27.12.2009

Friday Night Lights 4x06

WandW-68.jpg4x06 Stay

Zach Giflord mérite un Emmy Awards. Il était bouleversant dans l'épisode précent, il est parfait ici, alors que son personnage que l'on aime tant quitte Dillon pour de bon. J'espère qu'on reverra Matt d'ici la fin de la série, mais je suis tellement heureux de le voir enfin accomplir son désir d'évasion et d'avenir. Après avoir pleuré devant "The Son", j'avais un gros sourire devant cet épisode, encore une fois somptueux, qui prouve encore une fois à quel point Friday Night Lights est l'un des plus beaux dramas actuellement à l'écran...

Matt Saracen est depuis le début un gamin poli, adorable mais toujours confronté à des situations terribles, comme la maladie de sa grand-mère ou plus récemment, la mort de son père. Terriblement attachant mais aussi tragique, le numéro 7 des Dillon Panthers ne semblait pas être né dans la bonne ville et Dillon était un peu sa "Devil Town" pour reprendre la chanson de Daniel Johnston qui illustrait la première saison, et qui était tellement lié à Saracen. Son départ est traité avec finesse, simplicité, sans grandes scènes d'adieux. On commence par la rupture avec Julie, qui est symbolique bien sur de sa rupture avec Dillon, puisque c'est pour elle qu'il est resté dans le coin. Grâce à l'aide de l'armée, sa grand-mère n'a plus besoin de lui, et il est désormais libre. Alors on est heureux pour lui et vraiment triste pour Julie. Mais elle s'en remettra. Le couple n'était pas fait pour survivre, même si on les adorait tout les deux. On adorait aussi les scènes avec Landry, avec Lorraine et Shelby Saracen, auxquelles ont dit adieu également. Voir Matt sur la route, partir vers un avenir qui n'appartient qu'à lui a réussi à la fois à me faire sourire et à me faire verser une larme. Et puis choisir "Don't Think Twice (It's Alright)" de Dylan était forcément très pertinent, comme dans la première saison de Mad Men, tellement cette chanson de rupture peut être adressé aussi bien à Julie, qu'à Dillon. Au revoir Matt, je te souhaite de réaliser tes rêves, en espérant te revoir un jour tout de même...

5-lindcherry.jpgLe reste de l'épisode amène un peu de légéreté suite à la noirceur de l'épisode précédent. Lyla est de retour et les scénaristes apportent une conclusion très satisfaisante au personnage et à son histoire d'amour avec Tim Riggins. Je suis amoureux de Lyla et la voir aussi belle, aussi détendue m'a fait un bien fou. Toutes ses scènes avec Tim dégagent une telle chaleur, un véritable réalisme qui commençait déjà à me manquer. Je ne sais pas si leur histoire est terminé, mais on sent bien que malgré leur bonne volonté et leur amour réciproque, c'est un peu compromis. Pauvre Becky qui débarque au beau milieu d'une histoire bien compliqué et qui ferait mieux de rester discrète. Le "Shut Up" de Tim est magnifique ! Dommage que l'on ait pas vu Buddy avec sa fille et qu'il soit un peu trop en retrait ces derniers temps...

Encore une fois, Tami Taylor est bouleversante lorsqu'elle se soucie de sa fille, et j'adore voir le Coach aider sa femme dans ce genre de situations. Le couple retrouve toute son ampleur et n'oublie pas de nous faire sourire. "You're my favorite daughter" adressé à l'horrible Gracy Bell ou bien la discussion avec Landry. Ce dernier retrouve d'ailleurs toute sa drolerie, en flirtant maladroitement avec Jesse ou en couvrant son ami Matt. Et tandis que Vince devient de plus en plus attachant, Luke s'impose comme mon nouveau favori, face à l'affreux JD McCoy. Les Lions sont peu à peu en train de devenir une belle équipe et leur parcours est plus que passionant. Surtout quand on se focalise sur le Coach Traub, un personnage inédit et raffraichissant.

Bref, je commence à être à court d'adjectifs pour louer les qualités de ma série favorite à l'écran. Je vais d'ailleurs faire une petite pause histoire de ne pas être en rade d'épisodes trop rapidement. Et tenter de me remettre du départ de ce cher Matt Saracen...

25.12.2009

Friday Night Lights 4x05

19190708_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20091029_122728.jpg4x05 The Son

"The Son" est probablement l'un des moments de télévision les plus bouleversants que j'ai vu cette année. Je n'avais pas eu autant la gorge serrée, je n'avais pas autant versé de larmes depuis la dernière saison de Six Feet Under. Les scénaristes font un travail excellent cette saison et je tire mon chapeau à Zach Gilford, impressionant.

