30.11.2008

Dirty Sexy Money 2x05/2x06

dsm.jpg2x05 The Verdict

Enfin le proçès touche à sa fin. On ne sait toujours pas qui a tué le père de Nick et on commence à ne plus trop s'y intéresser. Letitia est libre, tout ça à cause des coucheries de Jeremy et Nola. Mais cette dernière a de quoi rebondir puisqu'elle s'associe avec l'incarnation du Mal, j'ai nommé Simon Elder ! Qu'il est méchant ! Impitoyable... et voilà un personnage de philantrope ambigue et mystérieux qui se transforme en grand méchant manichéen qui tire toutes les ficelles... Voilà comment les scénaristes simplifient leur show, en priant pour ne pas être annulée (en vain...).

Nick et Lisa me tapent sur le système ! Lisa doit mourir ou bien partir loin de Nick, elle est en train de bouletisser le personnage de Peter Krause ! Même chose pour Brian, un personnage plein de potentiel, mais que je ne supporte plus de voir avec son fils et Andréa, qu'elle ait un cancer ou non (ce qui est tout de même un rebondissement ridicule et mélodramatique à souhait) !

Bref, un épisode où les qualités de la première saison semblent se diluer dans le caricatural et le grotesque...

Episode 2x06 The Injured Party

dsm2.jpgMaintenant qu'elle n'est plus sous surveillance, Letitia Darling se sent pousser des ailes, et après avoir visiblement abusé de champignons (regardez son air constamment ahuri), elle fait une connerie. Par sa faute, une nouvelle intrigue ridicule débarque, concernant un personnage tout nouveau et sans réel interêt. L'actrice n'est pas mauvaise mais tout cela est ennuyeux. Je ne sais pas où elle peut mener les Darling, mais cette inconnue me laisse indifférent.

De son côté, Simon continue de jouer Satan, Brian se bouletisse en voulant prendre soin de sa cancéreuse d'ex-amante, et Lisa continue d'être stupide. Son fight avec Karen est un régal, mais il ce n'est pas suffisant. Il faut l'éloigner loin de Nick et des Darling.
Dommage parce que j'aimais ce couple dans la première saison.

En fait, j'aimais pas mal de choses dans la première saison que je ne retrouve plus du tout. La série a perdu son potentiel et ne s'assume pas, et le cast est mal utilisé. L'annulation prochaine de la série ne me fait donc pas trop de peine, car pour moi, Dirty Sexy Money se transforme de plus en plus en cas deséspéré. La fin serait-elle mieux maitrisé et agréable à regarder ? On va très vite le savoir...

 

05.11.2008

Dirty Sexy Money 2x04

2x04 The Silence

Alors que les élections américaines sont au centre de tout, Dirty Sexy Money décide d’en rajouter une couche en centrant cet épisode sur la course au Sénat de Patrick Darling. Et s’il gagne l’élection, il perd en revanche Carmelita, poussé vers la sortie par son père. J’espère que c’est la sortie définitive de ce personnage, car s’il était plutôt intéressant, il obligeait souvent Patrick à faire du surplace. Après la mort d’Helen, la disparition de Carmelita et sa victoire au Sénat, Patrick va peut-être enfin évoluer et comme il le dit lui-même, devenir un peu comme Tripp. Ecouter plus son cerveau que son cœur.

Un conseil à donner à Karen, qui est une parfaite imbécile du début à la fin. Simon la largue car elle met trop de temps à se décider pour l’épouser, puis elle vient le supplier de la reprendre, sans se rendre compte que le philantrope l’utilise à des fins personnelles, pour infiltrer le monde des Darling. J’ai du mal à avoir de la pitié pour Karen qui ne voit rien venir et qui est assez idiote pour se lancer dans un cinquième mariage…

