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28/07/2015

Plus dure sera la rechute #4

Allez, pour la dernière fois, voilà un petit tour d’horizon des séries dont j’ai stoppé le visionnage. Parfois sans raison, parfois en sachant très bien pourquoi. D’habitude, cette rubrique est annuelle mais je dois avouer que, ces derniers temps – et c’est bien pour ça que le blog ferme ses portes – il m’arrive de plus en plus souvent d’abandonner une série avant la fin.

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BABYLON 5 / La rupture : S01E01

Pourquoi ? Babylon 5 et moi, c’est une longue histoire. Découverte il y a une dizaine d’année grâce à un dossier très complet dans le magazine Génération Séries, la saga de J.M. Straczynski m’a toujours fait envie avec sa réputation d’être le summum du toutéliage et de la SF de qualité. En 2012, après avoir dévoré Firefly, j’étais prêt à me lancer mais il m’étais difficile de trouver les épisodes. Cette année, en me réinscrivant à la bibliothèque d’Angers, j’ai enfin pu mettre la main sur l’intégrale en DVD. Et avec les très bonnes et pédagogues chroniques de Rowan Kaiser sur l’AV Club, les conditions idéales étaient réunis pour enfin sauter le pas... 

Sauf que « Midnight On The Firing Line », le pilote a putain de mal vieilli – Kaiser conseille de sauter le téléfilm d’ouverture. Si le fond est plutôt intéressant – on y découvre la vieille guerre qui oppose les Centauri et les Narn et la manière dont les hommes tentent de garder un semblant de diplomatie – la forme m’a semblé peu accessible. Il faut dire que Joss Whedon est le seul qui m’ait pour l’instant introduit à la SF et que ce pilote fut tourné il y a 21 ans, ce qui crève l’écran. Bizarrement, c’est pourtant les acteurs qui se payent le plus gros maquillage – Londo et G’Kar - qui sont les plus convaincants. Le reste de l’équipage a du mal à convaincre et navigue entre platitudes péremptoires et humour pas très fin. Il m’a fallu rendre les DVD et je n’ai pas eu le courage de poursuivre l’aventure.

Rechute possible ? Oui. Cette année, pas mal de collègues sériphiles ont revisités la série et si j’en crois Rowan Kaiser, il est possible de la revisiter en passant outre ses plus mauvais épisodes. Si je me retrouve coincé, comme j’ai prévu de le faire, sur une île bretonne pour l’année qui vient, une saga aussi longue et prenante pourrait m’être utile. Il ne me reste donc plus qu’à voler les DVD à la bibliothèque d’Angers…

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BLOODLINE / La rupture : S01E01

Pourquoi ? J’ai voulu regarder la série balancée par Netflix en mars dernier pour deux raisons : le Coach et Lindsay Weir. Autrement dit, pour retrouver à l’écran Kyle Chandler (FNL) et Linda Cardellini (Freaks & Geeks, ER, Mad Men). Le fait qu’on s’y intéresse à la déchirure d’une famille qui vit dans un lieu très particulier – une presque île poisseuse de Floride – n’a fait qu’attiser ma curiosité. Mais très vite, les critiques très tièdes m’ont refroidi et c’est avec inquiétude que j’ai visionné le pilote. Je m’y suis emmerdé comme rarement. Et malgré de bonnes performances – en particulier d’un Ben Mendelsohn qui m’était inconnu et qui vole la vedette à ses petits camarades – la sauce n’a pas pris. La faute également à des flash-forwards énigmatiques qui ne sont pas du tout ma came et à une ambiance pesante qui ne m’intéressait guère au sortir de l’hiver. Mad Men venait de reprendre alors j’ai lâché Bloodlline sur la ligne de départ.

Rechute possible ? S’il n’y avait pas de deuxième saison et que les showrunners – ceux à l’origine de Damages – avaient conçus leur série en one shot, j’aurais dit oui. Mais j’ai vraiment pas la patience actuellement de me lancer dans un truc qui va faire dans la surenchère de mystère - j'ai assez de The Affair pour ça, merci. Surtout si on m’annonce dès le pilote la disparition de mon personnage favori. Si vous avez tout vu et que mes préjugés sont à côté de la plaque, faîtes moi signe.

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MARON / La rupture : S03E01

Pourquoi ? Parce que la série du comique – déjà chroniquée ici – était franchement anecdotique. Et ce depuis le début. Marc Maron peut avoir son charme et à l’époque où j’avais commencé à regarder ça, j’écoutais régulièrement ses podcasts. Aujourd’hui, un peu fatigué par son éternel auto-apitoiement moins drôle ou intéressant que celui de son ami Louie C.K., j’ai décidé de jeté l’éponge après un season premiere pas très enclin à renouveler la formule et surtout, pas franchement drôle. 

Rechute possible ? Il se peut que je remette le nez dedans à l’occasion. Mais la dernière fois, je disais déjà ça de Legit, la série centré autour du comédien Jim Jefferies. Et là, je suis curieux de découvrir The Jim Gaffigan Show avec le comédien du même nom. Et un comédien ça va. Deux ou trois, c’est déjà beaucoup.

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RICK & MORTY / La rupture : S01E01

Pourquoi ? Parce qu’il est pas franchement réussi ce pilote. Et on m’avait prévenu d’ailleurs, on m’avait dit de poursuivre, que ça allait être mieux après. Que la série d’animation imaginée par Dan Harmon allait prendre toute sa saveur sur la longueur. J’avais probablement autre chose à faire à ce moment là et ma patience pour Harmon était au point mort. C’est dommage, il paraît que c’est super bien. 

Rechute possible ? Peut-être bien. Mais avant ça, niveau animation, je me suis promis de visionner Adventure Time et Bojack Horseman, dont la deuxième saison fait actuellement un joli buzz. Je peux pas être au four, au moulin et au Harmon, dont les fans zélés me pardonneront. 

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TRUE DETECTIVE / La rupture : S01E08

Pourquoi ? Parce que même si j’ai collé la première saison à la 17ème place de mon classement 2014, j’ai pas eu le courage de me taper la (non)-suite/redite. Déjà, l’omniprésence de la série sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de son retour et de son casting m’a bien gavé. Ensuite, les premiers retours ultra négatifs ont fini de me dégoûter. Ce n’est peut-être que le résultat d’un backlash prévisible après la surexposition d’une série surestimée mais honnêtement, sans amour particulier pour Vaugh, Farrell et McAdams, j’ai pas franchement envie d’aller vérifier par moi-même. C’est bien essayé pourtant d’avoir collé un Leonard Cohen au générique Pizzolatto mais ce sera sans moi.

Rechute possible ? L’hiver, il fait froid. Alors je sais pas. On verra. Vous me dîtes comment ça se termine ? 

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On se revoit très vite et puis après, on se revoit plus.