Comme annoncé à la fin de l'épisode précédent, Matt vient de perdre son père, tué par une mine artisanale en Irak. Un homme que l'on avait vu rapidement lors de la première saison, un homme discret et taciturne, peu présent pour son fils et sa mère. Dont la femme est parti alors que leur enfant avait à peine dix ans. Le fils doit supporter le processus des funérailles, les visites d'inconnus et doit pleurer quelqu'un qu'il déteste. L'occasion pour les scénaristes de donner une nouvelle raison à Matt de faire ses adieux à Dillon, de s'éloigner de Julie, de passer quelques derniers moments avec ses amis, Tim et Landry. Toutes ces scènes sont pleines de tension, sont belles, poignantes et m'ont foutus la larme à l'oeil. Mais j'ai vraiment pleuré lorsque Matt perd les pédales lors du dîner des Taylor, que le Coach le rattrape dans la nuit. Et j'ai eu des frissons lorsqu'il lance un regard dans le cercueil de son père. Le regard de Zach Gilford est parfait et nous montre avec subtilité l'horreur de la guerre, la douleur de la perte. Même si son discours final à l'enterrement n'est pas aussi pertinent que celui qu'il aurait aimé donner, ce n'est pas du patriotisme mais bien un hommage sincère à un père absent, qui est tout de même un père, malgré tout. Et la scène finale est digne de Six Feet Under, aussi belle que bouleversante. Cette intrigue était parfaite et je n'ai jamais autant adoré Matt Saracen.

Alors évidemment, le reste parait un peu fade. Mais pas mauvais du tout. Non, non, les nouveaux personnages ont le droit à de bonnes intrigues. On sent que Luke et Vince ont trouvé un terrain d'entente, que les Lions ne vont pas tarder à remporter un match. Qu'un couple Becky/Luke pourrait être adorable et que Tim est un Dieu lorsqu'il fout un rateau à l'aspirante Miss Texas. JD McCoy est devenu un petit merdeux et j'ai adoré voir Matt lui fermer la porte à la gueule lors de la veillée. J'aimerais tout de même que les McCoy se montre sous un jour moins manichéen, et surtout, que Katey refasse des apparitions. Très supris de voir Lyla de retour, je dois dire que je ne m'y attendais pas, tout comme au baiser qu'elle dépose dans le cou de Matt. Mais ça m'a fait plaisir et j'ai hâte de la voir aux côtés de Tim dans le prochain épisode. Génial également l'allusion à Smash, qui me manque beaucoup. Bientôt Jason Street ?

Voilà donc l'un des plus grands épisodes de la série, et probablement de l'année télévisuelle. Je l'ai regardé après un long repas de famille, le jour de Noël, un peu fatigué et je l'ai terminé complétement bouleversé. Encore une fois, Zach Gilford est gigantesque et son prochain départ va beaucoup me chagriner...

23.12.2009

Friday Night Lights 4x04

friday-night-lights-homecoming.jpg4x04 A Sort of Homecoming

Tout d'abord, veuillez m'excusez pour mon absence ces derniers jours. Un voyage à Londres, un ordinateur qui fait des siennes et pas beaucoup de temps pour regarder mes séries habituelles. Je ne sais pas si ça va s'arranger avec les fêtes, mais je vais tenter de mettre à jour mon blog plus régulièrement. Et je commence tout de suite, de manière très rapide, avec ce charmant épisode de FNL.

Du tout bon, du début à la fin. Chaque intrigue est passionante et l'épisode est très cohérent. Ce que je préfère, c'est voir Matt douter de plus en plus de son choix d'être resté à Dillon. Forcément, Julie se sent visé, surtout depuis les mots de l'artiste fou dans l'épisode précédent. Tout cela est subtilement mis en oeuvre pour donner un aspect tragique au couple Matt/Julie, voué à l'échec. Surtout que la mauvaise nouvelle est annoncé par la fille du Coach, ce qui risque de ne pas l'aider. Oui, la mauvaise nouvelle finale qui nous prend tous par surprise et scotche au fond de son fauteuil. Au moins, on a revu Mamy et Maman Saracen. Mais ça sent la fin pour ce cher Matt...

Même si j'aurais aimé le voir un peu plus avec Landry, l'association Saracen/Riggins m'a réjoui. Ca fait du bien de voir les deux anciens ensemble, même si c'est pour partir chasser. On a ici deux gamins coincé à Dillon. Le premier en est malade, le second en est plus que satisfait. Le Texas Forever de Matt n'en est que plus émouvant.

Pendant ce temps, le couple Taylor n'en finit plus de descendre de son trône. East Dillon est un puit à problèmes, surtout pour Tami, qui continue de se faire descendre par ses collègues et les habitants de West Dillon. C'est vraiment dur de la regarder être injustement detesté alors qu'elle a toujours fait ce qui était juste. Le Coach s'en sort un peu mieux puisqu'il est rallié par Buddy et par les anciens des Lions, lors d'un pep-rally qui ne fait qu'accentuer mon interêt pour la nouvelle équipe. Espérons que les Taylor parviondront à vaincre les préjugés dans l'avenir, quitte à ce que Tami rejoigne l'Est, elle aussi...

Passons rapidement sur les nouveaux. Luke et Vince se comportent comme des idiots, mais le Coach va encore une fois jouer les pères de substitution et régler tout ça. L'histoire du portefeuille trouve une résolution un peu facile mais c'est nécessaire pour faire évoluer les deux Lions. Je trouve un peu dommage de voir Vince aussi désagréable et presomptueux alors qu'il nous avait été présenté comme un adolescent à problèmes plutôt timide et respectueux. Becky m'agace toujours autant et je trouve que Tim a bien du courage pour la supporter ainsi. Quand à Jesse, aussi adorable soit-elle, son flirt avec Landry rappelle trop du Tyra 2.0 pour être vraiment passionant. Dommage, les deux acteurs sont très bons tous les deux. Je termine avec Devon et Julie, un duo adorable, qui amène le thème de l'homosexualité à Dillon, avec également l'assistant coach (plus que de l'admiration pour son cher Eric d'ailleurs ?)

