21.11.2009

How I Met Your Mother / Saison 3

HowIMetYourMother_S3_key.jpgIt's going to be... wait for it... not that bad !

Je n'avais pas d'attente particulière concernant How I Met Your Mother. Je voulais juste passer un bon moment de détente, m'attacher distraitement à des personnages stéreotypées et puis c'est tout. Les deux premières saisons m'avaient conquis. À part Ted, ruiné par un acteur médiocre, j'ai vraiment adoré ! Pourtant, on m'avait prévenu, la troisième saison est décevante. Encore une fois, je m'attendais à quelque chose de pas géniale, et j'ai passé un bon moment.

Alors oui, c'est certain, c'est moins bon. Le charme des débuts n'a pas complétement disparu mais HIMYM commence a perdre de sa saveur. Comme souvent dans les séries, la troisième saison se doit de bouleverser la dynamique du show, amène de nouveaux personnages, se perd un peu à trop vouloir surprendre. La rupture de Ted et Robin est pourtant un bon point de départ, et les scénaristes ne font pas l'erreur de refaire de Ted un romantique à la recherche de l'amour parfait. Le concept de la série en prend un coup et est parfois timidement relancé, sans trop y croire, par la voix-off de Bob Saget (que l'on écoute à peine) et quelques indices. Mais tout cela semble superficiel et Ted s'efface peu à peu derrière ses camarades, devenant ainsi plus supportable (sauf lorsqu'il agit comme un monsieur je sais tout mieux que tout le monde prétentieux...). L'arrivée de Stella (jouée par la toujours sympathique Sarah Chalke, alias Elliot de Scrubs) peine à convaincre. Le personnage manque de relief et ne s'impose pas vraiment, même si elle est immédiatement adorable. On a de la peine à croire qu'il s'agira bien de la Mère, et je me demande bien comment cette demande en mariage va être géré par la suite. Et on passera rapidement sur l'apparition de Britney Spears en guest (pas si nulle que ça finalement)...

how-i-met-your-mother-saison-4-3.jpgLe vrai héros de cette troisième saison, c'est Barney Stinson. Neil Patrick Harris est toujours impeccable, le personnage est le plus intéressant du lot, mais comme il fallait s'y attendre, ses gimmicks commencent à lasser et il fallait bien donner un coeur à ce pauvre Barney. Remettre en question ses talents de dragueur était bien vu, mais le personnage retombe très vite dans la caricature. Le faire tomber amoureux de Robin m'a par contre surpris, et c'était une idée assez dangereuse. Mais au final, c'est plutôt bien mené, les deux personnages vont bien ensemble et les conséquences ne sont pas aussi désastreuses que ça. Sauf si cela amène Barney a s'affadir la saison prochaine et devenir une sorte de remplacant de Ted dans la catégorie "romantique au coeur brisé"...

Quoique peu utilisé, Marshall est le personnage auquel je me suis le plus attaché cette saison. Une fois détaché de son couple gnan-gnan avec Lily, il brille par sa naiveté, son côté pataud et ses bonnes intentions qui tournent toujours mal. J'aurais juste aimé le voir plus intéragir avec les autres. C'est le principal problème de cette saison : les intrigues séparés. Les meilleurs épisodes sont ceux qui savent mêler tous les personnages, toutes les intrigues avec créativité (celui avec le Slap-Bet, celui avec la règle platinum, celui avec les accidents). Mais les intrigues indépendantes sont souvent trop faibles pour convaincre. Ce qui me plait, ce sont les running-jokes, et l'amitié entre les personnages (comme dans pas mal de sitcoms finalement). L'apparition du Bro Code en était un parfait exemple. Ce genre de délires fait mouche quand il ne verse pas dans la caricature et ne devient pas trop lourd.

ted-stella-how-i-met-your-mother.jpgC'était donc plutôt bien géré en cette troisième saison, qui évite les dégats malgré pas mal de maladresses et des épisodes un peu superflu. Je ne parle pas de Lily qui est toujours un peu crispante, tant Alysson Hannigan n'est pas à l'aise dans son rôle. Maintenant, j'ai un peu peur que lors de la saison suivante, les maladresses prennent de l'ampleur et que tout le monde devienne crispant et caricatural. Que la série s'épuise. Que Ted ne devienne encore plus fade que jamais auprès de Stella. Que Barney perde de sa coolitude en tombant amoureux de Robin. Mais une chose est sûr, je resigne encore pour un an, car How I Met Your Mother a encore prouvé qu'elle était un divertissement de bonne qualité, aux personnages pour la plupart attachant.

29.10.2009

How I Met Your Mother / Bilan Saisons 1 et 2

2855879728_e7282c6139_o.jpgHow I Met Your Mother, et bah en fait, c'est vachement sympa !