Aucun intérêt à suivre l’intrigue de Brian cette semaine. Son fils revient, puis fait une fugue puis est retrouvé. Retour à la case départ. Dispute avec son ex pour la garde du gamin. Et on n’aboutit à rien. C’est bien la peine d’avoir donné à Brian le rôle de bras droit de son père si on le ne voit jamais agir pour la compagnie, toujours bloqué à gérer son fils. Bien aimé quand la même la réplique où le compare à un Schtroumpf ! Mais le personnage mérite tellement mieux que ce genre d’intrigue où il est tout juste bon à s’auto-caricaturer…

Après la victoire de Paddy, Tripp fait une attaque cardiaque et se retrouve à l’hôpital. Mouais. C’est surjoué et je n’en vois pas trop l’interêt. Surtout qu’il sera surement remis sur pied la semaine prochaine. Peut-être est-ce pour fragiliser le personnage, le rendre plus vulnérable.

Le reste, ça tourne en rond. Nick et Lisa font une thérapie de couple. Et Lisa reproche encore la même chose à Nick, alors qu’elle va de son côté, demander l’aide d’un Darling pour obtenir sa propre gallerie. Un Darling qui l’a déjà embrassé par le passé qui plus est, je parle de Jeremy. Lisa est donc contente, elle a sa gallerie, elle ment à Nick et fait la maline en thérapie. Bref, elle m’énerve et elle mène la vie dure à Nick…

Ce dernier a beaucoup à faire pourtant. Entre le proçès de Letitia (qui a de plus en plus l’air d’une folle à force de rester enfermée) et la campagne de Patrick, il semble désormais complétement absorbé par les Darling, et les comprend tous très bien à force de les cotoyer. Et il va réussir, par un moyen complétement tiré par les cheveux et soapesque, à découvrir le lien unissant Jeremy à Nola, ce qui est surement la clé de sa victoire dans le proçès…

J’espère que la suite résoudra très vite tout ça, car au vu de ses mauvaises audiences, la série est en sursis et ne doit pas hésiter à déployer tout son potentiel très vite. C’est maintenant ou jamais…

 

27.10.2008

Dirty Sexy Money 2x03

Episode 2x03 The Star Witness

Réusumé très rapide des événements : Nick se rend en France pour rendre visite à sa mère, qui est le témoin clé de l'affaire Letitia Darling ; Brian se rend au Brésil pour rendre visite à son fils ; alors qu'il voulait dire la vérité au public au sujet de la mort d'Helen, Patrick se ravise car son père lui fait du chantage en utilisant Carmelita ; Nola ne peut résister aux petites intentions de Jeremy, son petit ami secret ; Simon demande à Karen d'oublier Nick et de l'épouser...



Voilà de quoi bien occuper un épisode où tout va très vite encore une fois, mais où les intrigues commencent légèrement à tourner en rond.
Tout d'abord, Nick et Lisa commmencent à m'agacer. Soient ils se séparent, soient ils se réconcilient, mais voir Lisa reprocher sans arrêt la même chose à son mari, ça commence à être répétitif...
Même chose pour Jeremy et Nola. Même si leur amourette, très légère, est plutôt sympathique, et que Lucy Liu est excellente dans son rôle, ça sent un peu le réchauffé et faudrait pas que ça dure trop longtemps. Mine de rien, j'ai été moi-même ravi de voir les Weepies !
Quand à Patrick et Carmelita, même chose. Il va falloir secouer tout ça très vite où je vais bientôt décrocher... En tout cas, Tripp est génial, un peu en retrait, mais toujours aussi fourbe et jamais à court de coups bas à distribuer.

C'est triste à dire, mais le pire concerne Brian. Son voyage au Brésil n'apporte rien à l'histoire et j'aurais préferé le voir jouer le bras droit de son père. Même si c'est touchant, c'est inutile, et j'ai trouvé ça ridicule le coup du fiston caché dans l'avion. C'est pas avec ça que l'histoire risque d'avancer pour la suite...

Le gros de l'épisode tourne autour de la mère de Nick. L'actrice est bien choisie et ses scènes avec Peter Krause sont bien foutues. On sent la tension, et on développe l'histoire de Nick, qui gagne en profondeur. Mais mine de rien, je l'ai trouvé un peu trop froid Nick, manquant un peu d'humanité. Est-ce l'effet Darling ? Voir sa mère nous permet également de faire le parrallèle avec Lisa, qui risque de reproduire le même schéma si son mari continue à la délaisser pour les Darling. Dommage que l'apparition de Claire George soit un peu tiré par les cheveux, et qu'on nous serve encore une fois un ramassis de cliché sur la France.