Un épisode assez sombre, oppressant, intense, passionant. Que demande le peuple ?

 

11.12.2009

Friday Night Lights 4x03

FNL_cast.jpg4x03 In the Skin of a Lion

Et oui, encore une chronique de FNL, il n'y aura bientôt plus que ça sur mon blog ! Faut me comprendre, la série est tellement excellente que j'ai du mal à m'en passer et à regarder d'autres séries, de peur de les trouver bien fade en comparaison. Car ce troisième épisode, même s'il est le plus faible pour le moment, est toujours de qualité.

Le cauchemar continue pour les Taylor. Eric est obligé de se ruiner pour continuer à construire l'équipe des Lions, tandis que Tami s'attire les foudres de McCoy et sa clique. Cela les entraîne en plus à se disputer, une fois de plus. Heureusement c'est bien écrit et forcément passionant. Tout au long de son intrigue, Eric nous montre à quel point il peut être arrogant et de mauvaise foi, mais que c'est aussi ce qui fait son charme. Son combat pour les Lions peut parfois l'aveugler, il peut agir en total égoiste mais on croit en lui, et ses joueurs devraient en faire autant. J'aime cette nouvelle équipe, et l'arrivée de Luke permet de les rendre un peu plus crédible. Je me demande s'il est possible pour eux d'arriver en final un jour, mais les voir marquer un point est déjà une petite victoire. La rivalité entre Luke et Vince apporte son lot de tensions et les deux têtes fortes de l'équipe ont chacun une relation particulière avec le Coach, offrant des scènes saisissantes. Go Lions !

Je reviens donc à Tami, qui doit supporter son mari malgré tout, continuer à garder la tête haute, et qui prend quand même le temps de se préoccuper de sa chère fille. Pas l'affreuse Gracie Bell, mais la douce Julie. Qui se pose des questions sur la Foi, l'église tout ça. Dur de vraiment être impliqué par ces questionnements tant les américains ont une perspective différente à la religion (surtout que je suis athée). Mais c'est bien écrit et c'est surtout un pretexte pour offrir de très jolies scènes entre la mère et la fille. La famille Taylor fait toujours des merveilles, même quand l'univers entiers est contre eux !

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Je parlais de Vince et Luke (que j'adore !), abordons maintenant le cas Becky. J'avoue avoir plus de mal à accrocher. Je ne vois pas vraiment ce qu'elle apporte aux autres personnages et j'attends de voir ce que sa relation avec Tim peut donner. Ce dernier est génial en assistant coach mais un peu moins fougueux en compagnie de Becky. Ca peut être intéressant, je n'en doute pas, mais pour l'instant je n'adhère pas complétement, pas encore assez attaché au personnage de Becky. Contrairement à Jesse, dont l'amitié avec Landry, aussi soudaine soit-elle, est vraiment sympa ! Je ne comprends pas vraiment comment ils ont pu s'entendre en aussi peu de temps alors qu'elle l'ignorait dans l'épisode précédent, mais bon, c'est tellement drôle et adorable que je préfère savourer, tout simplement !

Pour ce qui est de l'intrigue Saracen, je suis un peu perplexe. D'un côté, je trouve dommage, alors que le personnage va bientôt partir, de lui faire passer le plus clair de son temps loin de sa grand-mère, de sa mère, de Landry ou du Coach. Et en même temps, c'est un très bon moyen de nous préparer à son départ, de nous expliquer sa transformation. Même si l'artiste en question n'évite pas certains clichés, il permet à Matt de réaliser qu'il ne doit pas vraiment s'attacher à Dillon s'il veut un jour s'affirmer en tant qu'artiste. Cela implique sa relation avec Julie et j'ai trouvé la scène au restaurant à la fois touchante et très triste. J'ai de la peine pour Matt et j'espère qu'il va faire le bon choix et ne blesser personne. C'est bien de le voir agir pour lui-même parfois et ne pas penser qu'aux autres. Mais comme Julie, j'ai peur de le perdre, c'est tout...

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A cause de cette intrigue un peu indépendante, l'épisode perd un peu de rythme et de clarté, mais reste la plupart du temps passionant. La meilleure scène revient probablement à Buddy, qui envoie chier McCoy et les autres et renie son amour des Panthers pour montrer sa fidélité au Coach Taylor. C'était tellement jouissif ! Il faudrait quand même que Joe McCoy soit montré sous un autre jour que celui de connard fini car on a pas l'habitude de détester les personnages de Friday Night Lights comme ça...

Allez, je vais freiner un peu mon rythme de visionnage et retrouvez mes comédies NBC le temps d'un weekend !

 

Friday Night Lights 4x02

tumblr_ksr6mvVwDT1qzhzgqo1_500.png4x02 After the Fall

Un bon épisode qui consolide mon interêt pour cette nouvelle saison. La série continue de faire évoluer son univers, change ses habitudes, tout en restant la même. Ca fait toujours autant plaisir de savoir que de bons scénaristes de drama courent toujours !

