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23/03/2014

DylanesqueTV S06E10

COLD OPEN / Après un fou weekend de montage qui promet une 3ème épisode de ZIM dont je suis très fier (le 6 avril !), je me retrouve avec du temps sur les bras pour pondre un dixième numéro du bilan dominical. Je pourrais aller profiter du soleil mais je me sens pas vraiment très bien pour un tas de raisons que je vous épargnerais (il faut vraiment que j'ouvre un blog "carnet intime"). Je vais plutôt vous parler de mes meilleures amies, les séries, qui m'ont gentiment réconfortés. 

Ah oui et c'est le printemps alors un nouveau design s'impose. Comme tous les ans à la même époque, c'est Mad Men en guise de déco. 

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LE TOP 3

1) The Good Wife S05E14 A Few Words / Je vous invite à lire ou relire ça

2) Parenthood S05E18 The Offer / Moins bruyant que l'épisode précédent mais tout aussi émouvant. J'ai même pleuré pour de vrai et ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps devant la série. Cette scène dans la voiture où Max se met à pleurer dans les bras de Kristina qui pleure m'a fait pleurer, forcément. Max Burkholder a beaucoup de talent et livre ici l'une de ses meilleurs prestations. Encore une variation autour de l'Asperger sans que cela soit redondant, sans que cela perde en justesse (et je commence à aimer le type d'Happy Endings, finalement). À côté de ça, les intrigues habituelles se poursuivent mais avec l'impression d'assister à un traitement en profondeur plutôt qu'à ses scénaristes qui tournent en rond. Je savais bien que la séparation de Joel et Julia allait affecter leurs enfants et c'était aussi poignant que prévu de voir comment ça peut chambouler Victor. Avec le coeur brisé que je me trimbale en ce moment, j'ai aussi pu beaucoup m'identifier à Hank et à ce qu'il reproche à Sarah, et cette conclusion où, forcément, il ne peut s'empêcher de la rejoindre. Le tour de chant d'Amber et Drew était plus léger mais c'est toujours chouette de voir ces deux-là passer plus de temps ensemble (chouette et un peu étrange car ils ont une telle alchimie que je commence à me poser de drôles de questions). Et moi non plus, je n'ai pas hâte de voir la maison de Zeek et Camille disparaître. Je n'ai pas envie de voir Parenthood disparaître. 

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3) Parks & Rec S06E18 Galentine's Day / L'annonce faite par NBC cette semaine du renouvellement de Parks & Rec est une excellente nouvelle. Une dernière saison raccourcie permettra aux scénaristes de conclure comme il se doit la série, en nous laissant sur une excellente impression (et pas seulement un bon épisode final, comme The Office). Une bonne impression car franchement, si la qualité actuelle du show est maintenue, il n'y aucune raison de s'inquiéter. Cette deuxième moitié de saison est la plus vivace et excitante qu'a connu Pawnee depuis... avant la campagne de Leslie. Le départ de Chris et Ann a fait un bien fou à tout le monde, et je préfère mille fois voir Jerry (euh... Larry !) et Donna prendre la place qu'ils méritent, surtout que leur utilisation est parfaite. La paternité de Ron est bien exploité, Leslie est en pleine forme, Ben a retrouvé un bon rythme de croisière et même Tom montre un nouveau potentiel. Seul Andy et April sont toujours un peu relous et cantonné aux mêmes notes comiques et émotionnelles, mais il est encore temps de leur offrir un semblant de renaissance. Cet épisode était la symbiose parfaite de tout ce qui fonctionne actuellement avec la série et j'ai hâte de voir comment va se dérouler ce festival.  

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LE PILOTE

Review / Bon, je triche car j'ai dépassé le stade du pilote et dévoré déjà les trois premiers épisodes de ce remake d'une série australienne, diffusée sur Comedy Central depuis le début du mois. On y retrouve Andy Daly (Eastbound & Down) dans le rôle de Forrest McNeil, un homme dédié à expérimenter toutes les possibilités qu'offre la vie pour pouvoir ensuite les noter et aider les téléspectateurs de son émission : "Aller au bal de promo", "Devenir raciste" ou "Manger 30 crêpes", tels sont les défis qui lui sont lancés. Pour l'instant, c'est le pilote qui m'a le plus fait rire et rire est un euphémisme. Le concept est très bon, Daly excelle dans le rôle et le toutéliage est véritablement ce qui fait la force de la série : le fil rouge de son addiction à la cocaïne est un petit tour de force. Et la voix-off me rappelle étrangement Arrested DevelopmentJe vous conseille également le troisième épisode, qui mêle le divorce et les crêpes de manière surprenante. Ceux qui n'aiment pas le "cringe-worthy" (littéralement : grincer des dents) passeront leur chemin, moi j'adhère complètement.  

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ET AUSSI

Honnêtement, tout le monde était plus en forme cette semaine et je n'ai pas de flop à déclarer (si ce n'est un Workaholics écrit à la va-vite et franchement dégueulasse, mais qui ne vaut pas la peine qu'on s'attarde dessus). Dimanche dernier, Girls a poursuivi sa bonne lancée en détruisant peu à peu la vie d'Hannah de manière plus émouvante que prévue. Shameless continue de nous offrir sa saison la plus solide, celle où je suis le plus investi dans la vie des personnages, tous sans véritablement d'exceptions. Croyez le ou non, j'ai également pris du plaisir à regarder HIMYM car on sent que Bays et Thomas ont pris soin d'offrir une belle conclusion à tout le monde (en même temps, ils ont eu neuf ans pour réfléchir à ça, c'est la moindre des choses). Pas de New Girl cette semaine mais un Cougar Town très réussi, comme à chaque fois que Ken Jenkins est de la partie. Brooklyn 99 nous a également pondu quelque chose de très solide et drôle, elle se positionne définitivement comme l'héritière de Parks & Rec. 

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Justified ajuste peu à peu ses problématiques et s'il est trop tard pour nous faire oublier que la cinquième saison était inégale au possible, il est encore temps de nous faire passer une bonne dernière ligne droite (en espérant juste ne plus refoutre les pieds dans cette maudite prison). La deuxième partie de Donjons et Dragons de Community était moins inspiré que la première, malgré la présence de David Cross et d'effets visuels sympa mais Jonathan Banks continue de vraiment s'imposer dans le groupe et les deux épisodes précédents étaient délicieux. Après Steve Buscemi, c'est au tour de Jeff Goldblum de faire le show dans le dernier Portlandia et Enlisted m'a beaucoup manqué. Voilà le topo. Non, franchement, pas de quoi se plaindre.  

Sachez également que je viens de me replonger dans Battlestar Galactica et dans LegitLes deux n'ont rien en commun si ce n'est que j'avais à peine fini leurs premières saisons. La première, je m'y remets car je suis actuellement sur un projet de SF. La seconde, car je m'ennuyais. Et dans les deux cas, je suis diverti mais pas suffisamment inspiré pour vous en parler plus longuement. 

Et il faut vraiment que je rattrape mon retard sur Hannibal et The Americans. On en reparle. 

LA RÉPLIQUE

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LA VIDEO

 

 

17/02/2014

DylanesqueTV S06E09

COLD OPEN / Alors, ça vous a plu ZIM ? Merci pour vos quelques retours, très sympathiques. On travaille à la suite pour qu'elle débarque début mars. C'est pas encore gagné mais on fait de notre mieux parce que, mine de rien, on est plutôt fier de notre coup et ce n'est pas l'indifférence polie habituelle qui nous fera changer d'avis. En attendant, février suit son cours et alors que ça aurait pu être un mois de disette à cause de ces horribles J.O., j'ai réussi à bien m'en sortir et à découvrir un tas de choses très bien. Suffisamment pour que je trouve cinq minutes pour vous en parler. 

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LES PILOTES

Quand j'ai vu qu'Amazon s'associait avec des gens biens pour sortir des pilotes, ma curiosité a repris le dessus sur ma frilosité habituelle. Attention : j'ai pas non plus tout regarder, faut pas déconner. Non, juste les deux projets aux pitchs les plus excitants à mes yeux et avec des faiseurs de télévision que j'affectionne.  

Transparent / On se remet jamais vraiment de Six Feet Under. J'en parlais encore l'autre jour avec un pote à qui je l'avais fait découvrir et qui fait découvrir la série à un autre pote. Son empreinte ne s'évapore pas comme ça et on a beau chercher, il est dur de lui trouver un véritable successeur (même s'il y a plein de très bons candidats, Shameless est en train de le prouver en ce moment même). Alors quand Jill Soloway, scénariste d'épisodes comme "I'll Take You" ou "I'm Sorry, I'm Lost" nous pond une histoire de famille où le cancer du père est remplacée (en quelque sorte) par la transsexualité du père, je m'interdis de louper ça. Surtout que le père, c'est Jeffrey Tambor (Arrested Development, Bent), encore plus marquant dans le registre dramatique que prévu. La scène autour du repas où il est incapable d'avouer la vérité à ses enfants et son monologue lors de sa réunion entre femmes, il était beau à pleurer. C'est chouette aussi de voir la miss Hoffman dans un rôle moins névrosée (un peu moins disons) que d'habitude et d'avoir un cast formant une famille aussi atypique qu'attachante en une poignée de minutes.