Voilà comment remplir à fond quarante minutes, pour au final en ressortir avec pas grand chose. Et j'ai l'impression que le soap prend de plus en plus le desus sur le drama. Mais bon, on a enfin découvert la mère de Nick, on en a appris un peu plus sur la mort de son père (même si ça aussi ça traine en longueur depuis le début de la série) et comme consolation, on a eu le droit au Weepis. L'épisode se laisse donc suivre agréablement. Qu'en sera-t-il de la suite ?

12.10.2008

Dirty Sexy Money 2x02

2x02 The Family Lawyer

Nick doit organiser l'enterrement d'Ellen, qui servira de tremplin politique pour Patrick, tout en choississant le remplaçant de Letitia comme vice président de la compagnie. Parrallélement, un combat s'engage entre Nick et la terrible Nola (Lucy Liu) pour innoçenter Letitia du meurtre de Dutch. Finalement, Nick finit par devenir l'avocat de Tish et devient également son successeur dans la compagnie, à la grande surprise de tous, en particulier Brian...

Dirty Sexy Money – The Family Lawyer (2.02)

 

 

 

 

Un deuxième épisode qui a plus de rythme que le season premiere, et qui ne cesse d'enchaîner les rebondissements. À partir du moment où on accepte la balance constante entre drama et soap, c'est très plaisant à suivre ! Les ficelles sont grosses, mais on se laisse doucement surprendre par les magouilles de Tripp et Brian d'un côté, et celles de Simon et Karen de l'autre. Un peu moins par l'histoire qui sent le réchauffé entre Jeremy et Nola. Ce nouveau personnage a beaucoup charisme, le charme de Lucy Liu aidant. A voir comment elle évoluera et combien de temps elle va rester. Un peu un Simon Elder au féminin... Quand à Nick, il est propulsé héritier de la compagnie et même si j'ai apprécié ce retournement de situation, je me demande vraiment où tout cela peut nous mener... Mention spéciale à Brian, toujours aussi détestable, et meilleur personnage de la série.

Bref, Dirty Sexy Money reste toujours la série que l'on regarde avant tout pour le fun et les acteurs, en lui pardonnant ses grosses ficelles scénaristiques.

04.10.2008

Dirty Sexy Money 2x01

Episode 2x01 The Birthday Present

Après avoir vu l'intégrale de la première saison début septembre, je suis heureux d'enchaîner aussitôt avec cette deuxième saison. Dirty Sexy Money, c'est un soap moderne qui ne révolutionne pas le genre et qui ne brille pas par sa subtilité, mais qui est très sympa à regarder, grâce notamment à son excellent casting.



Cet épisode de reprise aurait du faire partie de la première saison, mais la grève l'en a empêché. On sent donc que pour un season premiere, ça manque un peu de rythme. Mais encore une fois, pas mal de choses se passent, et l'on apprend en accéléré ce que sont devenus les épisodes depuis six mois...

En 40mn on a donc : La femme de Patrick mourant accidentellement dans une crise de jalousie insensé (et ridicule !), Brian qui accomplit les tâches ingrates de son père avec grand plaisir, Jeremy qui rencontre Lucy Liu dans un bar (!) et qui embrasse de nouveau Lisa après une soirée arrosée, Nick qui découvre ce baîser et va lui-même se venger auprès de Karen, Karen utilisant Simon Elder qui l'utilise elle-même, Tripp offrant un yatch à Nick pour son anniversaire et Letitia arrêté pour le meurtre de Dutch ! Pas le temps de vraiment souffler, il faut ingurgiter tout ça et le savourer !

