28.10.2009

Entourage 6x11/6x12

entourageFINAL.jpgFin de la sixième saison

Voilà donc la saison qui se termine, avec deux épisodes très moyens. Vraiment, je ne sais pas comment résumer la sixième saison. Il ne s'y passe presque rien. Les personnages n'évoluent pas vraiment, les intrigues souvent très médiocres s'étirent le plus longuement possible et même le cast ne semble plus y croire. C'était navrant parfois, et presque toujours agaçant. Les seuls moments qui m'ont rappelé pourquoi j'aimais la série, c'est la relation Ari/Lloyd (Ari est génial avec son paint-ball et chez le psy avec sa femme), les seconds rôles récurrents (Adam Davies, Terrence, Mme Gold) et la complicité qui réunit parfois la joyeuse troupe. Mais cette année, ils étaient le plus souvent séparés, Eric avec ses amourettes ridicules, Turtle avec Jamie et ses études qui ne servent à rien et Drama, celui qui s'en sort le mieux, avec son évinction de Five Towns. Et Vince... vous savez l'acteur, celui dont on suit la carrière... et bien il était là mais... bah il a rien fait. Rien fait du tout. Et il servait à quoi fait Matt Damon dans le season finale ?

La saison s'achève sans que l'on ai vraiment envie de connaître la suite. Eric demande Sloane en mariage (j'avais un peu envie de vomir), Ari est devenu surpuissant, Vince et Drama partent pour un tournage en Italie tandis que Turtle se fait jeter par Jamie. Il y aura une septième saison, que je regarderais probablement, mais il faudra que ce soit la dernière. Il faudra qu'elle soit mieux maitrisée et possède un fil rouge cohérent. Au moins me voilà, avec ces deux épisodes, réconcilier avec Ari Gold.

Bref, j'ai plus grand chose à dire sur Entourage, et la série ne va pas me manquer en attendant la prochaine saison...

02.10.2009

Entourage 6x10

ent-drama.jpg6x10 Berried Alive

Un épisode qui alterne sans aucun sens du rythme le "moyen sympa" et le nullissime qui donne envie de tuer la plupart des personnages. Ce que la saison 6 d'Entourage peut faire de mieux, quoi...

J'aimais bien Entourage à une époque. Les personnages étaient vraiment attachants il n'y a pas si longtemps. Et Ari me faisait beaucoup rire. Mais tout a disparu. Au lieu de ça, on a un Eric insupportable empêtré dans la pire des intrigues amoureuses de toute l'histoire de la télévision. Cette Ashley est un boulet de haut vol. Je pourrais être heureux qu'elle disparaisse, mais ça veut dire qu'on va se repayer la Sloane dans pas longtemps. En plus de ça vient s'ajouter l'assistante canon. Mais qu'est ce qu'elles peuvent bien trouver à ce nabot irlandais ? Au fait, Eric a pas un boulot, dans une nouvelle agence ? Non, parce que passer la moitié de l'épisode à s'occuper de ses histoires d'amour commencent sérieusement par m'abrutir... C'est écrit à la truelle, ça ne va nulle part et donne juste envie de se taper la tête contres les murs !!!

Heureusement, la storyline Drama/Lloyd m'a tenu éveillé, encore une fois. J'aurais aimé voir plus de Lloyd, adorable dans son costume, un anti-Ari qui sait aussi se montrer autoritaire. Et Drama dans le nouveau Melrose Place, pourquoi pas ? Je pense même qu'on prend plus du plaisir à regarder le remake de ce show que cette saison d'Entourage ! Ari n'était pas drôle et a perdu sa grandeur, ce qui est terrible à regarder. Go Lloyd, go !

Ah oui et Vince était là. Il a conduit une voiture, draguer une fille, regarder la télé et conseiller ses amis. C'est tout. Et c'est déjà pas mal, le pauvre Adrian Grenier avait dix lignes de dialogues à retenir cette semaine...

Allez, encore deux épisodes !