Transparent ne raconte rien de nouveau, n'a pas de concept hors du commun, sa réalisation est sobre mais elle réussit quelque chose de pas toujours évident : parler de la vie. Voir ce genre de chronique familiale trouver son ton dès le début, c'est rare et on m'avait pas ému aussi sincèrement depuis longtemps. Depuis Enlightened ? Tout comme la série de Mike White, on est pas loin d'un film de Noah Baumbach pour les portraits tout en justesse, l'humour à froid et la facilité déconcertante avec laquelle ont peut s'identifier à des personnages bourrés de défauts. Merci Jill et à bientôt...

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Mozart In The Jungle / Deuxième tentative et deuxième gros coup de coeur. Là aussi, la team à l'origine du projet a toute ma confiance : Sofia Coppola et Jason Schwartzman, deux collaborateurs de Wes Anderson, autant dire que je signe sans trop hésiter. Et puis j'ai toujours voulu aperçevoir Gael Garcia Bernal dans une série, il est à jamais dans mon coeur grâce à La Science des Rêves. Bien sûr, la musique classique (car c'est de ça dont il est question : d'un orchestre prestigieux et de ses membres en plein renouveau), ça apparaît peu excitant à première vue et puis on se rappelle que FNL nous avait parlé de sport au Texas pendant des années alors bon. Comme prévu, ce pilote est truffé de personnages qu'on aime immédiatement, de trouvailles visuelles et d'humour malicieux. Et puis il y a cette comédienne principale, Lola Kirke, dont je suis déjà amoureux, et qui nous entraîne dans ce monde original sans qu'on ne s'ennuie une seconde. Ce n'est pas sans rappeler un certain Slings & Arrows dont je vous reparle plus bas et on pense forcément à Girls face à cette jeunesse qui se démène pour exister via une expression artistique (enfin on pense surtout à Hannah et Adam en vérité). Me voilà donc paré pour l'immersion, prêt à suivre Bernal cabotiner, à voir Kirke évoluer et à apprivoiser tout un orchestre. 

LE FLOP

House Of Cards S01E01 / Le tapage médiatique autour de la deuxième saison et un certain ennui dominical m'ont forcé à recommencer pour la troisième fois le pilote de House of Cards. La première fois, je sortais d'une grosse déception avec Boss et n'avais pas eu le courage de commencer. La seconde fois, j'avais laissé le fichier pourrir dans un coin de mon ordinateur pour dévorer Orange is the New Black à la place. Et la troisième ne fut pas la bonne : j'ai à peine dépassé les dix minutes en compagnie de Frank Underwood. Déjà, lors de la fameuse scène du chien, j'ai soupiré à partir du moment où Spacey regarde la caméra et nous dit TOUT. Putain, il nous explique tout, tout ce qu'on doit comprendre, à quel point on doit se réjouir face à un énième "anti-héros badass" et j'ai juste eu envie de bailler face à cette paresse scénaristique. David Fincher fait le job derrière la caméra, c'est beau à regarder mais incroyablement creux : en dix minutes à peine (en comptant un générique pompeux à en mourir), j'ai l'impression d'avoir vu toute la série. Oh, je pourrais me laisser surprendre, prendre à revers par le phénomène. Mais mon côté snobinard m'empêche de croire aux phénomènes et il y a suffisamment de séries qui me plaisent actuellement pour perdre mon temps avec un univers aussi peu inventif, surprenant ou attachant. Mais allez-y, vous pouvez tâcher de me convaincre qu'au neuvième épisode c'est trop bien, je reste ouvert à tout. (oui, le Dylanesque nouveau est arrivé). 

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SÉANCE DE RATTRAPAGE 

Slings & Arrows [Saison 1] - Encore une fois, c'est grâce au AV Club que j'ai pu faire une belle découverte. Depuis longtemps, pas mal de rédacteurs y chantent les louanges de cette série canadienne et depuis longtemps, j'ai du mal à la trouver quelque part. Dimanche, j'ai fini par tomber dessus et comme j'étais encore dans le monde du spectacle avec Mozart in the Jungle, la transition était parfaite. Lancée en 2003, Slongs & Arrows raconte le parcours de comédiens qui luttent pour faire vivre et survivre un festival de théâtre consacrée à Shakespeare à Toronto. Qui raconte la lutte entre l'Art et l'argent, entre la réalité et les fantasmes, entre les regrets et le présent. Et je ne vous en dirais pas plus pour l'instant car je n'ai vu que le pilote, qui m'a enchanté. On tient là aussi un premier épisode qui a beaucoup de choses à nous introduire et qui le fait merveilleusement bien : chaque personnage a le droit à un portrait complexe, on s'attache rapidement à eux et au lieu dans lequel ils évoluent (un grand théâtre subventionné, qui n'est pas sans me rappeler celui qu'on se paye à Angers) et il y a suffisamment d'humour et d'amour dans cet univers pour qu'on ait envie d'y rester longtemps. Il y a trois saisons en tout et je vais les savourer, ce sera mon rattrapage de cette fin d'hiver. Si vous voulez vous lancez avec moi, n'hésitez pas, je ferais un bilan de mon visionnage très bientôt.  

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ET AUSSI

Et aussi plein de bonnes choses ! Après des débuts où il était parfois dur d'y voir autre chose qu'une succession de dialogues pompeux et une mise en scène superbe cachant une intrigue éculée, True Detective nous a filé une jolie baffe dimanche dernier avec ce plan séquence inoubliable. Je ne sais pas si ça rend le reste meilleur, mais ça me rend suffisamment curieux pour finir la saison avec beaucoup d'intérêt. Le duo d'acteur y joue beaucoup également. Girls continue son chemin avec toujours de belles fulgurances, en particulier concernant la "carrière" d'Hannah et la "romance" naissante entre Ray et Marnie. Les comédies de la FOX sont en grande forme, de New Girl à Brooklyn 99 en passant par Enlisted qu'il ne faudrait pas négliger, contrairement aux spectateurs déserteurs. Justified parvient à me faire oublier l'affreux cabotinage de Rapaport grâce au merveilleux cabotinage de tous les autres. J'ai particulièrement adoré l'épisode où Art a son heure de gloire et le joli merdier dans lequel est en train de se fourrer Boyd me passionne véritablement. Comme je le disais plus haut, Shameless signe pour le moment sa saison la plus équilibrée et la plus poignante. Je suis encore resté sur le cliffangher du cinquième épisode et pour la première fois depuis que j'ai débuté la série l'an dernier, je n'attendrais pas une journée avant de voir la suite tant les Gallagher traversent une passe difficile écrite avec plus de justesse que jamais. Et puis on peut toujours compter sur Cougar Town et Workaholics pour une dose de légèreté pas mémorable mais qui agit comme un bon Soda chaque semaine. J'ai essayé Broad City, j'ai pas accroché mais comme Portlandia revient bientôt, je lui redonnerais une chance, je sens qu'on tient là un bon combo. The Good Wife me manque. Community pas trop. J'ai hâte de retrouver The Americans. Mais Hannibal, je sais pas trop honnêtement. Voilà.  

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LA RÉPLIQUE

"Well, well, well, if it’s not the cast of The Newsroom—except that Jeff Daniels didn’t try to fuck me in my ass!" - Montez, Workaholics S04e04 

LA VIDEO

NBC vient de réaliser mon rêve. C'est un truc de malade. C'est merveilleux. J'ai pas de mots. C'est juste du fan service de haute qualité. J'ai envie de pleurer. 

Bon et bien je n'ai plus qu'à aller savourer les séries d'hier soir. J'aime pas le lundi mais j'aime le lundi soir. Merci les séries. À chaque fois que Rusty me rappelle à quel point la vie n'a aucun sens, vous êtes là pour moi, vous êtes mon illusion. 

03/09/2013

TOP 50 / Musicalement Votre (5/5)

Avant d'être un passionné de séries, je suis avant tout un passionné de musique. C'était le sujet de mon premier blog (aujourd'hui inactif) et le sujet de mon emploi, puisque je bosse pour une radio. Si on me propose d'aller sur le tournage d'un épisode de Breaking Bad ou en studio avec Neil Young, le dilemme sera tellement difficile que je risque de m'évanouir. Alors vous pensez bien que, lorsqu'une série insère un morceau à sa narration (et je ne parle pas seulement de musique de fonds), je savoure ça comme il se doit. En excluant les épisodes comédies musicales, je vous propose ici mon top 50 des moments musicaux qui m'ont le plus marqués sur le petit écran. Comme tout top 50 qui se respecte, c'est ultra-subjectif et pas du tout exhaustif. L'ordre n'indique pas un classement qualitatif, juste un déroulement aléatoire, au fil de mes souvenirs. Voilà donc la dernière partie... avec des guest-stars de luxe et toujours encore plus d'ER, de SFU et des Sopranos...

