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05/04/2015

Cougar Town S06E13 [Series Finale]

Sunshine State. Vous imaginez si la série s'était appelé comme ça ? Est-ce qu'elle aurait eu une meilleure réputation ? Est-ce qu'elle serait resté plus longtemps sur ABC et devenu la sitcom la plus regardée depuis Friends ? Non.

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Et pas la peine de refaire l'histoire parce qu'au final, nous avons eu le droit à six saisons, malgré un titre mauvais, réminiscence d'un début de série sous forme de faux départ. Après une décennie de Scrubs, ce bon vieux Bill Lawrence avait vendu comme pitch : Courtney Cox, la quarantaine, qui essaye de se réinventer avec des hommes plus jeunes. Au bout d'une poignée d'épisodes assez catastrophiques, le propos évoluera rapidement, grâce à la malice des scénaristes et à l'alchimie du casting en : Courtney Cox et ses amis boivent du vin toute la journée et passent du bon temps en Floride". Donc oui, Sunshine State est plus approprié. Quoi qu'il en soit, nous voilà avec le même résultat : six ans de bonne humeur avec cette comédie aussi routinière que particulière, qui risque de pas mal me manquer. 

Quand je dis routinière, ça sonne péjoratif, je ferais mieux d'employer le terme "familière" ou "confortable". Car il est confortable de retrouver chaque semaine nos amis, de savoir que, même dans les épisodes les plus paresseux (et cette ultime saison manquait souvent d'inventivité), on risque de passer un bon moment et de finir la demi-heure avec un petit sourire satisfait. Ce final est réussi car il se fait la métaphore de ça : la réussite de Cougar Town, c'est qu'elle ne changeait jamais vraiment. Le retour permanent au status quo est quelque chose de récurrent chez Bill Lawrence mais, d'habitude, il donne au moins l'illusion d'une évolution. Ici, pas de couples qui se font et se défont à la JD et Elliot : quand on se trouve, on reste ensemble et les trois couples principaux du Cul-de-Sac se retrouvent même à habiter dans le même pâté de maison. Un gag fonctionne ? Mieux vaut le réutiliser mille fois plutôt qu'une (Penny Can, les verres qui cassent, les monologues de Laurie). Les carrières ne sont là qu'en toile de fond, les bébés naissent mais sont vite oubliés (qui se souvient de la fille de Grayson !) et la seule continuité qui compte, c'est celle de l'amitié et des relations entre chaque personnage. C'est pour ça qu'on regarde la série : pas pour qu'elle réinvente l'eau chaude mais pour que le vin coule tranquillement dans le verre d'une joyeuse troupe qu'on connait pas coeur et dont on ne s'est jamais vraiment lassé. 

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Alors oui, c'est très conservateur : pas de changements. Pas de véritables problèmes sociaux. Pas de mixité. Mais aussi : aucune prétention (et une auto-dérision présente à chaque générique). Pas de hors-sujets. Une qualité plutôt constante (je me souviendrais quand même de la deuxième saison comme de la meilleure et de la cinquième comme de la moins mémorable). Je pourrais même pas vous proposer un best of des épisodes car je vois Cougar Town comme un tout, un rendez-vous qui fait se sentir bien et déçoit rarement car j'en attendais rarement du grandiose. Qui savait aussi surprendre à l'occasion, quand le ton se faisait plus doux-amer et qu'on passait gentiment du rire aux larmes, autre spécialité de la team Lawrence (et aussi de la team Biegel, qui aura depuis fait ses preuves avec la trop courte Enlisted). Et on retrouve tout ça dans le prévisible mais attendrissant "Mary Jane's Last Dance", un final qui se montre suffisamment malin pour nous resservir un tas de running gags et une série d'adieux sans que ce soit trop forcé.   

Saluons aussi le cast car c'était pas gagné d'avance. Mais avec le temps, Christa Lawrence nous aura fait oublié son manque d'expressivité pour devenir la reine du one-liner cynique. Brian Van Holt et Ian Gomez auront dépassés les limites de leur jeu restreint pour incarner de bons gars ultra-attachants (qui aurait cru que Bobby Cobb allait un jour me manquer autant ?). Josh Hopkins, qui était embauché au départ pour jouer le beau mec taciturne a aussi fait bien du chemin et sera devenu un outil comique sur lequel les scénaristes pouvaient toujours se reposer dernièrement. Dan Byrd... bon j'ai pas grand chose à dire sur Dan Byrd si ce n'est que Travis n'était pas si détestable que ça alors j'imagine que c'est aussi un peu grâce à lui. Et Busy Philipps, qui elle, était convaincante dès le début et qui, malgré une utilisation moins convaincante cette saison, aura toujours su porter avec un timing comique irréprochable l'énergie et le charme de la série. Souhaitons lui de retrouver du travail rapidement.

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Quand à Courtney Cox, on peut la féliciter d'avoir humblement mené cette joyeuse troupe avec une putain d'implication. Là où certains de ses anciens camarades font des choix douteux et refusent qu'on leur vole la vedette, elle a rapidement joué le jeu en se mêlant naturellement à la petite troupe, sans tirer la couverture à elle. Présente aussi bien devant que la caméra, elle n'a pas abandonné le projet quand l'audience n'était pas au rendez-vous et je me retrouve aujourd'hui à penser que je préférais largement prendre un verre de vin avec Jules Cobb qu'un café avec Monica Geller. 

Voilà donc une nouvelle série incontournable de "mon âge d'or", autrement dit une série que j'ai débuté à une période de ma vie qui se termine cette année et qui, au même titre que Parks & Rec, Justified, Parenthood et Mad Men mais à sa façon, aura marqué chaque saison. Par sa familiarité et sa bonne humeur. Sa simplicité.

"We're so lucky". Et nous aussi, c'était un privilège de passer autant de temps avec des gens privilégiés aussi charmants. Levons notre verre à la fine équipe du Cul-de-Sac et gardons un souvenir chaleureux de Sunshine State 

18/01/2015

DylanesqueTV S07E04

Bon, vous comprenez bien qu'avec la gueule de bois du Nouvel An, la reprise du boulot et les événements récents, j'ai pas eu trop le temps ou la tête à regarder de la série. Au lendemain du 7 janvier, je me suis juste biberonné à un petit marathon Cheers pour me calmer un peu en me lovant dans un monde où tout est bien qui finit toujours bien. Je m'y suis senti en sécurité et ça m'a rappelé pourquoi les sitcoms existe. Par conscience professionnel de blogueur bénévole, j'ai quand même réussi à me replonger dans le grand bain et, de mémoire de sériphile, je crois pas avoir eu autant de trucs à regarder au même moment. Entre les saisons en cours, les retours et les nouveaux, c'est la folie et cet épisode de DylanesqueTV est là pour remettre un peu d'ordre dans tout ça, voir si ça valait vraiment le coup ou si j'aurais mieux fait de sortir me bourrer la gueule plutôt que de rester devant mon écran. 

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Broad City S02E01 / In Heat

Impeccable retour d'Abbi et Ilana qui ont nettement plus de pression sur les épaules maintenant qu'elles sont à la pointe du hype. Le duo ne semble avoir décidé de s'assagir ou se reposer sur ses lauriers et livre un season premiere à la hauteur avec un pitch réjouissant (la recherche d'un ventilateur lors d'une journée caniculaire) et les habituelles digressions qui font le charme de la comédie. C'est avec cet épisode que j'ai le plus ri cette semaine (l'équipe de IASIP a enfin de la concurrence !) et, de la scène dans le métro à celle de la fumette, c'est aussi l'épisode le plus créatif. L'équipe de Broad City semble bien s'éclater devant et derrière la caméra et nous amuse toujours autant. J'ai déjà envie de revoir ça.  

Cougar Town S06E02 / Full Grown Boy

2014 nous a tué Enlisted dans l’œuf et 2015 va achever Cougar Town. J'espère franchement que je serais pas obligé de me taper Undeatable pour avoir ma dose de Bill Lawrence. Le truc dommage, c'est que j'ai eu du mal à rentrer dans le season premiere pour deux raisons : la première c'est que la grossesse de Laurie m'embête pas mal car c'est très paresseux comme intrigue et que l'avortement n'a pas été évoqué UNE SEULE FOIS. La seconde, c'est que, malgré l'ambiance Boardwalk Empire qui aurait dû forcément me plaire, la fusillade dans le garage de Tom, je l'ai vu au lendemain de celle dans les locaux de Charlie Hebdo alors bonjour l'angoisse. Malgré ça, c'est toujours plaisant de retrouver la bande. Leurs gags s'essoufflent gentiment et me font plus sourire qu'autre chose mais comme la fin est programmée, pas de soucis, je vais juste savourer une ultime petite ballade avec eux sans trop pinailler. Sans trop m'outrager d'une Laurie qui devient de plus en plus lisse, d'un Travis qui m'agace d'avoir abandonné ses rêves et d'avoir flingué ceux de sa copine pour fonder un foyer et d'un Andy qui cabotine plus que jamais. Ellie a suffisamment de sarcasme en réserve pour faire passer la pilule et la vanité de Grayson me fera toujours bien marrer. Quand à Bobby, son départ est plutôt bien introduit alors c'est cool. Je vous reparlerais du Cul-de-Sac lors du season finale, d'accord ?

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Girls S04E01 / Iowa

La question est toujours la même : est-ce que Dunham va continuer à improviser au risque de ne pondre que d'infimes fulgurances dans une saison inégale ou va-t-elle enfin trouver un équilibre à sa chronique du passage à l'âge adulte ? Hannah semble en tout cas prête à remettre de l'ordre dans sa vie mais avant ça, on a le droit à un season premiere bordélique au possible qui ressemble plus à un épisode bonus de la saison précédente qu'au lancement de celle-ci. C'est toujours plaisant de voir Hannah avec ses parents, de voir Adam Driver cabotiner et Marnie se payer la honte et c'est un plaisir de retrouver Anthony Edwards à l'écran mais rien de tout ça n'est plus vraiment surprenant ou excitant. J'attends donc de voir comment le départ pour l'Iowa changera la donne mais je regarde ça d'un œil moins curieux que d'habitude... 

It's Always Sunny In Philadelphia S10E10 / The Gang Beats Boggs

À l'image du gang quand il n'a plus rien à boire, j'étais depuis un an en sevrage de ma comédie favorite et c'était pas évident. Pour tenir, je me suis rematé en boucle mes épisodes favoris et j'ai continué mes croisades pour que tout le monde regarde la série. Même revu Fargo pour avoir ma dose de Glenn Howerton (pas vu Horrible Bosses 2 par contre, faut pas pousser...). Heureusement, les voilà de retour parce que j'en pouvais plus de les attendre. Et le pitch du season premiere de cette dixième saison (10 ans putain !) est impeccable, du grand classique : afin de battre un record idiot, chaque membre du gang doit s'enfiler au moins 50 bières dans le gosier lors d'un vol Philadelphie-Los Angeles. On a donc tout ce qui peut faire la force d'un épisode : l'alcoolisme démesuré de cette bande de fou furieux très bruyants, une Dee constamment au seuil du vomi, un Charlie aussi bête qu'enthousiaste, un Mac auto-proclamé arbitre de la compétition et plus control-freak que jamais, un Frank qui bave, gueule et manque de tuer un passager et un Dennis qui ajoute une corde à son arc de prédateur sexuel. En attendant que la série ne batte un record de longévité (on est pas loin), ses personnages reviennent en grande forme lorsqu'ils tentent de battre le leur (avant, bien entendu, de se déconcentrer peu à peu de leur objectif initial). Très solide et toujours aussi drôle, me voilà remis sur pieds, merci les gars ! Et merci Dee, qui doit toujours être en train de roupiller dans la soute à bagages d'un avion, quelque part...

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Parenthood S06E11 / Let's Go Home

Il aura donc fallu attendre sa toute dernière ligne droite pour que la sixième saison de Parenthood offre quelque chose d'un minimum consistent et à la hauteur de mes attentes. Quand je vois un épisode comme celui-ci ou le précédent, je me dis que, même si "The Pontiac" était un series finale très satisfaisant, ça valait le coup d'avoir du rab. Je vous l'accorde, la manière dont la team Katims redresse la barre est très facile : résoudre de la manière la plus prévisible possible les soucis de chaque personnage, de manière suffisamment juste pour que ça ne pue pas trop le happy end faiblard. Malgré les problèmes financiers, Adam et Crosby se serrent les coudes et font des compromis au nom de la fraternité. Malgré une séparation qui fut développé sur la durée, Joel et Julia se réconcilient avec un grand sourire. Malgré leurs soucis de communication, Sarah et Hank décident de se marier. Et malgré la peur de la mort qui grandit, Zeek fait face grâce à l'union de sa famille. Bien sûr, je résume grossièrement car pas mal de subtilités se glissent là-dedans, juste assez pour que ce soit un minimum crédible et vachement émouvant. Juste assez pour qu'on se rappelle pourquoi on aime les Braverman et qu'ils vont nous manquer. Peut-être pas assez pour que l'on sache exactement ce qu'il va se passer dans les deux épisodes restants. Mais bon, il ne s'agit pas d'un show à rebondissements, juste d'une chronique touchante et là, elle fait clairement le job. Mention spéciale à Ray Romano qui livre une putain de performance et vole régulièrement la vedette aux autres. 

