Jim, Jimothy, malgré tout ce que j'ai pu entendre, je suis certain qu'il y a encore de belles choses à faire concernant ton mariage. Tu as de la chance d'avoir Pam, c'est toujours le rayon de soleil du bureau. Elle ne m'a toujours pas déçue. Tous les deux, vous avez moyen de devenir les Eric et Tami Taylor de Scranton alors ne manquez pas votre coup !

Toby : Bon, il me semble que l'on a fait le tour. Je ne pense pas qu'on va vous garder mais si vous deviez choisir un remplaçant pour Michael ?

Dylanesque : Michael est irremplaçable. Alors ne cherchez pas à le remplacer. Trouvez juste un manager qui permettrait cohérence et drôlerie, sans faire de l'ombre au reste des personnages. C'est pourquoi je pense que Darryl serait un bon choix. Son évolution et son côté attachant serait adéquate. Si on a un bon trio Jim/Pam/Dwight pour mener le reste du cast, un couple Andy/Erin pour gérer tout ce qui est romance mignonne comme tout et un Ryan toujours aussi arrogant, je serais rassuré. 

Jim : Rien à rajouter ?

Dylanesque : Bah je suis un peu déçu mais sans rancune les gars. Je vous aime, je crois en vous. Ne me décevez pas. C'est à vous jouer ! C'est toi qui donne le ton, Jim...

Jim : Quoi ?

Dylanesque : Non rien. Bon j'y vais, j'ai un entretien à Pawnee maintenant... Si tout va bien, je repasserais faire un tour en septembre ! 

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28/05/2011

The Office 7x24

7x24 Dwight K. Schrute, (Acting) Manager

En voyant la promo où Dwight tire des coups de feu dans le bureau, j'ai eu un peu peur. Mais au final, j'ai été agréablement surpris par cet épisode. Certes, il est loin d'égaler "The Job", premier coup d'état de Dwight qui concluait la troisième saison. Mais on y voit des acteurs qui s'amusent bien autour d'un scénario assez fun et équilibré ce qui est à mon avis la seule chose que l'on peut vraiment attendre du The Office post-Michael Scott.

Même s'il a fallu supporter l'inconsistence de Deangelo, c'est amusant de voir les scénaristes jouer au jeu des possibilités concernant le nouveau manager. Chacun peut faire ses prognostics (moi je suis toujours convaincu qu'il s'agira de Darryl) et s'amuser à des hypothèses du genre "et si Creed devenait le nouveau boss ?". Juste avant cette chute inatendue et tordante, c'est donc à Dwight que revient le poste. Sans surprise, c'est direct la dictature et le Far West où la loi du plus fort est appliqué et où on peut se balader avec une arme à la ceinture pour faire régner l'ordre. Alors qu'on aurait pu avoir seulement une grosse caricature de plus de la part d'un personnage qui se renouvelle très peu, les scénaristes ont la bonne idée de donner à la gloire puis la chute de Dwight une dimension plus profonde. Voilà quand même un vendeur qui vient d'accomplir le rêve de sa vie et qui voit ce rêve détruit en seulement une semaine par une simple maladresse (désolé pour les oreilles d'Andy !). Et c'était presque émouvant de le voir supplier Jo comme un gamin ou être réconforté par Jim. Puisque ces deux là sont condamnés à rester de simples vendeurs et à être le duo de tête de la série, c'est bien de leur donner une dynamique différente, c'est raffraichissant. 

Un bon point pour Dwight donc, qui parvient à nous faire rire de bon coeur et à se nuancer timidement. Un bon point également pour le reste du cast qui a une belle énergie et commence tranquillement à trouver un rythme nouveau, où chacun a plus de temps d'antenne et à son mot à dire. Parmi les meilleurs moments, je retiens Toby et sa joie à l'idée de découvrir de nouveaux formulaires morbides, Darryl qui accompagne Andy à l'hôpital alors que celui-ci craint de perdre son ouïe pour toujours, et Andy qui ne se laisse pas démonter par un Gabe de plus en plus étrange. Il est tout de même temps de conclure ce triangle amoureux qui traine trop en longueur (une mauvaise habitude de la série) et transforme Gabe en un personnage détestable (le Scranton Strangler, je vous dis !). Bon la petite nouvelle, Jordan, a encore de la peine à vraiment être utile mais je lui laisse le bénéfice du doute. Quand à Jim et Pam, ils redeviennent peu à peu le ciment de l'équipe et si ça continue comme ça, je pourrais bien recommencer à les aimer comme au premier jour. À noter aussi une nouvelle apparition amusante de Kathy Bates dans le rôle de Jo. 