Comme l'indique le titre, cet épisode s'intéresse aux conséquences d'un échec. Celui d'Eric, qui a déclaré forfait lors du premier match de ses Lions, perdant ainsi la confiance de son équipe, qui le laisse tomber. On est loin de la grande époque des Panthers et on sent pas mal de doute dans le regard du Coach, en pleine remise en question (ce qui n'arrive pas souvent, il faut bien l'avouer). Commencer une saison par un tel désastre, par un échec, c'est un bon moyen de faire monter l'attente du spectateur et de rendre cette équipe des plus attachantes. Je suis plus qu'enthousiaste à l'idée de voir les Lions gravir les échelons qui les méneront (ou pas) à être une grande équipe ! J'ai juste pas trop compris le coup du type à la station service qui joue les gourous mystiques, c'était un peu sorti de nulle part, non ?

La réouverture de East Dillon amène encore de nouvelles touches à la série, grâce aux petits nouveaux. Les deux plus convaincants sont pour l'instant Vince et Luke. Le premier nous permet de voir un nouveau quartier de Dillon (même si ça semble bizarre d'avoir ce genre de Bronx dans une petite ville texane) et permet le retour des minorités sur le devant de l'écran. Sans jamais vraiment tomber dans le cliché (sauf peut-être avec sa mère justement). Je suis pressé d'en savoir plus sur les problèmes de l'adolescent. Eric a fait une erreur en donnant de l'argent à sa mère et l'attitude de Vince est très honorable. Il vient s'expliquer puis réussit à pardonner le Coach en ramenant toute l'équipe à ses côtés.

Même chose pour Luke, à peine un figurant dans le season premiere, qui est ici sur le devant de la scène. Comme Vince, il n'a pas d'équivalent et apporte quelque chose de vraiment neuf. On aurait pu s'attendre à un pauvre type, comme ceux que sont devenus la plupart de l'équipe et des supporters des Panthers (de manière un peu trop baclé peut-être), mais non. C'est un garçon très poli, compréhensif et sensible. Un soupçon de Matt Saracen mais pas exactement le même. Qui se montre très humble face au Coach Taylor et qui sera probablement un leader génial pour les Lions. Un sauveur même. L'acteur est très bon, prenez pour exemple cette scène très puissante où il éclate en sanglot devant Tami.

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Celle-ci traverse comme son mari une crise qui prend de l'ampleur. Le couple régnait sur Dillon auparavant, réglant les problèmes de tout le monde et on dirait bien que tout cela soit gravement mis en danger. Son combat face à Joe McCoy est passionant et j'adore lorsqu'elle joue les gentilles hypocrites. Surtout qu'elle est toujours juste, ça me fait d'autant plus de peine de la voir se faire huer. Manquerait plus qu'on assiste à un lynchage, on est plus au Far West bon sang ! Toute cette tension est très intéressante, j'espère juste que ça ne divisera pas trop les Taylor. Leur dispute m'a un peu effrayé, même si c'était très bien écrit et interprêté. Je préfère tout de même les voir se réconcilier sur leur divan avec un verre de vin. Tous les deux, ils pourront lutter et ramener Dillon à la raison. Mais c'est pas gagné...

Je ne sais pas trop quoi penser de Jesse, encore une nouvelle introduite dans cet épisode. Elle semble elle aussi apporter un univers différent mais pour l'instant, son intrigue avec Landry ne m'a pas passioné. Le pauvre s'attache une nouvelle fois en quelques secondes avec une fille qui joue les indifférentes et le repousse. Comme si Tyra ne lui avait pas suffi. M'enfin, je n'oserai pas juger avant d'en avoir vu plus et puis j'aime trop Landry pour lui en vouloir !

De son côté, Tim Riggins, "ancien jouer des Panthers" gère toujours aussi mal son retour à Dillon. Texas Forever oui, mais à quel prix ? Dormir dans son van, passer son temps à travailler avec son frère dans un garage miteux ? Heureusement, le personnage trouve deux bons moyens de se remettre sur la bonne voie pour la suite. Tout d'abord, venir en aide à son ancien Coach. C'était un peu facile (Jason nous avait déjà fait le coup), mais ça promet de grands moments ! Puis, il part habiter dans la caravane de Becky et sa mère. Becky est un nouveau personnage mi-adorable, mi-crispant qui gagnera probablement à être connue. Sa relation avec Tim, son nouveau voisin pourra faire des étincelles et j'attends de voir ça ! J'espère juste que Tim ne sera pas coincé dans cette intrigue et séparé des autres comme l'est un peu Matt. C'est la seule crainte que j'ai en ce début de saison.

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Oui, Matt Saracen, qui part faire un stage chez un artiste un peu fou. C'est qu'il aimerait bien devenir artiste. Cette facette du personnage avait déjà été évoqué quelques fois avant, mais un peu effacé par son rôle de quaterback. Du coup, j'ai eu un peu de mal à comprendre ses choix, mais je suis sûr que le personnage va réussir à me convaincre. Il faudrait juste que son intrigue ne soit pas trop indépendante. On a juste eu le droit à une conversation avec Julie et aucune avec Landry ou avec sa grand-mère. D'ailleurs, est-ce que sa mère est toujours dans le coin ?

L'épisode est très bon, il faut juste que j'arrête de trop appréhender et laisser le temps aux scénaristes de dérouler leur saison sous mes yeux. Faut me comprendre, j'attends beaucoup de Friday Night Lights ! En tout cas, je suis plutôt vachement convaincu pour le moment !