Tout est dans le titre de l'article. Malgré mes réticences et mes a-prioris, j'ai passé un très bon moment devant les deux premières saisons de la série que j'ai dévoré en quelques jours ! La deuxième saison encore plus que la première, où la série est un peu pris au piège de leur concept de narration. Ted m'énervait un peu à chercher sa future femme, et même si parfois c'était rondement mené, on sentait que ça freinait un peu l'imagination des scénaristes. Une imagination débordante. Malgré des thèmatiques et des situations déjà-vu (l'influence de Friends est énorme, mais complétement assumée), la série brille par ses exercices de style et des personnages incroyablement attachant. Même Ted, un peu fade au début (la faute à l'acteur peut-être) a fini par me convaincre. Barney est clairement le point fort du show, et un des personnages de sitcom les plus géniales jamais vu à l'écran, grâce au talent de Neil Patrick Harris. Chacune de ses apparitions est tordante, sans que le personnage ne devienne lourd ou redondant. J'adore Marshall, son innocence, son côté grand ours au coeur tendre, et même si Lily m'agace régulièrement, leur couple est adorable. Quand à Robin, elle a réussi à très bien s'intégrer au reste du groupe et on l'adore, bien que son couple avec Ted était un peu décevant au final (surtout que l'on sait que ce n'est pas la mère). Même la voix-off de Bob Saget ne me donne pas envie de me cogner la tête contre les murs. Et que dire des running-jokes qui parcourent les épisodes sans jamais lasser, du slap-bet, à Robin Sparkles, en passant par le Legendary !

HIMYM est donc un petit miracle, un bonbon acidulé cohérent et addictif, qui s'améliore d'épisodes en épisodes. La bande son est parfaite, on est toujours surpris et on ne s'ennuie jamais. Sans prétention, sans être d'une grande qualité, c'est tout simplement le meilleur moyen de passer un bon moment après une dure journée. J'espère que la suite ne me décevra pas !

09.10.2009

HIMYM / Episodes 1x01 à 1x08

how-i-met-your-mother-sd34.jpgJe vous expliquais il y a quelques semaines ma nostalgie pour Friends. Comme vous l'avait remarqué je regarde beaucoup de comédies cette année (The Office, Parks & Recreation, Community, Curb Your Enthusiasm) mais pas vraiment de sitcom. J'ai beaucoup entendu parler d'How I Met Your Mother et j'ai voulu me lancer. Histoire de retrouver un plateau, des rires enregistrés et des gags bons enfants. À ce niveau là j'ai pas été déçu. How I Met Your Mother est l'antithèse de l'originalité. Forcément, on est sur ABC. Le concept de la mère et de Ted du futur trouve ses limites dès le pilote et n'est qu'un pretexte qu'il est préférable de vite oublier. L'important, c'est de voir une bande de potes new-yorkais autour d'intrigues romantiques et burlesques... Ca ne vous rappelle rien ?

Oui, HIMYM a été annoncé comme le nouveau Friends. On retrouve, c'est vrai, une ambiance propre à nos six amis de NBC. Mais Ted et compagnie sont loin de me faire rire autant que Rachel, Chandler et compagnie. Déjà les personnages manquent singulièrement de saveur. Ted Mosby est peut-être même l'un des personnages les plus fades et agaçants que je connaisse. Sans parler du couple Lily/Marshall irritant au possible, servis par deux acteurs qui semblent avoir perdu des neurones en signant leur contrat (Alysson Hannigan me rappelle à quel point Buffy me manque, et c'est tout). Heureusement, Robin et Barney sont là. Robin, un personnage sans prétention, une actrice délicieuse, qui ne manque pas de piquant. Et Barney, un mode de vie à lui tout seul, le seul véritable interêt de la série, qui pourrait être encore plus drôle s'il n'était pas coincé dans une sitcom tout public. Imaginez un peu le pouvoir de Barney dans une comédie HBO ! Neil Patrick Harris est fabuleux. Grâce à un timing impeccable, il réussit à imposer des privates jokes et des répliques cultes en seulement huit épisodes. Chapeau bas. Je dois également avouer que certains épisodes, avec leur construction non-chronologiques et leur rythme de folie sont assez addictifs.

how_i_met_your_mother_1.jpgMalgré ses défauts, HIMYM est une sitcom sympathique comme tout. J'ai passé une très mauvaise semaine et ces huits premiers épisodes m'ont permis de retrouver un peu le sourire tous les soirs, en compagnie d'un bon chocolat chaud. Comme Friends et Scrubs il y a pas si longtemps, même si la qualité est moindre. Alors je vais tenter d'oublier tous les gimmick irritants de la série, de ne pas me focaliser sur la fadeur de Ted, de Marshall et Lily, et continuez à me détendre (et peut-être même rire) devant HIMYM. Histoire de passer l'automne...