Donc j'ai plutôt bien aimé. C'est maladroit mais c'est bourré de bonnes intentions et d'un sentiment récréatif. Cette fin de saison est comme un jeu de télé-réalité où les candidats s'essayent à remplacer Steve Carrell de manière assez décontractée. Pour preuve le générique qui évolue au fur et à mesure que le nouveau manager change. L'expérience continue la semaine prochaine avec Creed (!) et surtout, plein de nouveaux candidats (la liste des guest star est très très longue). Maintenant, il ne faut pas oublier que tout va devoir rentrer dans l'ordre et qu'il va falloir faire un choix et conclure le tout de manière satisfaisante dans un season finale qui sera, forcément, beaucoup trop court. 

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21/05/2011

The Office 7x23

7x23 The Inner Circle

Plutôt que de nous montrer d'emblée ce à quoi peut ressembler la série maintenant que Steve Carrell est parti, on nous offre un Will Ferrell Show. L'acteur n'était là que pour faire la transition mais son personnage n'aura au final pas servi à grand chose si ce n'est nous faire rire à l'occasion. Et quand j'arrive à oublier le fait que Michael vient de partir et que les scénaristes ont beaucoup de travail devant eux pour relancer le show, je me suis bien marrer devant les mésaventures de Deangelo Vickers. 

C'était laborieux et pas toujours très cohérent mais Deangelo a finit par révéler son véritable visage : celui d'un menteur manipulateur et complétement fou. Le genre de personnage qui sied bien à Ferrell qui s'en donne à coeur joie et nous livre une scène d'anthologie : la partie de air-jonglage sur fond d'Evanescence ! Son petit cercle d'initiés parvient également à me faire esquisser quelques sourires mais comme l'acteur a terminé son passage dans la série, il est aussitôt éjecté avec un twist final définitif. Je m'attendais pas à ça et il faut dire que non seulement c'est amusant, mais ça a le mérite d'être efficace et de conclure le personnage de Deangelo à son image : de manière loufoque et insensée. Cela n'aide pas au réalisme que le show était parvenu à réintégrer lors des adieux de Michael mais au moins, la voie est libre pour aller de l'avant. Et répondre à la question incontournable posé par Jim à la fin de l'épisode : "Now what ?". 

Malgré l'omniprésence de Ferrell, on a un apercu de ce à quoi pourra ressembler la prochaine saison puisque déjà, Steve Carrell ne figure plus au générique (presque un choc !) et ensuite, les personnages secondaires ne sont plus si secondaires que ça et ont plus de temps d'antenne que d'habitude. Ils sont beaucoup et plutôt bien utilisés et fidèles à eux-même. D'abord, Jim retrouve toute ma sympathie et son duo avec Dwight fonctionne encore, ce qui est rassurant puisqu'il s'agit avec Pam (toujours impeccable) du trio de tête de la série. De son côté, Ed Helms continue de faire du bon boulot en nuançant le personnage d'Andy tandis que Darryl semble tout désigné pour être le prochain manager. Le couple formé par Ryan et Kelly est toujours efficace, même s'il faudra leur apporter quelque chose de neuf à la longue s'ils ont plus de temps d'antenne. Par contre, je commence à en avoir un peu marre des blagues concernant le petit ami gay d'Angela et contrairement au conseil de Michael, Kevin devient vraiment une caricature. La petite nouvelle, Jordan, elle ne fait pas pour l'instant grande impression mais il semble qu'elle sera récurrente l'an prochain alors je vais attendre avant de juger. Quand à Gabe, je suis de plus en plus convaincu qu'il s'agit du Scranton Strangler...