09.12.2009

Friday Night Lights 4x01

tumblr_ksahdmYebQ1qzsclso1_500.jpg4x01 East of Dillon

À l'image de Tim Riggins, je n'ai pas attendu très longtemps pour retrouver Dillon. Ma seconde maison. Après avoir terminé la troisième saison hier soir, me voilà déjà devant ce season premiere. Une nouvelle ère commence et cet épisode a vraiment des allures de pilote. Non seulement parce qu'il fait référence au pilote de la série, mais parce qu'il relance intelligement ses personnages vers de nouveaux horizons.

Avec la réouverture de Dillon East High School, la série prend un nouveau départ. Le coach Taylor mène désormais l'équipe des Lions et échange sa casquette bleu pour du rouge. Le spectateur le suit et n'est pas au bout de ses surprises. Pas d'argent, une équipe de bras cassés dont Landry est, ironie du sort, le meilleur joueur... Ce nouveau défi est passionant et offre son lot de scène magnifiques et surtout, inédites : le retour du Clear Eyes Full Heart, le forfait des Lions, le speech dans les vestiaires puis l'allure de champ de bataille après le match. On a l'impression de voir un film de guerre, avec un capitaine qui motive ses troupes et les prépare pour gagner la guerre. Ce n'est pas demain la veille... En tout cas, je suis conquis par ce nouvel environnement, et il est clair que le nouveau challenge d'Eric permet de remettre le personnage au coeur de la série, lui redonne toute sa grandeur. La série en ressort grandi et évite de se répéter. C'était parfait.

Ce changement ne va pas sans de nouveaux personnages, esquissés dès ce season premiere. Tout d'abord Vince, qui aurait pu être un nouveau Smash ou un copier-collé de Santiago, mais qui se montre en quelques scènes très différent et vraiment attachant. Sa relation avec le Coach risque d'être très intéressante. On a aussi Becky, aux fausses allures de Tyra 2.0., qui amène une certaine fraicheur et une relation prometteuse avec Tim, à suivre donc. Pour les autres, ils sont encore des figurants, mais leur tour devrait venir rapidement...

Ce qui m'intéresse le plus, forcément, c'est voir comment les anciens s'en sortent. L'épisode reprend trois mois après le mariage de Billy et Mandy. Lyla et Tyra sont partis à l'université et on ne revient pas vraiment sur leur cas. La ville a été redecoupée, ce qui pousse Landry à intégrer l'équipe de Dillon East. J'étais peu convaincu de le voir pratiquer le football en saison 2, mais c'était la saison 2, l'époque où les scénaristes peinaient à rendre une idée convaincante. Le voir s'affirmer parmi sa nouvelle équipe était génial, j'ai même cru qu'il allait être nommé quaterback ! On en sait pas plus sur son idylle avec Tyra, probablement terminé. Et j'était fou de joie en voyant que sa bassiste Devon est toujours dans les parages ! Julie Taylor, toujours aussi mignonne, les rejoint à Dillon East et leur trio pourrait faire des ravages ! 

Ce cher Matt Saracen est toujours dans les parages, ayant décidé de rester à Dillon pour s'occuper de sa grand-mère, dont l'état s'aggrave. Et comme il l'explique à son pote Landry dans une superbe scène rappelant le pilote, il n'a plus vraiment sa place ici. Même si son couple avec Julie est toujours adorable, ses rêves doivent être mis en parenthèses pendant qu'il livre des pizzas. Je sais que Zachary Gilford ne sera pas présent toute la saison et je suis convaincu que les scénaristes vont préparer sa sortie avec intelligence. Il le mérite et je suis pressé de voir comment il va gérer sa période de transition à Dillon.

Un autre qui est bloqué à Dillon, mais qui en est ravi, c'est l'incorrigible Tim Riggins. Même s'il avait eu une conclusion parfaite à la fin de la saison 3, j'était ravi de le revoir, balancer ses cahiers à l'intérieur de son 4x4, et revenir squatter sa ville préférée. Mais comme on va le voir (et c'est une très bonne idée de nous montrer cet aspect), la vie n'est pas facile pour les ex-stars des Panthers. Tim se fait virer de la maison par son frère qui va bientôt être papa et traine dans les bars jusqu'à coucher avec la première serveuse venu. Je ne sais pas s'il va trouver sa place à Dillon, j'espère juste que le personnage ne va pas trop se répéter et retomber dans ses travers, loin de Lyla. En tout cas, ses scènes avec Becky étaient sympa et Taylor Kitsch est toujours aussi charismatique.

Sinon, on a Tami, cette chère Tami, un peu en retrait, mais sublime lorsqu'elle joue la mesquine en lançant le pile ou face ! Elle subit également les conséquences du redécoupage de la ville, qui va non seulement lui attirer des problèmes en tant que principale, mais aussi en tant qu'épouse du coach Taylor. Ca risque d'être passionant, même si j'aurais déjà aimé voir un peu plus le couple phare de la série. De son côté, Buddy est en retrait (dommage) et Joe McCoy toujours aussi antipathique. Les Panthers ne sont plus les mêmes et JD est devenu un petit con arrogant. Même si ce changement a été effectué dans l'entre-deux saisons, on peut aisément le comprendre. Sa fidélité à l'égard de son père, sa rancune envers Eric qui ne l'a pas mis en avant lors de la final l'an passé et son nouveau statut de star chez les Panthers, enfin assumé. J'espère tout de même que les McCoy seront traités plus en finesse cette saison.

La réalisation, la bande son, l'ambiance, tout était parfait. A la fois dans l'esprit de la série et novateur. Bref, j'ai adoré ce season premiere, qui nous offre quelques belles promesses pour la suite !