21.09.2009

Entourage 6x09

Entourage-Ari-Piven_l.jpg6x09 Security Briefs

Après deux semaines de pause, Entourage reprend, pour la dernière ligne droite d'une saison vraiment médiocre. Mais je dois avouer que cet épisode n'était pas si mauvais que ça et même plutôt divertissant parfois. C'est toujours de l'humour au ras des paquerettes, les intrigues sont toujours aussi pauvres, mais au moins, je ne me suis pas trop ennuyé et il y avait du rythme.

L'intrigue du stalker voleur de caleçons continue, et même si c'est globalement sans interêt, voir Drama s'agiter comme ça pour défendre son "baby bro", c'était sympa. Mais la résolution de l'enquête est un peu du foutage du gueule. On a eu une intrigue de remplissage des plus ridicules, et on se demande vraiment si Vince va faire autre chose que rester chez lui et se taper des filles jusqu'à la fin de la saison... Ok, Adrian Grenier ne mérite pas beaucoup plus d'attention, m'enfin c'est quand même autour de lui que la série était sensé tourner, non ?

La paranoia de Ashley la boulet et de Turtle à la fac n'avait pas beaucoup plus d'intérêt mais n'ont pas pris assez de temps d'antenne pour réellement me foutre en rogne. C'est marrant, je viens de regarder "Community", la nouvelle comédie de NBC, où il était également question de fac et de référence à "Breakfast Club". Tiens, Andrew Klein est toujours là, je le croyais en prison... On notera aussi le caméo de Zac Efron, même si c'était vraiment histoire d'attirer le spectateur (enfin l'adolescente de 12 ans) pour pas grand chose...

La meilleure intrigue, c'était celle concernant Ari/Lloyd. Le duo est ce qui m'amuse le plus dans la série depuis au moins deux saisons, et c'était un peu triste de le voir exploser. Frustré par sa situation, l'assistant décide d'accepter la proposition d'Adam Davies (pire némesis d'Ari) : devenir un agent, enfin. La scène de démission lors de l'accident de voiture était franchement intense et pour la première fois depuis très longtemps, je me suis senti concerné par un personnage d'Entourage. J'espère que la suite de cette intrigue sera à la hauteur !

01.09.2009

Entourage 6x08

entourage_drive.jpg6x08 The Sorkin Notes

Toujours le même constat. C'est mal construit, c'est pas drôle, on s'ennuie, les intrigues n'ont aucun interêt et les personnages sont de plus en plus fatiguant... Alors oui, Entourage ça a tout le temps était comme ça, mais à une époque, ça avait beaucoup plus de charme, non ? C'était fun, la bande à Vince était attachante et Ari hilarant...

Pour faire vite, on revient sur l'affaire Andrew Klein (que je croyais pourtant fini). La vie privée de l'agent est un désastre et sa femme est pas contente. En plus, il doit signer Aaron Sorkin mais fout tout en l'air et atterit en prison. Ari fait tout pour arranger le coup et au final, Sorkin accepte de signer. Tout cela était du grand n'importe quoi, mais au moins, c'était pas non plus l'ennui complet. C'était cool de voir ce gros con arrogant de Sorkin (qui est quand même le scénariste le plus génial de la décennie selon moi). Petite référence à The West Wing, sympa. Mais alors Andrew va rester en prison maintenant ? Ca veut dire qu'on va pouvoir passer à autre chose et ne plus voir son hystérique de femme ? Chouette !

Ensuite, on a Eric. Et là par contre, y a rien à récupérer, son intrigue est à chier ! Je comprends pas ce que les scénaristes veulent faire du personnage cette année ! Ashley, Sloane, Ashley, Sloane, Ashley... et on parle même plus de son nouveau boulot qui était pourtant une intrigue bien plus enthousiasmante pour lui (voir l'épisode précédent). Ca m'embête de voir un personnage que j'aimais bien devenir un tel boulet. Ces histoires redondantes dont on ne voit jamais la fin plombent la saison, qui n'avait vraiment pas besoin de ça... Faudrait que Sloane tue Ashley et finisse en prison avec Andrew. On l'oublie un moment, et puis Eric aura qu'à aller la chercher à la fin de la série, l'épouser, et puis tout le monde est content...