L'ère post-Carrell commence sans prendre trop de risques, en offrant juste un terrain de jeu à Will Ferrell. Alors forcément, on ne peut s'empêcher de rire mais on peut également être inquiet pour la suite...

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14/05/2011

The Office 7x22

7x22 Goodbye, Michael

Depuis que j'ai découvert la série à ses débuts, je n'ai cessé de la défendre. Au début, c'était pas bien difficile tant les trois première saisons étaient quasi-parfaites. Ensuite, certains ont proclamé que depuis que Jim et Pam étaient ensemble, la série n'avait plus aucun interêt et mourrait à petit feu. Mais j'ai encore pu la défendre parce qu'il y avait encore d'excellents épisodes et des idées de génie comme la Michael Scott Paper Company. Depuis l'an dernier, cela devient parfois difficile tant certains personnages s'essouflent, tant les rires se font moins nombreux, mais pourtant, je prends toujours beaucoup de plaisir à retrouver un univers et des personnages que j'aiment depuis le début et que j'aimerais jusqu'à la fin. Maintenant, j'ai un peu peur. Sera-t-il encore possible de défendre la série après le départ de Michael Scott ? 

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Parce que malgré toutes les faiblesses de The Office, son personnage central m'a rarement déçu. Son évolution a toujours permi aux scénaristes de relancer le show, d'avoir un fil rouge, de nous faire rire et de nous émouvoir quasiment à tous les coups. Steve Carrell a construit au fil des années un personnage aux multiples facettes, que j'ai toujours réussi à adorer. Pourtant, c'était pas gagné au début mais Michael a fait beaucoup de chemin et avec crédibilité, le voilà devenu un homme plus matûre, que ses employés aiment sincérement et qui va manquer à tout le monde. C'est ce que cet au revoir à Michael Scott met en avant : l'importance du personnage, son évolution, le fait qu'il va laisser un vide irremplacable qui pourrait bien porter préjudice à l'avenir de la série. D'ailleurs, "Goodbye Michael" ressemble à la fin de la série. En plus d'une conclusion parfaite pour Michael, chaque personnage à l'occasion de briller une dernière fois. Mais non, la vie continue, il y a aura une huitième saison et le tag final nous rappelle cruellement que rien ne sera plus comme avant. 

tumblr_lkg33g9UsX1qbvpf9o1_500.jpgIl va être difficile pour moi de parler de cet épisode. J'ai eu du mal à réaliser et j'ai encore du mal à croire qu'il s'agissait de la dernière apparition de Steve Carrell. On était prévenu depuis un an mais son départ est arrivé beaucoup plus vite que je ne l'aurais imaginé. Dès la première scène, dès le premier regard contemplatif de Michael sur le toit de Dunder-Mifflin, l'ambiance est étrange, on sent bien qu'une page va se tourner. Et la réussite de cet épisode, c'est d'avoir su créer une atmosphère calme et sereine, d'avoir su retrouver le réalisme inhérent au concept de la série plutôt que de vouloir en faire trop. L'horloge tourne, le visage de Michael est de plus en plus triste, les adieux se font sous forme de non-dits mais avec beaucoup d'émotion et quand l'avion décolle, c'est le moment où l'on réalise que Michael Scott vient de nous faire ses adieux. 

Alors que les derniers épisodes étaient souvent bien maladroits, les scénaristes nous font le plaisir de savoir toujours viser juste et toucher la corde sensible tout au long de cet épisode rallongé. Les références nostalgiques au passé de la série (le gant de Phyllis, la partie de basket dans l'entrepôt, les personnages de Michael) sont intégrés avec finesse. Chaque adieu colle parfaitement aux personnages et c'est très bien pensé d'avoir laissé à Pam le soin d'une dernière étreinte avec Michael. Les deux personnages ont toujours eu une relation particulière et j'ai bien failli verser une larme lors de cette scène extrêmement touchante à l'aéroport. J'ai bien ri aussi, que ce soit grâce à l'intrigue plus légère qui permet enfin à Will Ferrell de ne pas trop être à côté de la plaque et à Andy de montrer enfin son potentiel de vendeur, ou bien grâce aux éternels gamineries de Michael. Le dernier regard lancé par Michael à ses employés et la crédulité de Creed qui lui dit "à demain, patron" m'a rappelé avec émotion la dernière garde de Mark Greene dans Urgences. Nous sommes les seuls à savoir que Michael s'en va (excepté Jim) et c'est ce qui rend son départ encore plus émouvant. 

