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01/07/2013

Young Dylanesque #2

Suite de mon récit autobiographique narrant ma relation aux séries. La 1ère partie évoquait mon premier amour télévisuel et je poursuis ici en vous parlant de mes premiers scénarios, des Legos aux fanfictions.

Alors que BILLY (ce vieux rêve que j'ai enfin pu réaliser), va bientôt se terminer, j'aimerais revenir sur mon expérience de scénariste en herbe. Je ne vais pas vous faire mon CV mais plutôt retracer l'évolution de ma créativité. De manière tout à fait mégalo, bien entendu. Et avec pas mal de nostalgie.

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Comme je vous le racontais précédemment, ce sont les Animaux du Bois de Quat' Sous qui m'ont appris à aimer la narration épisodique et qui m'ont donnés envie d'imaginer des histoires. Mes premières fanfictions, elles datent donc de cette époque et prenaient la forme de bande dessinés où je poursuivais les aventures de Renard et sa bande et où j'inventais des récits parralèles. C'est d'abord avec mes peluches que je m'entraînais et, quand j'étais suffisamment satisfait de mon impro, je la dessinais. C'est l'avantage d'être fils unique : avoir des heures à tuer tout seul et faire marcher à fond son imaginaire (ça et développer un amour pour la solitude, l'auto-centrisme et l'égoïsme). Et quand je n'avais rien pour dessiner et que mes peluches étaient loin de moi, quand je partais en vacances d'été au bord de la Mer par exemple, je poursuivais ces aventures dans ma tête, en projetant mes personnages sur les routes de Vendée, sur la plage ou les forêts de pins. Du grand spectacle et un tas de décors pour pas un rond. C'était tellement plus facile à l'époque...

Cette envie de m'approprier mes fictions favorites, de les intégrer encore plus à mon quotidien, s'est poursuivie en grandissant. Les Legos ont remplacés les peluches et m'ont permis d'inventer de longues sagas qui se déroulait parfois sur plusieurs mois et étaient annulés quand ma mère décidait de ranger ma chambre. Des films comme Toy Story ont renforcés mon envie de donner vie aux jouets et d'en faire le casting de mes plus belles oeuvres. Je me souviens en particulier d'avoir réinventé entièrement la trilogie Star Wars avec mes Legos et que c'était franchement plus passionnant que les sequels de Lucas qui étaient en train de sortir à ce moment-là. Puis, vers l'âge de dix ans, j'ai eu une grosse période japonaise, et ce sont les Pokémons qui se sont retrouvés au centre du terrain de jeu. Au fur et à mesure que je jouais à la Gameboy, je dessinais ma partie sur des cahiers entiers. Une manière de sauvegarder bien plus ludique. De la même façon, les personnages de J.K. Rowling puis de J.R.R. Tolkien ont envahis ma chambre et mon imaginaire, m'invitant à écrire de nouveaux chapitres. Je dois encore avoir quelque part le 7ème tome d'Harry Potter à ma sauce ou la grande épopée d'un elfe apprennant qu'il est le fils bâtard d'un roi. Le tout écrit au crayon de bois dans des classeurs que ma mère continue de conserver amoureusement, sans jamais les avoir vraiment lu. 

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Et les séries dans tout ça ? Et bien, on y arrive car c'est vers l'âge de 12-13 ans que ma passion pour la télévision reprend ses droits, grâce à Friends, ER et Buffy. Et que la fanfiction pure et dure devient mon occupation principale en rentrant du collège. Si j'avais un scanner, je vous montrerais volontiers la huitième saison des aventures du Scooby Gang, dont mes synopsis étaient illustrés de photos découpés dans des magazines comme Spirit ou Series Mag (qui est toujours publié parait-il avec du Glee et du Once Upon A Time en couverture !). Les amis du Central Perk auront plus tard le droit à leur onzième saison, les employés de The West Wing furent embarqués dans une aventure rocambolesque de complot international plus proche de James Bond que de l'univers de Sorkin, Jim et Pam auront le droit de s'embrasser bien avant "Casino Night" et il suffit d'aller sur le forum que j'ai ouvert sur ER pour lire mes saisons alternatives. D'ailleurs, si j'avais encore le temps aujourd'hui, je n'hésiterais pas à écrire une fanfiction consacrée à Nick Miller ou de me lancer dans l'écriture d'une quatrième saison de Deadwood ou une suite à Firefly.

Mais je m'avance un peu, revenons plutôt à une époque où je n'ai pas encore Internet et où ce sont toujours les carnets que ma mère m'achetait régulièrement qui me servait de moyen d'expression. Pour le moment, je vous ai parlé de la manière dont je me suis approprié les univers des autres. Mais il faut aussi préciser que ça m'a encouragé à créer mes univers à moi. D'abord sous forme de bande-dessinés donc. Le collège où j'étudiais possède encore dans son CDI un exemplaire d'une saga où des détectives anthropomorphes menaient des enquêtes loufoques. Et mon ami Mathieu se souviendra d'un projet avorté de grande épopée futuriste qu'on inventait tous les deux et qui s'appelait Alkarya, si mes souvenirs sont bons (ce qui ressemble avec le recul à une marque de dentifrices !).