Parks & Rec S07E01-S07E02 / 2017-Ron & Jammy

Et voilà le bal des séries que j'aime depuis longtemps et qui vont se terminer en 2015 qui se poursuit. Après une sixième saison qui avait gentiment redressé la barre, j'ai bon espoir pour celle-ci, pas forcément niveau rires mais plutôt niveau émotions. Malgré un saut dans le temps jusqu'en 2017, rien de nouveau à signaler dans la dynamique du show : les préocupations des personnages restent les mêmes (Leslie toujours aussi ambitieuse, April qui traverse une énième crise existentielle, Andy en chiot fou incapable de grandir) mais ce n'est plus pour voir le status quo évoluer que je regarde la série, c'est tout simplement pour passer d'ultimes bons moments avec les habitants de Pawnee. Et avec ce double épisode de reprise, la nostalgie est déjà bien présente puisqu'on sent déjà les adieux se faire au compte-gouttes, en particulier autour de Ben dont l'amitié avec Tom puis April est joliment récompensée. Au même moment, la guerre opposant Leslie à Ron n'est sûrement que passagère et est surtout un hommage à la relation ying-yang de ces deux-là. L'acquisition d'un parc national fera un fil rouge correct autour duquel devrait venir se greffer tous les visages connus de ces sept dernières années (Tammy et Joan l'illustrent bien ici). Ce début de la fin est donc plutôt astucieux, classique à souhait et donc forcément réconfortant. 

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Portlandia S05E02 / The Fiancée

Si je suis heureux de retrouver Portlandia, je ne sais pas encore quoi penser de sa nouvelle formule où chaque épisode est désormais consacré à un seul duo de personnages. Celui nous narrant la rencontre entre nos deux libraires féministes favorites avait tendance à trop tirer sur la corde et m'a vite ennuyé. Celui avec Nina et Lance est déjà un peu plus consistant mais, même chose, le rythme qui était souvent la force de la série est beaucoup moins précis et entraînant que d'habitude. J'attends de voir comment ce procédé peut fonctionner sur une saison entière, en ayant déjà quelques réserves donc. 

Mom S02E10 / Nudes and a Six-Day Cleanse 

Pendant ce temps, Mom continue d'alterner l'émotion et l'humour gras avec succès, s'imposant comme une sitcom sympathique qu'il est toujours bon de retrouver. Je ne comprends toujours pas comment Kevin Pollak n'a pas encore rejoint le cast principal alors que French Stewart y figure toujours mais ce n'est qu'un détail. La quête de Christy pour changer de vie est une direction intéressante à suivre et la romance entre Bonnie et Alvin est adorable. 

New Girl S04E12 / Coming Out

Soyons france : New Girl ne me fait plus rire. Alors que j'avais (contrairement à pas mal de gens) beaucoup aimé la troisième saison, mon intérêt pour la quatrième s'amoindrit au fil des épisodes. La faute probablement à des situations de plus en plus poussifs et à un effet de surprise qui s'effrite car aucun effort n'est fait pour qu'une intrigue évolue au-delà de son inévitable chute. C'est ça que j'aimais bien avant, la spontanéité des dialogues et le côté bordélique des épisodes qui laissait la part belle à l'énergie des comédiens. Aujourd'hui, ils ont l'air de s'ennuyer autant que nous, à force de répéter les mêmes mimiques en pilotage automatique. Où est le Nick Miller que j'ai tant aimé ? Où est le Schmidt un peu humain ? Que peut apporter le bien fade Ryan à une Jess qui régresse peu à peu vers son statut initial de manic pixie dream girl ? À quand une intrigue consistante pour Cece ou Coach ? Merci quand même à Winston pour d'occasionnels fous rires et à l'épisode de Noël, mignon comme tout. Celui de cette semaine était aussi peu mémorable que le nouveau générique. 

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Shameless S05E01 / Milk of the Gods

Après une quatrième saison qui était la plus consistante à ce jour, j'étais excité de retrouver les Gallagher et curieux de voir si l'équilibre va se maintenir. Cette reprise m'a donc franchement déçu car, comme souvent en début de saison dans Shameless, on revient à une sorte de statu quo qui n'annonce rien de franchement excitant pour la suite. Excepté pour son bracelet électronique, Fiona se retrouve plus ou moins dans la même situation que l'an dernier : un nouveau job qui lui redonne le sourire et un boss avec qui flirter, De son côté, Lip a toujours du mal à assumer son statut d'étudiant tandis que Ian refuse de voir ses problèmes en face. Je regrette que Frank n'ai pas passé l'arme à gauche quand il était temps car le personnage repart vers des situations très poussives. Et je ne veux plus jamais voir Sheila et Sammi se quereller, c'est emmerdant au possible. Alors j'apprécie que la série prenne le temps pour traiter l'évolution de ses personnages, qu'elle insiste sur le fait qu'avec un déterminisme pareil, les choses se répètent forcément. Et je compte sur l'attachement que j'ai à cette petite famille pour ne pas m'inquiéter trop vite. Mais j'espère franchement que l'on ne sera pas obligé d'attendre six épisodes pour que les différents récits gagnent en épaisseur dramatique. Putain et Jimmy/Steve qui n'est pas loin, ça n'augure rien de bon... 

The Good Wife S06E12 / The Debate

Comment ne pas obtenir un résultat maladroit quand on essaye dans le même épisode d'évoquer les problèmes de racisme au sein de l'administration judiciaire, de faire s'affronter les deux candidats au poste de procureur à travers un débat sensé représenter les limites d'un tel exercice, de réintroduire un personnage dans la série via un procès qui n'est donc qu'un prétexte et de s'occuper des petites histoires de coeur d'Alicia et Elfman d'un côté et de Peter avec Ramona de l'autre. Le résultat est forcément bordélique et rien de très pertinent n'en ressort. Le coup du débat en off dans la cuisine, Sorkin nous l'a déjà fait en mieux et il ne servait ni Alicia ni Prady. Bien sûr, c'est pas idiot de pointer du doigt les limites du discours d'une Alicia complètement à côté de la plaque sur le sujet du racisme et de la méritocratie, mais ce n'est pas fait assez clairement. Du coup, c'est ambigu, on ne sait plus si les King valident ou non ses propos et on a pas le temps de nous faire notre propre opinion que nous voilà déjà en train de passer à la scène suivante. En fait, les scénaristes sont un peu comme leurs personnages : ils exploitent à mort Ferguson mais n'adressent jamais de front tout ce que ça peut impliquer sur la discrimination, l'échec du système judiciaire et policier. Je pense franchement que ces sujets auraient mérités d'être abordés au sein d'un tribunal, dans une intrigue moins ancré dans l'actualité, c'est là que les King savent le mieux y faire en général. Comme Diane et Cary, je commence franchement à en avoir assez de la campagne d'Alicia qui, si au début était franchement excitante et permettait de voir à nouveau David Hyde Pierce à la télé, commence franchement à traîner en longueur. Surtout si c'est pour revenir au status quo total au cabinet où David Lee est réembauché et où, finalement, à part pour Will, tout est exactement comme avant. "The Debate" était peut-être plein de bonnes intentions mais tellement chargé et bancal que je n'en retiens que les mauvaises, hélas. 

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Togetherness S01E01 

Bien sûr que j'ai pas besoin de rajouter de séries à mon agenda mais parfois, la tentation est trop forte. Les frères Duplass, dont les films m'ennuient  et qui ne servent à rien dans The League et The Mindy Project, sont remontés dans mon estime (au moins pour Jay) grâce à Transparent alors je me suis dis pourquoi pas. La critique US a encensé cette petite chronique familiale et Pierre Langlais, dont chaque tweet doit avoir absolument un rapport avec la télévision, avait prédit que ça allait nous faire du bien à tous suite aux récents attentats. Donc j'ai lancé le pilote et passé le plaisir de retrouver Amanda Peet (Studio 60, Bent) et de découvrir l'attachant Steve Zissis, j'ai pas trop compris l'engouement. On retrouve tout ce qui est à la mode cette année : la comédie romantique pas comme les autres (A To Z, You're The Worst), le couple qui vieillit ensemble et découvre que parfois c'est chiant (Married) mais c'est arrangé à la sauce film Sundance avec le tampon HBO par dessus. Et du coup, en plus de pas être très original, ça manque totalement de rythme. Bien sûr, il y a moyen que le cast et le soin apporté aux personnages et à la justesse de leurs relations pourrait tirer le tout vers le haut. C'est pour ça que je regarderais une poignée d'épisodes supplémentaires, pour voir s'il y a moyen que ça me touche, que ça m'attendrisse. Pour l'instant, ça m'a laissé gentiment de marbre. 

La vidéo du jour

Ce n'est pas la première fois mais ça fait toujours plaisir : une partie du cast de The West Wing se réunit via téléphone pour une opération com orchestrée par la vraie Maison Blanche. C'est comme si en France, le casting des Hommes de l'Ombres se réunissait pour... Non, y a pas d'équivalent. Pas trop d'intérêt non plus à part le plaisir de les revoir et de se dire : quand est-ce que je me refais une intégrale ? 

A suivre : Le retour de Justified, la suite de mon intégrale Cheers (j'aurais bientôt fini la deuxième saison) et la fin de Parenthood. 

 

19/01/2014

DylanesqueTV S06E08

COLD OPEN / Rien ne va plus : je suis obsédé par Boardwalk Empire et plus du tout amusé par Community. Que suis-je devenu ? Que vais-je devenir ? Les réponses à tout ça dans ce huitième épisode de mes "égarements du dimanche quand j'ai le temps d'écrire le dimanche".

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ZOOM

Boardwalk Empire [Saison 2 et Saison 3 et Saison 4] - SPOILERS

Oui, je ne m'arrête plus. Plus tard, je me souviendrais de l'hiver 2014 comme de l'hiver Boardwalk Empire, comme je peux me souvenir aujourd'hui de l'hiver 2009 comme de l'hiver The Shield ou de l'hiver 2012 comme de l'hiver des Sopranos. Bref, mes grand rattrapages de "classiques" sont des moments forts, dont je me prive ou que je retarde à cause de préjugés un peu idiots, d'une peur que tout ça soit un peu surcoté et dur à encaisser. Mais comme je le disais en vous parlant de la première saison, Boardwalk Empire me plaît plus que de raison et c'est même devenu une obsession. Parce que c'est devenu encore mieux à partir de la deuxième saison, la troisième saison je vous en parle même pas et la quatrième, dont je n'ai vu que le season premiere à l'heure où je vous parle, débute très fort. Et comme la cinquième sera la dernière, c'est parfait, je vais pouvoir boucler la boucle sans trop tarder.

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De toute façon, ça en devient maladif : pas un jour ne passe sans que je me fasse un épisode, sans que j'écoute de la musique des années 20 ou que je me ballade dans la rue en m'imaginant arpenter le remblai d'Atlantic City, en boitant un peu pour rendre hommage à feu Jimmy Darmody. Je connaissais son sort mais ça ne m'a pas empêché d'observer sa spirale infernale avec des frissons et je me souviendrais toujours de ce mercredi soir où je me suis couché très tard pour marathoner ses derniers instants et où je n'arrivais pas à dormir car la gueule de Michael Pitt me hantait. Ce sont souvent eux qui nous restent en tête le plus longuement, les figures tragiques, de Christopher Moltisanti à Whitney Ellsworth en passant par Curtis Lemansky. Mais c'est bien que l'aventure de Jimmy se soit conclu ainsi. D'abord parce que la montée dramatique était parfaitement maîtrisée (l'avant-dernier épisode à Princeton reste mon favori) et parce que ça a laissé de la place aux autres et à leurs histoires, tout aussi belles et marquantes.

L'histoire d'Owen et Margaret. L'histoire de Richard Harrow. L'histoire d'un Bobby Cannavale qui ne m'avait jamais bluffé comme ça, transformant le cabotinage en art. L'histoire d'Al Capone, de sa mandoline et de cette berceuse à son gamin. L'histoire de Chalky, qui a enfin trouvé sa place dans les autres histoires, contrairement à Van Alden même on aime bien sa tronche quand même. L'histoire de Nucky Thompson qui a vraiment commencé à me toucher à partir de la troisième saison, où Steve Buscemi a pu faire de son mieux et redevenir une figure centrale "charismatique" à sa manière. L'histoire d'Eli, qui est rapidement devenu l'un de mes personnages favoris au moment où il a passé la porte de cette prison. Et puis tous les autres, toute cette galerie de personnages secondaires mi-historiques mi-fictionnelles et même ce bon vieux Eddie. "Sunday Best", "The Milkmaid's Lot", "Two Imposters" et "Margate Sands", de grands et beaux et poétiques épisodes, des aboutissements, le plaisir retrouvé de binge-watcher une série en allant d'un moment de grâce scénaristiques et visuelles à l'autre. Blablabla, je n'ai rien à rajouter, je n'ai aucune analyse et aucun recul face à ça, je suis juste en immersion et les yeux grands ouverts. 