41) Nobody But Me (The Humain Beinz) - The Office [S07E01 Nepotism]

J'ai failli inclure la scène du mariage de Jim et Pam où leurs collègues débarquent sur fond de Chris Brown. Parce que c'était drôle, émouvant et surprenant. Mais Chris Brown ne mérite pas de figurer dans un classement alors tant pis. À la place, voilà un bon vieux lip-dub qui ouvrait la septième saison avec énergie et en utilisant un vieux classique oublié des sixties. C'est idiot et basé sur les traits les plus caricaturaux des employés de Dunder Mifflin, ce qui annonce plus ou moins la couleur des saisons à venir. Mais en même temps, c'est hautement divertissant et mémorable. 

42) My Rifle, My Pony And Me (Dean Martin) - The Sopranos [S04E05 Pie-O-My]

C'est avec les animaux que Tony Soprano se montrait le plus humain. Que ce soit les canards du pilote ou Pie-O-My, la jument qui sera à l'origine de la scène la plus violente de la quatrième saison. Du coup, c'est particulièrement émouvant de voir Tony au chevet de l'animal mourant, alors que Dean Martin reprend l'air de "Rio Grande" (que j'ai réutilisé lui aussi dans un épisode de BILLY). Parce que Tony, c'est un cow-boy solitaire, pas du tout fait pour son époque et dont les instincts primaires le rapprochent forcément du monde animal. Un beau moment d'accalmie où rarement la série de David Chase m'avait autant pris aux tripes (c'est vraiment nul d'avoir perdu Gandolfini...). 

43) Don't Think Twice, It's Alright (Bob Dylan) - Mad Men [S01E13 The Wheel]

Il aura fallu attendre la fin de la liste pour que j'arrive à placer du Dylan. Faut dire que je croise rarement ce dernier à la télévision, à part dans le générique de Parenthood, dans l'ultime saison des Sopranos ou dans Deadwood (mais c'était pour illustrer le générique de fin seulement). Je ne doute pas qu'il est utilisé dans d'autres séries que je ne regarde pas (Cold Case lui a consacré un épisode il paraît) mais j'ai quand même un souvenir marquant en lien avec "Don't Think Twice, It's Alright". Dans Mad Men d'abord, alors que Don rentre chez lui à la fin de la première saison et suite à son meilleur speech autour du carrousel. Même si c'est anachronique (Dylan n'enregistrera le morceau que trois ans plus tard), c'est tellement émouvant que je ne m'en suis même pas offusqué.  

44) Don't Think Twice, It's Alright (Bob Dylan) - Friday Night Lights [S04E06 Stay]

Et c'est la même ritournelle qui sera utilisée pour dire au revoir à Matt Saracen lorsqu'il quitte Dillon suite à l'enterrement de son père. "Stay" fait suite à "The Son", l'épisode le plus bouleversant de FNL et bien qu'il soit moins chargé émotionnellement, il fut tout de même dur de voir partir mon personnage favori. Alors Dylan vient apaiser la douleur avec sa chanson de rupture douce-amère et les grands espaces américains entraînent Saracen vers de nouveaux horizons... 

45) Bookends (Simon & Garfunkel) - ER [S06E19 The Fastest Year]

"Le Temps Passe Plus Vite que Nos Rêves". C'était la traduction française du titre de cet épisode et pour une fois, je trouve ça encore plus évocateur que l'original. Surtout quand on se souvient de cette scène finale où Mark regarde avec son père mourant des diapositives de son enfance. Il aura fallu toute une saison pour que le père et son fils renouent de vrais liens et le moment est vraiment attendrissant. Ce qu'on ne sait pas encore, même si on s'en doute, c'est que c'est le dernier moment que Mark passera avec son père. "Bookends" est une coda parfaite à cette relation qui sera l'un des ressorts émotionnelles de ma saison favorite. 

46) Go To The Mardi Gras (Professor Longhair) - Treme [S01E08 All On A Mardi Gras Day]

Encore une histoire de famille qui va connaître un tournant tragique mais ne le sait pas encore. Ecouter l'hymne du Professor Longhair à fond avant de partir savourer Mardi Gras, c'est une tradition chez les Bernette. Et on s'enthousiasme en même temps qu'eux, ravi de voir la famille partager un moment aussi pur et excité d'aller se balader dans les rues de la Nouvelle-Orléans pour un épisode d'anthologie (que j'avais regardé un soir d'orage et de canicule, rendant l'expérience encore plus mémorable). Sauf que dès l'épisode suivant, Creighton va disparaître, ce qui rendra ce moment tragique avec le recul. Surtout quand la mère et sa fille retenteront de créer la magie, en vain, la saison suivante... 

47) John The Revelator (Curtis Singer & The Forest Rangers) - Sons Of Anarchy [S01E13 The Revelator]

Et j'accueille Nicolas Robert du DailyMars qui nous parle du maître des montages musicaux intempestifs, ce bon vieux Kurt Sutter...

"Je ne suis pas accro à Sons of Anarchy. Ca ne me parle pas, c'est comme ça. Cette affirmation est d'autant plus regrettable que la mobylette de ma motivation a calé juste avant ce qui est, paraît-il, la meilleure période : la saison 2. Aussi partiel et partial puisse être cet avis (qui n'est pas définitif : un jour, j'y reviendrai, je pense), je dois dire que le titre qui illustre la scène finale de la saison 1 est aussi beau que fort. Sutter (qui a écrit et réalisé l'épisode) filme bien son affaire, pendant l'enterrement de la femme d'Opie. Et il a le bon goût de choisir un titre superbe -signé par un étonnant gars de l'Idaho. Personnellement, j'ai la conviction que le père Kurt a écrit cette scène en pensant à cette chanson. Pour le coup, c'est impeccable." 

48) Calling All Angels (Train) - Third Watch [S05E08 Fury]

Je me souviens de l'époque où j'attachais autant d'importance à ER qu'à Third Watch et que je ne manquais aucun épisode des deux séries lors de leur diffusion tardive sur France 2. Il faudrait un jour que j'écrive un article en hommage à Third Watch. En attendant, mon ami Whisper nous propose un souvenir musical...

"Un morceau rock porteur d'espoir qui illustre le montage final de cet épisode riche en coups durs et sert de moteur à plusieurs des personnages principaux pour repartir de l'avant face à l'adversité : les premières notes retentissent alors que Carlos vient juste d'apprendre qu'il n'est pas compatible avec sa fille pour une greffe de moëlle osseuse. Doc canalise sa rage pour reprendre l'entraînement physique après s'être fait remettre les pendules à l'heure par Kim suite à la spirale infernale dans laquelle l'a plongé le décès d'Alex. Enfin, Maritza va déposer des lys sur la tombe de sa sœur, après avoir appréhendé l'assassin de cette dernière, décidant au dernier moment de lui laisser la vie sauve, estimant que souffrir en prison serait un châtiment pire que la mort. Nos héros sont tombés, ce morceau pêchu les motivera à se relever."

49) Elephant Gun (Beirut) - Capitu [S01E01]

On peut toujours compter sur Ladyteruki pour nous ouvrir l'esprit et nous permettre de traverser les frontières. J'ai conscience que mon blog a tendance à rester figé sur le sol américain et en lui demandant de participer à ce top 50, je savais qu'on aurait le droit à une belle découverte. Je lui laisse la parole et m'en vais de ce pas réécouter Beirut et partir à la recherche de Capitu...

"La mini-série brésilienne Capitu, adaptée du roman "Dom Casmurro" (un classique de la littérature brésilienne, la série a justement été commandée à une date anniversaire), s'intéresse à Bento, un vieillard qui écrit ses mémoires et raconte ainsi comment il a rencontré Capitu, une superbe jeune fille qui est devenue l'amour de sa vie. La série s'ouvre sur notre Bento qui raconte d'abord son amertume, sa douleur, d'avoir vécu bien des déceptions que je ne vais pas vous dévoiler ici ; la série Capitu présente tous ces souvenirs sur la scène d'un théâtre, sur laquelle Bento se glisse, comme un coryphée sinistre. Mais tout change dans le ton de l'épisode quand Bento se souvient de son émotion d'adolescent, de sa fascination pour Capitu, dont il ne sait pas encore, à l'époque, le mal qu'elle va lui causer. C'est précisément cette scène qui est magique. Laissant entièrement la place à la chanson de Beirut, le monologue de Bento ou les dialogues sont totalement absents de cette scène. Seul Bento, revenu sur la scène de ses souvenirs, revit sa fascination émue pour la jeune fille. Ca donne une séquence d'une folle énergie, magnifique, sublime. Pour moi, Capitu, c'est ça : une grâce incroyable et un talent sans pareil pour mettre en scène quelque chose d'abstrait dans le roman. De la même façon que Bento revit son amour adolescent pour la jeune fille dans cette scène, comme au premier jour je revis à chaque fois mon coup de coeur pour cette série dans cette séquence."

50) Breathe Me (Sia) - Six Feet Under [S05E12 Everyone's Waiting]

Ais-je besoin de me justifier ? De vous rappeler à quel point ce montage final m'aura fait pleurer toutes les larmes de mon corps ? De vous expliquer pourquoi je ne peux plus réécouter ce morceau sans revoir dans ma tête chacune de ses images ! Par pitié, si vous n'avez pas encore vu Six Feet Under, ne regardez pas la vidéo qui suit. Et allez réparer votre erreur. Je pense que c'est le choix idéal pour conclure cette liste et terminer l'été les larmes aux yeux...