Plus tard, une fois ma passion pour le dessin un peu mise de côté, c'est le format série que j'ai voulu tester. Voici donc la liste des séries de ma création que vous ne verrez jamais mais qui existent bel et bien dans mes vieux classeurs ou mon premier ordinateur. Des séries dont j'écrivais de longs synopsis, parfois des scripts entiers et qui pouvaient durer une à dix saisons, selon mon implication (et ma sociabilité, qui a bien fini par se développer au bout d'un moment). Poussant le truc jusqu'au bout, je faisais mon casting en sélectionnant mes acteurs favoris du moment, disponibles ou non ! Voilà donc les plus marquantes...

- POLICE (12 saisons) : Drame policier. Où j'étais plus intéressé par le quotidien des flics que par leurs enquêtes. C'était outrageusement inspiré d'ER et mon héros était un John Carter qui, dans le pilote, débarquait dans un commissariat de Chicago pour faire son apprentissage. Il y avait le chef alcoolique (joué par Alexis Denisof), la collègue ravissante et son petit ami jaloux, le standardiste rigolo (joué par Tom Lenk !) et en tout, une quinzaines de personnages qui ont peuplés douze saisons et quasiment toutes mes années collèges. Quelques épisodes (le pilote, le season premiere de la huitième saison) sont scriptés et John Wells aurait été fier de moi franchement ! Au fait, c'est un certain Shawn Reaves qui incarnait mon héros car je l'avais vu dans une photo promo pour True Calling et je trouvais que ça collait bien. Que devient-il aujourd'hui ? 

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- SPRINGLAND (9 saisons) : Un ensemble show se déroulant dans la ville imaginaire de Springland et inspiré à la fois de Gilmore Girls, Everwood, Ed et Spin City (étrange mélange je sais). Orlando Bloom (mon Dieu) y incarnait un journaliste qui retournait dans la ville de son enfance pour reprendre le quotidien local avec son meilleur ami. On y découvrait alors toute la galerie des habitants de Springland, du maire mégalomane incarné par Matthew Perry à la mère de famille débordée (Alex Kingston) en passant par l'amour d'enfance désormais fiancée (Maura Tierney, bien entendu). Neuf saisons avec plus de rebondissements que dans Plus Belle La Vie et des romances dans tous les sens.  

- TOGETHER (8 saisons) : Ma sitcom suivant la vie de colocataires venant d'avoir la vingtaine. Ca ne vous rappelle rien ? Là, c'était limite du plagiat. Elisha Cutbert était ma Rachel, Chad Michael Murray mon Ross/Joey, Amy Acker ma Monica et Tom Lenk (encore lui !) mon Chandler. Et que les saisons se terminaient souvent sur des mariages ou des accouchements, dans la grande tradition des sitcoms NBC. J'y parlais de romance et de sexe sans y avoir encore goûté et ce pendant huit saisons. 

- TOM (5 saisons) : Celle qui tient le mieux la route aujourd'hui à la relecture. J'étais déjà un peu plus âgé en écrivant ça puisque c'est Love Monkey, une comédie très vite annulée par CBS qui m'avait inspiré (sans ne jamais l'avoir vu). On y retrouve Tom Cavanaugh dans le rôle titre (un nom de personnage qui me suivra jusqu'à 103FM, ma première réalisation) dans le rôle d'un producteur de musique en proie à des crises existentielles en compagnie de ses amis (Bradley Cooper, Lisa Kudrow et Donald Faison) et de son ex-femme (Maura Tierney, encore et toujours). C'était souvent expérimental, doux-amer et pas si idiot que ça. Maman, conserves au moins ça. 

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- THE ROAD (2 saisons) : Un projet ambitieux que je n'ai jamais réussi à achever parce que je commençais déjà à avoir d'autres préocuppations et que l'arrivée d'Internet dans ma vie à tout gâché (mais ce sera l'objet d'un prochain article). Un jeune homme incarné par John Krasinski se retrouvait embarqué dans un voyage en bus autour des Etats-Unis après avoir répondu à une drôle d'annonce. Kathy Bates, responsable d'une agence de voyages, cherchait en fait à organiser une thérapie de groupe spontanée avec des échantillons variés de la société. Dont une jolie musicienne jouée par Lauren Ambrose, un type en fauteuil roulant alcoolique (Donal Logue) et un scientifique cynique (Paul McCrane). Le conducteur du bus, c'était Gunther du Central Perk ! Chaque épisode avait le nom d'une chanson indé que j'écoutais à l'époque et nous amenait dans une ville différente. Au fur et à mesure des épisodes, des liens se renforçaient entre les différents passagers et franchement, ça mériterait presque une vraie adaptation à l'écran. Quand j'aurais le budget d'avoir un bus, je ferais ça autour de la France, promis ! John Krasinski et Lauren Ambrose sont libres en plus, ça tombe bien...

