12.09.2009
Six Feet Under, mon best of
2x13 The Last Time
J’aime quand un season finale réussit à apparaître à la fois comme une conclusion à la saison entière mais également comme un élément perturbateur qui relance les personnages et leurs intrigues. « The Last Time » est pour cela un modèle d’écriture. Toute la saison 2 monte crescendo pour aboutir à ces quarante minutes bouleversantes, où l’on rit, où l’on pleure, où Six Feet Under est à son meilleur.
J’ai déjà dit tout bien que je pensais de l’épisode précédent et de l’inoubliable dispute entre Nate et Brenda. Celui-ci fait monter la tension dramatique un cran plus haut. On est loin de la scène finale pleine d’espoir du season finale de la première saison. Pourtant, cet épisode pourrait également être une conclusion à la série. « The Last Time » porte bien son nom, dans la manière où il boucle la plupart des intrigues et est le point final de la première période de Six Feet Under, qui ne sera plus jamais comme avant.
Après plusieurs crises, Nate décide qu’il est temps pour lui d’opérer cette vilaine malformation artério-veineuse. Comme l’avait prédit son père en début de saison, il est de la partie maintenant. On ne saura pas s’il gagne ou il perd, puisque le plan final, magnifique, nous laisse dans le doute le plus complet. Le symbole du bus est de retour et la réalisation nous plonge dans une douce anesthésie. Si tout se déchire autour de Nate, il aura fallu attendre de voir sa vie menacée pour vraiment se rapprocher de sa famille. La scène du testament avec David, sa discussion avec Claire et la tendresse de sa mère Ruth sont bouleversantes et resserrent les boulons de la famille Fisher. On ne tombe jamais dans la dépression car l’épisode est parsemé de ces moments de lumières, ces sourires, il est rempli de tendresse. Oui, c’est déchirant de voir Nate devoir affronter ce qu’il a toujours fui, de voir Brenda quitter la ville et de voir ses proches s’inquiéter pour lui, mais c’est aussi une belle démonstration d’humanité. On réalise qu’en seulement une trentaine d’épisodes, on est follement attachés à ces personnages, et c’est maintenant irréversible.
Si le principal de l’épisode tourne autour de Nate, les autres intrigues sont également passionnantes. Que ce soit la dispute entre David et Keith, les interrogations de Claire concernant sa future orientation ou une Ruth qui retrouve ses instincts maternels auprès de sa petite-fille et de Lisa. Tout est fluide, percutant et on en ressort bouleversé. Lorsqu’on sait ce qu’il adviendra de Nate dans l’ultime saison, il est très dur de regarder cet épisode sans avoir un pincement au cœur…
Six Feet Under achève son premier cycle en nous ayant prouvé qu’il est possible de garder une qualité d’écriture et une cohérence scénaristique pendant deux saisons complètes. "The Last Time" est un épisode parfait comme manifeste d'une série quasi-parfaite.
20:25 Publié dans Six Feet Under | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : six feet under
13.08.2009
Six Feet Under, mon best of
4x01 Falling into Pieces
Le season premiere de la quatrième saison arrive à la cinquième place de mon classement. Pourtant, il s’agit de la saison qui m’a le moins plu. La qualité est toujours à un très haut niveau, mais un peu irrégulière et certaines intrigues ne m’ont pas passionés (l’adultère de Rico, la vie de couple de Ruth et George, le nouveau boulot de Keith, les découvertes de Claire, les changements d’horizons de Nate) même si elles sont pour la plupart essentielles pour la suite. C’est en fait une saison de transition entre la très sombre saison 3 et la parfaite saison 5.
Après vous avoir fait l’éloge de l’épisode concernant le kidnapping de David, attardons nous sur ce season premiere. Et résumons très vite ce qui s’y passe. {spoilers pour ceux qui ne sont pas rendu ici dans leur visionnage !!!] Après plusieurs semaines d’angoisse, la nouvelle vient de tomber, Lisa est morte, noyée dans l’océan. Nate doit enterrer la femme avec qui il ne voulait même plus vivre, alors qu’il vient déjà de retomber dans les bras de Brenda. Toute la famille Kimmel est là et les Fisher font tout leur possible pour que les funérailles se déroulent dans le calme et pour soutenir Nate (j’ai beaucoup aimé la manière dont David est présent pour son frère tout au long de l’épisode).