Pas mécontent de voir disparaître Ellen, même si sa mort est parfaitement ridicule. Cela va peut-être permettre à Patrick de s'affirmer vraiment, car pour l'instant, sous l'emprise des femmes, il n'avait pas du temps la carrure d'un futur chef d'état...
Le duo Jeremy/Lisa est encore une fois peu crédible, et j'espère que ça ne durera pas. J'en ai un peu assez de voir Lisa et Nick se disputer, toujours au même sujet. Alors soit ils se séparent définitivement (ce qui serait triste) soit ils se réconcilient pendant un long moment.

Karen a changé de coupe et son petit jeu avec Elder nous la montre plus mature. Elle va même refuser les avances de Nick car il a bu. Espérons que Simon Elder ne va pas trop la détruire en l'utilisant comme il le fait...



Brian est toujours géniale, même si un peu en retrait. À part pour raffraichir la mémoire du télésepctateur, je ne vois pas trop l'interêt de montrer son fils et de le faire partir dix minutes plus tard. Mais de voir Brian en homme d'affaire qui prend un malin plaisir à faire souffrir par interêt, c'est jouissif !

Le personnage de Lucy Liu est mystérieux et j'espère qu'il sera développé en profondeur par la suite (Jeremy s'en occupe en tout cas !)
Juliet a disparu et c'est pas un mal, même si une explication aurait été satisfaisante.
Bonne idée que le "Under Pressure" de Bowie et Mercury pour commencer la saison.

Quand à l'arrestation de Letitia Darling, c'est innatendue et je suis impatiemment de savoir la suite !

27.09.2008

Dirty Sexy Money, le bilan

Dirty Sexy Money saison 1, le bilan

Voilà, je suis arrivé à bout des dix épisodes constituant la première saison de DSM, sachant que la grève des scénaristes a raccourci le tout. C'est court, mais c'est intensif. Au long des ces dix épisodes, on a pas le temps de s'ennuyer, les révélations fusent à la manière d'un bon vieux soap, mais un soap moderne, qui est toujours en équilibre entre un ton véritablement juste et émouvant, et du racolage un peu kitch. Presque un plaisir coupable.



Les personnages évoluent chacun de leur façon, et c'est un plaisir de les suivre duper les autres et se faire duper. Des alliances se créent, des fossés se creusent entre certains membres de la même famille, et le tout est saupoudré de fils rouge qui déploient leur potentiel tout le long de la saison, de manière plus ou moins adroite. Simon Elder, joué par le classieux Blaire Underwood, vient secouer les Darling et est un personnage de nemesis séduisant et plein de ressources (à la limite du crédible parfois). Peter Krause continue de faire du bon boulot dans le rôle de Nick George, même si il est un peu plus effacé vers la fin, et qu'il semble un peu s'ennuyer parfois (c'est sûr qu'on est loin de Six Feet Under...). Tandis que Tripp continue de se battre pour garder son empire et sa famille sur pied, un explore le passé de Letitia avec des flash back nous montrant le père de Nick (ép.1x09).
Patrick est un peu le point faible de cette saison, son histoire est répétitive, et malgré le coup de feu et la disparition finale de Carmelita, il appparaît bien trop faible pour qu'on ait vraiment pitié de lui. Comment un type aussi peu sur de lui peut vouloir devenir sénateur ? A suivre...
Toujours éprise de Nick, Karen se marie puis divorce puis joue la comédie avec le terrible Simon Elder.
Tandis que Juliet devient un fantôme (à cause des problèmes de drogues de l'actrice), Jeremy m'est devenu très sympathique, il apporte de la fraicheur à la série (même si ces intrigues sont toujours un peu superficielles) et son duo innatendu avec Lisa George est surprenant. La série sait nous séduire avec des duos innatendus et sait rendre ses personnages aussi détestables qu'attachants.



On en arrive donc à mon personnage favori, l'un de ceux que je préfère actuellement à la TV : Brian Darling. L'homme de Dieu qui trompe sa femme, hérite d'un enfant illégitime, perd sa famille, s'attache à son fils pour mieux se le faire enlever de nouveau, et perd son travail à l'église. Un grand personnage, qui fait mouche à chacune de ses apparitions et qui me convaint de revenir à l'épisode précédent. Le vilain petit canard de la famille Darling. Un salaud qui sait se réléver parfois touchant (dans le superbe épisode 1x09) et qui s'avère finalement être le frère de Nick. Une rélévation très soapesque, mais bien traîté.