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LE FLOP

Community S05E01 à S05E04 / Il y a quelques bonnes idées dans ce reboot de Community mais pas de quoi crier au génie ou au retour du messie. Mon souci, c'est que je n'arrive plus à voir des personnages, je vois des scénaristes au travail, des gimmicks, du fan-service et un univers hermétique qui m'ennuie plus qu'il me fait sourire. C'est probablement dû à une lassitude ou à un vrai travail de sape de la part de la saison précédente, j'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que Pierce (ou Walton Goggins) est mon personnage favori de ce début de saison et que le départ annoncé de mon second personnage favori ne va pas aider. De bonnes intentions donc mais pas suffisamment pour me faire passer un bon moment à chaque fois. J'en demande peut-être trop mais j'aimerais parfois qu'une comédie soit un rendez-vous auquel je peux faire confiance, au moins pour sourire gentiment. Ou m'identifier. Ou les deux. Et ça fait déjà longtemps que je ne trouve plus ça à Greendale, ou alors à quelques occasions, au détour d'une réplique ou d'un épisode mieux maîtrisé. Avec Dan Harmon de retour, il est possible que ça revienne plus souvent mais ça ne reviendra jamais entièrement, j'en ai peur.  

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LE PILOTE

Enlisted / Et justement, j'ai déjà l'impression que je peux faire confiance à Kevin Biegel et à son Enlisted (du moins jusqu'à ce que FOX l'annule prématurément). Le pote de Bill Lawrence et ancien showrunner de Cougar Town nous offre avec ce pilote un univers et des personnages immédiatement attachants, alors qu'avec l'armée, c'était pas franchement gagnée. Il le fait avec un sens du rythme assez dingue et en prenant pourtant soin de ne pas aller trop vite et de nous faire beaucoup rire, sans avoir trop l'impression d'avoir vu les mêmes situations ou les mêmes gags ailleurs. Bref, c'est frais, ça a un capital d'affection énorme et c'est la meilleure surprise de ce début d'année (j'ai pas encore vu True Detective mais si c'est bien, ce sera même pas une surprise). Il paraît que Toy Story 3 est mentionné dans le second épisode. N'en dites pas plus, j'achète. D'ailleurs c'est marrant, Community m'avait laissé sur une impression similaire dès son pilote. Ah, c'est beau l'époque où l'on s'attache à une série, où on offre notre temps à une comédie en s'imaginant que cet investissement nous sauvera la vie (ou nous remontera le moral tout du moins). C'est beau d'avoir la foi.     

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ET AUSSI

Je ne sais pas si elle mérite son Golden Globe (et je m'en fous) mais Brooklyn 99 continue d'être sympa comme tout et de rendre plus riche et attachant ses personnages au fil des épisodes (le will they won't they de Peralta et Santiago est amorcé mais ça ne me dérange pas autant que je l'aurai cru). C'est tout de même New Girl qui reste ma comédie favorite à l'écran et son début d'année est excellent, pas de lassitude à l'horizon. Je ne suis pas si blasé que ça hein puisque même Parks & Rec a réussi à raviver un peu la flamme chez moi (bravo Amy !), d'abord avec un centième épisode impeccable et une suite qui annonce pas mal de changements intéressants (et qui sens drôlement la fin d'une époque, j'en viendrais presque à souhaiter une annulation pour que tout soit bien qui finit bien). Le retour de Cougar Town était aussi une bonne nouvelle. Rien de nouveau au Cul-de-Sac mais quelques bons rires autour des bonnes vieilles mêmes conneries, c'est réconfortant (je suis conservateur en fait, non ?). Et Matthew Perry m'a plus convaincu dans son rôle de millionnaire que dans ces deux derniers rôles à la tête d'une sitcom. La nostalgie, peut-être. Le dernier Parenthood m'a déprimé (dans le bon sens du terme) et je crois vraiment que Hank est devenu mon personnage favori. Le dernier HIMYM était bien nul, j'ai arrêté Sean Saves The World sans m'en apercevoir et j'ai retrouvé les Gallagher avec un vrai plaisir dans Shameless. Sans Rapaport et avec un Raylan en grande forme, le second épisode de Justified m'a beaucoup rassuré, m'a permis de revoir du monde de The Wire et remis d'aplomb pour la cinquième saison. C'était chouette aussi de retrouver Girls, son inégalité, ses fulgurances et un Adam Driver qui devrait nous porter ça sur ses épaules sans aucun soucis. Quand à The Good Wife, je n'ai pas encore regardé l'épisode de dimanche dernier, c'est vous dire à quel point la fougue du début de saison s'est essoufflé. Mais attention hein, je ne suis pas fâché avec la série, je suis juste un peu moins enthousiaste, c'est sûrement passager. Je regarderais ça ce soir donc, avec également l'ultime épisode de My So-Called Life (la vie est injuste) et le pilote de True Detective. À moins que je ne passe tout mon temps à Atlantic City et ça, c'est très probable. 

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LA RÉPLIQUE

"This rocking chair is so pointy, it’s not giving me any room to express myself" - Hannah [Girls, S03E02]

LA VIDEO

Le speech d'Amy Poehler à l'occasion du 100ème épisode de Parks & Rec, encore mieux que son speech aux Golden Globes. 

 

Oh et au fait : ZIM arrive très bientôt. Très bientôt. 

12/04/2013

Cougar Town [Saison 4]

Je n'ai aucun reproches à faire à cette quatrième saison. Depuis son déménagement sur TBS et malgré son changement de showrunner, Cougar Town n'a fait que mon bonheur cette année. Je me suis senti bien au Cul-de-Sac, confortable, en bonne compagnie. Pas de lassitude à signaler, juste beaucoup de rires et même de l'émotion. Il n'y a pas une once de cynisme dans la série : juste un cast qui prend du plaisir, de bons amis qui passent de bons moments et une formule tellement solide qu'elle fonctionne à tous les coups. Et comparé à l'an dernier, une fraîcheur retrouvée. 

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Encore une fois, c'est très simple de résumer les grandes lignes de cette saison : à part pour le will they/won't they entre Travis et Laurie qui trouve enfin une résolution (très satisfaisante), peu de choses se passent, personne n'évolue vraiment. Tout se fait dans la décontraction, la spontanéité et ce qui marque surtout, c'est l'énergie de l'ensemble, les répliques cultes qui défilent à toute vitesse autour d'un verre de vin. S'il y a un thème général qui se dégage de cette poignée d'épisodes, et qui trouve un paroxysme très émouvant avec le retour de Ken Jenkins, c'est la peur de vieillir. C'est traité avec légereté et le grain de folie habituel de Jules et compagnie. Les quelques additions à l'ensemble sont des réussites, qu'il s'agisse de Riggs ou de Tom, encore plus présent et toujours aussi bien utilisé. Des épisodes comme "Blue Sunday", "Make It Better", "The Criminal Mind" ou bien le double season finale sont parmi les plus mémorables de toute la série et de parfaits modèles de comédie qui réchauffe le coeur.  

Non vraiment, je ne vois pas pourquoi je m'emmerde à écrire une chronique car je n'ai que du bien à dire de cette quatrième saison. En fait, je crois que j'ai écris ça juste pour en dire du bien et c'est finalement une raison suffisante ! Et dire qu'il y a encore des gens qui se méfient de la série à cause de son titre idiot... En tout cas, ça fait plaisir de ne pas avoir à s'inquiéter pour la suite car on sait déjà qu'une cinquième saison verra le jour et si la série suit le même parcours que Scrubs, je pense qu'on a encore du temps avant que la machine ne s'essoufle. 

11/01/2013

Cougar Town 4x01

4x01 Blue Sunday

Attention, je n'ai pas grand chose à dire sur Cougar Town que je n'ai pas déjà dit mille fois ici. Mais comme la série revient après une longue absence, qu'elle vient de quitter ABC pour se retrouver TBS, que c'est un miracle qu'elle attaque une quatrième saison que je n'aurais jamais pensé voir un jour à l'antenne (pas autant que celle de Community mais presque) et que c'est le bonheur de la retrouver, je me devais de vous pondre au moins un court article pour partager cette joie. 

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Ce qui est bizarre au départ avec "Blue Sunday", c'est que l'on reprend une semaine après les événements du dernier épisode alors qu'en vérité, il s'est écoulé plus de six mois. Mais voilà, on se remet dans le bain très facilement avec une intro avinée qui donne le ton : pas une scène sans une goutte d'alcool et sans le charme habituel du show. La chaîne à changé mais pas l'esprit du Cul-de-Sac. Toujours la même bande de potes qui boit, discute, change le sens des mots, explorent leurs amitiés dans tous les sens et même quand ils se marient, ils ne grandissent pas vraiment. Il suffit de quelques pas de danse et qu'un bon gros verre de rouge pour retrouver le sourire. 

C'est ultra-réconfortant d'être de retour dans cet univers avec ces personnages. Il y a peu de chances que Bill Lawrence révolutionne le monde de la comédie télévisuelle avec cette nouvelle saison mais il continue à être aussi efficace dans un registre qu'il maitrise bien et qui ne semble pas vouloir nous décevoir. Juste vingt minutes de détente bien calibré et qui parvient tout de même à rester raffraîchissante, à garder un aspect en roue libre où Michelle Williams peut se pointer à tout moment pour jouer la fausse soeur de Laurie, où Grayson s'improvise roi du mime et où Bobby continue de vivre sur son bâteau avec le sourire... 

Tout va bien. Je n'ai pas besoin de m'infliger du Happy Endings ou du Bitch in Apartment 23, parce que Cougar Town est de retour et c'est comme si le printemps était déjà là !

26/12/2012

Best Of 2012 (2/5)

20) Cougar Town (Saison 3)

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Diffusion : De février à mai sur ABC. 

Pourquoi ? : 100% de fun, des private jokes, gags visuels et répliques cultes à volonté, le tout soupçonné de beaucoup de tendresse et porté par un cast ultra-attachant. Une troisième saison qui ne s'essoufle pas, bénéficiant de la présence de Sarah Chalke et de nouvelles intrigues aussi classiques qu'efficaces. Même le personnage de Christa Lawrence prend du relief, c'est dire. Il faudra faire gaffe à ne pas trop se répéter et tomber dans le syndrôme Scrubs post-saison 5, mais je pense que le Cul-de-Sac a encore de la marge. Et un nouveau terrain de jeu : TBS. Vivement janvier !

Sélection : "Ain't Love Strange", "Full Moon Fever", "My Life/Your World"

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19) Misfits (Saison 4)

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Diffusion : D'octobre à décembre sur E4. 

Pourquoi ? : Il était facile de tourner le dos à la série britannique sous prétexte que la moitié de son cast originale a foutu le camp. Il était facile de snober les petits nouveaux et de ne pas adhérer à l'aspect plus terre à terre de ces huit épisodes. Mais il était surtout facile de savourer chaque seconde car chaque seconde était superbement réalisé, souvent très drôle et toujours aussi hypnotisante. La série a tenté beaucoup de choses cette année, avec plus ou moins de réussite mais toujours de belles tentatives. Tuer Curtis sans prévenir à la fin du quatrième épisode, c'était aussi osé que bouleversant. Et les nouveaux, en particulier Abby (même si elle arrive sur le tard) ont un vrai potentiel et apportent chacun leurs univers sans faire tâche.

Mais le véritable héros (qui a même détrôné Robert Sheehan à mes yeux), c'est Joseph Gilgun. Il avait déjà laissé une forte impression l'an dernier mais Rudy s'impose véritablement comme le personnage le plus jouissif de Misfits et l'épisode trois, qui nous dévoile sa troisième moitié maléfique, me restera longtemps gravé en tête, rien que pour la scène de danse finale. La capacité de l'acteur a s'approprier chaque ligne de dialogue pour en faire quelque chose d'hilarant ou d'épique est inégalé et a donné du carburant à cette saison très maitrisé qui a peut-être déçu les fans, mais ne peut décevoir les amateurs de bonne télévision. 

Sélection : "Episode Three", "Episode Four", "Episode Seven". 

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18) 30 Rock (Saisons 6 et 7)

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Diffusion : De janvier à mai et de octobre à décembre sur NBC. 