27/08/2013

TOP 50 / Musicalement Votre (4/5)

Avant d'être un passionné de séries, je suis avant tout un passionné de musique. C'était le sujet de mon premier blog (aujourd'hui inactif) et le sujet de mon emploi, puisque je bosse pour une radio. Si on me propose d'aller sur le tournage d'un épisode de Breaking Bad ou en studio avec Neil Young, le dilemne sera tellement difficile que je risque de m'évanouir. Alors vous pensez bien que, lorsqu'une série insère un morceau à sa narration (et je ne parle pas seulement de musique de fonds), je savoure ça comme il se doit. En excluant les épisodes comédies musicales, je vous propose ici mon top 50 des moments musicaux qui m'ont le plus marqués sur le petit écran. Comme tout top 50 qui se respecte, c'est ultra-subjectif et pas du tout exhaustif. L'ordre n'indique pas un classement qualitatif, juste un déroulement aléatoire, au fil de mes souvenirs. À suivre tous les mardis ! 

31) Battleflag (Lo-Fidelity Allstars) - ER [S06E13 Be Still My Heart]

Il est temps de sortir l'artillerie lourde. Avec un moment culte qui fut ma première vraie expérience de cliffangher à la télévision : "Be Still My Heart". L'histoire est connue : le jour de la Saint Valentin, John Carter et Lucy Knight se font poignarder par Paul Sobriecki, un patient instable. Le reste du personnel s'échangeant des cartes de voeux en écoutant Lo-Fidelity Allstars pendant que les deux victimes baignent dans leur sang. Le contraste entre ce qui se passe dans les couloirs de l'hôpital et la tragédie qui s'opère sous nos yeux dans cette chambre sombre marquera tous les fans de la série, qui devront attendre "All In The Family", l'un des meilleurs épisodes d'ER, pour connaître le sort de John et Lucy...

 

32) Your Hand In Mine (Explosions In The Sky) - Friday Night Lights [Saison 1]

Le groupe texan Explosions In The Sky est indissociable de Friday Night Lights. Déjà responsables de la bande-originale du film qui a inspiré la série, leurs guitares au galop formant des envolées lyriques sont devenus un personnage à part entière de Dillon, que ce soit pour rendre un match encore plus épique ou pour apporter une touche supplémentaire de mélancolie au quotidien des joueurs. Même si on entendra moins le groupe par la suite, c'est dans la première saison qu'ils sont omniprésents, du pilote à la dernière victoire. J'ai choisi "Your Hand In Mine", leur plus belle composition à mon goût et qui fera toujours apparaître dans mon esprit l'image d'un stade dans la nuit, éclairé par des spots éblouissants tandis que l'on entend les grillons texans et que l'on partage une bière fraîche avec Tim Riggins... Texas forever !

33) Gymnopédie No.1 (Erik Satie) - Community [S02E19 Critical Film Studies]

Les mélodies d'Erik Satie sont tellement cinématographiques que je m'étonne de ne pas les entendre plus dans les séries. Franchement, il suffit d'un petit "Gymnopédie" ou de "3 Gnossiennes" pour engendrer de l'émotion bon marché et provoquer en moi une profonde mélancolie. Dan Harmon n'a pas hésité à l'utiliser dans son hommage au film "My Dinner With Andre", un épisode où une conversation avec Jeff nous permet d'explorer une nouvelle face d'Abed. Le morceau colle bien à l'ambiance introspective et permet de compléter l'hommage au film, faisant de ce "Critical Film Studies" quelque chose à part, avec un ton assez unique et des moments très émouvants.  

34) Sunday Morning (The Velvet Underground & Nico) - Orange Is The New Black [S01E05 The Chickening]

Comme tout le monde, j'ai adoré Orange Is The New Black, que j'ai dévoré en quelques jours au milieu de l'été. Je compte bien reparler des qualités de la série lors d'un prochain bilan ou d'un podcast, mais en attendant, voilà l'occasion d'évoquer une séquence musicale bien foutue : un dimanche matin en prison avec la fameuse ritournelle du Velvet Underground qui vient contraster avec le moral des détenues et d'une Chapman qui ne va pas tarder à devenir folle à cause d'une poule... Ce n'est pas le but de ce top 50, mais si je pouvais mentionner un générique, je parlerais de celui-ci et si je pouvais mentionner une scène où ce sont les acteurs qui chantent, je parlerais des dernières minutes de la saison, qui m'ont émus jusqu'aux larmes. Mais restons fidèles à mon thème et profitons de ce paisible dimanche matin... 

35) Moonlight Mile (The Rolling Stones) - The Sopranos [S06E12 Kaisha]

Avec ER et Six Feet Under, Les Sopranos est probablement la série qui m'a procuré le plus de moments musicaux inoubliables. Après la rechute de Chris sur fond de Fred Neil, l est temps d'en citer un deuxième, toujours dans la sixième saison, alors que l'hiver s'installe sur le New Jersey et que le clan Soprano s'apprête à fêter Noël. "Moonlight Mile" figure aisément dans le top 3 de mes chansons favorites des Stones alors ce fut un bonheur de voir le morceau si bien utilisée avec ce montage juxtaposant à la perfection le rythme, les accords et la mélancolie à la neige qui tombe, la violence des images et l'étrange chaleur des fêtes... 

36) Woodstock (Joni Mitchell) - Six Feet Under [S02E07 Back To The Garden]

Vous reprendriez bien un peu de Six Feet Under ? "Back To The Garden" marque la première apparition de Sarah, la soeur de Ruth, une hippie névrosée qui est l'antithèse de la mère de famille coincée. Leurs retrouvailles réveillent en Ruth des frustrations et peut-être l'impression d'avoir sacrifié sa jeunesse alors qu'elle aurait pu mener une vie bien différente sans Nathaniel Senior. Entendre "Woodstock" de Joni Mitchell la ramène à sa jeunesse et avec fragilité et tendresse, elle se met alors à fredonner... Un moment poignant portée par une Frances Conroy toujours aussi juste...

  

37) Take Care (Beach House) - New Girl [S01E15 Injured]

Ce n'est pas un hasard si le premier épisode de la série que j'ai trouvé vraiment réussi coïncide avec un montage final au son de Beach House, qui était alors mon obsession du moment. Lors d'une virée sur la plage, on y découvre les prémices de la relation Jess/Nick et on tombe enfin sous le charme du groupe d'amis, après des débuts assez inégaux. Au son de "Take Care", c'est un embryon qui se transforme en papillon et n'a pas cessé de me séduire depuis cette scène adorable... YouTube ne l'a pas en rayon mais il possède au moins la chanson, à réécouter. 

 

38) Come Sail Away (Styx) - Freaks & Geeks [S01E01 Pilot]

On a parlé de la fin de Freaks & Geeks avant le début alors revenons à la scène qui m'a fait tomber amoureux de la série. Une scène de bal de lycée comme on peut en voir des tas dans les teen show mais comme celui-ci n'est pas un teen show comme les autres, la scène est inoubliable. Il suffit d'avoir vécu de près ou de loin la même chose ou d'avoir été adolescent dans sa vie pour s'identifier à la maladresse de Sam, à ses grands yeux ébahis et à son sourire insouciant alors que "Come Sail Away", un bon gros morceau des 80's résonne dans nos cœurs. Lindsay qui quitte sa famille sur fond de Grateful Dead, c'était la fin de l’innocence. Là, ce sont les premiers émois et c'est tout aussi émouvant. 

39) Tomorrow Never Knows (The Beatles) - Mad Men [S05E08 Lady Lazarus]

Entendre les Beatles à la télévision et même au cinéma, c'est très rare. Les droits du catalogue sont tellement chers que rares sont ceux qui s'y risquent, même si ça ne doit pas être les envies qui manquent. On a pu entendre la soeur de Susan utiliser "Blackbird" comme berceuse dans ER ou le groupe de Ted faire une reprise de "Eight Days A Week" pour le mariage de Turk et Carla dans Scrubs. Mais, si je dis pas de conneries (et si on met de côté le générique de Corky), Mad Men est la première série à utiliser un morceau original. Et pas n'importe lequel : "Tomorrow Never Knows", morceau le plus expérimental de "Revolver", que Megan conseille à Don d'écouter à la fin de cet épisode. Don suit les conseils de sa femme, se sert un whisky et pose la galette sur le lecteur. La voix de Lennon résonne comme un moine tibétain en haut d'une montagne et les guitares saturés n'effleurent même pas Don, qui préfère éteindre le disque au bout d'une minute. Lui qui sifflotait "I Want To Hold You Hand" quelques épisodes plus tôt n'est pas encore prêt pour un programme plus aventureux... 