Je serais donc là pour voir la suite, malgré une fin de saison un peu trop baclé et enchaînant les révélations de manière un peu trop rapide à mon goût. Mention spéciale à l'épisode 1x09, très réussi. Espérons que la saison 2 continue sur cette voie, et garde ce même équilibre entre drama attachant et soap addictif, sans jamais tomber dans l'excès.

18.09.2008

Dirty Sexy Money 1x03

Episode 1x03 The Italien Banker

 

Cet épisode est dans la continuité des deux précédents, ni mieux, ni moins bien. Il tourne autour de Patrick, qui doit annoncer sa candidature au sénat lors d’un discours officiel. Mais il a bien du mal à se séparer de Carmenlita, son transexuel de compagnon, et va passer la soirée dans un bar. Nick devra aller raisonner un Patrick complétement ivre, tout en tentant de retrouver la trace du sex-tape relatant les ébats de Karen et d’un inconnu. Parrallélement, l’avocat continue la recherche de l’homme qui a tué son père, à priori le richissime Simon Elder, mais n’obtient pas l’aide de la police...

Pendant ce temps, Jeremy continue de coucher avec la pire ennemie de sa sœur jumelle, qui finira par avoir un combat en public avec celle-ci. Quand à Brian, il a du mal à cacher la vérité à sa femme au sujet du soi-disant orphelin qu’il a recueilli (qui est en fait son fils illégitime…).

 

 

La vie dissolue des Darling continue donc d’occuper ce brave Nick, et c’est toujours plaisant à suivre. William Baldwin est très bon dans cet épisode, et le personnage de Patrick, toutes en contradictions, nous montre toute ses faiblesses, finissant à nouveau par tomber dans les bras de son amant(e). Pressé de voir la manière dont ses secrets vont être révélé lors de sa course au Sénat. Karen continue de jouer les amoureuses transis auprès de Nick, et ne semble pas offusqué plus que ça de voir ses ébats diffusé sur le net. Les frasques des jumeaux me laissent un peu indifférent, et semblent un peu déconnecté du reste de l’épisode. La scène de la bagarre était trop cliché, et le jeu de Samaire Amstrong me semble un peu limité… Quand à Brian, il nous offre des scènes amusantes, car c’est toujours drôle de voir un prêtre mentir à tout le monde !

Très drôle le coup du banquier italien. Et j’aime de plus en plus la secretaire de George !

 

 

 

Même si Tripp Darling est très convaincant dans son numéro sentimental au sujet de son grand ami Dutch George, j’ai du mal à ne pas le croire coupable, je sens qu’il cache encore beaucoup de choses à Nick. La scène finale, elle nous laisse sur un peu sur notre faim, et je me demande combien de temps allons nous encore attendre (pas longtemps je pense) avant de découvrir ce fameux Simon Elder, qui semble à la source de tout les problèmes (ce qui est un peu gros d’ailleurs). A suivre donc…

13.09.2008

DOSSIER : Dirty Sexy Money

Comme j'ai repris les cours à la fac et que je n'ai pas encore de connexion Internet à mon appart, mes chroniques seront moins régulières. Je vous ai cependant concocté ce dossier après avoir regardé les deux premiers épisodes de Dirty Sexy Money.

DIRTY SEXY MONEY épisodes 1x01 / 1x02

 

Avec un an de retard, je me lance dans le visionnage d’une série lancé à la rentrée dernière sur ABC. Après Mad Men et Pushing Daisies, j’avais envie d’aller piocher une nouvelle fois dans la cuvée 2007-2008, et mon choix s’est porté sur Dirty Sexy Money pour deux raisons : la première, très simple, c’est le format de la première saison, ne comportant que dix épisodes suite à la grève et me permettant de rattraper rapidement mon retard. En second lieu, j’avais très envie de retrouver Peter Krause, qui avait été mon grand frère spirituel pendant cinq merveilleuses années, en jouant le rôle de Nate Fisher dans l’inoubliable Six Feet Under. Malgré des critiques diverses et un titre racoleur, je me suis donc lançé tête la première dans les deux premiers épisodes.