Je rappelle également que David et Keith ont décidés de reconstruire leur couple sur de nouvelles bases et que Ruth vient de se marier avec George, encore mystérieux. Ah oui et Claire s’est fait avorter de l’enfant de Russell ! Ah oui, et Rico trompe sa femme !
Commentons maintenant (mon dieu je suis pas pressé de retrouver les dissertations à la rentrée, et pourtant, je m’entraine !) D’abord, le titre est très beau. Et illustre très bien ce qui arrive à la vie de ce pauvre Nate. Je n’ai jamais adoré le personnage de Lisa, mais sa disparition est vraiment tragique et mystérieuse (il faudra attendre la fin de saison pour en savoir plus). Une femme que Nate a épousé en pensant être un homme nouveau, en voulant l’aimer. Mais en réalité, il a pris peur, recopié le schéma paternel (ce qu’il a toujours fui) et son amour s’est évaporé. Une situation vécu par de nombreux couples et qui se termine ici de la plus triste des façons. Nate est partagé entre un soulagement qu’il refuse de s’avouer et une terrible culpabilité. Et sa réaction, après avoir été se saouler et se bagarrer dans un bar, c’est rendre visite à Brenda, la seule femme qu’il a peut-être jamais aimé. Brenda est magnifique, toute en retenue et leur acte sexuel en dit long sur l’état de Nate, qui va commencer une longue traversée du désert.
Les autres personnages semblent plutôt épanouie à côté de lui. Et on sent que la tendance commence à s’inverser : alors que Nate était la personne la plus stable de la famille (du moins en apparence) dans le pilote de la série, c’est maintenant le reste de la famille qui trouve le chemin de la sérénité (du moins pendant un moment). Ruth semble heureuse et sereine en compagnie de son nouveau mari, et sait garder son sang-froid pour s’occuper de ses enfants. David et Keith sont en pleine reconstruction de leur couple et leur déconctration, leur plaisir retrouvé, fait également plaisir à voir. Les acteurs sont parfaits. Claire doit gérer le plus en plus pathétique Russell qui lui reproche d’avoir avorter sans lui en parler. Elle mérite tellement mieux que cet éternel looser (pourtant attachant à ses débuts). La phrase que lui adresse Olivier, « break eye open », l’encouragent à regarder le monde d’un œil nouveau et de balayer ses préjugés, est très juste, car on a des personnages en pleine mutation.
On rit également, malgré le drame. Avec Arthur, jaloux du couple formé par Ruth et George. Avec la confession de Rico, pleine de drôlerie. Les scénaristes de Six Feet Under excellent dans le mélange des tons et permettent à ces quarante minutes de ne pas nous donner des envies de suicide. Parce que voir Nate aller chercher puis enterrer le corps de sa femme est terriblement déprimant… Enfin, on a la réalisation, plus belle que jamais, et un travail sur la lumière époustouflant. Mention spéciale à Rachel Griffiths, qui campe une Brenda en train de changer, protectrice et aimante envers Nate.
Je termine avec la mort de l’épisode, qui date des années 70 et qui servira en fait de twist scénaristique parfaitement maitrisé et innatendue. Nate refuse de bruler les corps de Lisa et de rendre les cendres à sa famille. Il respectera sa dernière volonté et ira enterrer son corps au pied d’un arbre, dans le désert californien. Une des scènes les plus intenses et tragique de la série. Le désespoir de Nate, le corps decrépi de son ex-femme, et ces cris qui résonnent dans le désert… C’est le souffle coupé que l’on termine le visionnage de cet épisode.
Un sommet de la série, intense, beau, déchirant, concluant les intrigues de la troisième saison tout en relancant Six Feet Under vers de nouveaux horizons. Parfait, encore une fois…
23:48 Publié dans Six Feet Under | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : six feet under
12.08.2009
Six Feet Under, mon best of
1x01 Pilot
À la sixième place du classement, j’ai choisi le tout premier épisode de la série, la pilote, diffusé un beau jour de 2001 sur HBO. Que j’ai découvert un beau jour de 2004 sur Cannal Jimmy. Le coup de foudre, le début d’une histoire d’amour. Un petit long-métrage à lui tout seul, ce chef d’œuvre démontre ce qu’Alan Ball peut faire le mieux et on y retrouve tout ce qui va faire l’essence de la série.