 

40) Crystal Blue Persuasion (Tommy James & The Shondells) - Breaking Bad [S05E08 Gliding Over All]

"Gliding Over All", c'est la fin d'un règne, la paisible retraite d'Heisenberg. Et pour ne pas perdre de temps (car c'était l'ascension qui nous intéressait et la chute qui sera au coeur des derniers épisodes, pas la gloire), cette période est expédiée à travers un montage visuellement époustouflant (normal avec Breaking Bad) et à l'ambiance détendue grâce au morceau "Crystal Blue Persuasion", au titre tellement approprié qu'il allait bien finir par être utilisé un jour ou l'autre. Cet exercice de montage est courant dans la série mais celui-ci reste mon favori tant il ressemble à une fausse conclusion, à un faux aboutissement. À la cool. Alors qu'on sait tous que la vraie conclusion ne se fera pas à la cool. Je pourrais regarder ça en boucle mais comme Youtube ne possède pas le montage, on va plutôt réécouter le morceau et tâcher de savourer les cinq épisodes qu'il nous reste... 

06/08/2013

TOP 50 / Musicalement Votre (1/5)

Avant d'être un passionné de séries, je suis avant tout un passionné de musique. C'était le sujet de mon premier blog (aujourd'hui inactif) et le sujet de mon emploi, puisque je bosse pour une radio. Si on me propose d'aller sur le tournage d'un épisode de Breaking Bad ou en studio avec Neil Young, le dilemne sera tellement difficile que je risque de m'évanouir. Alors vous pensez bien que, lorsqu'une série insère un morceau à sa narration (et je ne parle pas seulement de musique de fonds), je savoure ça comme il se doit. En excluant les épisodes comédies musicales, je vous propose ici mon top 50 des moments musicaux qui m'ont le plus marqués sur le petit écran. Comme tout top 50 qui se respecte, c'est ultra-subjectif et pas du tout exhaustif. L'ordre n'indique pas un classement qualitatif, juste un déroulement aléatoire, au fil de mes souvenirs. À suivre tous les mardis ! 

1) Willow Weep For Me (Willie Nelson) - ER [S09E22 Kisangani]

Déjà, "Kisangani" est un must pour moi. Le premier épisode africain proposée par la série m'a profondément marqué, me poussant même jusqu'à faire tous mes vaccins et partir deux semaines en humanitaires au Burkina Faso. Au milieu de cet épisode que je connais par coeur, il y a ce beau moment d'accalmie : à la nuit tombée, Carter sort de sa mousquetaire au son de "Willow Weep For Me", un standard du jazz qui accompagne les médecins du camp alors qu'ils dansent un slow sous la torpeur congolaise. Kovac lui adresse un clin d'oeil, Carter lui fait une révérence et là, des coups de feux retentissent. Très vite, la scène chaleureuse se transforme en enfer et un soldat grièvement blessé est amené sur la table d'opération, où Luka se charge de lui couper la jambe avec une vieille scie rouillée, qui grince en même temps que les instruments du morceau. C'est beau et violent et ça colle parfaitement à cette interprêtation du Tin Hat Trio avec la voix si particulière de Willie Nelson. ER était de toute façon très doué avec la musique et je risque de la mentionner de nouveau dans ce classement...

2) Who Are You? (The Who) - Louie [S02E05 Country Drive]

Je n'ai jamais été un grand fan des Who et encore moins d'une chanson aussi pompière que "Who Are You?" en particulier depuis qu'elle sert de générique à la première mouture de CSI. Il aura fallu quelqu'un comme Louis CK pour me réconcilier avec le morceau. Lui, il y tenait beaucoup. Il a même dépensé une bonne partie du budget alloué par FX pour cette seconde saison afin d'en obtenir les droits. Même si ça parait fou, ça valait le coup, rien que pour cette scène où, alors qu'il conduit ses filles sur une route de campagne pour rendre visite à une vieille tante, Louis entre en transe à l'écoute des Who, partant dans un long play-back agrémenté d'air guitar. Devant ses gamines à moitié terrifiées, à moitié blasées, Louis retombe en adolescence et se lâche complètement, comme on pourrait le faire en sautant sur son lit, une raquette de tennis en guise de guitare. Un père de famille qui s'éclate et s'octroie un moment de répit avant de revenir à la réalité. Le temps va être long jusqu'au printemps 2014 mais pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, il faut se jeter sur "Oh My God", le dernier spectacle en date de Louie !

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3) Tiny Dancer (Elton John) - The Office [S02E01 The Dundies]

J'ai beau ne rien connaître à la discographie d'Elton John (à part son morceau pour Le Roi Lion et son morceau pour Diana, comme tout le monde), j'ai beaucoup d'amour pour "Tiny Dancer". À moins d'être un fan hardcore de The Office, on ne se souvient pas forcément de ce court moment à la fin de "The Dundies", l'épisode où la version américaine trouvait enfin sa propre identité. Une courte scène où l'on voit Jim raccompagner une Pam ivre qui vient de l'embrasser dans la voiture d'Angela et rester un moment à sourire sur le parking de Chili's avec un sourire idiot sur le visage. Oh, je le connais bien ce sourire idiot. Et "Tiny Dancer" l'accompagne très bien et annonce le côté tendre et doux que The Office est bien décidé à explorer à partir de là... 

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4) Waiting (The Devlins) - Six Feet Under [S01E01 Pilot]

Bien sûr qu'il y a Sia et ce montage final parfait. Mais celui-là, tout le monde s'en souvient alors concernant SFU, je préfère évoquer d'autres moments. Pour commencer, le pilote et sa conclusion, où Nate s'arrête au milieu de son habituel jogging pour observer les autres. Leurs visages qui se tournent vers lui, la vie et la mort partout. Ce bus symbolique qui passe devant lui, transportant son père vers l'ailleurs. Les Devlins n'ont pas une discographie très marquante mais on se souviendra de ce morceau mélancolique qui me rappelera toujours à Peter Krause, à SFU et à toutes ces émotions. 

5) The Dolphins (Fred Neil) - Les Sopranos [S06E09 The Ride]

Tout comme ER et SFU, Les Sopranos excellent dans le genre séquence musicale qui te hantent pendant des années. La première qui me revient à l'esprit, c'est celle où l'on voit Christopher replonger dans la drogue et plâner au milieu des manèges qui tournent et clignotent dans la nuit. Plâner au son d'une chanson bouleversante de Fred Neil. Encore plus bouleversant quand on écoute les paroles et qu'on connaît le sort du personnage... "This old world may never change / The way it's been / And all the ways of war / Can't change it back again / I've been searchin' / For the dolphins in the sea". Ce vieux monde ne changera peut-être jamais. Une phrase qui capture l'essence de la série et des autres grandes séries existentielles qui peuplent cette liste. 

6) Prelude n°15 (Chopin) - In Treatment [S0206 Mia - Week 2]

Je dois ma découverte de Chopin à In Treatment. Bon, je connaissais son nom avant, mais pas vraiment sa musique. Moi, s'il y a pas une guitare quelque part, je suis pas très curieux. Qu'elle est belle cette scène finale où Paul (et un Gabriel Byrne toujours aussi touchant), suite à une session houleuse avec elle, réécoute un vieil enregistrement de sa patiente, Mia. Depuis, Chopin ne m'a pas quitté, en particulier ce morceau que j'ai même décidé d'intégrer à un épisode de BILLY. Il y avait peu de musique dans In Treatment, mais quand c'était le cas, on s'en souvient...

7) Devil Town (Bright Eyes) - Friday Night Lights [S01E22 State]

Quand on pense à la série, on se rappelle d'emblée des morceaux d'anthologies d'Explosions in the Sky. Il suffit de réécouter le sublime album "The Earth is Not A Cold Dead Place" pour se retrouver à Dillon ou dans la lumière éblouissante d'un stade, un soir de final. Mais le vrai moment de bravoure de ce season finale (qui reste pour moi le meilleur épisode de la série), c'est le retour à la maison des jeunes champions au son d'une reprise d'un morceau oublié de Daniel Johnston : "Devil Town", braillé par Connor Oberst, le meilleur des brayeurs contemporains. La liesse, la joie, le bonheur, les visages familiers, la conclusion parfaite à une saison parfaite de télévision. C'est pur et de la joie pure sur notre écran, c'est tellement rare qu'il faut la savourer. (La vidéo ci-dessous n'est pas l'extrait en question, introuvable, mais un montage de fan plutôt bien foutu). 

8) The Sound Of Silence (Simon & Garfunkel) - Arrested Development [Saison 4]

Tout comme la récurrence du thème du Noël de Charlie Brown était ce qui me faisait le plus rire dans l'épisode "Good Grief, le meilleur gag de la quatrième saison d'Arrested Development est la récurrence des premières secondes du classique de Simon & Garfunkel. Qui frappe ce pauvre Gob dès que sa vie redescend dans une inévitable spirale de misère et de foirages complets. On s'y attend et ça ne manque jamais de me faire hurler de rire. Ca en devient presque touchant quand c'est lié à son amour naissant avec Tony Wonders !