 

 

Du sexe et de l’argent, mais pas que ça !

Tout d’abord, je craignais que ce titre racoleur cachait une série racoleur, un peu à la Nip/Tuck, avec du sexe en veux tu en voilà, des scènes parsemés paillettes, le tout pour cacher les faiblesse du scénario et la minceur du propos. Et la bonne surprise de DSM, c’est que le pitch ne se résume pas à ça. Du sexe et de l’argent oui, mais pas que ça. Et pourtant, les scénaristes auraient très facilement pu tomber dans ce piège. S’ils n’avaient centré leur intrigue qu’autour de la famille Darling, le tout aurait pu très vite se transformer en soap rempli de personnage caricatural, et le téléspectateur n’aurait pas eu sa place dans cet univers luxueux et inacessible.

La bonne idée, c’est donc le personnage de Nick George : un avocat généreux et ressemblant au commun des mortels (interprêté par Peter Krause), qui va être propulsé conseiller des Darling, suite à la mort de son père dans un mystérieux crash d’avion. Un type simple, qui passe son temps à aider les autres et à s’occuper de sa famille, et qui après avoir été élevé par un père absent, toujours au chevet des Darling, s’est refusé de suivre le modèle paternel. Seulement, à la mort de celui-ci, Tripp Darling (Donald Sutherland, le père de…), figure patriarcale de la famille, réussit à convaincre Nick de rejoindre ses services. Un peu malgré lui, Nick se retrouve propulsé avocat des Darling, et va devoir régler toutes les conséquences entrainé par les caprices de chacun. Un boulot à temps plein, qui risque à long terme, de l’éloigner de sa propre famille, et de le faire ressembler à son père. Tout comme Nate dans Six Feet Under, Nick est propulsé malgré lui dans un univers qu’il a toujours rejeté. Et tout comme Nate était (du moins au début) l’élément stable auquel se raccrocher dans la névrosé famille Fisher, Nick est un type normal, auquel on se raccroche constamment à travers l’exploration de l’univers mondain entourant les Darling. Ce procédé rend le tout plus crédible, et permet au téléspectateur d’avoir un témoin extérieur, auquel il peut s’identifier plus facilement.

De plus, le secret autour de la mort de Dutch George, le père de Nick, enrichit la série d’une intrigue plus policière. Nick va enquêter, soupçonnant les Darling de ne pas être étranger à l’accident d’avion. Une enquête qui se déroule avec fluidité au cours de ces premiers épisodes, et qui permet de fouiller dans le passé de chaque personnage.

La construction de la série est donc réussi, puisque grâce au personnage de Nick et à une intrigue secondaire forte, on évite de s’enfermer dans une série racoleuse sur les frasques d’un univers parsemé de luxe et de luxure. Je pense que sans ces enjeux supplémentaires, je n’aurais pas eu envie de regarder les épisodes suivants. Car même si les Darling sont plutôt intéressant, c’est le personnage de Nick qui attire principalement mon attention pour l’instant. Comment va-il évoluer à force de cotoyer les Darling ? Va-t-il tomber lui aussi dans l’excès ou réussir à garder son intégrité ? Et surtout, va-t-il retrouver le meurtrier de son père ? A suivre…

 

 

Les Darling, une famille en or

Famille la plus riche de New York, les Darling sont à première vue une succession de clichés autour des excès de l’univers mondain. Le père qui contrôle tout d’une main de maître, la mère soumise, le politicien, la collectioneuse de maris à la mode, la superficielle, le dépravé, etc… Mais dès le premier épisode, les scénaristes réussissent à nous présenter la plupart de ses personnages de manière plus originale, en leur offrant un part d’ombre et d’humanité.