Pourquoi ? : La sixième saison de 30 Rock fut sincèrement celle que je préfère. Je l'ai trouvé enthousiasmante, pleine d'énergie, terriblement drôle. Certes, la série n'a plus grand chose de nouveau à raconter, mais elle parvient tout de même à trouver suffisamment d'idées semaines après semaines pour alimenter vingt minutes de fun non-stop. Le nouvel épisode en direct était une réussite et je retiens surtout un "Leap Day", un grand classique avec l'ami Jim Carrey. Quand à la septième saison, malgré une drôlerie en dent de scies, elle parvient encore à briller (souvent grâce à l'absurdité conjointe de Jenna et Tracy) et à nous faire réaliser qu'une série comme celle de Tina Fey est essentielle sur NBC et qu'elle va bien nous manquer quand elle va tirer sa référence début 2013... 

"Oh don't be so dramatic. That's my thing, and if you take it away from me I will kill myself...and then you." (Jenna Maroney) 

Sélection : "Leap Day", "Live From Studio 6H", "There's No I In America"

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17) Veep (Saison 1)

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Diffusion : D'avril à juin sur HBO.

Pourquoi ? : Tout ce que j'aime : Julia Louis-Dreyfuss, de la politique, un style quasi-documentaire, un humour d'embarassement, Tony Hale (fantastique, qui donne encore plus envie de voir cette fameuse quatrième saison d'Arrested Development), du walk & talk inspiré à la fois par The West Wing et Curb Your Enthusiasm et une vraie maitrîse tout au long de ces dix épisodes surprenants. 

Sélection : "Frozen Yoghurt", "Baseball", "Tears"

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16) Eastbound & Down (Saison 3)

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Diffusion : De février à avril sur HBO. 

Pourquoi ? : "It's part three of my saga life collection. (...) Chapter One : the new beginning of the book. There have been many great comebacks throughout history. Jesus was dead but then came back as an all-powerful God-Zombie. Ryan O’Neal had his ups and downs but now is back and better than ever. My story is the story of a raging Christ figure who tore himself off the cross and looked around at the Romans with blood in his eyes and said, ‘My turn now, cocksuckers!’”

Un nouveau terrain de jeu, des enjeux plus sérieux (la paternité), un cast élargi, une réalisation et une bande son toujours parfaites, des répliques fantastiques, une vraie ambition. Et un Danny McBride au top de sa forme. Un Stevie au crâne rasé qui vole la vedette à tout le monde. Will Ferrell, Lily Tomlin, Craig Robinson... De l'émotion aussi. Oui, Eastbound & Down est la seule série à filmer une scène en jet-ski pour générer de la nostalgie. Et un final en forme de gros fuck qui n'est en fait pas vraiment un final puisque la série a été renouvellée sans prévenir. Joie !

Sélection : "Chapter 15", "Chapter 18", "Chapter 21".

La suite demain !

22/04/2012

SUNDAY SUNDAY #5

Après cette navrante soirée d'élections, réfugions nous dans la fiction. 

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On dira ce qu'on veut de Community, que trop de méta tue le méta et que la série s'égare dans ses propres ambitions. Mais il s'agit d'une série avec de l'ambition et c'est tout à son honneur. Elle expérimente, elle essaye et cela fait longtemps que je ne lui demande plus d'être hilarante, ou parfaite. Je sais qu'elle n'a aucun compte à me rendre. Franchement, quelle autre série peut se vanter d'explorer une problématique comme "l'accès à l'empathie par le pouvoir de l'imagination" avec autant d'inventivité et d'amour pour ses personnages ? Certes, ce n'est pas le genre d'épisode qui risque d'attirer plus de monde sur NBC le jeudi soir, mais si la série est annulée, c'est certainement le genre d'épisodes que l'on regardera en DVD en se disant que la série pouvait tout faire. À l'image d'Abed, Dan Harmon fait ce qu'il veut car il opère avec son imagination avant toute choses. Le showrunner est Abed dans une quinzaine d'années : il semble parfois antipathique, amère, il a pris beaucoup trop de recul pour vraiment pouvoir savourer simplement la vie. Mais j'espère que tout comme Abed, il est entouré de Troy, ou d'Annie. Et j'espère que tous les rêveurs, tout ceux qui écrivent le scénario de leur vie en permanence dans leur esprit nourri de fiction, auront toujours des amis pour les ramener, juste au bon moment, les pieds dans la réalité. Pas en les aliénant, mais en voulant leur montrer qu'ils ont de la valeur et qu'ils comptent beaucoup. Quand Community parle de l'imagination et de l'amitié de cette manière, elle me rappelle pourquoi elle est l'une des séries les plus passionnantes du moment. 

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La meilleure qualité et le pire défaut de Cougar Town, c'est que le show est prévisible. D'un côté, c'est une formule efficace, qui fonctionne toujours bien, qui a encore suffisamment de fraîcheur pour nous divertir sans fin, semaines après semaines. D'un autre côté, on sait direct comment va se terminer chaque épisode. Sauf que cette semaine a été une jolie petite exception, concernant Ellie en tout cas. Parce que je m'attendais à voir Jules lui faire suffisamment la morale pour qu'elle se réconcilie un tant soi peu avec sa mère. Et finalement non, l'épisode se termine avec une Ellie qui jubile à l'idée de ne plus la revoir. Avec tout de même un petit pincement lorsqu'elle réalise ce que cela implique. C'est une conclusion assez amère, un message assez dur de la part de la série qui correspond plutôt bien au personnage de Christa Lawrence et lui donne un relief nécessaire. À côté de ça, l'intrigue de Laurie était plus prévisible mais son duo avec Grayson et le charme de Busy Phillips nous vendent cette histoire de gâteaux et de rêves sans aucun effort. Et on avait notre dose de fun avec la petite escapade de Travis et de ses colocataires (Tinker est toujours dans le coin !) et un Ken Jenkins tellement à l'aise dans son rôle de patriarche décontracté qu'il mériterait d'apparaître deux fois plus souvent. Je pense donc que la série a encore de la marge avant de souffrir de sa formule. Scrubs a tenu au moins cinq ans sans trop nous ennuyer alors on a le temps de voir venir les ennuis. Si ABC ne fait pas de connerie. 

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Les scénaristes s'amusent avec le travail d'adaptation et du coup, la série est encore plus jouissif à regarder pour ceux qui ont lu le bouquin et peuvent sentir la malice derrière. Parce que résumer des pages et des pages de manigances de Tyrion par une simple scène très bien pensée, c'était intelligent. Parce que rendre Brienne aussi cool à l'écran, c'était pas gagné d'avance. Parce que Yoren a eu le droit à la grande scène qu'il méritait. Parce que les personnages secondaires de Westeros sont souvent les plus attachants et que cet épisode leur donnait la part belle en maniant intelligemment les différentes intrigues et en les rendant le plus ludique possible, que ce soit avec Varys (superbe dialogue concernant le pouvoir), Mestre Luwin, Bronn, tout le monde a eu son moment de gloire. Même le triangle amoureux d'Accalmie me semble intéressant, pas aussi gratuit que les batifolages de Renly et Loras l'an dernier. Le cliffangher moisi de la semaine dernière est corrigé en deux secondes, la machine s'emballe sans aller trop vite et j'ai hâte de suivre Arya à Harrenhal. Il y a juste Shae qui m'agace, l'actrice étant vraiment terrible. À côté de Dinklage, elle fait en tout cas vraiment tâche. Mais c'est un défaut minime comparée à tout ce que je trouve jouissif cette saison. 

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HIMYM 7x21

Il est temps que la saison se termine. Parce que depuis janvier, c'est la même histoire en boucle : Ted retrouve du plaisir à être solitaire, Marshall et Lily attendent un enfant en se chamaillant gentiment, Robin obtient lentement mais sûrement la reconnaissance qu'elle mérite et Barney trouve un peu de stabilité amoureuse. Ces différentes intrigues ont été gérés avec inventivité certes, mais ce genre d'épisode me dit que c'est bon maintenant, passons à autre chose. Oui, la série sera toujours la même et va toujours ressasser les mêmes histoires mais après avoir bien réussi à renouveller la formule, cette septième saison ne devrait pas s'essoufler autant sur la fin. C'est pourquoi il faut qu'elle se termine et vite. Parce que sinon, on ne dira plus "shump the shark", mais "land the helicopter" (t'en penses quoi, Romano ?). Et puis c'est tout de même des malins les scénaristes : ils ont réussi à nous servir les mêmes conneries que d'habitude concernant Barney tout en nous offrant un petit moment de rédemption juste à la fin. Un peu trop facile à mon goût. Le changement, c'est maintenant ou jamais, ça suffit les compromis (désolé, c'est soir d'éléctions après tout...).

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Mad Men 5x05

Il y avait tellement de choses à dire sur "Stage 30" que j'ai préféré ne rien dire. Vous me connaissez. Quand une série atteint un tel niveau de qualité et parvient à le tenir sur la durée, ça me fait peur. Et même si j'avais abandonné l'idée d'écrire sur les Sopranos ou Deadwood, je tenais encore bon concernant Mad Men. Mais là, entre une semaine bien chargée et une soirée d'élections mouvementée, ce n'est même pas la peine de demander à mon cerveau autant de rigueur. Je vais juste vous dire que j'ai été envouté par cet épisode. Que Pete Campbell est toujours mon personnage favori et que de le voir sombrer à ce point dans la solitude et la frustration était passionnant. Que la réalisation de John Slaterry nous a offert quelque chose d'inventif et superbe, des images qui ont su souligner de manière nouvelle les émotions de personnages de plus en plus complexes. Que Don brille vraiment dans son nouveau statut d'homme stable au fort potentiel de mentor. Que Lane méritait de gagner ce combat. Et que ce combat était une scène d'anthologie, n'ayons pas peur des mots. Franchement, "Stage 30" rentre dans mon top 10 de la série. Ce qui ne veut rien dire mais qui exprime plutôt bien mon engouement pour ce petit chef d'oeuvre. À la manière de Ken et de ses écrits, chaque épisode de Mad Men est une nouvelle sur la solitude et le passage du temps. Et celle-ci était particulièrement mémorable, nous laissant avec ce robinet ouvert et un véritable amour pour Pete, Lane, Don et les autres. Une cinquième saison qui nous parlent de ceux qui se cherchent (Peggy, Lane), ceux qui ont arrêtés de chercher (Roger), ceux qui se sont trouvés (Don) et ceux qui ne trouveront jamais rien. Pauvre Pete...

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Nurse Jackie 4x02

C'était un peu mieux. Parce que séparé de l'hôpital et de sa famille, Jackie peut nous offrir enfin quelque chose d'un peu raffraîchissant. Certes la problèmatique de l'infirmière qui doit se sauver elle-même est le thème de la série, un thème bien redondant, mais c'est ici traité avec de nouveaux protagonistes et un rythme qui m'a plu. Edie Falco s'en sort bien dans ce nouveau terrain de jeu et j'espère presque que l'on va passer la saison en immersion avec elle dans son centre de réhabilitation, avec tout ses nouveaux camarades de jeux. Parce que pendant ce temps, tout ce qui se passe à All Saints m'a hautement ennuyé. Bobby Cannavale est comme son personnage, seulement une illusion de changement qui rien pour le moment à une galerie de personnages sous-exploités, à l'image de Cooper et Zooey. Seule le duo O'Hara/Akalitis m'a bien fait rire... En résumé, je suis ravi de voir Jackie isolée, surtout lorsque le reste est aussi peu inspiré. 

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The Good Wife 3x20

Pas encore vu. Mais hâte de le voir. On en parle la semaine prochaine, d'accord ?

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En un seul épisode, la série est parvenu à recycler un tas de vieilles intrigues. Si ça, c'est pas un signe de santé ! Comme l'annonce le titre, on a pu voir le retour d'"Angry Andy" et de son mur favori. Un retour en arrière un peu forcé mais que j'ai apprécié car, tout comme lui, j'ai franchement envie de foutre un poing dans la gueule de Nellie (oui, je cache moi aussi une violence insoupçonnée). Et puis il y avait longtemps qu'on n'avait pas eu une scène d'anthologie dans la salle de conférences et je dois avouer que le débat sur l'impuissance était un bon cru. Mais la démission d'Andy et sa quête pour retrouver son poste pose plusieurs problèmes : d'abord, c'est là aussi une resucée de vieilles intrigues, en particulier du meilleur arc que la série a produite, la Michael Scott Paper Company. Ensuite, il va être difficile de vraiment croire à cette intrigue car on sait d'avance que Catherine Tate a une date d'expiration (espérons-le en tout cas) et également parce qu'Andy n'a jamais brillé à son poste de manager. Je me retrouve alors partagé entre le fait que Nellie doit disparaître et le fait qu'Andy ne mérite pas tant que ça de retrouver son bureau. Et ce serait quand même dingue d'avoir de nouveau, tout comme l'an dernier, une recherche d'un nouveau patron comme conclusion à la saison. En attendant, j'étais tout de même agréablement surpris par mon attachement pour le couple Andy/Erin (qui était pourtant au point mort la semaine dernière) et par la drôlerie de l'ensemble.