- RAVEN (mini-série) : Une mini-série se déroulant dans un New York post-apocalyptique et enneigé où Goran Vijnic jouait un ancien détenu (surnommé Raven) devant sauver l'humanité. C'était épique, onirique et trop ambitieux pour que je parvienne vraiment à rendre le projet abouti. Ce sont les épisodes d'ER avec le révérend qui m'avait inspiré ça et encore une fois, tu fous ça sur HBO avec un gros budget et ça aurait de la gueule !

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- D DAY (mini-série) : Un mélange bancal entre Band of Brothers et Lost. Où l'on suit une bande de soldats menés par Anthony Edwards durant la Seconde Guerre Mondiale. Et à chaque épisode, on nous montre des flash-backs sur leur vie avant et des flashforwards sur leur vie après. Un concept pas trop mal mais difficile à tenir, surtout au niveau de la réalité historique. Donc j'ai abandonné rapidement !

Voilà. Mais ce n'est pas tout... Comme je ne pouvais pas vraiment les réaliser et les diffuser à l'époque, je suis allé encore plus loin dans ma folie en imaginant ma propre chaine de télé : SpiritTV ! J'ai commencé ce petit projet en 2003 et l'ai tenu jusqu'en 2006. Je remplissais chaque jour ma grille des programmes dans d'énormes classeurs, en mélangeant les diffusions ou rediffusions de vraies séries avec mes créations. Une oeuvre d'art gigantesque que l'on peut aussi retrouver dans mes cartons et qui servira de preuve à la naissance de mes névroses quand on fera mon procès. 

Tout cela ménera à 103FM, BILLY et ZIM, que vous pourrez découvrir à la rentrée. En attendant, si vous avez eu des expériences similaires, n'hésitez pas à venir les partager. Si vous voulez lire les synospsis mentionnés ci-dessus ou mes bande-dessinés, achetez moi un scanner et je partagerais volontiers et sans honte. Dans le prochain épisode de Young Dylanesque, je reviendrais sur la manière dont mon visionnage a évolué avec le temps et sur l'influence positive et néfaste d'Internet sur ma relation avec la fiction. À suivre...

09/06/2011

Tell Him Something Pretty

Je viens de terminer les trois saisons de Deadwood. Comme je l'avais dit précédemment, j'avais toujours repoussé ce visionnage par crainte de rester sur ma faim. Alors oui, je suis sur ma faim comme rarement je l'ai été. J'écris cette note au milieu de la nuit avec beaucoup de mélancolie. Je m'excuse auprès de Six Feet Under, The Shield, Homicide, Friday Night Lights, The West Wing, Mad Men, Breaking Bad et Band Of Brothers (que j'adorent toutes passionnément) mais je sais maintenant que Deadwood est la série la mieux écrite, réalisée et interprêtée que j'ai eu la chance de voir. 

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On en reparle bientôt, si j'arrive à trouver les mots pour décrire cet incomparable chef d'oeuvre. 

15/08/2008

Band of Brothers (épisode 10/10)

Episode 10 Points – Des hommes avant tout

 

Court résumé : Après s’être emparé du nid d’aigle d’Hitler en Allemagne, la Easy Company passe ses derniers moments en Autriche. Les soldats sont dans le doute concernant la suite des événements : auront-ils assez de points pour échapper à l’enfer du Pacifique ?

 

 

Mon avis : La guerre est terminée. Bien du chemin parcouru depuis le camp Toccoa pour les hommes de la Easy Company. Bien des camarades laissés sur le champ de batailles, beaucoup de violence, de sueur et de sang. Le retour à la maison est mérité. Mais avant de se séparer, les soldats profitent de leurs derniers jours en Europe, des journées au paradis.

L’Autriche est superbe et donne un aspect lumineux à cet épisode, porteur d’espoir et de joie. La peur de mourir disparaît remplacé par l’attente du retour à la maison. Mais la guerre au Pacifique continue et les hommes comptent leurs points dans l’espoir de ne pas retourner en enfer. Quel soulagement lorsque Winters leur annonce que la Easy ne repartira pas au combat.

Certains commencent à prévoir le retour. Nixon propose un job à son ami Winters, qui décide d’accepter. Une scène aussi paisible que celle où Nixon et Winters partagent leurs souvenirs et leur prévisions fait du bien, après tant de bouleversements.

 

Parrallélement, il est temps pour ces hommes qui se connaissent comme des frères, de se faire leurs adieux. Shifty part le premier, après avoir gagné la loterie, mais son sort sera bien triste, puisqu’il sera blessé dans un accident de voiture. Car même si les combats sont terminés, certains soldats continuent de mourir. Janovec est victime d’un tragique accident tandis que Grant est gravement blessé par un soldat ivre. Speirs sera sans pitié avec cet ivrogne dans une scène qui est la part d’ombre de l’épisode. La vengeance est également présente lorsque Liegbott va rendre visite à l’homme qu’il prétend responsable d’un camp de concentration. Webster refuse d’assister à cette fusillade…

 

 

 

 

A part pour ces scènes plus dramatiques, le reste de l’épisode ne cesse d’occasionner des sourires et de l’émotion : Nixon découvrant la plus grande cave d’Europe, Malarkey pouvant enfin rentrer chez lui, Welsh pressé de retrouver sa Kitty, la scène de chasse… On revoit Sobel au détour d’une scène où ce dernier réalise que Winters est désormais bien plus gradé que lui. Winters se remémore son parcours lorsqu’il expose son CV à un major. Du D-Day à Bastogne, des flash-backs nous rappellent les moments forts de la série. Très bonne idée également de mettre en parrallèle le discours du chef des troupes allemandes, avec le parcours de la Easy Company. Cela prouve que les camps ennemis sont des hommes avant tout, qui ont partagé la peur et l’amitié durant toutes ces batailles.