9) Cold Cold Ground (Tom Waits) - Homicide [S0504 Bad Medicine]

Bien avant The Wire, les drogues frappaient déjà les rues de Baltimore dans Homicide : Life On The Streets, un des plus mémorables dramas NBC des années 90. Et je me souviens de cette valse de Tom Waits qui vient accompagner un montage fataliste où les inspecteurs découvrent à la nuit tombée les victimes d'une épidémie dû à de la mauvaise came, distribuée par un rival de Luther Mahoney. C'est sombre et enlevé et cette accordéon triste colle parfaitement à l'ambiance poisseuse de l'épisode. Là aussi (désolé de poursuivre l'auto-promo), ça influencera BILLY et la scène finale de cet épisode

10) I Just Wasn't Made For These Times (The Beach Boys) - Mad Men [S05E06 Far Away Places]

Quand un épisode d'une série que j'adore se termine, j'ai souvent besoin de musique pour rester dans l'ambiance. Grâce à Spotify, j'ai pu créer des playlists qui me sont bien utiles mais pour Mad Men, c'est tout simple, il me suffit d'écouter Pet Sounds pour la millième fois. Un rituel qui fonctionnait avant et qui fonctionne encore plus après la diffusion de "Far Away Places" et cette scène où Roger essaye le LSD et se retrouve face à ses contradictions et au vide de sa vie et de son mariage. Rarement les paroles d'une chanson avaient autant collés au contexte d'une scène et autant résonner en moi...

"I keep looking for a place to fit where I can speak my mind,
I've been trying hard to find people that I won't leave behind,
They say I got brains, but they ain't doing me no good,
I wish they could

Each time things start to happen again I think
I got something good goin' for myself
But what goes wrong?

Sometimes I feel very sad
Can't find nothin' I can put my heart and soul into
I guess I just wasn't made for these times"

***

Et en attendant la suite de ce classement, je vous renvoie vers d'autres lectures estivales :

- Sur le Daily Mars, Sullivan revisite X-Files et c'est passionnant même si l'on n'a jamais vu la série. Si j'étais lui, je garderais tout ça au chaud pour publier un bouquin définitif. 

- Toujours sur le Daily Mars, l'équipe vous amène en voyage à travers plusieurs villes américaines à la recherches de lieux mémorables. 

- Encore et toujours sur le Daily Mars (non, ils ne me donnent pas d'argent), Dom et Nicolas retracent l'histoire de NBC et forcément, ça cause d'ER, de Friends, d'Homicide, etc...

- Sur pErDUSA, l'anthologie du Mary Tyler Moore Show par Jéjé est à ne pas manquer. Il a déjà couvert quatre saisons et nous permet d'en savoir plus sur l'héroïne de Tina Fey...

- Du côté du AV Club, on célèbre la semaine Breaking Bad et tout comme le retour de la série, c'est à ne pas manquer !

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En tout cas, me voilà de retour. On se voit dimanche pour parler de Frasier !

30/12/2011

Best Of 2011 (5/5)

4) Breaking Bad (Saison 4) 

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Diffusion : Entre Juillet et Octobre sur FX. 

Pourquoi ? Ce n'est pas la meilleure saison. C'est probablement la moins maitrisée. On ne sait toujours pas si son finale est un chef d'oeuvre ou du foutage de gueule. Mais n'empêche, la quatrième saison de Breaking Bad a dépassé toute concurrence dans la catégorie "série passionnante au cast parfait qui te colle le cul sur ton fauteuil et te provoque plein d'émotions fortes". Vous pouvez relire tout mes débats intérieurs la concernant mais il est clair qu'avec le recul, j'ai pris mon pied et que c'est toujours de la haute voltige. Bryan Cranston et Aaron Paul ne voleront pas leur Emmys s'ils en gagnent un de nouveau. Espérons que la cinquième et ultime saison soit à la première place du classement l'an prochain (ou en 2013, selon le temps qu'il faudra à Vince Gilligan pour se sortir de son propre pétrin). 

Top 3 : "Problem Dog", "Salud", "Crawling Space"

***

3) Parks And Recreation (Saisons 3 et 4)

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Diffusion : De Janvier à Décembre sur NBC. 

Pourquoi ? Avec la baisse de régime de The Office et la fin de Friday Night Lights, il me fallait une nouvelle série pour laquelle m'enthousiasmer et aimer de tout mon coeur. Après une deuxième saison remarquable tellement elle a vu l'ambition de la série monter et son équipe devenir attachante, la troisième saison de Parks & Rec a débarqué en janvier dernier et a été parfaite du début à la fin. Et l'ambition ne cesse de monter alors qu'on arrive au milieu de la quatrième saison. Je suis à courts de compliments pour vanter les mérites de cet univers unique, un croisement entre FNL et The West Wing avec un humour unique, des personnages que l'on aimerait avoir comme meilleurs amis et une romance pour laquelle il est encore bon de rêver. Avec un mariage surprise, un festival réussi et une campagne riche en événements, la série a un fond inépuisable de ressources et d'inventivité. Mention spéciale à Adam Scott qui s'est imposé comme l'addition irrésistible à l'ensemble. Ron Swamson est toujours le personnage le plus drôle à la télé. Et Amy Poehler la femme de l'année. R.I.P Lil'Sebastian et longue vie à Pawnee ! 

Top 3 : "Fancy Party""Lil Sebastian""The Trial Of Leslie Knope"

***

2) Friday Night Lights (Saison 5)

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Diffusion : Entre Janvier et Février sur DirectTV. 

Pourquoi ? Même si Parenthood est bien sympa et que Parks & Recreation est une chouette alternative comique à l'univers de Dillon, j'avoue ne pas encore m'être remis de la fin d'une série qui m'aura transporté dans l'univers le plus attachant du monde de la télé pendant cinq saisons. Faire ses adieux à des personnages aussi inoubliables n'a pas été facile mais les scénaristes ont accompli la tâche avec grandeur. Je n'avais pas été aussi ému depuis un final depuis Six Feet Under. Et j'ai passé de longs paragraphes à vous faire part de toutes mes émotions. La fin de FNL a laissé un grand vide pour moi et jamais je n'oublierais le couple Taylor et leur entourage. Texas forever. 

Top 3 : "Don't Go", "Texas Whatever", "Always"

***

1) Louie (Saison 2)

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Diffusion : De Juin à Septembre sur FX. 

Pourquoi ? Parce que sur scène, devant ou face à une caméra, Louis C.K. est l'homme le plus intelligent, drôle, irrévérencieux, touchant et sincère que j'ai pu rencontrer à la télévision. Avant de voir "Subway/Pamela", je ne pensais pas qu'on pouvait m'amener à ce niveau d'émotions avec autant de simplicité. Avant de voir "Eddie", je ne pensais pas que le suicide pouvait prêter à rire autant. Et avant de voir "Duckling", je ne pensais pas que ce même pouvoir du rire pouvait arrêter la guerre. Champion de la métaphore et de l'authenticité, Louis est mon héros et a signé les plus belles heures de télévision de l'année, loin devant toute concurrence. Je vous invite à relire mon bilan de la saison et à compléter votre visionnage avec son nouveau spectacle, "Live At Beacon Theater". 2011 était l'année de Louis et j'espère que 2012 le sera aussi. 

Top 3 : "Subway/Pamela", "Eddie", "Duckling"

18/02/2011

Friday Night Lights 5x13 [Series Finale]

FRIDAY-NIGHT-LIGHTS-Finale-Always-13-550x364.jpg5x13 Always

 

"I was living in a devil town..."

Je suis incapable d’écrire la critique de ce final. J’ai beau essayer, je n’y arrive pas. J’ai déjà lu beaucoup de choses à son sujet, je l’ai regardé plusieurs fois mais l’émotion est trop forte pour trouver les mots justes. Après avoir rendu toute la semaine un hommage mérité à Friday Night Lights, il faut pourtant que je trouve une conclusion. Alors pardonnez moi, je vais faire court, mais c’est vraiment pas facile de prendre du recul lorsqu’une de vos séries favorites vient de se terminer. Je n’ai jamais pu parler du finale de Six Feet Under et il m’avait fallu des mois avant de pouvoir écrire quoi que ce soit concernant celui d’Urgences.

FRIDAY-NIGHT-LIGHTS-Finale-Always-20-550x364.jpgD’abord, j’aimerais revenir rapidement sur cette cinquième saison. Qui a vraiment su gérer la dernière ligne droite de la série, en mélangeant évolutions des personnages, retour des anciens et en nous projetant sans arrêt vers le passé. Le message, c’était clairement d’aller de l’avant. On a eu beaucoup de noirceur avec les querelles au sein des Lions ou bien la relation entre Vince et son père. Mais surtout beaucoup de lumière et peu d’intrigues superflus, à part celle consacré à Julie qui aura tout de même permis, au final, une belle conclusion de sa romance avec Matt. Rappelons les épisodes les plus réussis, du season premiere qui sonne tout de suite le début de la fin avec les adieux de Landry, « Kingdom » qui nous a prouvé que les Lions pouvait nous procurer autant d’émotions que les Panthers, « Don’t Go », un hommage parfait au génie du Coach et au personnage de Tim Riggins, et également « Texas Whatever », un avant dernier épisode qui donne déjà beaucoup de frissons. Les personnages installés l’an dernier sont devenus encore plus attachant cette année, Billy et Mindy ont eu le droit à une belle évolution, devenant une sorte de pendant plus léger aux Taylor, et j’ai passé un excellent moment devant la saison.