L'intrigue secondaire a permis de revenir avec fun sur le couple Ryan/Kelly, et même si ça termine en status quo, j'ai apprécié. À noter également que Phyllis était particulièrement en forme cette semaine. Comme quoi, The Office peut encore me faire sourire sans grincer des dents. Sauf que dès que Nellie apparaît ou que le show s'empêtre dans des choix scénaristiques redondants ou douteux, je refais la grimace. Et mieux vaut ne pas parler de cette histoire de neuvième saison privée du cast principal dont nous parle NBC depuis un moment...

***

Voilà pour la semaine. Le retour de Parks & Rec était tellement géniale qu'il mérite une chronique entière. Tout comme le final d'Eastbound & Down et celui de Justified. Faîtes moi confiance. Même si j'écris pas tout ça en temps voulu, je vais essayer de respecter mes promesses. Ce qui est un peu le leitmotiv du jour. Et pour célébrer cette grande journée démocratique (soupir), regardons un extrait de The West Wing (SPOILERS : Saison 4).

 


15/04/2012

SUNDAY SUNDAY #4

J'ai profité de cette semaine de vacances pour regarder un tas de séries. Ce n'était pas forcément une bonne idée parce que j'ai un tas de trucs à faire, mais que voulez-vous, l'appel du petit écran a été une nouvelle fois le plus fort. En plus de mes séries habituelles, j'ai décidé de me lancer dans Once and Again, Ed, Sherlock et Bent, dont je vous parlerais en temps voulu. N'importe quoi je vous dis. 

Au programme de ce SundaySunday, le retour des séries Showtime en dents de scies que je ne peux m'empêcher de retrouver chaque année, quelques petites déceptions et pas de Justified puisque j'espère chroniquer le season finale séparément, si l'inspiration et le temps me le permettent. Je peux déjà vous dire que j'ai pris mon pied devant "Slaughterhouse".  

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Après un épisode comme "Blankets & Pillows", il fallait s'attendre à un épisode plus traditionnel. Sauf que pour celui-ci, Dan Harmon est directement responsable du scénario et transforme rapidement un truc simpliste en exploration touchante de l'état d'âme des personnages. C'est parfois très maladroit, pas toujours très subtile, mais le résultat m'a convaincu, presque ému. Et m'a rappelé "Mixology Certification", l'un des épisodes le plus touchant de la saison précédente, en particulier dans la manière où Troy est confronté à sa peur de grandir et d'affronter la réalité. Dans la scène finale, il réalise que la fille qu'il aime n'aime pas les garçons gentils, que ses amis ne le prennent pas toujours au sérieux et que les adultes autour de lui veulent le forcer à assumer un avenir qui ne l'enchante pas. De la même façon, Britta semble réaliser le fait qu'elle ne pourra jamais avoir de relation sérieuse si elle n'apprend pas d'abord à s'accepter elle-même, à ne plus jouer un rôle. C'est un peu fatiguant de toujours voir Jeff avoir le beau rôle et le grand discours et de voir Pierce et Shirley réléguer au second plan mais quand l'épisode nous donne une telle leçon de sincérité, je ne peux qu'apprécier. En plus, le Doyen était là pour nous rappeler qu'on a tout de même affaire à une comédie. Et il était à mourir de rire. Un épisode bancal et joli à la fois. 

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ABC ont vraiment abusé pendant deux semaines à déprogrammer le show. Certes, cette reprise n'était pas ce que le show a de mieux à offrir, mais j'avais vraiment besoin de ma dose de Sarah Chalke. Hélas, son personnage semble être sur la sortie alors qu'elle aurait mérité de rejoindre le cast principal illico. Au moins, Angie aura permis à Bobby de gagner en maturité, de continuer d'être le personnage qui évolue le plus dans le petit monde quasi-inchangable du Cul-de-Sac. Parce que l'amour vache entre Ellie et Laurie, ce n'est plus vraiment neuf, surtout quand la morale final est aussi forcé. Au moins, le combat de Busy Phillips et Simon me permettra de vivre plus longtemps parce que j'ai eu un énorme fou rire et il paraît que rire, ça prolonge la vie. Alors merci également à Day Two, aux pantalon nineties et au générique qui me fait toujours marrer même si l'effet de surprise n'existe plus. J'en oublierais presque de mentionner l'intrigue de Jules et Travis, touchante comme il fallait, mais trop prévisible et redondante pour être remarquable. Disons que le côté agaçant de Jules l'a emporté sur son adorable folie. Cougar Town ne peut pas toujours être parfait. N'empêche, à quelques semaines d'une probable annulation, c'est le moment ou jamais pour briller non-stop.  

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Avant que la série ne se termine (ce soir), c'est le moment pour Kenny d'enterrer la hache de guerre avec ses vieux ennemis. Je ne pensais qu'on allait revoir Craig Robinson dans le rôle du rival borgne et c'était une excellente surprise, une nouvelle histoire de rédemption rondement mené et très drôle ("I’m sorry I took your eye. I’m pretty sure I feel sad about it too..."). Tandis que le personnage de Will Ferrell connaît une fin digne de lui, Kenny obtient enfin la victoire tant mérité lors d'un match de baseball d'anthologie. Oui, on a tendance à l'oublier, mais c'est sa carrière qui est à l'origine du show et ce moment tant attendu n'a pas déçu. Mais le véritable sujet de cet avant-dernier épisode, c'est la maturité retrouvé de Kenny et son face à face avec April nous rappelle tout le chemin qu'il a parcouru depuis que celle-ci lui a laissé Toby sur les bras en début de saison. Redevenu sportif acclamé, devenu père responsable, Kenny doit maintenant conclure ce chapitre de sa vie et accepter de vieillir. Il peut en tout cas compter sur Stevie, qui a su insouffler l'humour nécessaire à cet épisode au ton parfois peu léger, et dont la romance avec Maria est à la fois pathétique, touchante et ridicule. Plus qu'un seul épisode pour savourer Kenny et les multiples sourcils de son side-kick. Je vous promet une chronique à la hauteur pour célébrer l'événement. 

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Je pensais qu'avec un pitch pareil, l'épisode allait être encore plus drôle et inventif. Oui, je pense encore que HIMYM peut nous offrir des épisodes drôles et inventifs. En fait, la trilogie Star Wars était une nouvelle occasion de faire le point sur l'état actuel des protagonistes, de revisiter leur passé tout en nous donnant un aperçu de leur futur. Et ce pourrait être une excellente idée. Sauf que c'est déjà la quarantième fois qu'on nous fait le coup cette saison, que Ted est toujours coincé dans la même problématique, que les fianciailles de Barney sont peu prometteuses car on en connaît déjà plus ou moins le dénouement et que Quinn est insupportable, que Marshall et Lily sont dans une impasse en attendant le bébé et que Robin n'est utilisé qu'en arrière-plan pour grapiller quelques rires faciles. C'était divertissant mais on a connu les scénaristes plus subtiles dans leur manière de nous montrer l'évolution de Barney ou le passage à l'âge adulte du groupe. Espérons que d'ici trois ans, lorsqu'il sera l'heure pour eux de remater la trilogie, nous serons tous passés à autre chose...

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Je serais bref : c'était fun. Chaque personnage a eu son moment pour briller, Mulroney s'intégre drôlement à l'ensemble surtout lors d'un drinking game d'anthologie, Winston s'impose enfin de plus en plus semaine après semaine, la relation Schmidt/Cece est encore plus délicieuse maintenant qu'elle est assumée et je tuerais pour pouvoir épouser Zooey et m'enfuir avec elle au Mexique. Pourquoi au Mexique ? J'en sais rien. 

Nurse-Jackie-Saison-4-Jackie.jpgNurse Jackie 4x01

Tous les ans, je vous promet que j'arrête Nurse Jackie parce que malgré quelques bons épisodes et une Merritt Weaver toujours aussi parfaite, le show est une ode à l'immobilisme, aux effets de styles moches (ah, ce générique...) et au potentiel gâché de la pauvre Edie Falco. J'avais beau avoir complétement oublié les événements de la troisième saison, ma curiosité m'a poussé à regarder ce season premiere. Comme prévu, il vient nous offrir l'illusion du changement : Jackie entre en réhab, Eddie révèle à Kevin son secret, Cooper est bêtement reléguer au troisième plan, un nouveau médecin jouer par Bobby Cannavale vient secouer un peu Akalitis et l'hôpital... Et on s'ennuie toujours autant. Heureusement, Zooey et Lenny sont là pour sauver les meubles. Et le chanteur de Green Day est également présent, étrangement. Pas de quoi donner envie de poursuivre l'aventure. Pourtant, je serais sûrement là au prochain épisode. Moi aussi, je ferais mieux d'aller en réhab parce que les mauvaises habitudes sont en train de me pourrir un planning télévisuel déjà bien chargé...

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Pour ceux qui ont pas suivis, je vous résume mes sentiments à l'égard de The Big C : la première saison était un truc en dent de scies qui cachait son potentiel évident derrière tous les vilains défauts typiques de Showtime. Et la seconde saison était un petit miracle de simplicité et de justesse. Se terminant sur une poignée d'épisodes qui laissaient entrer une certaine noirceur et l'ombre de la mort dans une série où la maladie avait toujours été traité de manière trop légère selon moi. L'hiver venait d'arriver et il était temps pour Cathy d'affronter les choses sérieuses. Notre attachement aux personnages était devenu suffisamment fort pour se laisser aller à quelque chose de plus ouvertement dramatique, plus proche d'un Six Feet Under que d'un Nurse Jackie. Ce season premiere vient tout gâcher : Paul est vivant, le cancer de Cathy disparaît peu à peu, le status quo attaque de tous les côtés (même si on nous balance à volonté le "Changes" de Bowie pour donner l'illusion) et on se souvient qu'on a affaire à une série de Showtime qui veut s'installer sur la longueur plutôt que de nous raconter avec réalisme le parcours de ses personnages. Bah oui, mais cette formule ne marche pas avec un thème comme le cancer (à moins que Cathy ne se mette à vendre de la drogue avec un ancien élève de son lycée). Donc, j'étais très déçu. Bien sûr que c'est chouette d'avoir Oliver Platt dans les parages mais il aurait été encore plus chouette en fantôme. M'enfin, il est bien trop tôt pour enterrer la série. Cette lâcheté ne m'empêchera pas de suivre avec plaisir une série auquel je suis devenu très attaché ni de savourer la performance de Linney. Surtout si Lee Tergesen rejoint l'aventure. Alors malgré cette accalmie, pourvu que l'hiver soit rude et que la noirceur revienne donner toute sa consistance à The Big C. 

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The Office 8x20

Je me souviens d'une époque pas si lointaine où The Office était la série que j'attendais le plus, semaine après semaine. En particulier après plusieurs semaines d'absence à l'antenne. Aujourd'hui, j'avais presque oublié que la série a repris jeudi dernier, et j'ai regardé l'épisode sans véritable envie. C'est tragique, parce qu'elle compte toujours beaucoup pour moi. Mais comment y croire encore lorsque l'actualité du show est aussi terrible : Mindy Kaling et Paul Lieberstein envisagent de se tirer (et sont déjà absents de cet épisode), Rainn Wilson va avoir son propre spin-off à la con, l'équipe scénaristique promet un reboot à la Scrubs 2.0. pour l'an prochain et je ne vois pas comment la poignée d'épisodes restants va raviver mon intérêt. Surtout s'ils sont centrés sur Catherine Tate, toujours aussi médiocre dans le rôle de Nellie. Lui donner un passé sentimental torturé était un peu faible comme moyen de nous faire apprécier un personnage aussi caricatural, sorte de David Brent poussé à l'extrême et sans aucun pied dans la réalité. Seul le duo Jim/Dwight et les loufoqueries habituelles de Creed sont parvenus à m'amuser. Même Pam a perdu de son charme, et les scénaristes ont un tel cynisme qu'ils n'hésitent pas à la pourrir non-stop. L'intrigue secondaire n'a pas fonctionné car je me suis retrouvé du côté de Jessica et de ses amis plutôt que de celui d'Andy et d'Erin, qui apparaissent une nouvelle fois comme des gamins assez insupportables. "Welcome Party" continue de ruiner les quelques progrès effectués par l'arc en Floride et ne promet qu'une seule chose pour la fin de saison : une impasse. Triste, vraiment... Parks & Rec, tu reviens bientôt ?

Ah oui et moi aussi, j'étais convaincu pendant une minute que Stanley n'avait pas de moustache. Au moins, le cold-open était fun.

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Et je regarde toujours 30 Rock qui vient d'enchaîne deux épisodes fantastiques. Mon groupe favori ? Les Woggels !

01/04/2012

SUNDAY SUNDAY #2

Avril ! 

C'était un mois très attendu car, je crois que personne n'y a échappé, HBO nous invite de nouveau à Westeros ce soir. Oui, Games of Thrones reprend et même si je n'ai pas eu le temps d'écrire un article correct sur la première saison, vous savez bien qu'elle m'a envouté. Tellement que je suis à deux doigt de finir "A Clash of Kings", le roman, juste à temps pour savourer la version télévisée. On risque de ne pas être déçu. Et si tout va bien, je prendrais peut-être même le temps de vous en parler.