Friday Night Lights / Saison 3

6a00d8341c630a53ef010536cbe091970b-800wi.jpgI Was Living in a Devil Town...

Après une deuxième saison très inégale et qui virait parfois un peu trop dans le mauvais soap, cette nouvelle saison de treize épisodes redressent la barre avec dignité, et retrouve en partie ce qui m'avait tant plus lors de la première année. L'attachement aux personnages, le réalisme des situations, l'impression de vivre à Dillon et d'être impliqué dans le quotidien de tous ses habitants. Cette troisième saison était très belle, pas aussi parfaite que la première, mais presque.

Bon, j'avoue que c'est un peu facile de faire un bond dans le temps et se débarasser des mauvaises intrigues de la deuxième saison. Le meurtre du violeur est de l'histoire ancienne, Santiago est injustement effacé, Tyra et Landry ont rompus et une page a été tourné. On entre donc sereinement et avec un plaisir énorme dans une fin de période. En effet, la plupart des lycéens sont en terminales, tout le monde a les yeux rivés vers l'avenir et il faut encore passer un an à Dillon. Un an, c'est long, et tout le monde ne va pas savoir gérer ce temps de la même façon. La seule chose qui va les réunir, c'est encore une fois le football.

friday-night-lights-season-3-20090429021306689.jpgLe sport star de Dillon n'a pas ici la même fonction qu'auparavant. On nous montre ses travers, ses mauvais côtés. Comment il peut aveugler les jeunes et créer de fausses illusions. Comment une vie comme celle de Smash, essentiellement consacré au football, peut se retrouver remise entièrement en question après une vilaine blessure. Comment un gamin aussi talentueux que le nouveau JD McCoy peut voir sa jeunesse entièrement réglé par la volonté d'un père qui en demande trop. Quelle place doit-on accorder au football alors que la vie d'adulte et l'avenir sont proches, comme celui de ce cher Matt Saracen. Toutes ces questions sont au coeur de la saison 3 et les réponses sont multiples, complexes et jamais convenues, à l'image des personnages.

Certains d'entre eux ont eu un parcours assez compliqué cette année. Prenons l'exemple de Tyra. Elle était devenu de plus en plus antipathique l'an dernier, et la voir se battre pour aller à l'université était très touchant. Dommage d'avoir perdu du temps avec Cash, la partie la moins passionnante de la saison. Qui a pourtant montré les doutes de la jeune femme, partagé entre reproduire le schéma familial à Dillon ou suivre les conseils de Landry et partir faire des études. Même le couple Tyra/Landry, mal parti avec l'histoire de meurtre, trouve enfin grâce à mes yeux, grâce à de très belles scènes et à l'alchimie entre deux acteurs talentueux. Au revoir, Tyra...

Un autre qui change beaucoup, c'est Tim Riggins. Désormais en couple avec Lyla (un couple convaincant malgré mes appréhensions), il fait des efforts, s'inscrit à l'université, est plus lucide qu'auparavant, tout en gardant sa coolitude légendaire. Mais on sent bien que Texas Forever, c'est un peu son destin. Je ne sais pas quelle décision il va prendre suite au speech final de son idiot (mais attachant) de frère. Je sais juste que Taylor Kitsch sera dans les parages dans la prochaine saison, alors ce n'était pas un adieu. C'était en tout cas émouvant de le voir faire les siens à sa tendre Lyla, et à son cher terrain de football, lieu de tout ses exploits... A très vite, Riggins !

6a00d834518cc969e200e54f0aeed98833-800wi.jpgEn parlant de Lyla, on peut aussi dire que sa période crazy christian a été un peu gommé au profit de sa romance avec Tim. Ce qui était surtout intéressant avec elle cette année, c'était de la voir partagé entre le désir de soutenir son père et sa rancune envers lui. Buddy Garrity a eu le droit à des scènes fabuleuses cette année. Même si on se demande où est passé Santiago et qu'il reprend ses mauvaises habitudes avec l'histoire de l'écran géant, son humanisme ressort lorsqu'il voit ses enfants s'éloigner de lui, au profit de leur écolo de beau-père. C'était tellement saissisant de vérité, tellement émouvant. Je ne sais pas ce que va devenir Buddy après que sa fille soit parti, mais en tout cas, au revoir Lyla, ma tendre Lyla...

J'ai adoré Matt cette saison. Comme d'habitude en même temps. L'adolescent s'éloigne du football et même s'il sera toujours un membre important des Panthers, on s'intéressera surtout à sa famille. A sa grand-mère, et le déchirement quand il faut la laisser à la maison de retraite (une scène à pleurer) pour mieux revenir la chercher ensuite. Les retrouvailles avec sa mère, qui nous offre des scènes criantes de vérité et un nouveau personnage secondaire parfait. Et puis surtout, son couple avec Julie de retour, en toute simplicité. Le lendemain de leur première nuit ensemble est sublime, je les aime tellement tous les deux. Et même si je suis déçu de voir son avenir un peu compromis, je suis ravi de savoir que Matt sera toujours à Dillon l'an prochain. A très bientôt, Matt !

friday-night-lights153.jpgMalmené en deuxième saison, le personnage de Landry redevient incroyablement attachant, juste et adorable ! Que ce soit en conseille de Matt, en amant de Tyra ou en leader d'un groupe de metal (qui méritait un spin-off à lui tout seul), Jesse Plemons a fait un croyable merveilleux tout au long de la saison et je suis pressé de le retrouver ! A très vite, Lance... euh pardon, Landry !