 

Pleine d’allégresse, la scène finale réunit tous les personnages (dont Compton, de retour) autour d’une partie de base-ball, tandis que Winters raconte leur devenir après la guerre. Je verse une larme, attristé de quitter ces personnes si attachantes, ces anti-héros devenus héros, des hommes dont l’action restera toujours gravé dans un coin de ma mémoire.

 

 

 

 

La force de Band of Brothers, c’est d’avoir mis en avant des hommes ordinaires qui se retrouvent dans des situations extraordinaires, loin de chez eux, et qui doivent faire preuve d’entraide et de courage. Une belle leçon d’histoire et d’humanité qui rend hommage à ces hommes, qui sont venus témoigner à chaque épisode. La série se termine d’ailleurs sur ce récit du vrai Winters, qui fut le personnage fil rouge de la mini-série : quand son petit-fils lui demande s’il a été un héros pendant la guerre, il répond que non. Il n’a pas été un héros, mais il a servi dans une compagnie de héros.

Une conclusion parfaite à une grande œuvre télévisuelle, que je vous encourage à nouveau à découvrir ou redécouvrir.

14/08/2008

Band of Brothers (épisode 9/10)

Episode 9 Why We Fight ? – Pourquoi nous combattons

 

Court résumé : La Easy Company débarque en Allemagne et se retrouve confrontés à l’Holocauste lorsque des soldats découvrent un camp de concentration au milieu d’une forêt…

 

 

 

Mon avis : Tout commence par des violons. Normal pour un épisode qui se veut l’un des plus forts, émotionnellement.

La Easy est installée en Allemagne et s’en donne à cœur joie. Des scènes légères qui font plaisir à voir, où les soldats prennent un repos mérité (Luz et Perconte explorant la campagne, Speirs volant de l’argenterie). De son côté, Nixon est en pleine dépression, ne pouvant mettre la main sur son whisky favori. On en apprend plus sur lui : sur son divorce, sur le fait qu’il n’a pas tiré une seul balle depuis le D-Day. Ron Livingston excelle dans son rôle. Tout semble aller pour le mieux dans cette première partie d’épisode, même si on sent que les soldats veulent rentrer chez eux. Comme l’explique Perconte à un nouveau qui veut voir du combat, il ne comprend plus vraiment les raisons pour lesquelles il se battent. C’est véritablement la question (et le titre) de cet épisode. Après bientôt un an de conflit, quelle est la finalité de toute cette violence ? La réponse va arriver sans prévenir dans la deuxième partie de l’épisode…

C’est lors d’une patrouille que Perconte, Bull et Luz découvrent un étrange endroit au milieu de la forêt. Toute la compagnie vient ouvrir les portes de ce qui semble être un camp d’extermination nazi. Il faut imaginer la stupeur que doivent ressentir les soldats en découvrant une horreur inimaginable, en secourant ses hommes mourrants, en réalisant (inconsciamment) que leur lutte n’a pas été vaine. Les réactions sont juste et poignantes, et cette scène, qui aurait pu tomber dans l’excès, touche là où il faut, grâce à une reconstition fidèle, et à un parfait mélange entre la musique et la réalisation. On est tenté de pleurer avec Liegbott lorsque le soldat, lui-même juif, doit annoncer aux prisonniers de retourner à l’intérieur du camp pour pouvoir les soigner. Plus tard, ce seront les villageois allemands, jouant les innoçents concernant l’existence du camp, qui viendront enterrer les corps, dans une scène troublante et déchirante. Des images qui resteront gravés à vie dans la mémoire de ces soldats, qui n’imaginaient pas de telles choses possible, lorsqu’ils ont posé le pied en Europe pour la première fois. La guerre se termine, mais la folie des hommes est éternelle.

Et tout se termine par des violons. Une scène comtemplative, réunnissant plusieurs survivants de Toccoa. Nixon annonce à ses hommes le suicide d’Hitler. La guerre est-elle terminée pour de bon ? Réponse dans le dixième et dernier épisode.

 

 

 

Mention spéciale aux acteurs qui nous livrent une belle performance, tel Ross McCall (Liegbott). Il ne reste plus qu’un épisode et il sera triste de quitter ces soldats que l’on suit depuis le début.

Pour conclure, « Why We Fight ? » est l’un des meilleurs épisodes de la série. La télévision dans ce qu’elle peut offrir de mieux. Un témoignage poignant qui vous prend aux tripes et dont on ne ressort pas indemne.