Ah oui, j'allais oublier, le voleur de caleçons coure toujours ! Tout le monde est aux alertes, Vince est sous haute protection, c'est de la folie... N'importe quoi. Bon, j'avoue que Drama a eu quelques bonne répliques ("Turtle, can you tell me a story ?"), mais sinon, c'est quand même du gros remplissage. Vince n'aura décidément aucune intrigue concernant son boulot d'acteur cette saison, et c'est à peine si on le remarquerait s'il disparaîtrait. Nous faire tout le coup de la protection renforcé pour trouver une carte d'identité sur le canapé, c'était bien navrant aussi. Ca, c'est du cliffangher de malade...

Allez, faut que je me calmes, que je regarde les deux derniers épisodes tranquille et que j'oublie cette saison ridicule...

28.08.2009

Entourage 6x06/6x07

entourage-season-6-poster.jpgEpisodes 6x06 et 6x07

On arrive à la moitié de saison et les scénaristes se rappellent qu'ils ont des personnages à faire évoluer et des intrigues à construire. Même si c'est traité sans aucune saveur et que ça n'aura servi à pas grand chose, on semble conclure l'histoire du collègue d'Ari (dommage pour Gary Cole). On n'en sait pas plus sur la futur promotion de Llyod, plutôt en retrait, et Jeremy Piven n'hérite pas de répliques hilarantes (ce qui est quand même l'une des raisons qui me poussent encore à regarder le show). Le défilé de guest star continue avec le retour de Bob Saget, qui joue encore une fois les obsédés sexuels, ce qui est plutôt amusant, il faut l'avouer.

Et enfin, Eric évolue ! Pour combien de temps, je n'en sais rien. Mais sa relation sans intêrêt avec Ashley prend fin (d'une manière tout à fait convenue) et il accepte un nouveau poste dans une grande agence dirigé par Murray. Sympa sa première journée, son collègue arrogant, l'assistante canon jouée par Kate Mara. D'ici la fin de la série, le petit Murphy va-t-il se transformer en grand Ari Gold ? A suivre (ou pas)...

Même Drama a une intrigue pas trop mal, qui le sort un peu du rôle de bouffon de service. A voir comment cela va aboutir, va-t-il perdre son rôle dans "Five Towns" ? Turtle a donc repris les études, on voit un peu Jamie, tout va bien pour lui. Et Vince ne sert à rien, normal c'est le héros du show. Grâce à lui, on a quand même l'occasion de mater des filles ravissantes, alors ne crachons pas là dessus.

Ah oui, et un super cliffangher avec le mystérieux voleur de caleçons ! Si avec ça, Entourage ne finit pas cette saison en beauté... Notez l'ironie dans ma voix. Deux épisodes qui ne sont pas complétement mauvais, y a même une légère amélioration, mais bon, faut pas déconner, c'est pas de bonne qualité non plus... Juste divertissant. Entourage, quoi !

12.08.2009

Entourage 6x05

E.jpg6x05 Fore

Ma critique sera brève… Un épisode pour rien. Sympa à regarder, mais complétement inutile. Vince et compagnie passent la journée à jouer au golf pour une organisation caritative. Vince est transparent, Drama est un gros boulet, Turtle est jaloux d’un ex de Jamie et Eric… me fatigue. Il passe du bon temps avec Ashley mais il lui suffit de passer une journée en compagnie de Sloane pour tout remettre en question. Et se tromper en appelant Ashley… Sloane ! Ah oui, il refuse également une grosse promotion et continue de tourner méchamment en rond. Moi qui l’aimait beaucoup au début de la série, j’avoue ne plus savoir quoi penser du nabot irlandais tellement ces histoires de cœur sont navrantes et répétitives…

Ari garde comme d’habitude les meilleures moments de l’épisode, grâce à Jeffrey Tambor (George Senior dans Arrested Development), son partenaire au golf, toujours aussi drôle et névrosé. Et Lloyd est amusant, un peu. Mark Walhberg refait une apparition, c’est le producteur du show, mais il semble peu concerné, c’est dire à quel point Entourage a perdu de l’interêt…

 C’est bien mince tout ça, pas grand-chose à se mettre sous la dent, ça commence à être inquiétant maintenant. La saison six patine vraiment dans la semoule…

10.08.2009

Entourage Saison 6

Et c'est reparti pour un tour...