Et enfin, il y a une référence au fait que The Office est un documentaire et voir que le concept est de nouveau assumer me rassure sur la cohérence de l'ensemble, surtout que c'est fait encore une fois avec sensibilité, nous amenant à la dernière réplique de Michael, un "That's what she said" en sourdine. Le symbole de la fin pour celui qui restera l'un des personnages de comédies les plus mémorables dans mon panthéon télévisuel. 

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Je ne sais pas si Steve Carrell part trop tôt ou si la série devrait s'arrêter maintenant. Tout ce que je sais, c'est que cet épisode était une grande réussite. À ce stade de la série, on ne pouvait rêver mieux en tout cas. Alors en attendant de voir si The Office pourra relever le défi d'aller de l'avant (un défi qui sera, j'en suis sûr, aussi passionnant que frustrant), je tiens à remercier Steve Carrell pour sept années de bonheur. 

Au revoir Michael Scott...

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28/04/2011

Goodbye Michael Scott !

C'est ce soir sur NBC que Steve Carrell tire sa révérence. Michael Scott quitte Dunder Mifflin dans un épisode de The Office qui je l'espère, sera à la hauteur d'un personnage qui a rarement déçu et qui s'est imposé comme une figure incontournable de la comédie télévisée. Il sera difficile de citer tous les meilleurs moments de Michael Scott, mais voici mon top 5, agrémenté d'une vidéo de fan trouvé sur le net qui compile des passages cultes du personnage. Et on se retrouve la semaine prochaine pour une chronique détaillée de l'épisode "Goodbye Michael Scott". 

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1) The Michael Scott Paper Company / Un arc merveilleux, un personnage qui trouve un nouveau moyen d'exister, d'être touchant. Les petites victoires des grands losers sont toujours les plus émouvantes et c'était la plus belle victoire de Michael Scott. 

2) Holly / Et la seconde plus belle victoire, c'est d'avoir conquéri le coeur d'Holly. Son âme soeur. Amy Ryan et Steve Carrell ont une telle alchimie qu'ils illuminent l'écran dès qu'ils sont réunis. La demande en mariage était une belle manière de conclure cette romance quasi-parfaite qui aura fait grandir ce bon vieux Michael. 

3) Toby, l'antéchrist / Michael déteste Toby et c'est un running-gag qui m'aura toujours fait explosé de rire. C'est tellement gratuit, mesquin et violent de la part de Michael ! J'espère une dernière belle confrontation entre les deux nemesis.  

4) Les personnages / Il suffit de les citer pour avoir un fou rire : Prison Mike, Michael Scarn, Michael Klump, Ping, Michael Scotch, Caleb Crawdad, Date Mike... 

5) That's What She Said / "Steve Carrell owns it" d'après Tina Fey, qui a raison. 

23/04/2011

The Office 7x21

7x21 Michael's Last Dundies

“I know there have been a lot of rumors flying around about the Dundies this year: how there is no money, and how there is no food, and how the jokes are really bad. But what the hell, everybody?! I mean… God, the Dundies are about the best in every one of us. Can’t you see that?”

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"The Dundies" reste l'un des meilleurs épisodes de la série. Faisant office de second pilote (après la très courte première saison), il représente tout ce que j'aime dans le show : un Michael enfantin et en quête d'affection, soutenu par ses employés lorsqu'il le faut, Jim flirtant avec une Pam ivre, Dwight dévoué à son patron, Ryan harcelé par Michael, un cadre réaliste et un cast attachant qui se dévoile peu à peu. Depuis, The Office a fait bien du chemin et pour marquer le départ de Steve Carrell, Mindy Kaling nous propose une réécriture de cet épisode culte. Alors forcément, on ne peut qu'être déçu. 