C'était très dur par contre de faire ses adieux à Smash, puis à Jason. Surtout que leurs départs nous prive des deux meilleurs personnages secondaires de la série, à savoir Corrino Williams et Herc. Leurs départs sont très bien maitrisés, émouvants, correspondant à merveille à ces deux personnages que l'on a aimé pendant plus de deux saisons. J'ai pleuré quand Corrina prend son fils dans ses bras. Quand Jason dit adieu à Lyla, puis à son pote Riggins. Quand il s'avance vers Erin et son gamin, et qu'on sait que c'est la dernière fois qu'on le voit. J'étais heureux pour lui et bouleversé de voir mon personnage favori disparaître... Adieu Smash et Street, longue vie à vous !

Je finis avec le couple Taylor, reignant toujours paisiblement sur leur royaume. Même si leur règne est remis en question à maintes reprises. Tami avec son nouveau poste de principale, qui lui sied à merveille. Eric avec la perspective d'un nouveau Dillon, d'une défaite en finale et d'un nouveau poste. Les choses changent pour Dillon et les Taylor, mais le couple reste toujours un modèle de cohérence et de réalisme. Leur bébé est moins crispant et Julie a grandi, elle est plus matûre. Le match final était le plus inoubliable de la série. Je n'oublierais jamais le regard d'Eric devant la défaite, Tim et Matt qui jouent au freesbee la veille, Tyra et Landry qui écrivent la lettre dans la voiture, les mots de réconfort de Tami... A très vite monsieur et madame Taylor !

large_fnl-finale.jpgLe reste des personnages secondaires nous donne toujours cette impression de faire partie de cette communauté, du couple Billy/Mandy, en passant par Mrs Collette et Lorraine Saracen, sans oublier le reste de l'équipe des Panthers. Les McCoy sont une très bonne addition, qui apporte plein de bouleversements, de nouveaux enjeux et une nouvelle manière de traiter un personnage. En effet, JD n'est jamais vraiment mis en avant, c'est à travers le regard des autres, du coach et de ses parents, de ses coéquipiers, qu'il prend de l'importance. J'espère qu'il pourra acquérir son indépendance et qu'on le reverra, alors à bientôt JD !

Si cette saison est aussi bouleversante, surtout dans ces ultimes épisodes, c'est peut-être car elle risquait d'être la dernière. La série fut renouvelé pour deux saisons supplémentaires après l'épisode "Tomorrow Blues", qui sonnait pourtant à bien des égards comme un series finale. Peut-être qu'il aurait fallu en rester là. Garder cette saison, juste après la première, dans un coin de son coeur de téléphile. Mais en même temps, je suis impatient de voir quelle avenir est réservé à tout ces jeunes et à Dillon, qui va bientôt changer de visage... Une chose est sûre, une époque s'achève, avec ce somptueux crépuscule qui surplombe Eric et Tami, au beau milieu du terrain de football de l'avenir...

27.11.2009

Friday Night Lights / Saison 2

fnl02_01.jpgLa première saison de Friday Night Lights était parfaite. Un petit miracle de télévision. Alors forcément, la suite est de moins bonne qualité, il fallait s'en douter. Sans être catastrophique ou raté, cette deuxième salve d'épisodes, raccourcie par la grève des scénaristes, est moins convaincante et très frustrante...

Ce qui me plait tant à Dillon, c'est l'authenticité des personnages. Leurs amitiés, leur relations, tout avait été formidablement dépeint la saison précédente, avec minutie et un sens aigue du réalisme. Les dialogues sonnaient juste, les situations évitaient toujours les clichés. C'était du teen-show porté au niveau d'écriture d'un Six Feet Under (mais sur un network). Ici, on retombe dès le premier épisode dans le teen-show pur et dur, avec une scène d'introduction qui est une parodie (je l'espère) de Beverly Hills ou The OC. Et on retrouve tout au long de la saison des intrigues déjà-vus, baclés et qui s'éloigne du réalisme des débuts. On est toujours intéressé, mais plus passionée, tout simplement car on a plus de mal à croire aux intrigues.

Alors bien sûr, il y a l'intrigue du meurtre. Qui va plomber la plupart des épisodes. Seul le jeu des acteurs et l'attachement que l'on a pour les personnages de Landry et Tyra viendra sauver cette histoire du naufrage scénaristique. Je pense que pour attirer le spectateur, NBC a demandé aux scénaristes de rajouter du sex-appeal à la série, du mystère. Sauf que ça ne passe pas, ça fait même tache. Car en plus du meurtre, on a le vol d'argent des frères Riggins, la baston de Santiago, la relation ultra-cliché entre Matt et son infirmière du Guatémala. Ce n'est pas que c'est mauvais, c'est juste pas vraiment à sa place dans le Friday Night Lights qu'on connaissait. Ce sont des intrigues accessoires, qui éloigne la série de son esprit, du football, du quotidien insignifiant mais tellement passionant des habitants de Dillon.

friday_night_lights_32.jpgCe qui est dommage également, c'est de voir chaque personnage enfermé dans sa petite intrigue personnelle, souvent superflu. A quelques rares exceptions, Matt et Landry ne se confient plus l'un à l'autre, Jason et Tim ne se croisent plus après leur retour du Mexique et les Taylor sont coincés avec leur affreux bébé (en plus, le gamin est vraiment moche). Tout cela manque de chaleur, d'ambition et le souffle et la ferveur disparaissent peu à peu, ravivés seulement aux alentours de quelques scènes merveilleuses, belles et inoubliables (la douche froide de Matt, le plongeon de Jason, les larmes de Smash dans le vestiaire vide...).