A voir absolument.

 

Band of Brothers (épisode 8/10)

Episode 8 The Last Patrol – La dernière patrouille

 

Court résumé : Après avoir survu aux horreurs de Bastogne, la Easy Company doit tenir la ville d’Hagueneau. David Webster, absent depuis la Hollande, retrouve ses anciens camarades transformés. Lorsqu’une patrouille est organisé pour capturer des prisonniers allemands, le lieutenant Jones se porte volontaire pour remplacer un Malarkey épuisé…

 

 

Mon avis : Peut-être l’épisode le plus faible de la série, « The Last Patrol » marque vraiment le début de la fin. Du côté américain comme du côté allemand, les soldats sont épuisés et la lassitude commence à gagner tout le monde. Après avoir survécu à Bastogne, les hommes ne peuvent même pas se reposer et s’abritent à chaque départ d’obus, dans la sombre ville d’Hagueneau, dans le Nord de la France. L’épisode est en effet sombre, sale, et retranscrit bien cet épuisement général. Le personnage de Malarkey est le plus représentatif de ce changement : on a du mal à le reconnaître, derrière sa barbe, ses cernes et sa mine défaite. Il a perdu la plupart de ses amis à Bastogne et ne semble pas pouvoir s’en remettre. D’autres, comme Luz, gardent leur enthousiasme, tandis que Lipton reçoit une promotion amplement mérité. Speirs est désormais responsable de la Easy, et doit envoyer ses hommes pour une dernière patrouille. L’opération est un succès, malgré la mort de Jackson, mais montre l’agaçement des soldats. La scène où Doc Roe tente de sauver Jackson est poignante, tant ses camarades sont sous le choc…

Comme l’explique le véritable Winters dans un témoignage, il commence à réaliser qu’il va pouvoir survivre à une guerre qui touche à sa fin, et qu’il fait désormais attention où il met les pieds. Les morts de Jackson et d’autres soldats à ce stade du conflit sont dur à voir pour les autres. Certains, comme Cobb, noient leur impuissance dans l’alcool. D’autres, comme Winters, tente leur possible pour soulager les hommes de missions futiles. Une nouvelle fois, Winters prouve son humanité et réussit, à l’aide de Spiers, à garder l’unité de la compagnie.

 

 

Le lieutenant Jones représente la ferveur d’un homme arrivé tardivement dans la guerre, et qui veut pourtant faire ses preuves. Mais son inexpérience l’empêche d’avoir de la crédibilité, malgré sa bonne volonté. De son côté, David Webster est de retour et c’est lui qui narre l’histoire. Blessé en Hollande, il ne reconnaît plus les hommes de Toccoa, tant ils ont changés dans les bois de Bastogne. Même s’il est pris de haut par Liegbott ou Babe, Webster parviendra finalement a retrouvé leur complicité, et à participer à la dernière patrouille. Etant écrivain et ayant fait des études à Harvard, Webster a une vision plus profonde des événements et nous livre un témoignage poignant sur cette guerre qui semble ne jamais vouloir se terminer.

Webster: (narrating) I wondered if anyone would realize what it cost the soldiers to win this war. Back home, in America, things were already beginning to look like peacetime. The standard of living was on the rise, hotels and nightclubs were booming, you couldn't get a hotel room in Miami Beach, it was so crowded. How could anyone know the price paid by the soldiers in terror, agony, and bloodshed, if they'd never been to places like Normandy, Bastogne or Hagenau?

Un épisode poignant, mais un peu lent et véritablement sombre parfois. Espérons que les hommes trouvent prochainement un peu de lumière... Prochaine étape : l’Allemagne.

13/08/2008

Band of Brothers (épisode 7/10)

Episode 7 The Breaking Point – Point de rupture

 

Court résumé : La Easy Company est encerclée dans le Bois Jacques par la contre-offensive allemande, et doit s’emparer de la ville de Foy. Sous les ordres d’un responsable incompétent, les soldats commencent à ressentir l’épuisement et attendent le pire, à l’abri dans leurs terriers…

 

 

Mon avis : Pièce essentielle de la mini-série, « The Breaking Point » est à la fois l’épisode le plus réussi et le plus dur à regarder. Cet épisode est violent, choquant, déchirant parfois, mais maîtrisé à la perfection. Et mon préféré avec le recul. La narration est assuré par le sergent Lipton, celui qui connaît le mieux les hommes et qui assure le lien entre l’incompétent Dike et les soldats. Donnie Walhberg interprête un personnage simple mais solide, qui réussit à unir la compagnie alors que tout les éléments sont réunis pour qu’elle se déchire.