HBO lance cet été la sixième saison d'Entourage. Les cinq premières, comme je l'ai déjà expliqué en long et en large, ont alterné entre le bon (entendez divertissant) et le mauvais (entendez vraiment lourd). Mais comme c'est la série idéale pour se détendre l'été devant son écran, je suis encore au rendez-vous !

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Et les défauts sont encore les mêmes... Les personnages ne sont qu'une caricatures d'eux-mêmes (en particulier Drama), Vince a autant de charisme qu'une huitre et Ari en fait des caisses... Mais là où ce dernier à le mérite de nous faire rire, les autres deviennent vraiment agaçant... Seul Turtle s'en sort plutôt bien. Son personnage reprend ses études, a une relation simple et sympa avec la fille de Tony Soprano et ça me suffit. On expédie vite le film de Scorcese, qui n'est qu'un pretexte pour remettre Vince sous le feu des projecteurs après l'échec de Medellin. Eric hésite entre Sloane et Ashley, et on s'en fout. Drama joue toujours dans son show et ne me fait plus vraiment rire. Gary Cole joue un agent à la vie privée dissolue ce qui donne à Ari l'occasion de briller, mais devient vite redondant. Et enfin on a Lloyd qui fait tout pour avoir une promotion. Son duo avec Ari est l'une des dernières choses qui m'amusent vraiment... Le reste, c'est baillement...

Les quatres premiers épisodes peinent donc à lancer de véritables intrigues (à moins que l'on considére Vince découvrant Facebook une intrigue...). Les guest du genre David Schwimmer font plaisir à voir, mais reste superficiel. On sent une envie de changer la donne en faisant bouger Eric, en faisant sortir Turtle de sa carapace (facile...) mais on sait que tout reviendra à zéro un jour ou l'autre. Seul la complicité naissante entre Ari et E fait plaisir à voir et souligne un semblant d'évolution...

Malgré tout, ce n'est qu'un divertissement et ça me convient. Mais c'est clairement de moins en moins déléctable et de plus en plus redondant...

29.03.2009

Entourage, le bilan

entourage-1.pngEntourage, cinq saisons plus tard

Voilà, j'ai terminé mon visionnage des cinq premières saisons d'Entourage. Il m'a fallu un mois seulement tant ces épisodes se dégustent rapidement, comme de légers bonbons sucrées. Avec Entourage, on se prend pas la tête, pas besoin de trop réfléchir, de trop s'investir. Il suffit de s'installer devant les aventures de Vince et sa bande, et de se détendre. Je n'aime pas Entourage pour la qualité de ses scénarios, pour sa qualité visuelle ou son originalité, puisque rien de tout ça n'est comparable à ce que la chaîne cablée nous a habitué jusque là. Non, je regarde Entourage pour passer un bon moment et me divertir. Lors de la deuxième saison, j'étais encore sous le charme, convaincu que la série avait un grand potentiel. Mais j'ai vite compris que tout cela tournait un peu en rond, que les personnages avaient une légère tendance à s'auto-caricaturer (Mister Gold en particulier) et que le potentiel de la série ne sera jamais exploité à fond. Tant pis. Prenons la série comme elle est et amusons nous !

Commençons par les personnages. Comme je l'avais prédit suite à la première saison, ce n'est pas Vincent Chase le héros de la série, mais bien Eric Murphy, son manager et meilleur ami. C'est le plus attachant et le plus proche du public, puisque c'est par lui, par ses yeux innoçents, que nous ait présenté le monde perverti d'Hollywood. Même si le personnage est agaçant parfois à force d'être trop coincé, il est indispensable. Tout comme Vincent Chase, mais celui-ci est trop transparant pour être réellement attachant. Changeant sans arrêt de personnalité, ne sachant pas prendre de décision et refusant d'évoluer, c'est le point faible d'Entourage. Même lorsqu'il traverse une période de doute après l'échec de "Medellin", il est fatiguant et on se dit même qu'il est un mauvais acteur (peu expressif en tout cas). Il n'a que son physique pour lui.