Les personnages d’abord, dont on a un premier apercu. Les bases de leur personnalités sont là, et déjà, ils sont tous plus attachant les uns que les autres. Commençons par Nate. C’est le lien avec le spectateur, le plus « normal » de la famille, celui auquel on s’attache et s’identifie le plus facilement. C’était le Nate rebelle, mal rasé, avec sa veste en cuir marron (que l’on retrouvera jusqu’à la fin). Peter Krause est parfait dans ce rôle de type paumé, terriblement humain. Et le reste du cast est à la hauteur… Michael C.Hall dans la peau du David coincé, Frances Fisher déchirante dans celle d’une mère névrosé (la scène des larmes au cimetière) et Lauren Ambrose, jeune débutante, dans le rôle de Claire, la marginale de la famille (très crédible lorsqu’elle joue celle qui est stone pour la première fois !). Sans parler de Rachel Griffiths et son personnage de Brenda, inoubliable, encore un peu en retrait, qui dès sa première apparition se fait sauter par Nate dans les toilettes d’un aéroport (ce qui en dit long sur Brenda et sur le couple phare de la série). Les personnages secondaires sont déjà là, de Keith à Rico en passant par Billy, dont la seul scène est peut-être celle qui définit le mieux le personnage : en pleurs, il vole des fraises à Brenda et s’écroule sur un canapé… J’allais oublié l’excellent Richard Jenkins, le père, le fantôme, dont la mort est le point de départ de la série.
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Avec des personnages et un cast pareil, c’est déjà gagné. Il ne manque plus qu’un scénario et des dialogues en béton, mélant humour noir et réflexions existentielles toute en profondeur et subtilité. Des scènes cultes et inoubliables : Ruth qui pète un cable dans sa cuisine, Claire qui balance une orange dans un supermaché, l’enterrement du père, la confrontation Nate/David… L’un des plus beaux génériques toutes séries confondus, des scènes de rêves éveillés, la maison des Fisher, l’envoutant « Waiting » des Devlins en bande-son et des fausse pubs farcis d’humour noir, tout ce qu’il faut pour créer une atmosphère unique. Et démarrer un chef d’œuvre.
Ce pilote est au choix un objet à regarder et savourez comme un film familiale décomplexé et foncièrement originale, ou bien le début d’une belle et troublante aventure…
21:45 Publié dans Six Feet Under | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : six feet under
11.08.2009
Six Feet Under, mon best of
Vous n’y croyiez plus et bien pourtant, si, voilà le retour de Six Feet Under sur ce blog, et la suite de mon best of ! Le classement continue et on arrive à la septième position.
3x01 Perfect Circles
Premier épisode de cette troisième saison, celle de la transition, qui va profondément bouleverser les codes de la série, amener de nouveaux personnages, créer de nouvelles tensions et pour certains, faire disparaître l’esprit originelle de la série. Pour moi, c’est une saison magistrale avec certes, quelques longueurs, mais une progression dramatique parfaitement maitrisée et une bonne gestion des personnages (bien mieux qu’en quatrième saison par exemple). Qu’on aime Lisa ou qu’on la déteste, il ne faut pas que cette troisième saison se résume à elle, et à son triste sort. Et il ne faut pas non plus être rebuter par ce season premiere choc, expérimental, qui ont poussés certains à dire que la série avait « sauté le requin ». Au contraire, je pense qu’avec « Perfect Circles », Six Feet Under atteint une nouvelle dimension et fait preuve de beaucoup d’intelligence.
Et si Nate n’avait pas survécu à son opération ? S’il avait survécu mais en devenant un légume ? Si il avait eu un enfant avec Brenda ? Si son père n’avait jamais rencontré Ruth ? Et si Nate était un redneck réactionnaire ? Toutes ces questions, toutes ces vies possibles vont être explorer durant les dix premières minutes de cet épisode, qui nous laisse croire qu’on a perdu Nate à jamais… et puis finalement, non. Tout cela n’était qu’un effet du cerveau, un apercu de ce que pourrait être une vie si certains choix et rencontres avaient été différent. Que le destin n’existe pas, qu’on est déterminé par nos actions et qu’un simple événement peut changer toute une vie. C’est l’un des thèmes de la série et voir le personnage central confronté à cette exploration, accompagné par son père (Richard Jenkins, toujours parfait) est une expérience hors du commun, qui a rebuté pas mal de fans, et qui fait de ces quinze premières minutes un moment culte.