FRIDAY-NIGHT-LIGHTS-Finale-Always-25-550x364.jpgEt puis il y a cet ultime épisode. Parfait. Probablement l’un des meilleurs de la série. Qui la conclue avec intelligence, en convoquant toutes nos émotions à la fois. C’est simple, on a des frissons du début à la fin, on passe du rire aux larmes, on s’excite devant des scènes qu’on attendait depuis longtemps et on est surpris par d’autres qu’on avaient pas vu venir. Et aucune personnage n’est oublié, tous ont le droit à la conclusion parfaite. Pas une seconde de trop dans cet épisode d’une heure qui est un bel hommage à tout ce qui fait la réussite de la série : la justesse de ton, les personnages attachants, l’impression de faire partie d’une ville, la réalisation inventive.

Je ne sais pas par quoi commencer. J’ose à peine faire une liste. Le Noël Texan, Matt qui demande Julie en mariage, surprise puis joie, puis rires face au Coach, puis larmes de nouveau en compagnie de Grandma Saracen, l’ultime scène de Landry, égal à lui-même, Tim et Tyra partageant une bière en pensant à l’avenir, Tim qui parle à un bébé, Vince qui se réconcilie de manière très habile avec son père, Luke qui s’excuse auprès de Becky, Vince et Jesse qui se pardonnent, Mindy bouleversante lorsqu’elle dit au revoir à Becky, les quatre anciens en train de danser chez Buddy’s, l’émotion qui grandit alors que les minutes défilent et que la fin approche…

FRIDAY-NIGHT-LIGHTS-Finale-Always-28-550x364.jpgEt puis ce match, qui nous est présenté dans un beau montage, qui parvient à la fois à nous ramener directement à l’épisode pilote et à être complètement original. La douce transition vers le montage final, que l’on regarde avec les yeux pleins d’émotion parce qu’on sait que c’est la fin, comme lorsque Sia commence à chanter dans le final de Six Feet Under. Chaque personnage a le droit à une scène finale représentative et on se dit que chacun d’entre eux va beaucoup nous manquer : Matt et Julie ensemble à Chicago, les entraîneurs réunis autour de Vince chez les Panthers, Luke faisant ses adieux à Becky lorsqu’il part à l’armée, Jesse devenu apprentie entraîneuse à Dallas, Buddy toujours supporter n°1 qui accroche l’écriteau « Clear Eyes, Full Hearts, Can’t Lose » dans le vestiaire des Panthers, Billy et Tim qui partagent une bière dans un coucher de soleil et prononcent les mots que l’on a tous en tête « Texas Forever ». Et puis surtout, les Taylor.

Les Taylor vont tellement me manquer. J’ai beaucoup rigolé en voyant Eric jouer les maris grognons comme lui seul sait le faire, j’ai tellement été ému devant les larmes de Tami. Le couple le plus génial de la télévision a la conclusion qu’il mérite et bien sûr qu’ils se réconcilient, bien sûr qu’ils quittent Dillon. On était arrivés à leurs côté, on repart avec eux. Et le plan final, rappelant celui de la troisième saison, nous donnerait presque envie d’avoir un spin-off à Philadelphie. En tout cas, lorsque les lumières s’éteignent, on se retrouve orphelin.

 

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Comme le dit très bien Zach Gilford dans la belle (mais trop courte) rétrospective diffusé après l’épisode, il sera très difficile de retrouver les mêmes émotions dans une autre série. J’ai déjà énuméré toutes les qualités de Friday Night Lights qui n’est pas seulement un teen-show sur une équipe de football au Texas, mais le drama le plus attachant, juste et émouvant que j’ai vu à la télévision. Et c’est terminé. Et je suis parfaitement satisfait par ce final mais également très triste de ne plus pouvoir retourner à Dillon. J’écouterais toujours le groupe Explosions in the Sky avec un pincement au cœur et je n’oublierais pas une série qui m’aura accompagné durant toute ma vie d’étudiant, sans jamais me décevoir.

Adieu Dillon. Les yeux clairs, le coeur plein et le Texas pour toujours.

 

 

17/02/2011

The Sky Above, The Field Below

Quand on a été annulé et que la moitié du cast est parti, comment renouveller une série dramatique ? La réponse avec la quatrième saison de Friday Night Lights. Une belle surprise, qui a montré le savoir faire des scénaristes pour savoir garder toute leur justesse de ton et l'appliquer à de nouveaux personnages très attachants. Avec un Dillon en pleine évolution et toujours le couple Taylor comme parents de substitution mais dans une situation où leur règne sur la ville est mis à mal. Dans la rubrique consacrée à la série, vous retrouverez mes critiques de chaque épisode de la série. Et même si la nouvelle formule mettra parfois un peu de temps à s'installer et commettra quelques maladresses, je garde un excellent souvenir de cette nouvelle fournée d'épisodes dont voici, ci-dessous, ma sélection. 

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Episode 4x01 East Of Dillon / Repartir de zéro. C'est le thème de cet épisode surprenant qui avait marqué le retour de la série après une longue absence et donc, beaucoup d'excitation pour ma part. Quelle joie de voir Eric entrer dans ces nouveaux vestiaires, et lancer une équipe à partir de rien. Avec ce bon vieux "Lance", euh pardon, Landry, et de nouvelles têtes que l'on tarde d'apprendre à connaître, Vince et Luke. La chanson de Sufjan Stevens lors de la mi-temps du match où tout le monde est blessé, où l'on se croirait sur un champ de bataille. Et le bouleversant forfait. Le début d'une nouvelle ère excitante où le rouge nous fait déjà presque oublier le bleu. 

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Episode 4x05 The Son / J'ai rarement vu aussi bouleversant à la télévision que Matt Saracen lançant un regard devasté à l'intérieur du cercueil de son père, victime de la guerre. Lorsqu'il éclate en sanglots, on en fait de même et on est heureux d'avoir Landry et Julie pour nous réconforter. Un épisode très puissant, un torrent d'émotions à moitié contenue, qui rappelle les plus belles heures de Six Feet Under mais d'une manière propre à la série. Zach Gilford est magnifique du début à la fin et cet épisode ne cessera de nous hanter et de placer la barre très haute pour la suite. 

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Episode 4x06 Stay / Vous l'avez compris, Matt Saracen est mon personnage favori. Et je savais qu'il allait falloir lui dire au revoir, surtout après le bouleversant épisode précédent. Comparé à "The Son", celui-ci est plus léger, plein d'espoir et de lumières. La rupture avec Julie, la discussion avec Landry, avec sa grand-mère, tout est parfait. Surtout la dernière scène qui nous montre Matt roulant sur les routes du Texas avec "Don't Think Twice" de Dylan en bande son et son avenir devant lui. De quoi verser une larme tout en affichant un grand sourire. Même chose pour la conclusion douce-amère du couple Tim/Lily qui, contrairement à certains, m'a toujours beaucoup plu. Maintenant, ce seront vraiment les nouveaux qui prendront les commandes de la série et ne nous décevrons pas. 

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Episode 4x13 Thanksgiving / Le seul final de la série qui ne ressemble pas à la fin de la série puisque les scénaristes savaient qu'il y aurait une suite. Il est donc plus apaisé et résoud tranquillement la plupart des intrigues de cette quatrième saison, avec une belle mélancolie et quelques surprises. Avec le couple Taylor qui a enfin un peu la paix après beaucoup de tourments et qui accroche ses décorations de Noël en nous laissant souriant et confiant. Et un match qui oppose Lions et Panthers comme pour nous demander de choisir un camp et un retour sur la relation entre Matt et Julie. Et du très bon Landry. Et une déchirure bouleversante entre Tim et Billy, les deux frères qui nous auront tant ému tout au long de la série. Impeccable. 

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Demain, la critique de l'ultime épisode de la série. Si j'ai le courage de l'écrire. Mon deuil est loin d'être terminé. En attendant, allez revoir tous ces merveilleux épisodes si ce n'est pas encore fait !

16/02/2011

Your Hand In Mine

La série aurait du se terminer sur cette troisième saison. Et ça aurait été parfait. J'adore les deux dernières saisons mais celle aurait été une conclusion plus que satisfaisante. C'est également la saison des premiers départs, celle où nos adolescents favoris grandissent et quittent Dillon, souvent avec beaucoup d'émotion. Ci-dessous, ma sélection d'épisode, et retrouvez ma critique complète en cliquant ici : http://dylanesquetv.hautetfort.com/archive/2009/12/09/fri...

 

 

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Episode 3x04 Hello, Goodbye / Les adieux de Smash Williams sont tout simplement bouleversant. Il emmène avec lui Corrina Williams, sa mère, l'un des personnages secondaires les plus touchants de Dillon, dans une belle scène d'embrassade lorsqu'il est admis à l'université. On retiendra également sa dernière partie de football en compagnie de ses vieux amis, sur le terrain des Panthers, une fois la nuit tombé. C'est également le début d'une belle intrigue pour Matt, qui retrouve sa mère et partage des scènes toujours touchante avec sa grand-mère. Un épisode important et plus que réussi.  