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Heureusement, la série ne tourne pas essentiellement autour de lui et ce sont ceux qui l'entourent et qui gérent sa carrière qui nous intéressent. Eric donc, mais également la bande de bras cassés formé par Drama et Turtle. Les deux personnages qui apportent légéreté aux épisodes, même si on rit souvent jaune. Ils étaient amusant au début, mais à force on se lasse. Les acteurs sont limités, en particulier celui qui interprête Johnny, et les situations sont souvent assez navrantes. Soit ça passe et on s'amuse beaucoup, soit ça casse et on est gêné devant tant de pauvreté scénaristique (en particulier lors de la quatrième saison). Drama, on aime ou on aime pas. Mais c'est un personnage original et à la personnalité tellement marqué qu'il peut autant nous agacer que nous délecter de ses répliques bien à lui et de ses expressions favorites ("Victory !!!"). Il a une théorie sur tout, mais parle plus qu'il n'agit réellement. Cela dit, Turtle et Drama ont beau avoir leur défauts, ils sont essentiels dans la série car il forme avec Vinnie et E un quatuor véritablement attachant. Les meilleures scènes sont celles qui réunissent les quatre compères et Entourage apparaît avant tout être une série sur bandes de potes qui passent du bon temps (et nous avec). Les intrigues séparés sont beaucoup moins convaincantes.

Autour de la bande de potes, on a toute une série de personnages qui participent à la cohérence de la série. L'agent Ari Gold en tête. La star du show. Porté par un Jeremy Piven qui oscille toujours entre le surjeu et l'enthousiasme contagieux, c'est une boule de nerfs qui hérite des meilleurs répliques et qui donne à chaque épisode son petit show habituel. Alors soit c'est absolument génial et on est plié en deux, soit on a envie de lui mettre une camisole de force et de l'enfermer à vie dans une pièce sans issue. Ari Gold joue dans les extrêmes et même si il a du mal à évoluer au bout de cinq saisons, il est toujours indispensable pour mieux comprendre les coulisses du business hollywoodien. Après une délicieuse Samaire Amstrong en première saison, Ari Gold a hérité du toujours enthousiaste homosexuelle asiatique Lloyd comme assistant personnel. Et le duo fonctionne très bien, même si l'acteur qui joue Lloyd est dans la caricature la plus complète. C'est toujours un plaisir de voir ces deux là échanger des répliques, et de voir comment une complicité s'est créer entre eux. Pareil pour Ari et sa femme, même si je préfère quand Ari évolue dans le monde de son travail, plutôt que sa vie privée. La série n'est jamais aussi bonne que quand elle se concentre sur Hollywood plutôt que sur la vie amoureuse des personnages. Toutes les filles de passage et les guest superflues n'apportent rien de neuf à l'ensemble. Seul les personnages secondaires comme Shauna, Dana Gordon, Josh Weinstein, Bob ou bien sûr le réalisateur Billy Walsh sont convaincants et nécessaires à l'équilibre du show.

Les cinq saisons sont inégales, alternent entre le jouissif et le navrant, mais toujours avec un certain panache et un bon sens du rythme qui permet de ne jamais s'ennuyer, même dans les passages à vides et les épisodes les plus prévisibles. Le mot d'ordre c'est d'être cool. A l'image de la BO, du paysage et des personnages. Qu'importe si la saison 4 est vraiment pas terrible, si les films de Vincent sont vraiment mauvais (Medellin qui massacre l'histoire de Pablo Escobar, Aquaman qui ridiculise le travail de James Cameron ou bien Five Towns, la série de Drama). Qu'importe si Ari Gold en fait des caisses, ne boudons pas notre plaisir. Ce que je préfère dans Entourage, c'est ces moments ou les personnages sont complices, qu'on sent la passion et l'amitié qui les relie. Il y a eu de très bons épisodes et de très bons moments tout au long de ces cinq saisons (les meilleures sont la première et la dernière) et je serais au rendez vous devant la sixième et ultime saison pour retrouver Entourage. Parce que c'est le meilleure des guilty pleasure !