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Cette semaine, c'est surtout Mad Men qui m'a marqué, comme vous avez pu le remarquer avec une chronique assez longue mais dont je suis un peu fier. Je devrais reproduire l'exploit de manière hebdomadaire, n'hésitez pas à partager vos impressions sur cette cinquième saison (elle vous plaît la nouvelle bannière ? C'était Joan ou Tyrion de toute façon !). 

Vous m'avez proposé de faire un classement des épisodes de la semaine mais je vous avoue que avec Mad Men et Games of Thrones et Justified actuellement à l'antenne, le top 3 risque d'être un peu redondant. Par contre, je vais commencer à donner des notes à la AV Club. Si je découvre (je ne sais pas comment) que vous venez juste pour les notes et pas pour lire les articles qui vont avec, je serais pas content. Mais je vous en voudrais pas parce que c'est vrai que, par précipitation, mes chroniques sont tout de même pas folichonnes, je vous préviens. 

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Tout ce temps est bien utilisé cela dit. Vous allez voir, BILLY, ça va plutôt être mortel. Et il n'est pas trop tard pour rejoindre l'aventure. Si vous voulez passer deux mois dans une ferme à bricoler le western le plus ambitieux que notre contrée n'ai jamais vu, écrivez moi ci : billylaserie@gmail.com. 

***

community_contemporary_impressionists.pngCommunity 3x12

Oui, j'ai pas été tendre avec la reprise. Et je vais vous surprendre en vous disant que contrairement à la plupart des gens, j'ai préféré celui-ci. D'abord, parce qu'il m'a fait rire. Ensuite parce que je trouve que de confronter enfin Abed aux limites de son imagination et à la vérité, c'était un peu touchant, surtout venant de la part de Troy. Leur relation mérite d'être autre chose qu'une running joke. Joel McHale m'a vendu tout le reste avec son charisme naturel, le Dean m'a achevé, Chang m'a presque fait esquisser un sourire et les imitateurs étaient bien exploités. Bref, c'était fun. Par contre, si Chevy Chase est véritablement en froid avec Dan Harmon, il ne me manquera vraiment pas. Dommage, le final de la deuxième saison aurait été une porte de sortie parfaite pour Pierce, touchante et tout. Dommage. Espérons également que le DVD permettra de remettre les épisodes dans l'ordre parce que c'était n'importe quoi. Je suis même pas sûr que le précédent était plus accessible pour un nouveau public. M'enfin, le public est là et la série n'a jamais autant en bonne posture. Le truc, c'est que je ne suis plus aussi enthousiaste qu'avant. Bad timing. Mais ça reviendra, j'y crois. 

cougar_town_something_big.pngCougar Town 3x06

Si je n'ai pas rigolé autant que d'habitude (non, mon fou rire de la semaine, je la dois à une série bien plus douteuse, voir plus bas), c'était encore un bel effort de la part de Bill Lawrence et compagnie. Ce dernier est passé maître dans l'art du doux-amer avec montage final lumineux sans que ce soit trop dur à digérer. Et après un début de saison qui manquait parfois un tantinet de vraisemblance et de profondeur, retour à la réalité avec un bébé dans les bras de Grayson et du coup, de vrais interrogations sur sa relation avec Jules. La psy jouée par Nicole Sullivan mérite de revenir (aura-t-on une référence à Scrubs par épisode désormais ?) et Sarah Chalke s'intégre l'air de rien au cast, même au détour d'une unique scène. Tandis qu'Ellie et Bobby formait un duo raffraîchissant (et j'aime toujours passer un peu de temps auprès de l'Océan), les scénaristes sont enfin revenus sur la relation entre Laurie et Travis, celle sur laquelle tout le monde shippe à mort mais que personne ne veut voir devenir réelle. Un bon compromis est trouvé et Dan Byrd nous montre ses talents de danseur dans un final adorable. Vous voyez j'en suis presque à souhaiter que Cougar Town ait une quatrième saison plus fort que Community. Mais attendez, si vous me trouvez dérangé, ça s'aggrave ensuite, vous allez voir.  

Eastbound & Down 3x06

"As my epic comeback nears its zenith, I can’t help but look back at the low times when there was no hope or light. There’s an old expression that has guided me through the dark valleys and hazy cul-de-sacs of life — "nut up or sack up."

Comme prévu, la réunion de famille façon Eastbound & Down est mémorable. Lily Tomlin nous offre une Tammy Powers plus retenue que prévu, mais parfaite. Quand on les voit en train de partager un joint, on comprend d'emblée pas mal de chose sur l'attitude de Kenny et sur sa façon d'éléver Toby. Et quand on voit le comportement de son paternel, on se dit 1) que Don Johnson mérite de revenir à la télévision et 2) que Kenny n'est pas un si mauvais père. Surtout qu'il y a une belle scène de rédemption sur fond de bowling qui nous laisse présager un énième renouveau pour Kenny. Pour de bon cette fois. Parce qu'est bientôt la fin. Pendant ce temps, Stevie a le crâne rasé, ne ressemble à rien mais vole la vedette à tout le monde dès qu'il ouvre la bouche. Bande-son impeccable. Tension dramatique qui monte doucement derrière les fous rires. J'ai pas envie que ça termine mais j'ai hâte de voir comment ça va se terminer. 

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Justified 3x10/3x11

Il n'y avait vraiment pas de quoi s'inquiéter. Oui, les méchants sont toujours aussi caricaturaux et omniprésents. Oui, tout ce paquet d'intrigues est un foutu bordel qu'il semble impossible à résoudre de manière satisfaisante d'ici la fin de saison. Oui, Raylan mérite plus de temps d'antenne, tout comme ses collègues. Mais n'est-ce pas juste follement divertissant ? Neal McDonough qui se bat avec un katana et sombre de plus en plus dans la folie ! Le défilé des guest-star merveilleusement bien exploité qui continue (ALAN ARKIN!) ! Un Wynn Duffy qui prend de l'ampleur tandis que Dickie Bennett s'enfonce dans la loose ! Raylan qui flirte avec une serveuse à la répartie impeccable, joue de la gâchette et se fait gentiment réprimander par Papa Art ! Limehouse dont les speechs sont de plus en plus invraisemblables mais délirants ! Tout le monde s'active dans tous les sens, les alliances se font et se défont et les surprises sont légions. C'est Games of Thrones à Harlan et c'est rien que du plaisir. N'empêche, plus que deux épisodes et une barre placée très haute pour le season finale...

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New Girl 1x17/1x18

Laissez-moi parler avant de vous moquer. Oui, c'est bien New Girl qui, niveau comédie (sachant que je ne considère pas Eastbound & Down comme une simple comédie) m'a le plus conquis cette semaine. Elle est franchement, à sa manière, en train de faire le même parcours que Cougar Town ou même Parks & Rec à ces débuts. C'est-à-dire que l'on passe d'une série assez médiocre à un divertissement sympa à un rendez-vous que l'on attend avec impatience parce que l'univers du show s'étoffe, que les personnages deviennent attachants (plus seulement des gimmicks) et que l'on rit, tout simplement. Ce double épisode n'est pas valable seulement pour les apparitions impeccables de Dermot Mulroney (Friends) et Martin Starr (Freaks & Geeks, Party Down qui sont deux shows qu'il ne faut jamais oublier de citer, surtout que Lizzie Kaplan a elle aussi était la meilleure des guest plus tôt dans la saison), il est aussi valable parce que Jess est adorable et "quircky" dans le bon sens du terme, parce que la relation entre Schmidt et Cece fonctionne à merveille, parce que Winston trouve son rythme de croisière et parce que Nick devient peu à peu mon personnage favori (alors que je le détestais pas plus tard qu'il y a cinq ou six épisodes). Déjà que le quinzième épisode avec son final sur la plage sur fond de Beach House était chouette (même si c'était un plagiat de 103FM niveau bande-son), mais là, on passe à la vitesse supérieur et sans prétention, New Girl me touche de pleins de façons différentes (pas seulement à cause de Zooey et Hannah Simone, bande de perverts). Vous me faîtes confiance ou pas ? 

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The Good Wife 3x18

Aucun souci. La saison se déroule de manière satisfaisante. Comment bouder son plaisir quand Diane est enfin mise sur le devant de la scène ? Alors oui, certes, elle mériterait autre chose qu'un triangle amoureux comme intrigue annuelle. Quelque chose de plus profond, quelque chose d'aussi émouvant et intéressant que ce à quoi Will a eu le droit cette année. M'enfin bon, Christine nous vend ça l'air de rien alors pas la peine de se plaindre. Sinon, tandis que David Lee semble avoir signé pour être là de manière régulière (joie !), Michael J.Fox s'en sort toujours très bien et l'affaire de la semaine était originale et pleine de surprises. Là aussi, ça défile grave niveau guest-star sans pour autant saturer de manière trop évidente une saison qui se dirige lentement mais sûrement vers sa résolution. Et Alicia prend un nouveau visage lorsqu'elle demande son augmentation, menace de démissionner, envoie chier Kalinda ou prend des nouvelles de Cary. Et je l'adore comme ça. 

En vrac : Je regarde Luck le plus lentement possible pour ne pas épuiser trop vite mon stock d'épisodes (vous pouviez pas faire gaffe aux chevaux bordel !), mon intégrale Frasier se déroule sans encombres et je trouve cela délicieux à l'heure du thé ou le soir avant d'aller me coucher, Parks & Rec me manque, j'ai arrêté Smash et Up All Night au bout de cinq épisodes et je n'ai pas eu le temps de me poiler devant 30 Rock. J'ai aussi envie de donner une chance à White Collar sans vraiment savoir pourquoi. Alors n'hésitez pas à me dire pourquoi pour ceux qui connaissent. 

Je vais tâcher d'imaginer de nouvelles rubriques d'ici la semaine prochaine et vous, en échange, vous me laissez des commentaires d'accord ? Façon Skyblog. Et regardez Mad Men, si vous aviez pas encore compris. 

Zou Bisou Bisou. 

25/03/2012

SUNDAY SUNDAY #1

Bienvenue dans votre nouvelle rubrique hebdomadaire : SUNDAY SUNDAY !

Pourquoi SUNDAY SUNDAY ? Parce que j'aime détourner des chansons des Mama's & Papa's et que le dimanche est désormais le seul jour de la semaine où je peux trouver un semblant de temps libre. Oui, je vous avait prévenu et c'est maintenant inévitable : les reviews quotidiennes sont belles et bien du passé. Il fallait que je prenne une décision. Soit mettre le blog en hiatus complet, soit changer un peu la formule. Alors mes chroniques seront encore plus précipités et non exhaustives que d'habitude, j'aurais souvent un retard considérable sur le rythme de diffusion, mais au moins, vous aurez encore la chance de pouvoir me lire au moins une fois tous les huits jours. Je vous imagine déjà en train de passer votre dimanche à raffraîchir la page en attendant comme des fous votre dose de Dylanesque. Comment ? Oui, bien sûr que le concept est pompé sur celui de pErDUSA. Et alors ?

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Par contre, je m'engage (et je vais sûrement le regretter) à vous offrir une véritable chronique de chacun des épisodes de la cinquième saison de Mad Men. C'est la série qui est à l'origine de la création de ce blog et c'est celle que j'attends avec le plus d'impatience cette année et dont j'aurais sûrement beaucoup choses à dire. 

Si vous voulez encore plus de Dylanesque, inutile de rappeler que je suis également actif sur les réseaux sociaux. M'enfin je le rappelle tout de même : Twitter/Facebook. 

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Même si elle n'atteint pas les sommets de drôlerie ou d'inventivité de la cinquième saison, 30 Rock est en ce moment dans une bonne période. Elle n'a rien à prouver, rien de nouveau à raconter, mais parvient à trouver chaque semaine de quoi nous faire rire, de quoi décliner la même formule à l'infini en misant tout sur le timing comique de son cast. Et comme Alec Baldwin semble toujours aussi investi, c'est réussi. Son combat avec sa nemesis de quatorze ans ou sa crise existentielle alors qu'il joue à un jeu de plateau sont de grands moments qui nous font totalement oublier la redondance des questionnements du personnage. Même chose pour Liz qui a enfin trouvé une sorte de stabilité de couple avec un Marsden fatiguant, mais parvient à pimenter les choses avec l'éternel Dennis, qui fait un retour remarqué à l'occasion de la Saint Patrick. Jenna et Tracy rivalisent d'absurdité pour mon plus grand plaisir et même Kenneth remonte dans mon estime. Oui, vous avez bien entendu. Il faut dire que Hazel (pauvre Kirsten Schaal) est déjà un tel boulet que, en comparaison, j'accueille Kenneth à bras ouverts. Ses nouvelles fonctions lui permettent d'évoluer dans un registre différent et il était plus que temps. Bref, je m'amuse. Je ne me pose plus vraiment de questions. Que la série soit renouvellé ou pas, peu importe. Elle est cool en ce moment, c'est tout ce que j'ai à en dire. 