Le titre est bien trouvé puisqu’il s’agit bien là d’un point de rupture, et la Easy Company ne sera plus jamais la même par la suite. Elle ressort défiguré des Ardennes. On ne voit plus les jeunes hommes enthousiastes sortant de Toccoa, mais de véritables vétérans aux joues creuses, au barbes naissantes et aux yeux plein de désillusions. La Easy Company est sévérement touché dans cet épisode : Hoobler meurt suite à une inadvertence, Bill Guarnere et Joe Toye se retrouvent amputés d’une jambe, Muck et Penkala périssent dans leur terrier sous l’œil de leur ami Luz, et Compton resté sous le choc de ses pertes, est démobilisé. Tout ces départs sont déchirants, après avoir suivi ces personnages pendant sept épisodes. Mais c’est pour ceux qui restent que c’est le plus dur, car en plus de la fatigue et du froid, il faut désormais affronter la perte de ses amis. Dur à supporter pour Malarkey, Luz, Bull, Martin, Babe et les autres… Compton ne s’en remetra plus et quitte lui aussi la Company.

Le cas de Dike montre les faiblesses du système militaire, et c’est frustrant de voir un Winters impuissant, prêt à partir aux combat avec ses hommes s’il le pouvait, mais coincé derrière la ligne à cause de son rang. Les combats dans la neige et le froid sont encore une fois spectaculaires, et les scènes de bombardements m’ont fait trembler sur mon canapé.

 

 

 

Mais le véritable thème de cet épisode, c’est la peur. Comme le souligne Lipton, l’angoisse est destructive et contagieuse, mais inévitable lorsqu’on passe ses journées à attendre la mort au milieu de ces bois immaculés. On voit grâce à cet épisode les conséquences de la guerre, faite de violence et de mort, sur le moral des hommes. La crise d’angoisse de Dike lors de l’assault final aurait pu mener à la perte de tous, et ce n’est que grâce à l’action héroïque de Speirs que la Company obtient la victoire. Ce dernier est propulsé responsable de la compagnie, et on apprend la vérité quand à ses antécédents mystérieux. La scène finale dans l’église, avec les chœurs, est sublime, et permet d’établir le bilan des pertes (triste à voir), et de garder quand même un peu d’espoir pour la suite. Speirs semble un bon commandant, Lipton mérite sa promotion, et la guerre va bientôt s’achever. Il s’agit désormais pour les survivants de tenir bon…

12/08/2008

Band of Brothers (épisode 6/10)

Episode 6 Bastogne

 

Court résumé : À l’approche de Noël 1944, la Easy Company s’installe dans les bois environnant Bastogne. Les infirmiers comme Eugène Roe doivent veiller sur la santé des hommes, victimes des balles ennemis et du froid, malgré le manque d’équipement médical…

 

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Mon avis : Un épisode à part, qui plonge le téléspectateur dans un nouvel univers, un nouveau décor : les bois enneigés de Bastogne.

L’intrigue est centré autour du personnage d’Eugène Roe, infirmier cajun, qui vient au secours de ses camarades, et qui rencontre à Bastogne une ravissante infirmière (joué par une actrice française talentueuse). Ces scènes peuvent paraître superflus, on peut avoir l’impression de s’éloigner de la Easy Company et de la vérité historique, mais je pense qu’il faut voir cet épisode comme une parenthèse. Une parenthèse poignante, saissisante, et véritablement déchirante lorsque Bastogne est bombardée. On aurait pu faire un film autour de cet épisode. Shane Taylor interprête avec humilité ce personnage discret et généreux, qui risque sa vie pour sauver celle des autres.

Pendant ce temps, on a également un aperçu du reste de la compagnie. Celle-ci est placé sous les ordres d’un homme étourdi et peu concerné par ses hommes, qui ne cesse de disparaître au PC. Tandis que le froid et la fatigue commence à harasser les hommes, Joe Toye est de retour après une vilaine blessure en Hollande. Babe culpabilise après la mort d’une nouvelle recrue. Welsh est blessé le soir de Nöel après avoir allumé un feu. Skip et Luz réalisent qu’ils n’ont pas encore reçu une seule balle. Et Winters surveille tout ce petit monde avec frustration. C’est émouvant de les voir fêter Noël dans leurs terriers, se tenant chaud comme ils peuvent. On apprend à mieux les connaître (la scène où Compton parle de sa petite amie à Guarnere) mais on sent également que leur vie est de plus en plus fragile. Qui survivra à Bastogne ?

La réalisation est parfois étouffante, comme si l’on était nous-mêmes piégés dans ces bois, mais elle tire également parti des magnifiques paysages immaculées et des nuits étoilées.

Une plongée sublime dans un univers aussi beau que terrifiant, où lorsque tout semble calme, les balles commencent à siffler. Un hommage saississant aux médecin et infirmiers durant la Guerre. Un épisode de Band of Brothers quasi-parfait, encore une fois.

Band of Brothers (épisode 5/10)

Episode 5 Crossroads – La croisée des chemins

 

 

Court résumé : Après avoir reçu une nouvelle promotion, Winters doit se résoudre à laisser le commandement des ses hommes à quelqu’un d’autre. Tout en rédigeant un rapport sur une opération réalisé en Hollande, il cherche son successeur et s’offre un repos bien mérité…

 

 

 

Mon avis : Centré sur Winters, cet épisode permet une pause à la croisée des chemins. En effet, on sent qu’une première partie de la guerre est terminé pour la Easy, et qu’une nouvelle page va s’écrire. Mais pour l’instant, on reprend ses forces et on fait le bilan.