Déçu parce que la copie n'est pas aussi bien que l'original (mais ça on s'en doutait) et surtout déçu car on attendait mieux de l'avant dernier épisode de Michael Scott. Il y a plein de bonnes intentions, de petites touches amusantes ou émouvantes, mais le tout est trop bancal pour être pleinement satisfaisant. La preuve avec ma bonne vieille méthode de ce qui allait et de ce qui n'allait pas. Vous allez voir que l'on retrouve pas mal de similitudes dans les deux catégories...

CE QUI N'ALLAIT PAS

- Will Ferrell. Encore une fois, j'adore l'acteur mais il n'avait pas sa place dans cet épisode. Deangelo confirme la première impression qu'il m'avait laissé dans l'épisode précédent, celle d'un personnage mal défini, utilisé uniquement pour son ressort comique, sans vraiment d'identité ou de vraisemblance. On a l'impression de perdre trop de temps en sa compagnie alors qu'on a déjà un cast important qui ne demande qu'à avoir plus de temps d'antenne pour briller, en particulier Steve Carrell que l'on veut voir le plus possible avant son départ. Inconsistent, Deangelo est tour à tour paralysé à l'idée de parler en public puis très à l'aise lorsqu'il s'agit de chanter devant tout le monde. Les blagues autour du personnage varient ici entre deux thèmes : le vomi et l'urine. Alors à part pour quelques moments où Will Ferrell parvient à me dérider parce qu'il reste un putain d'acteur comique, la surexposition de ce personnage voué au départ tombe au mauvais moment et a tendance à me crisper. 

- Le manque de cohérence et de réalisme du tout. Plusieurs exemples nous prouvent que les scénaristes ont perdu contact avec la réalité : le film d'intro de Michael, comme pour "Threat Level Midnight" et contrairement à "Lazy Scranton" ou sa publicité pour Dunder Mifflin, est filmé comme s'il avait un vrai talent de caméraman et le matériel adéquate. Autre chose : alors que Toby vient d'être une nouvelle fois outré par les commentaires blessants de Michael, il se met tout de même à pousser la chansonnette avec ses camarades pour lui dire au revoir. 

- Ce qui aurait pu avoir un vrai impact est bâclé : la rupture entre Erin et Gabe, la jalousie de Dwight qui ne sera toujours qu'un simple jedi et bien sûr le départ imminent de Michael. Tout ça était matière à creuser les personnages, leurs relations et à nous faire rire autant qu'à nous émouvoir. Résultat de la présence de Ferrell et du manque de maitrise des scénaristes : ce n'est exploré qu'en surface et ça laisse un véritable goût de gâchis. Ce qui est assez douloureux lorsqu'il s'agit d'une série et de personnages que j'aime autant. 

- La chanson. C'était forcé et ça semblait complétement déconnecté du reste de l'épisode. Surtout que Dwight n'était même pas là et que, comme je l'ai déjà dit, la performance de Deangelo n'avait aucun sens. On sait que les employés sont touchés par le départ de Michael, mais comme on a déjà eu toute la sérénade lors de la demande en mariage à Holly, c'était too much. Mais on reparle dans quelques instants. 

CE QUI FONCTIONNAIT 

- Steve Carrell. Comme le dit Michael, ça va être très douloureux de le voir partir. Malgré la faiblesse de l'ensemble, il garde toujours son enthousiasme, il parvient à tenir son personnage jusqu'au bout même quand les scénaristes l'empêchent d'être cohérent, il sait donner à chacun son meilleur et il parvient à me toucher malgré toutes les maladresses de l'épisode. La comparaison avec "The Dundies" l'original permet au moins de voir le chemin parcouru par Michael et nous rappelle qu'il va beaucoup nous manquer. Et qu'il mérite mieux que ça lors de son véritable départ la semaine prochaine. 

- Quelques moments franchements drôle et collant bien aux personnages : un Ryan très en forme qui semble presque regretter de ne pas avoir reçu son Dundie de l'employé le plus hot du bureau et dont l'addiction à la cocaïne le hante, le retour de la flûte et du clavier de Dwight, Jim qui reçoit son Dundie et oublie de mentionner Pam, la scène d'introduction qui nous permet de visiter les habitations des employés de manière ludique et amusante, Pam embarrassé face au discours d'Erin, l'unique réplique de Creed, Phyllis et son diabète et bien sûr, Michael imitant ses employés dans une vidéo qui aurait mieux fonctionner dans une version plus "homemade" et crédible. 