Commençons par Tripp Darling, interprêté par un Donald Sutherland tout en subtilité, un visage qui passe du sourire amical au regard foudroyant, un caractère à la fois capable de douceur et de cruauté. Un homme à la barre d’un navire qui a tendance à chavirer et qui vient de perdre son bras droit, le père de Nick. Un personnage érudit, plein de charisme et qui semble cacher de nombreux secrets, derrière ses airs aimables. Il agit comme un père de substitution envers Nick, et réussit à l’attirer (les dollars aidant) au service de son empire. Mais Nick n’est pas dupe et soupçonne le vieil homme d’être impliqué dans la mort de son père. En effet, Letitia, la femme de Tripp, a eu une liaison avec Dutch George, le vrai amour de sa vie. Elle ne le cache pas et derrière son air de femme aimante et fidèle, elle renferme elle aussi un passé mystérieux. Formant une intriguante paire avec Leticia, Tripp Darling promet donc d’être un personnage pilier, et il me tarde de découvrir toutes ces facettes. Et d’en savoir plus sur son carnet qu’il conserve précieusement. Bref, un monument qu’il va falloir escalader, au risque de tomber de haut…

De son côté, Patrick Darling, Interprêté par l’un des nombreux frères Baldwin. Daniel jouait l’incorrigible Beau Felton dans les trois premières saisons d’Homicide tandis qu’Alec nous fait mourir de rire en jouant Jack Donaghy dans la comédie 30 Rock, sur NBC. William ne m’a pas autant conquis pour l’instant mais la ressemblance est plus que frappante (quasiment troublante). Il joue le frère aîné des Darling, un politicien qui hésite à devenir Sénateur de New York, mais qui est mis sous pression par son père. Un autre problème : son amour pour un transexuel risque d’être mal vu par les électeurs (et par sa femme !). Le reste de la famille est au courant et c’est encore une fois Nick qui va devoir couvrir Patrick, qui ne peut se défaire de son (ou sa) partenaire de jeu… Une intrigue plutôt originale qui promet pas mal de tensions et un aspect politique intéressant.

On en arrive à Brian, le plus intéressant, je trouve, des Darling. Un prêtre qui derrière ses leçons de morale, possède des mœurs plutôt modernes. Il doit en effet se débarasser de l’enfant illégitime qu’il a eu avec une amante et fait donc appel au service de Nick, même s’il déteste celui-ci. Et pourtant, dès le deuxième épisode, on sent que Brian prend pitié de son fils et le ramène à la maison… J’adore ce personnage ! Glenn Fitzgerald avait déjà joué aux côtés de Peter Krause avec son rôle de cancéreux dans la saison 2 de Six Feet Under. Il prouve à nouveau tout son talent dans ce rôle pas commun.  Chez les Darling, on notera également Karen, qui va bientôt épouser un célèbre golfeur, mais qui a encore des sentiments pour Nick, son amour de jeunesse, ainsi que Jeremy et Juliet, les deux jumeaux insupportables, l’un junkie, l’autre actrice raté, qui pimentent eux aussi le travail de Nick (même si ces deux derniers sont encore trop stéréotypés à mon goût et les acteurs un peu fades).

 

 

 

Mon Verdict

Même si le pilote m’a plutôt séduit, Dirty Sexy Money n’est pas exempt de défauts. La voix-off m’a énervé, je ne les supporte plus dans les séries, marre d’entendre toujours débiter les mêmes banalités. Heureusement, elle disparaît dès le deuxième épisode. Par contre, la musique est omniprésente (une manie chez ABC) et fatigue très vite. Enfin, je pense que la série gagnerait à être moins rapide car le pilote ressemblait presque à une bande-annonce tellement ça allait vite… Cela dit, la réalisation est bien foutue et les plans de New York sont somptueux.

Bref, une série que je vais continuer à regarder tout d’abord pour Peter Krause, puis pour cette famille qui, je l’espère, va évoluer toute en subtilité jusqu’à la fin de cette courte saison. Les Darling peuvent mieux faire et n’ont pas interêt à me décevoir !