La construction de cet épisode permet de revenir sur certains événements survenus en Hollande, et sur une formidable opération militaire, la dernière dirigé par Winters. C’est là qu’il tire son dernier coup de feu, touchant un jeune soldat allemand, dans une scène poignante. On voit que Winters a tissé des liens avec ses hommes, que c’est lui qui les connaît le mieux et qu’il est difficile de les laisser à quelqu’un d’autre. Si Heyligher paraît le meilleur remplaçant, un drame survient qui met fin à sa vie. La Easy Company est donc entre deux eaux…

C’est donc un épisode de transition, un peu long parfois, mais nécessaire afin d’approfondir la psychologie des personnages. Damian Lewis est parfait dans le rôle de Winters, dommage que son talent ne soit pas plus reconnu à la télévision ou au cinéma. Toujours un plaisir également de le voir plaisanter et refaire le monde avec son ami Lewis Nixon.

Et après cette accalmie, voilà les soldats repartis vers l’enfer des Ardennes, un enfer dont il n’ont encore aucune idée. Mais une fois entrés dans ces bois enneigé, la Easy Company n’en ressortira plus jamais comme avant…

 

11/08/2008

Band of Brothers (épisode 4/10)

Episode 4 Replacements – Les remplaçants

Court résumé : La Easy Company se rend en Hollande dans le cadre de l’opération Market Garden. C’est l’occasion pour les nouvelles recrues de faire leurs preuves. Accueilli dans l’allégresse par un peuple libéré, les soldats sont pourtant mis en difficulté par l’ennemi, et l’opération est un échec. Lorsque Bull se retrouve dans une mauvaise posture, les nouveaux décident d’aller lui porter secours…


Mon avis : Tandis que de nouvelles têtes font leur apparition dans les rangs de la Easy, on découvre un nouveau pays : la Hollande.
Il est dur pour les nouvelles recrues de se faire une place dans une équipe si soudée, qui a fait tant de chemin ensemble. Et c’est encore plus dramatique de voir ces gamins se faire descendre par manque d’expérience. Les combats en Hollande sont violent et n’épargne personne. Compton et Webster se retrouvent blessés et même Nixon manque de perdre la vie à cause d’une balle perdue. On revoit également Sobel, au détour d'une scène plutôt légère, avec Malarkey.
La libération de la ville nous offre un tableau à la fois plein d’allégresse mais aussi de tristesse, puisqu’on assiste au sort des femmes qui ont couchés avec l’occupant. Comme en France, l’épuration de sauvage est terrible, cruel. Par contre, la scène où Webster offre un morceau de chocolat au jeune enfant est véritablement touchante.
La partie montrant Bull pris au piège durant la nuit est un peu longue mais haletante, et montre que Randleman est bien l’un des meilleurs soldats de la Easy (comme le soulignera plus tard Winters). Il réussit à s’en sortir et on est presque heureux de le voir taquiner les nouvelles recrues inconsciente, parti à sa rescousse dans la nuit.
L’opération est pourtant un échec et on sent que les hommes présent depuis Toccoa commence légerement à fatiguer et à perdre leur motivation. Il leur reste pourtant encore beaucoup de chemin à faire…

Band Of Brothers (épisode 3/10)

Episode 3 Carentan

 

Court résumé : Une fois la Easy Company réunifié, elle doit reprendre la ville normande de Carentan des mains allemandes. Parrallélement, Winters est touché au pied, Malarkey et Muck s’interrogent sur les rumeurs concernant le mystérieux Speirs, et le soldat Albert Blithe souffre d’une paranoïa qui ne fait que s’accroitre à chaque affrontement…

 

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Mon avis : A peine remis du D-Day que la Easy Company reprend les armes pour libérer Carentan. La reconstition de cette bataille est très bien rendue, et on vibre à chaque coup de feu.

 

On retrouve les autres soldats de la compagnie, comme Luz et Bull, qui sont menés par Harry Welsh, un personnage que j’aime beaucoup. Mais les événements sont vus en partie à travers les yeux d’Albert Blithe, un soldat qui souffre de stress et de paranoïa qui l’empêchent de suivre ses camarades au combat. La blessure finale de Blithe lui fait quitter définitivement le front et il mourra quelques années plus tard. Le portrait de ce soldat est juste et touchant, et rend cet épisode particulièrement réussi. Il réussit à doser les scènes d’action et la psychologie des personnages. On nous montre la gentilesse de Winters, légérement blessé au pied. C’est avec plaisir qu’on retrouve le flegme de Luz et l’humour de Muck. Le mystère Speirs s’épaissit et son petit speech concernant la guerre est saisissant. En gros, pour être un bon soldat, il faut accepter le fait que l’on est déjà mort.

 

La fin de l’épisode propose une pause bienvenue, après deux épisodes intenses, où les soldats se détendent de retour en Angleterre. Mais le repos est de courte durée puisqu’il faut déjà repartir, direction la Hollande…

Band of Brothers (épisode 2/10)

Episode 2 Days of Days - Jour J

Court résumé : 6 juin 1944. La Easy Company est parachuté au dessus de la Normandie. Winters prend la tête de la compagnie et dirige une mission qui a pour but de détruire des canons allemands.