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Bon, le reste n’est pas aussi génial, il faut l’avouer. Une fois que l’on apprend que Nate va bien, retour à la réalité et le rythme ralentit. On est projeté plusieurs mois en avant et on découvre ce que sont devenus les Fisher (et les autres). Chacun a un traitement toujours réaliste, en adéquation avec sa personnalité, mais aussi surprenant : le mariage de Nate et Lisa par exemple (encore un choix scénaristique qui ne va pas plaire à tout le monde). On découvre de nouveaux personnages qui vont devenir centraux : Olivier, Russell, rencontrés par Claire à l’école d’arts. Mais ce qui manque surtout c’est Brenda ! Et il faudra attendre quelques épisodes pour revoir celle qui fut à l’origine de tant de conflits et de bouleversements la saison précédente.
Nate a profondément changer. Du moins en apparences. Et bien c’est la même chose pour Six Feet Under qui entame à l’aube de cette troisième saison, avec cet épisode très particulier, une nouvelle période, que l’on aime ou pas.
19:39 Publié dans Six Feet Under | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : six feet under
22.12.2008
Six Feet Under, le top 10
Je continue mon best of de Six Feet Under avec à la huitième position, un épisode très approprié en ces périodes de fêtes !
2x08 It's the Most Wonderful Time of the Year
Résumé court : Un an après la mort de Nathaniel Senior, toute la famille se remémore leurs derniers instants passés en sa compagnie, tout en organisant un repas de Noël et les funérailles d'un Père Noël motard...
Chez une famille normal, Noël peut évoquer une trève, un moment de paix et de joie. Chez d'autres, comme les Fisher, cela évoque la mort d'un proche et l'accentuation des conflits internes. Cela donne un épisode écrit encore une fois avec finesse et un éclairage sur le passé, le présent et le futur des personnages.
Les flash-backs concernant Nathaniel sont précieux et nous rappellent que cette famille a perdu un père, un mari, un supérieur (pour Rico) et que le deuil a beau être effectué en surface, il y a encore du travail à faire avant que l'ombre de l'homme en costume ne disparaisse de l'antique maison des Fisher. La dernière fois que l'on voit quelqu'un sans le savoir. Souvent, les dernières paroles sont anodins, ne signifient rien et on aimerait revenir en arrière pour pouvoir changer ces derniers instants. Mais c'est impossible et les Fisher doivent aller de l'avant.
C'est la leçon que Nate apprend lors de ce réveillon au pays des motards. En effet, Fisher&Sons préparent les funérailles du Père Noël ! Un homme motard qui se déguisait ainsi pour les enfants du quartier. La maison se retrouve alors envahi par une troupe de motards qui décident de passer le réveillon sur fond de Steppenwold et Lynyrd Skynyrd. Lors d'une discussion avec la femme du défunt, Nate, victime rappelez-vous d'une malformation veineuse au cerveau qui risque de lui couter la vie à chaque instant, réalise qu'il doit désormais vivre sa vie au jour le jour, sans penser au lendemain, ainsi il n'aura aucun regret lorsque viendra sa fin. C'est d'ailleurs l'un des messages de la série, et s'il est facile d'être d'accord avec ce principe, c'est plus dur à accomplir lorsqu'il faut également se soucier des autres. Pour l'instant, Nate accepte de racheter la moto du Père Noël et embrasse la vie à toute vitesse... Plus dure sera la chute.
On retrouve à nouveau une Brenda névrosé dans cet épisode. Elle n'hésite pas à assouvir ses fantasmes dans un magasin, a la surprise de retrouvez son maniaco-dépressif de frère visiblement soigné, et doit passer le réveillon entre sa dingue de mère et la froideur du repas Fisher. Nate: Why do you treat me like shit all the time?
Brenda: Because I had a really fucked-up life, and I need sarcasm to hide how ridiculously vulnerable I really am.