28.02.2009

Entourage Saison 1

entourage.gifEntourage ou l'art d'être léger

Tout d'abord, je voulais m'excusez pour l'aspect irrégulier de mes chroniques ces derniers temps. J'ai passé du temps à m'occuper de The Shield et d'Urgences, mais c'était à l'époque où ma connexion Internet fonctionnait correctement. Désormais je suis dans l'obligation de poster moins souvent. Je m'en excuse. Je continue bien sûr à chroniquer chaque épisode de l'ultime saison d'Urgences, ceux de The Office, 30 Rock, Flight of the Conchords et bientôt de la troisième saison de Breaking Bad. Mais pour ce qui est d'Entourage, la nouvelle venue du site (merci à Tao pour cette découverte !) je vais devoir me contenter de bilan de saisons plutôt que du épisode par épisode. En même temps, j'aurais eu du mal tellement j'ai enchaîner rapidement les huit épisodes de cette première saison, diffusé en 2004 sur HBO.

Bon je l'avoue tout de suite, ce n'est pas la série du siècle et HBO nous a habitué à une plus grande finesse d'écriture. Cela dit, l'ambition d'Entourage n'est pas de nous proposer des scripts en béton, ni un drame existentiel puissant. Non, c'est juste de nous faire passer un bon moment. C'est juste d'être léger, cool, sans prise de tête. Agréable. Et ça c'est gagné ! Dès le pilote on est conquis (si on met de côté le générique vraiment laid et agaçant). On suit les aventures de Vince, un jeune acteur plein de panache qui débarque à Hollywood avec sa bande de potes : son meilleur ami Eric, manager maladroit en amour ; Johnny Drama le frère acteur has-been et Turtle l'homme à tout faire qui a toujours un plan foireux à proposer. Ils sont tous attachant et forment une bande d'amis avec lequel on a envie de passer toutes nos journées. Impossible de s'ennuyer au rythme de leurs folles après-midis sur les plages californiennes ou leurs soirées déjantés dans les clubs VIP. La série se veut une vision décontracté du rêve américain et de la machine hollywoodienne. Cela permet l'intrusion de nombreuses guests (Scarlett Johnasson, Jessica Alba, Jerry Seinfeld, Mark Walhberg également producteur du show) et le décor d'Entourage ajoute une bonne dose de fun et de coolitude. Sans oublier les seconds rôles, tous excellents, avec en tête Ari Gold, l'agent de Vince, personnage déjà culte par sa répartie et son grain de folie (et l'interprêtation impeccable de Jeremy Piven). Eric reste mon personnage favori, le plus attachant, celui qui est le plus proche du public et qui réussit encore à garder la tête froide. Pour combien de temps encore ? La bande d'amis va-t-elle résister malgré le succès et tout les parasites qui tournent autour de Vince ?

Ce sont des questions qui planent à la fin de cette première saison (trop courte), qui voient Vince embarquer New York pour tourner "Queens Boulevard", un film indé qui lui tient à coeur. Huit épisodes, c'est trop peu, tout comme vingt minutes. Bien sûr cela donne du rythme aux épisodes, mais ne permet pas d'appronfondir assez les différents intrigues. C'est dommage, c'est pourtant ce qui pourrait donner au show une dimension plus abouti. Mais on ne boude pas son plaisir parce que c'est léger, écrit avec suffisament d'humour et continuité pour fonctionner et agrémenter d'une bande son pas mal du tout (Kings of Leon, Franz Ferdinand, etc...). J'espère que la deuxième saison continuera sur cette lancée et fera passer la série à la vitesse supérieure. Et j'aimerais bien également que Vince est un peu plus de personnalité !

Entourage est une friandise addictive, qui si elle ne brille pas par son originalité et sa réalisation, possède un univers qui permet à chaque fois de passer un excellent moment.