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Episode 3x08 New York, New York / Second départ d'un personnage, avec Jason Street qui déménage à New York pour rejoindre sa nouvelle famille. C'est encore plus dur de dire au revoir à un personnage dans une série auquel on est autant attaché que celle-ci. C'est même bouleversant, quoi qu'ici, on est heureux pour Jason et ému pour Tim, lorsqu'il dépose son ami à la fin de l'épisode. Jason Street, un portrait inoubliable d'un jeune homme auquel la vie n'a pas fait de cadeaux, mais qui aura appris à se reconstruire peu à peu, avec toute la justesse qu'a pu lui offrir les scénaristes.  

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Episode 3x12 Underdogs / Si la série s'était terminé avec la troisième saison, cet épisode aurait été notre adieu aux Panthers. C'est le dernier match pour nos joueurs favoris, la dernière fois que l'on peut hurler "Clear Eyes, Full Hearts, Can't Lose". Si j'adore les Dillon Lions, jamais je ne retrouverais les mêmes sensation qu'avec ce match inoubliable. Qui marque la fin d'une époque pour ces gamins, prêt à passer à l'âge adulte, qui passent un ultime moment ensemble. Et cette scène lourde d'émotion où Tim dit au revoir à sa passion en jetant un dernier regard sur le terrain.

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Episode 3x13 Tomorrow Blues / Ce qui devait être la fin de la série marque clairement la fin d'une époque. Et l'un des épisodes les plus réussis de la série. Le mariage de Billy et Mindy, le départ de Tyra, Matt et Julie... Plein de nostalgie, d'aux revoirs qui ferme la page d'une période et prépare l'arrivée d'une nouvelle ère. Le tout symbolisé par l'image inoubliable d'Eric et Tami, main dans la main, sur le terrain des Dillon Panthers, alors que le soleil se couche à l'horizon. 

Demain retour sur la quatrième saison, ou l'art de réussir un nouveau départ. 

15/02/2011

Six Days At The Bottom Of The Ocean

Retour sur la deuxième saison de Friday Night Lights. La moins réussie, aucun doute là dessus. Sous la pression des networks, la série s'égare parfois dans les excès du teen show ou du soap opera. Mais malgré tout, les personnages sont plus forts et notre amour pour Dillon finit par gagner. Pour une critique plus détaillé sur la saison, je vous renvoie ici : http://dylanesquetv.hautetfort.com/archive/2009/11/27/fri...

J'ai tout de même envie de vous rappeler les plus beaux moments de cette courte livraison d'épisodes (à cause de la grève des scénaristes) et en particulier deux épisodes inoubliables. 

 

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Episode 2x05 Let's Get It On

Pas forcément des plus réussis, cet épisode m'a marqué pour l'excursion de Tim et Jason au Mexique et la magnifique scène où ce dernier plonge dans l'océan sur la musique des Cinematic Orchestra. Une scène pure, qui reste en mémoire. C'était également les débuts de Landry dans l'équipe et si son intrigue avec Tyra est responsable en partie des égarements de la saison, leur relation reste touchante et unique. 

 

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Episode 2x14 Leave No One Behind

Celui-là est parfait. Il y a tout ce que j'aime : le Coach qui devient un père de substitution pour un Matt en roue libre, Smash qui cherche à ne pas décevoir sa mère, Tami qui devient le mentor de Tyra et a des discussions avec sa fille. Et surtout, deux scènes gravés dans ma mémoire : la douche froide qu'Eric inflige à Matt et Smash qui éclate en sanglots dans les vestiaires des Panthers. Du Friday Night Lights dans toute sa splendeur, une merveille égaré à la fin d'une saison inégale. 

 

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Avant de refermer la page sur cette deuxième saison sur laquelle je ne m'attarde pas trop, je voulais également rendre hommage à tous les personnages secondaires qui ont fait la force de la série, que je n'oublierais jamais, comme une seconde famille : Grandma Saracen, Corrina Williams, Herc, Billy et Mindy Riggins, Angela Collette, Dallas Tinker et toute l'équipe d'entraîneurs. Je reparlerais de tout ce monde dans les jours qui viennent mais je trouvais important de n'en oublier aucun.

À demain pour une rétrospéctive de la troisième saison, un nouveau chef d'oeuvre. 

 

14/02/2011

From West Texas

J'ai découvert Friday Night Lights alors que j'étais encore au lycée. Les chroniques enflammés du site pErDUSA au sujet de la première saison ont éveillé en moi beaucoup de curiosité mais comme je n'avais pas Internet chez moi et qu'aucune chaîne française ne semblait vouloir diffuser la série, je restais frustré. Il faudra attendre 2009 et un automne pluvieux pour qu'en quelques jours, je dévore la première saison, mon premier voyage à Dillon, le plus beau souvenir.

J'en ai parlé longuement dans un bilan que vous pouvez relire en cliquant ici : http://dylanesquetv.hautetfort.com/archive/2009/11/07/fri...

Et ici : http://dylanesquetv.hautetfort.com/archive/2009/11/12/fri...

Et en complément, voici un petit retour sur les moments inoubliables de la première saison. La meilleur, je le dis et je le redis. L'une des plus belles aventures que j'ai pu voir devant mon écran. Qui aurait cru qu'une série parlant d'une équipe de football du Texas aurait pu autant me séduire ? La réponse ci-dessous et dans les jours qui suivent. 

 

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Episode pilote / Ah cette ouverture avec des plans du Texas, le regard du Coach, les lumières qui s'allument, les mélodies d'Explosions in the Sky... Bienvenue à Dillon. Si on regarde ce petit chef d'oeuvre (qui pose tout de suite les codes esthétiques et émotionnelles du show) du coin de l'oeil, on n'y verra qu'un teen show patriote et larmoyant. Sinon, c'est une belle entrée en matière, bouleversante. Rien que pour l'entrée de Matt dans l'équipe où pour les larmes de Jason Street, c'est déjà parfait. Je n'avais jamais vu aussi brute et réaliste auparavant dans un drama de network. 

 

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Episode 1x03 Wind Sprints / L'inoubliable scène où le Coach règle ses comptes avec Tim Riggins sous la pluie. Et l'épisode où Tim devient justement un symbole de la série, grâce au charisme de Taylor Kitsch. On s'y découvre également une passion pour le football, on admire de plus en plus le Coach autant pour son côté mentor que pour son côté mari grognon et on réalise bien vite que Tami a raison et aura toujours raison. Sans oublier le puissant "Clear Eyes, Full Heats, Can't Lose" lancer par Smash pour motiver ses troupes. L'esprit d'équipe, la pluie, le Coach et un triangle amoureux passionnant qui commence. 

 

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Episode 1x11 Nevermind / Où l'on découvre que la chose la plus géniale dans cette série, c'est qu'on croit vraiment à l'existence de Dillon, que ses habitants semblent authentiques, que ces lieux nous sont déjà familiers. Je garde un excellent souvenir de cet épisode en particulier grâce à la paire Tim/Landry, inédite et parfaite. L'élément comique de la série prend du galon face à Riggins tandis que l'on s'attache de plus en plus au timide Matt, qui retrouve son père et s'amourache par la même occasion de Julie Taylor. Bel épisode également pour Jason, qui commence par rechercher son album préféré de Nirvana et finit par éclater en sanglots. Moi aussi et ce sera pas la dernière fois.

 

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Episode 1x20 Mud Bowl / Les Taylor sont le couple le plus authentique et attachant qui existe à la télévision. Cet épisode en est la preuve formelle, et plus personne ne pourra me contredire après avoir vu Eric et Tamy se promener dans un champ ! Un épisode inoubliable pour ce final dans la boue, pour ce tendre baiser entre Matt et Julie, pour ce match plein de tension.  

 

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Episode 1x22 State / Je crois que c'est mon épisod préféré de toute la série. Il est difficile d'en parler sans avoir envie de le revoir, d'éclater de larmes et de joie, d'être constamment ébloui par ces personnages, le jeu des acteurs, cette réalisation. Le match le plus important pour tout le monde et l'impression de faire partie de Dillon pour toujours. La découverte du stade, la révélation de Tami, le road trip de Tyra et Landry, l'accolade entre le Coach et Matt, le défilé final sur "Devil Town". Culte et juste parfait. 

First Breath After Coma

Voilà, je viens de regarder l'ultime épisode de ce qui restera l'une de mes séries favorite. 

Et pour dire au revoir à Friday Night Lights, il fallait au moins que je lui consacre une semaine spéciale. La critique du final sera publié vendredi (bien entendu) et en attendant, je vais revenir jour après jour, en illustrant mes articles des titres des plus belles chansons d'Explosions in the Sky, sur les meilleurs moments de la série, avec un best of, des vidéos peut-être. En espérant que serez ému tout autant que je le suis. Le deuil peut commencer. 

Et je commence avec une belle vidéo rétrospéctive réalisé par un fan de la série, qui revient sur la première saison de Friday Night Lights, la meilleure, avec une chanson de Coldplay qui pour une fois, est plutôt approprié. Une vidéo pleine de nostalgie, bien foutue, forcément émouvante.