De son côté, David annonce à sa famille qu'il est de nouveau en couple avec Keith, et ce dernier a le droit pour la première fois de rejoindre la table familial, en compagnie de sa nièce Taylor. Mais les problèmes de la soeur de Keith ne vont pas tarder à ressurgir et venir ruiner le Noël de Taylor, et la joie de Keith et David. Ces deux-là ont encore un long chemin à parcourir avant de trouver la sérénité au sein de leur couple.
Tandis que la storilyne de Rico n'apporte pas grand chose à la saison, Ruth continue de sortir avec le russe Nikolaï, et on se demande bien ce qui peut la faire rester auprès de cette homme effroyable (mais tout de même attachant). Quand à Claire, elle continue à trouver un garçon équilibré, mais découvre que ce Toby est trop équilibré et préfère reprendre contact avec Billy.
Avec cet épisode, et le précédent (qui nous introduisait le personnage de Sarah, la soeur de Ruth), la saison 2 de Six Feet Under nous offre deux bijoux d'écriture, qui développe comme rarement les personnages, et mêle avec habilité la noirceur et la tendresse. Pour un Noël pas comme les autres, je vous invite donc à venir rejoindre la table des Fisher !
18:25 Publié dans Six Feet Under | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : six feet under
05.12.2008
Six Feet Under, le top 10
Je continue mon best of des épisodes de Six Feet Under, avec à la neuvième position, un épisode qui a fait couler beaucoup d’encre…
Résumé court : Alors qu’il allait chercher un corps à la morgue, David prend un autostoppeur sur le chemin. Et sa journée va se transformer très vite en véritable cauchemar…


4x05 That’s My Dog
Une gifle. Une véritable surprise. Une tension et une violence rare à la télévision. Et un épisode qui a divisé les fans. Pour moi, « That’s My Dog » est un épisode qui prouve une nouvelle fois la capacité des scénaristes à prendre des risques et savoir nous mener sur des terrains inconnus.
Lorsque l’épisode débute, c’est pourtant l’ennui qui nous guette. Cette quatrième saison, après un début superbe, commence déjà à ronronner légérement et n’est pas entièrement satisfaisante. Nate est de plus en plus perdu dans son deuil douloureux, l’adultère de Rico manque de finesse et provoque l’ennui et on ne sait toujours pas si le mariage de Ruth et George est une bonne idée. Quand à David, il reconstruit lentement son couple avec Keith, qui doit s’éloigner pour assurer la sécurité d’une starlette insupportable. Il suffira de quelques secondes pour secouer tout ça et transformer un épisode classique en l’un des moments les plus choquants de la série.
David a tellement évolué depuis la première saison. Il a mis du temps à assumer son homosexualité, à prendre confiance en lui, à s’ouvrir aux autres. Et a gagné l’éternel sympathie du téléspectateur grâce à son humour, ses maladresses et le talent de Michael C.Hall. C’est pourquoi la deuxième moitié de l’épisode touche le spectateur en plein cœur et laisse sans voix. Ma seule réaction fut de garder la bouche ouverte et l’air ahuri jusqu’à la fin de l’épisode, sans savoir où cet autostoppeur allait mener ce personnage auquel je suis tant attaché. Jusqu’où allait-il torturer David, le membre le plus stable de la famille en cette saison 4 ? On va de surprises en surprises, on est troublé, et tout comme David, on ne sait jamais si on pourra réchapper de cette expérience.
Et c’est bien écrit, ne s’éloigne pas du réalisme un peu névrosé de la série. Même dans les situations les plus extrêmes, David reste David. Et Michael C.Hall nous sert une performance inoubliable. Les dernières scènes sont bouleversantes (les souvenirs, la violence et un David laissé sur le bord de la route) mais on est tellement sous le choc que ce n’est qu’au générique final que la larme pourra enfin couler. Les conséquences de cette aggression seront subtilement exploité le reste de la saison, et vont appronfondir le personnage de David.