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Je n'ai pas grand-chose à dire sur le retour de Community. Je me suis surpris moi-même à ne pas avoir attendu ce jour béni avec une véritable impatience, à avoir presque oublié que NBC avait donné une seconde chance au show. J'ai attendu des jours avant de retourner à Greendale et une fois sur place, je me suis un peu ennuyé. Je n'ai pas vraiment retrouvé l'attachement habituelle aux personnages ou la drôlerie et la créativité habituelle. Je me suis senti détaché de tout et j'ai oublié l'épisode en quelques secondes. Donc je préfère ne pas en parler et attendre le prochain pour me replonger dedans avec, je l'espère, de l'enthousiasme. 

Cougar Town 3x05

Mes récents problèmes d'ordinateur ont eu au moins un bénéfice : j'ai évité tout spoiler pendant une bonne semaine. Du coup, je ne m'attendais absolument pas à cette mini Scrubs-reunion en fin d'épisode. J'étais heureux de retrouver Ted Buckland et son groupe, mais ça, c'était déjà acquis depuis la saison dernière. Mais les caméos des autres en fin d'épisode étaient délicieusement malicieux, ça m'a rappelé la même procédé utilisé par Children Hospital pour réunir le cast de Party Down. Ne pas inclure Donald Faison dans le truc, c'était peut-être pour nous faire croire qu'il aura un jour un vrai rôle dans Cougar Town ? En attendant, Sarah Chalke continue d'être adorable et de rendre Bobby intéressant. Pourvu qu'elle soit inclus au cast principal, même si j'y crois peu. Le seul petit bémol de cet épisode était de ne pas être clair concernant les intentions de Jules, qui passe quand même plus de temps à s'occuper de son ex-mari que de son futur mari. Cela ne m'empêche de toujours considérer Grayson comme le personnage le plus drôle de ce début de saison. 

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Eastbound & Down 3x05

Avec le retour de Don Johnson dans le rôle du Père et l'annonce d'une grande célébration patriotique organisé par Kenny sur la plage, je m'attendais à un épisode plutôt léger, histoire de contrebalancer un peu le ton plus sombre des épisodes précédents. Seulement, on approche à toute vitesse de la fin de série et il n'y a plus de temps à perdre. Sans transition, Kenny continue sa chute, entraînant tout le monde avec lui, que ce soit ce pauvre Stevie avec sa boule à zéro ou Bébé Toby qui va de tuteurs en tuteurs pendant que son père continue de vivre dans son monde d'illusions. Et il y a ce terrible moment de lucidité, lorsque Kenny débarque déguisé en Oncle Sam à la fête de son rival russe, ce regard qui en dit long où il réalise enfin que quelque chose ne va pas, qu'il est aveuglé depuis déjà trop longtemps. Et ça se termine en feux d'artifices. Une scène qui m'a laissé admiratif en parvenant à être drôle, jouissive, complexe, surprenante, pleine de fatalisme et de noirceur, admirablement bien réalisé... La fin est proche et il est temps pour Madame Powers de faire enfin son apparition. Lily Tomlin ??? À suivre !

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How I Met Your Mother 7x19

Si je valorise toujours les bonnes intentions et les efforts de changement opérés par les scénaristes cette saison, j'ai trouvé cet épisode très maladroit. Parce qu'il participe à cette évolution mais de manière très forcé, en tentant de nous faire avaler une histoire d'amour auquel personne ne croit et qui n'est qu'un prétexte extrêmement prévisible pour reformer le couple Barney/Robin en fin de saison, lors d'un mariage que l'on sait inévitable depuis le season premiere. En plus de n'être qu'un outil installé à la va-vite par les scénaristes pour donner nous donner de nouveau l'illusion d'une "rédemption" de Barney, Quinn est un mauvais personnage auquel il est vraiment difficile de trouver des qualités, ne serait-ce que comiques. En toile de fond, il y avait tout de même cette histoire d'appartement, qui trouve enfin sa résolution et offre une nouvelle touche de mélancolie à la relation Ted/Robin. Bon, c'est totalement incohérent d'avoir Marshall et Lily vivrent de nouveau au milieu de New York et de voir Ted oublier complétement la maison qu'il s'était construit et qui doit être à l'abandon quelque part, m'enfin ça passe tout de même comme une lettre à la poste. Autre problème de l'épisode : il n'était pas drôle (excepté le tag final basé sur l'auto-dérision qui arrive pourtant un peu trop tard pour vraiment paraître pertinent). Alors voilà : j'ai peur que, maintenant que nous sommes en fin de saison, les choses vont devenir un peu trop prévisibles et que la touche "restart" risque d'être utilisée trop souvent. 

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Justified 3x09

Première déception de la saison. Dans le sens où plutôt que de prendre mon pied, j'ai passé mon temps à me poser des questions, à remettre en cause. Des questions du genre : Est-ce que passer son temps à élaborer une histoire est plus intéressant que de raconter une histoire ? Est-ce que Quarles, Limehouse et compagnie sont traités avec trop de sérieux alors que leur aspect over-ze-top est de plus en plus flagrant ? Est-ce que Raylan torturé est aussi cool que Raylan détendu ? Est-ce que c'est dangeureux de placer autant d'espoir dans un season finale ? Est-ce que j'en avais quelque chose à foutre du sort de la toxico qui vient demander de l'aide à Ava ? Est-ce que Boyd a un peu plagié Mags Bennett lors de son grand speech devant les citoyens d'Harlan ? Est-ce que je me pose trop de questions ? Parce qu'au final, je n'ai aucune vrai raison de remettre en question tout le plaisir que je ressens devant cette troisième saison. C'était juste cet épisode, qui a mal su gérer la profusion des mini-intrigues et des manigances, qui n'a pas vraiment su faire de choix, qui était une mise en place trop grossière et moins organique et jouissif que d'habitude. Ce sont des choses qui arrivent et ce n'est pas ça qui m'empêchera de savourer la suite, même si pour le coup, elle a intérêt d'être à la hauteur. On n'est pas à l'abri du syndrome Sons of Anarchy S4. 

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Parks & Recreation 4x18

Encore une fois, le problème de la campagne, c'est que chaque opposant de Leslie est une caricature. Le journaliste interprêté ici par ce bon vieux Sean Hayes ne manque pas de drôlerie, mais il manque clairement de crédibilité. Et comme on a tout de même envie de prendre au sérieux les ambitions de Leslie, c'est très frustrant de la voir remporter autant de petites victoires sous prétexte que ses adversaires sont idiots ou unidimensionnelles (Bobby Newport va bientôt revenir pour me prouver le contraire, espérons-le). J'adore Leslie, j'adore Ben, mais leur cuteness et leur enthousiasme ne peut pas tout leur permettre. Malgré tout, cet épisode écrit par Nick Offerman était fun, en grande partie grâce à une Amy Poehler qui joue toujours aussi bien l'ivresse, et à une intrigue secondaire qui donne de nouveau le beau rôle à April, dont l'évolution cette année est belle à voir. Je suis toujours autant conquis par l'étrange couple Tom/Ann, qui étaient ici un contrepoids parfait au couple Ben/Leslie. Et puis Ron était grandiose mais cela va de soi. Il faudra attendre la mi-avril pour retrouver la série et je pense que cette pause sera bénéfique et me permettra de savourer d'autant plus le sprint final. 

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The Good Wife 3x16/3x17

J'ai adoré "After the Fall". Parce qu'il était consacré à Will, à ses frangines, à une guerre des trônes entre Eli Gold et David Lee et que j'ai passé quarante minutes divertissantes et bien ficelées. J'ai moins aimé "Long Way Home". Parce que voir Alicia à la recherche du temps perdu me semble plus redondant qu'émouvant, que le départ de Caitlin est du potentiel gâché alors qu'on avait une relation mentor/élève qui méritait mieux que ça, que Colin Sweeney a été terriblement mal exploité dans une affaire ridicule et que ni Diane ni Will n'ont eu assez de temps d'antenne. Par contre, je veux voir plus souvent le duo Peter/Cary. Je ne sais pas trop ce que la série va nous raconter pour la fin de saison mais comme Matthew Perry débarque bientôt, je suis plutôt confiant. 

The Office 8x19

Vous vous souvenez la dernière fois ? Je vous disais "Jim et Dwight sauvent la série du naufrage" et je dissertais à ce sujet pendant deux paragraphes ? Et bien "Get the Girl" se fout bien de ma gueule en reléguant Jim et Dwight à l'arrière-plan et en se concentrant sur les deux trucs les plus chiants de la saison : Nellie Bertram et le couple Andy/Erin. Mais de manière surprenante, je me suis finalement bien amusé dans ce chaos ambiant, dans cet épisode qui ne sait pas trop quoi raconter et qui du coup raconte tout et n'importe quoi, en faisant mouche parfois. Grâce à Creed, à un Robert California plutôt bien utilisé et à quelques bonnes répliques. Oui, je me contente de peu. Je me suis contenté du soleil et de l'ambiance printanière pour ne pas trop détester la perte de temps totale qu'était la partie consacré aux deux idiots amoureux. Au moins, ils sont ensemble maintenant. Prochaine étape : se débarasser de Catherine Tate. Et nous donner une raison de croire que la série a quelque chose à nous raconter en neuvième saison, alors que tout le monde fout le camp, de Paul Liberstein à Rainn Wilson en passant par Mindy Kaling et James Spader. Et les téléspectateurs. 

Voilà. Bon, je vous avoue que j'ai un peu baclé cette première édition de mon bilan hedbomadaire mais il y aura des semaines plus inspirés que d'autres, selon mon emploi du temps et ma motivation. La seule chose qui accapare mon enthousiasme (en plus de ma web-série), c'est le retour de Mad Men, point. Et je vais de ce pas revoir la fin de quatrième saison pour me remettre dans le bain. Et également prendre un bain en lisant avec beaucoup d'intérêt le troisième tome de Games of Thrones. Avril promet d'être un grand mois. 

N'hésitez pas à me proposer diverses idées pour alimenter cette rubrique : un classement des meilleurs épisodes de la semaine ? Un système de notation ? Une rubrique courrier des lecteurs ? Des chroniques de New Girl et Luck que je suis également avec intérêt ? Exprimez-vous !

15/03/2012

Séance de Rattrape [Mars]

Oui, je suis très en retard. La faute à un ordinateur qui m'a lâché pendant une bonne semaine, m'éloignant cruellement du monde des séries. Mais qui m'a tout de même permis d'avancer dans ma lecture de Games of Thrones (je suis rendu à la fin du quatrième livre) qui m'obséde depuis que j'ai maté la première saison en février (je vous en parle pas mais je chroniquerais probablement la suite dès le 1er avril). Je vais pas vous mentir, l'activité du blog ne va pas être aussi quotidienne que d'habitude ces prochains mois car la préparation et le tournage de Billy va me prendre un temps fou. Mais les retours de Community et Mad Men vont probablement m'inspirer. En attendant, séance de rattrapage, en mode accélérée. Mieux que rien, non ?

30_rock_the_tuxedo_begins.png30 Rock 6x08/6x09

Après un double épisode qui ne décollait jamais vraiment, 30 Rock revient à son format habituel et nous prouve qu'elle est tout à fait capable de remplir ving minutes uniquement avec du fou rire et de l'inventivité. Que ce soit en parodiant le Black Knight de Nolan (6x08) ou en inventant un jour férié particulier (6x09). Ces deux épisodes sont les plus drôles de la saison et s'éloignent des romances habituelles (excepté l'incroyable duo Jenna/Paul) pour jouer à fond la carte du délire référencielle. De Jim Carrey à Steve Little (Eastbound & Down), les guest-star étaient parfaitement utilisés et même Kenneth remonte peu à peu dans mon estime. Allez, j'ose le dire : "Leap Day" est le meilleur épisode de 30 Rock que j'ai vu cette année. 

Jenna : "Oh don't be so dramatic. That's my thing, and if you take it away from me I will kill myself...and then you."

Cougar Town 3x03/3x04

"Welcome to Cougar Town. Your name isn't that great either."

J'entends des choses étranges du genre "cette saison est inégale". Je vous demande pardon ? D'abord, à ce stade là, n'est-il pas un peu tôt pour juger une saison ? Ensuite, j'ai envie de dire : NON. La joie que je ressens devant Cougar Town est intacte, et même renforcé par sa très probable annulation. Je savoure chaque réplique, et l'addition de Sarah Chalke ne fait que renforcer l'équation, surtout lorsqu'elle parle français. La parodie de Braverheart et les tirades de Laurie sont les moments qui m'ont le plus marqués et je dois ajouter que Grayson est définitivement devenu mon personnage favori. La comédie que j'attends le plus chaque semaine. 