 

 

 

Mon avis : Après une prologue introduisant la Easy Company, cet épisode nous fait entrer en plein cœur de l’action. Au lieu de voir le D-Day du point de vue des troupes débarquant sur la plage, on découvre celui des parachutistes, atterrissant souvent loin de leur objectif. La série a un gros budget et l’utilise dans ce genre de scènes d’action très réussis et prenantes.

Les passages en Normandie offrent une nouvelle palette de couleurs, et lors de la prise des canons, la réalisation est quasi-parfaite (tout comme la manœuvre militaire, aujourd’hui encore enseigné à West Point). Winters nous offre toute son humanité et il mérite d’être responsable de la compagnie sur le terrain. D’autres personnages, comme Compton, Guarnere, Malarkey ou le mystérieux Speirs se dévoilent peu à peu, avec certaines touche d’humour et encore une fois, beaucoup d’humanité.

Dans Band of Brothers, les allemands ne sont pas montrés comme des monstres mais comme des humains avant tout, comme l’illustre la scène où Malarkey (joué par l’excellent Scott Grimes) discute avec un prisonnier allemand qui connaît sa ville natale. La mort du jeune Hall est également poignante.

Si le calme semble revenu à la fin de l’épisode, on sent que la colère gronde toujours et que la suite nous réserve encore beaucoup de sensations fortes. Et nous ne savons pas encore le sort reservé au reste de la Company…

 

Band of Brothers (épisode 1/10)

Je voulais rendre hommage à « Band Of Brothers », mini-série diffusé en 2001 sur HBO et diffusé durant les étés 2002 et 2004 sur France 2. Produite par Tom Hanks et Steven Spielberg, ces dix épisodes racontent le parcours d’une compagnie aéroportée, la Easy Company, durant la Seconde Guerre Mondiale. Du camp d’entraînement de Toccoa, jusqu’au bocage normand, des terres d’Hollande jusque dans les bois gelés des Ardennes, du nid d’aigle d’Hitler en Allemagne jusqu’à l’Autriche libérée… Le destin d’une poignée d’homme dans le grand tourbillon de l’histoire, servi par un casting et une réalisation impeccable, et les témoignages des vétérans de la Easy Company. Une série-réalité qui nous montre la télévision dans ce qu’elle fait de mieux, à la fois témoignage historique, divertissement maitrisé et réflexion sur la condition humaine.

 

 

Je ne suis pas un adepte du film de guerre, mais j’ai tout de suite accroché à Band Of Brothers. J’ai trouvé les personnages attachants, puis j’ai apprécié la leçon d’histoire, et enfin l’étude psychologique des soldats, ce qui manquait à des films comme « Il faut sauver le soldat Ryan », du film Spielberg, trop axé sur l’action et les gros moyens à mon goût.

 

J’en suis à la 4ème rediffusion de ce mini chef d’œuvre, et je vous propose de survoler en vitesse les dix parties de Band Of Brothers, afin de rendre un hommage à ce travail quasi-parfait, et à ces hommes d’exception.

 

A noter également que Band of Brothers possède une bande originale très réussie ainsi que l’un des plus beaux génériques jamais vu à la télévision.

 

Episode 1 Currahee – Currahee

 

 

  

Court résumé : Alors que la Easy Company s’apprête à être parachuté au dessus de la Normandie, Winters et Nixon se souviennent de leur entraînement au camp Toccoa, en Georgie, sous les ordres du terrible Sobel.   

 

Mon avis : Le premier épisode se doit de planter le décor, les personnages et la situation. Une tâche pas facile qui est plutôt bien mené ici, puisque dès « Currahee », j’ai pris goût à la mini-série. Winters, qui est le personnage central, est mis en avant et c’est à lui que le téléspectateur va se raccrocher jusqu’à la fin. David Schwimmer interprête avec brio un personnage à des kilomètres de Ross Geller. Et les autres personnages se dévoilent. J’adopte déjà mes favoris : Luz, Malarkey, Compton…

Le témoignage des vétérans permet un éclairage supplémentaire et une dose d’émotions non négligeable à chacun des épisodes, à commencer par celui-ci.

Cet épisode souffre de certaines longueurs, ce qui est logique puisqu’il doit présenter de manière claire et détaillée la situation et les relations entre personnages. J’aime déjà beaucoup l’amitié Winters/Nixon, et la camaraderie qui unit les soldats (alors que j’ai une sainte horreur de tout ce qui se rapporte à l’armée en général !).

On est saisi par le nombre d’acteurs au casting et par cette réalisation parfaite. Lorsque le bateau transportant les jeunes soldats quitte la Terre Américaine et qu’on voit la statue de la liberté pour la dernière fois, l’émotion est bien présente et on veut dès alors savoir ce qui va arriver à ces personnages…

 

(mes critiques de ces épisodes sont basés uniquement sur mes ressentis et mes sentiments suite à leur visionnage, et pas sur la vérité historique)