- La chanson. Bon je suis humain après tout alors malgré tout ce que j'ai pu en dire, la scène m'a émue. La tristesse de Michael m'a rendue triste. Et j'espère pouvoir l'être tout autant lors de son départ la semaine prochaine sans que le reste ne vienne tout me gâcher. 

08:25 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (3)

16/04/2011

The Office 7x20

tumblr_ljq5vq9IO51qg1repo1_500.jpg7x20 Training Day

Avant tout, je tiens à préciser que j'adore Will Ferrell. Je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde mais c'est pour moi un type qui a toujours su me faire marrer, que ce soit dans le Saturday Night Live ou dans des films débiles mais géniaux comme Zoolander ou Ron Burgundy (où il partagait déjà l'affiche avec Carrell). J'étais donc plutôt très enthousiaste à l'idée de le voir débarquer dans The Office comme remplaçant temporaire de Michael. Seulement, cette première rencontre est mitigée. 

Deangelo Vickers (oui, c'est son nom) est donc le remplaçant de Michael, bien décidé à partir pour le Colorado rejoindre sa fiancée. Dans une scène que l'on croirait complétement improvisé par les deux acteurs, Michael rencontre son successeur dans un bar et l'amène visiter Dunder Mifflin. C'est amusant, plein d'énergie et assez prometteur. Seulement voilà, une fois Deangelo installé à son nouveau poste, les scénaristes peinent à lui donner une véritable personnalité. Le danger avec une star comme Will Ferrell, c'est de ne pas transformer ses apparences en Will Ferrell Show. Et pour ça, il faut lui donner un personnage unique et bien établi. Deangelo n'est pour l'instant qu'un nouveau patron assez lunatique, qui change de ton selon les besoins des scénaristes et dont le background n'est qu'un moyen de faire de bonnes blagues (Darryl en cow-boy, Jim et Pam qui agitent leur gamine, l'allergie au cacahouète). On ne sait pas d'où il vient, ce qu'il veut faire de Dunder Mifflin, ses relations avec Sabre. Bon, bien sûr, c'est drôle mais je m'attendais à quelque chose de plus solide scénaristiquement parlant. Pas à un personnage un peu flou, rappellant parfois Charles Minor ou tout simplement, Will Ferrell. L'autre problème, c'est que ce dernier ne va rester que le temps d'une poignée d'épisodes et on se demande si ça vaut bien la peine de faire tout un fromage de Deangelo Vickers. 

En attendant, les scènes les plus réussis sont celles où on nous montre comment un bureau peut changer sous le règne d'un nouveau patron : la manière dont Erin répond au téléphone (inspiré par Pam, légende vivante de la réception !) est questionné et apporte une tension insoupçonné. Malgré lui, Andy devient le type rigolo, le bouffon du roi, qui n'a d'autre choix que de sacrifier sa dignité pour satisfaire son supérieur (et bien nous faire rire). Les efforts de Darryl pour l'impressionner ou la trahison de Dwight sont également de bonnes idées. Mais Deangelo en lui-même est plus un concept qu'un vrai personnage. Ce sont les réactions des personnages autour de lui qui sont drôles, pas vraiment lui. Will Ferrell peut faire mieux. 

J'en oublierais presque de parler du plus important : Michael. Le bilan mitigé de cet épisode me rappelle à quel point il va me manquer. Il est vraiment touchant lorsqu'il essaye de garder un oeil sur son royaume avant de réaliser que les choses vont changer et qu'il ne peut rien y faire. Son excitation à l'idée de voir une tortue, sa séance de rasage, sa réconciliation finale avec Deangelo, c'était les meilleurs moments de l'épisode. Et j'espère que les deux suivants en réservent d'autres encore plus drôles et poignants. 

Pour résumer, l'arrivée de Will Ferrell est maladroite, manque de cohérence, mais reste un bon divertissement grâce à un acteur que j'aime beaucoup. Dommage que son personnage manque de relief et nous fasse déjà regretter avant l'heure Michael Scott.  

18:06 Publié dans The Office | Lien permanent | Commentaires (0)