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Eastbound & Down 3x03/3x04

J'aurais aimé prendre le temps de vous narrer les dernières péripéties de Kenny Powers, de disserter sur le génie d'un personnage comme Stevie Janowski, de louer la qualité de la réalisation et de la bande originale la plus inventive actuellement à la télévision. Acclamer l'utilisation couillu de Jason Sudeikis suite à la mort de Shane et l'apparition de son frère jumeau. Faire une liste des moments les plus drôles de ces deux épisodes, du monologue de Stevie à la paranoïa de Kenny vis-à-vis de bébé Toby le sorcier maléfique, sans oublier l'apparition du Trident. Essayer de trouver toutes les références de la série au cinéma des années 70/80, en particulier Rocky. Je vous dirais juste que cette dernière saison prend un tournant plus sombre, presque ésotérique, et permet à Kenny d'évoluer tout en restant le même, d'accèder au statut de maître jedi tout en découvrant naïvement les joies de la paternité. Que c'est franchement la série la plus intelligente et drôle du moment et que j'ai de grandes attentes pour le sprint final. Peut-être que je trouverais le temps de vous pondre un article intitulé "Comment élever un enfant selon Kenny Powers". "Why are you making curses upon me? ... If I give you toy will that raise the curse? Will you stop f*cking up my life, Toby?"

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How I Met Your Mother 7x18

J'ai bien compris, grâce à vos commentaires plutôt bien argumentées, que cette septième saison d'HIMYM vous laisse plutôt indifférent. Moi, je crois bien que c'est ma favorite. Comme je l'ai déjà expliqué, c'est passionnant de voir une série en train de vieillir et de constamment devoir justifier sa présence à l'écran. Elle doit redoubler d'inventivité, expérimenter avec sa forme et ses personnages et avec un certain désespoir, répondre sans arrêt à la question "pourquoi je regarde encore ce truc ?". Les scénaristes, malgré toutes leurs mauvaises idées, sont plein de bonnes intentions et ont fait du bon boulot. Après un retour vraiment touchant sur la relation Ted/Robin, "Karma" est une nouvelle tentative   pour faire évoluer Barney. Si la strip-teaseuse m'est assez insupportable (surtout que l'on sait bien qu'il la demandera en mariage et la plantera pour les beaux yeux de Robin), les questionnements de Barney sont toujours plus intéressants que son éternel confiance en lui. L'expédition de Robin dans la banlieue était fun, et Ted continue d'être un faire-valoir de qualité.

Je ne garde pas un grand souvenir de "Karma", seulement l'impression que la septième saison continue d'avoir une belle continuité et des choses à nous raconter. 

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Justified 3x07/3x08

Là aussi, je me serais bien amusé à disserter sur les aventures de Raylan, mais j'ai passé trop de temps à attendre la suite pour analyser sérieusement ce qu'il vient de se dérouler. On est au milieu de la saison et chaque minute qui passe relie de plus en plus Raylan aux manigances de Boyd, Quarles et autre Limehouse. Les guest-star de luxe défilent à toute allure : Stephen Root, Stephen Tobolowsky, Rick Gomez et même ce bon vieux Brodie (Homicide). Le FBI, le shérrif et la police sont invités à la fête, Neal McDonough s'enfonce de plus en plus dans le registre de la folie, Art s'accapare les meilleurs répliques mais Tim parvient à lui en voler quelqu'unes, Gary fait un retour remarqué, Boyd se fait discret et laisse le champ libre à ce bon vieux Raylan pour nous montrer à quel point c'est le plus génial des cow-boy torturés. Surtout depuis qu'il vit dans un saloon et boit son whisky en écoutant de la country. "Watching the Detectives" joue sur une structure assez unique, mélant différentes investigations avec une habilité remarquable et un sens du rythme assez raffraîchissant. C'est maîtrisé, c'est complexe, c'est fun, c'est le terrain de jeu des meilleurs acteurs à la télévision, c'est Justified et c'est le genre d'événements à ne manquer sous aucun prétexte. 

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Parks & Recreation 4x17

Ce qui m'emmerde le plus avec cet histoire d'ordinateur qui ne marche plus, c'est que j'ai pris du retard sur Parks & Rec et c'est vraiment pas dans mes habitudes, moi qui fait des nuits blanches rien que pouvoir regarder l'épisode avant tout le monde (enfin de ce côté-ci de l'Atlantique tout du moins). Cela n'enlève rien à mon plaisir lorsque je finis enfin par retrouver Pawnee, mais mon rôle de fan acharné s'en retrouve quelque peu remis en question.

"Campaign Shake-Up" est une nouvelle réussite, consacré principalement à la campagne. En introduisant Kathryn Hahn dans le rôle de la directrice de campagne de Bobby Newport, les scénaristes se font pardonner de la stupidité de ce dernier. Enfin, voilà un véritable challenge pour Leslie et Ben, qui permet aux intrigues politiques de rester assez intelligente sans pour autant nous priver de Paul Rudd. Win-win situation. L'intrigue secondaire est basé autour du duo Ron/April, c'est donc forcément une réussite. Surtout que April continue d'évoluer, même en dehors de sa relation avec Andy. Qui aurait cru voir la stagiaire blasé devenir intérimaire au poste de l'éternel enthousiaste Leslie Knope ? Aussi innatendu qu'évident. La manière dont les habitants de Pawnee utilisent les fontaines à eau m'a tué et Ann continue de s'intégrer avec de plus en plus de facilité avec le reste de l'équipe.Mais "Campaign Shake-Up", c'est aussi une apparition sympathique de Carl Reiner et, surtout, le sacre de Perd Hapley, le champion de la réthorique : “Now, it’s time for our next segment…which is a commercial”.

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The Good Wife 3x14/3x15

The Good Wife continue sur son excellente lancée. Même si David Lee est moins présent, tout le rest du cast a l'occasion de briller et les nombreux invités ne sont pas en reste, à l'image de Bob Balaban ou de Denis O'Hare, mon juge favori. Cette chère Wendy s'en prend plein la gueule et on jubile lors de l'audience où Will reprend enfin le devant de la scène... juste avant de le voir quitter les locaux du cabinet dans l'épisode suivant, dans une scène d'au revoir digne d'ER. Tandis que le trio Eli/David/Elsbeth mérite un spin-off, Peter et Alicia ont de nouveau le droit à de beaux affrontements, Diane est toujours ma favorite, Cary se la joue fair-play et les affaires judiciaires sont de très bonnes qualités. Un putain de bon divertissement dans l'une de ses périodes les plus passionnantes. Qui vient d'être renouvellé pour une quatrième saison. Parfois, il faut ravaler sa fierté et dire merci à CBS... 

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The Office 8x17

Si "Test the Store" nous prouve une nouvelle fois que l'arc en Floride n'était que de la poudre aux yeux et que la plupart des personnages de la série sont devenus irrécupérables, il nous rappelle également que Jim et Dwight sont des valeurs sûres lorsqu'ils sont correctement exploités. Grâce à eux, on oublie à quel point l'ouverture de la boutique Sabre est à des kilomètres de toute réalité, on oublie que Catherine Tate est insupportable et que même Toby n'arrive plus à rendre drôle ce qui se passe à Scranton, et on se réjouit de voir Dwight remporter une promotion et de voir Jim prendre de nouveau quelque chose au sérieux, en faisant une présentation complétement improbable sur fond de Coldplay, une scène assez couillue de la part des scénaristes. La chute sans fin de Ryan procure également quelques rires (surtout qu'elle est enfin ancré dans l'historique du show) et la pizza de Stanley est le clou du spectacle. Erin, je m'en fous un peu pour être honnête.

En résumé, Wilson et Krasinski sauve du naufrage un épisode très maladroit grâce à leur énergie et ils remontent tout deux très haut dans mon estime, ce qui est plutôt bon signe pour la suite.  

Luck 1x04

Orgasme télévisuel. Il faut le voir pour le croire. Et il faut se dépêcher à le voir parce qu'HBO vient d'annuler la série suite à la mort de chevaux sur le tournage de la deuxième saison. La malédiction David Milch continue et c'est bien dommage car malgré tous ses défauts, Luck est un spectacle qui parvient à vous coller à votre fauteuil lors de grands moments lyriques sur le champ de courses ou dans l'étable avec les monologues de Nick Nolte. Bel ovni. Putain de générique. Cast fabuleux. Et déjà, une mort annoncée...

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Sinon, je continue avec un grand plaisir mon intégrale Frasier à raison d'un épisode par jour, et ils sont tous des petits modèles d'écriture comiques qui n'ont pas pris une ride. J'ai savouré Mr Show, émission à sketches culte animé par David Cross et Bob Odenkirk sur HBO à la fin des années 90. Un bilan de la deuxième saison de Portlandia devrait arriver bientôt. New Girl me réjouit sans que je grince des dents, surtout depuis les apparitions de Lizzie Caplan. "Injured" était franchement un excellent épisode et je le proclame sans honte. Je visionne à l'occasion quelques épisodes de Modern Family, Up All Night, Raising Hope et Happy Endings et je m'amuse bien devant toute la bêtise de Smash, mon guilty pleasure favori. 

Alors je ne promets pas de reprendre le rythme habituel, mais pas d'inquiètude, je suis toujours là. 

24/02/2012

Cougar Town 3x01/3x02

Il aura fallu être patient. Presque dix mois se sont écoulés entre le joyeux voyage à Hawaï qui cloturait une seconde saison exemplaire et ce retour qu'on n'espérait plus. Nous voilà donc de retour au Cul-de-Sac, une verre de vin à la main, comme si de rien n'était. Quel plaisir !

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D'emblée, la couleur est annoncée pour ceux qui s'entêtent toujours à mépriser le show à cause de son mauvais titre : non, Cougar Town n'est pas une sitcom sur Courtney Cox qui couche avec des hommes plus jeunes qu'elle. C'était le cas lors de la première poignée d'épisodes mais c'était il y a plus de deux ans alors il va falloir vous en remettre. Maintenant, nous sommes là pour passer du bon temps avec une bande d'amis, sous le soleil de Californie, avec un cast qui s'en donne à coeur joie, dans un mélange de fous rires et de justesse qui ne semble jamais vouloir s'essoufler. Le tout imaginé par Bill Lawrence et son équipe de scénaristes adepte de l'auto-dérision, des personnages émouvants et des running-jokes qui font mouche et ne vieillissent même pas. Voilà, je disais ça pour ceux qui n'était pas encore convaincu. 

Alors est-ce que ce retour est à la hauteur de la très longue attente ? OUI. C'était une très bonne idée d'attendre le season premiere pour avoir la demande en mariage, plutôt que de l'utiliser comme cliffangher à la saison précédente. Jules et Grayson bénéficient d'un traitement exemplaire : la série et leurs personnages ressortent grandis par la solidité du couple et le mariage semble alors la solution évidente. Quoi de plus fun qu'un mariage lorsqu'on a tout ses meilleurs amis décalés à proximité ? De la demande en mariage jouissive tapissée de papiers toilettes à la petite guerre entre Ellie et Laurie pour devenir demoiselle d'honneur en passant par Grayson qui va voir le père de sa dulcinée pour lui demander sa main (heureux de revoir Ken Jenkins), on a affaire à des situations vues et revues à la télévision, mais revisités avec un charme unique. 

Bill Lawrence est un spécialiste du status-quo satisfaisant (et en a prouvé ses limites avec les dernières saisons de Scrubs). Les relations entre les personnages évoluent tout en douceur, les situations sont répétés à l'infini, mais la fraîcheur est toujours au rendez-vous. Il a raison : pourquoi changer une dynamique qui parvient à chaque fois à nous faire rire et à nous émouvoir ? 

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Ces deux épisodes sont parsemés de nouvelles blagues récurrentes, de dialogues qui vont à une telle vitesse qu'il faut revenir en arrière pour doublement se marrer et surtout, de moments doux amers comme il est bon de savourer à petites doses. L'écran vert de Travis ou les "fake deaths" sont de nouvelles trouvailles au potentiel fort, et j'imagine que suite à leurs fianciailles, le bar de Grayson peut être une nouvelle alternative à la maison de Jules. En fait, si je pouvais, je me contenterais de vous balancer la liste de tout ce qui m'a fait rire. Numéro 1 : BUSY PHILLIPS !

Maintenant, la question est de savoir comment vont évoluer les audiences de la série car, bien entendu, son futur en dépend (une grosse communauté de fan ne fait pas tout). Ces deux premiers épisodes ne sont pas un reboot du show, destiné à plaire à de nouveaux venus : les relations entre les personages sont simples à première vue mais cachent un historique qu'il est bon de maîtriser. Toutefois, ils peuvent tout à fait faire changer d'avis ceux qui prenait le titre au premier degré. Il suffit juste d'y croire et de savourer le tout au présent. 

Décidément, le mardi est devenu ma soirée télé favorite : Parenthood m'offre joie et tristesse et Justified est un modèle de maîtrise scénaristique plus que jouissif. Et Cougar Town, enfin de retour, me fait rire non-stop et passer un excellent moment pendant vingt minutes. 

Et si je devais choisir, je trouve que "Sunshine State" est un titre plutôt sympa, non ?