Pas moyen d’oublier la folie dans le regard de cet homme, et la peur dans celui de David. Deux thèmes remarquablement exploités dans cet épisode parfaitement construit, jouant sans arrêt avec le spectateur, et le laissant sans voix…
21:13 Publié dans Six Feet Under | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : six feet under
16.11.2008
Six Feet Under, le top 10
Pour la quatrième fois, je me replonge dans l’intégrale de Six Feet Under et je vous propose un top 10 de mes épisodes favoris. Voici le dixième sur ma liste :
2x12 I’ll Take You
Après une saison 2 qui a gagné en puissance crescendo, il fallait un épisode qui fasse tout exploser. Qui remette tout à plat. Et de manière subtile. « I’ll Take You », écrit par Jill Solloway, parvient avec brio à canaliser toute la tension de la saison, afin de préparer au season finale, qui sera plus apaisé.


Le couple Nate/Brenda atteint un point de non-retour. Lui a mis enceinte une vieille amie et elle ne cesse de coucher avec tout ce qui bouge. Leur mariage ne peut aboutir nulle part et lorsque tout les secrets éclatent, on assiste à l’une plus dispute les plus poignantes (selon moi) de l’histoire de la télévision. Peter Krause et Rachel Griffiths à leur meilleur, des répliques et des gestes (la bague) que l’on n’oubliera jamais. La fin d’un couple qui a tout fait pour se convaincre que les choses pourraient aller mieux avec le temps, mais qui s’est vu rattrapé par tant de problèmes que la chute était inévitable. Même si par la suite, nous verrons que l’histoire se répéte…
Un autre couple se termine, celui improbable formé par Ruth et Nikolaï. Voyant bien que son russe bourru ne s’intéresse plus vraiment à elle, elle prend la décision de rompre, lors d’une scène anthologique au cinéma. Une Ruth touchante, qui perd ses illusions, et qui éclate en larmes face à un film avec Sandra Bullock.
La storyline de David et Keith amènent une touche d’humour. Le couple reçoit un assistant social pour décide si oui ou non ils auront la garde de la petite Taylor. L’assistant social se trouve être lui-même gay ! Tout semble semble s’arranger pour le couple, surtout que Keith est blanchi pour son histoire de coup de feu. Mais il finit par perdre son travail en perdant tout ses moyens lors d’une intervention.


En pleine période de transition, Claire visite sa futur école d’arts et découvre qu’elle n’est pas aussi unique qu’elle le croyait, en voyant sur le parking une série de corbillards comme le sien ! Des perspectives d’avenir intéressantes pour cette artiste en herbe qui se cherche tellement qu’il va bien falloir qu’elle se trouve. Et elle ne pourra pas compter sur Gary, son conseiller scolaire, qui se fait renvoyer. Heureusement (ou hélas) Billy est là pour la soutenir…
On explore dans cet épisode le passé de Rico. Un peu trop réduit au statut d’employé raleur et fermé sur ses positions, Rico méritait cette exploration plus en profondeur. Etant proche de la mort de l’épisode, il se rappelle la mort de son père, que Nathaniel Fisher Senior avait embaumé. On découvre la naissance de sa vocation et sa rencontre avec l’univers Fisher. C’est juste, touchant et permet de connaitre le personnage sous un nouveau jour.
Au revoir Kroehner ! Même si la fin de ce grand méchant loup est un peu baclé, ça permet au moins de libérer les Fisher de cette storyline qui a un peu trop durée…


Toute la violence et la tristesse accumulée dans l’épisode est mis en stand-by lors de la scène finale, où l’on voit Ruth rendre visite à Lisa, et bercer sa petite-fille, assise sur un rocking-chair, dans un halo de lumière. Une scène douce et apaisée qui conclut un épisode fort en émotions, pivot de la série.
12:46 Publié dans Six Feet Under | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : six feet under
22.06.2008
La meilleure série


Six Feet Under
Un orgasme télévisuel.
La meilleure série. Rien de plus, rien de moins.
La plus joli chose qui me soit arrivé devant mon écran.
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Un bijou. Un ovni. Une merveille.
Du rire. Des larmes.
Toutes les émotions humaines en 63 épisodes.
Une série sur la mort qui nous réapprend à vivre.
Une nouvelle famille que l'on suit durant cinq saisons.
Et lorsqu'il est temps de quitter cette famille, c'est la déchirure.
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Voilà, c'était mon hommage à Six Feet Under, puisse-t-elle reposer en paix.
Jusqu'à ce que je me refasse une intégrale prochainement !
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