J'ai quand même pris du plaisir à regarder ces quinze épisodes. Parce que j'aime ces personnages. Parce que le cast est quasi-parfait. Je ne pense pas qu'il fallait faire de Landry une star du foot et un homme à femmes, je ne pense pas que Tim Riggins puissent être aussi cucul la praline face à Lyla Garrity et que Buddy soit devenu un si bon samaritain, mais je suis tout de même convaincu au final, parce que je les aime. Et puis Eric Taylor continue d'être un bon coach qui s'occupe de ses joueurs. La famille de Smash est bouleversante et je suis ému à chaque fois que sa mère apparaît (mais où est passé Waverly ?). Le couple Taylor est toujours adorable et convaincant, la relation Tami/Julie sonnait juste la plupart du temps (et montrait que Mrs Taylor n'était pas toujours irréprochable), Matt est toujours le plus adorable des garçons (même quand il insulte sa prof d'arts) et le charisme de Tim Riggins me ferait avaler n'importe quelle intrigue, même avec des furets. Quand à Jason, il reste le personnage le plus touchant de la série, mon préféré, et sa colocation avec Herc était une très bonne idée. Contrairement à sa soudaine paternité avec une quasi-inconnue, qui je l'espère, sera mieux géré par la suite.

Ca aurait été vraiment dommage de voir la série être annulé après ce très moyen season finale (qui n'en est même pas un). Heureusement, trois autres saisons vont suivre et j'ai déjà entendu dire que la troisième année est excellente. J'en suis ravi et je crois toujours en la série, malgré une grosse baisse de régime. Mais finalement, les intrigues superflus ont peu à peu disparus, et il est très possible de repartir sur de bonnes bases. Surtout que la réalisation et la bande-son continuent d'être impeccables.

Friday Night Lights nous a montré ses limites, ses failles, avec cette deuxième saison. Il faut maintenant lui pardonner certains égarements, et retourner à Dillon avec confiance et enthousiasme. La série reste une série précieuse dans le paysage télévisuelle actuelle.

 

12.11.2009

Friday Night Lights / Saison 1

Episodes 1x13 à 1x22

Je vais faire court : cette première saison de Friday Night Lights est un petit chef d'oeuvre. Je viens à peine de visionner le season finale, j'ai encore des frissons et un grand sourire. En seulement deux semaines, j'ai passé une merveilleuse année à Dillon, Texas. J'ai appris à aimer chacun de ces personnages, j'ai vibré avec les Panthers jusqu'au dernier touchdown, et je n'ai jamais regretté un seul moment passé dans cette petite ville américaine.

Comme je l'ai déjà dit, rien ici n'est superflu, aucune intrigue, aucun personnage. Tout est développé avec justesse, personne n'est laissé sur le banc de touche. Chaque dialogue est époustouflant de réalisme, chaque situation est passionante. Je savais que les Panthers allaient gagner le championnat mais ça ne m'a pas empêcher de sauter de joie à la fin de cet épisode. Parce que je crois à l'univers qui s'est installé petit à petit dans mon coeur de téléspectateur durant vingt-deux épisodes.

J'aime ces personnages. La famille Taylor est la plus adorable des familles. Ils sont adultes, humains, intelligents et cohérents. Je suis prêt à suivre la vie de Matt, Smash, Tim, Landry, Jason, Lyla, Tyra et les autres durant dix saisons supplémentaires. Pitié, messieurs les scénaristes, ne gâchez jamais ce que vous venez d'accomplir. C'était quasi-parfait.

Texas forever !

07.11.2009

Friday Night Lights / Saison 1

Friday-Night-Lights--friday-night-lights-286206_1024_768.jpgEpisodes 1x01 à 1x12

Friday Night Lights est un petit miracle télévisuel. La critique n'a pas éxagéré en enscendant cette première saison, diffusée sur NBC entre 2006 et 2007. Pourtant, je ne me réjouissais pas à la lecture du pitch. L'action se déroule à Dillon, petite ville du Texas, où la religion et le football sont au centre des préocupations. Nous allons suivre une saison dans la vie de ses habitants au rythme des matchs des Dillon Panthers, l'équipe lycéenne. Friday Night Lights aurait pu être une série purement américaniste, prônant des valeurs conservatrices, à la 7th Heaven. C'était sans compter sur la qualités des scénariosn, le talent des acteurs et la virtuosité de la réalisation. Il m'aura fallu trois ans pour finalement me lancer. Et au bout de douze épisodes, je suis entièrement sous le charme. J'irais même jusqu'à dire qu'il s'agit probablement du meilleur drama à l'écran sur un network ces dernières années. Et cela tient à peu de choses.

La série parvient dès le début à trouver un parfait équilibre et à assoir une identité très forte. On est alors invité à emménager à Dillon, on est plongé au coeur des matchs du vendredi soir, on partage les joies et les peines de ces habitants. Grâce à une réalisation exemplaire, qui laisse beaucoup de libertés aux comédiens, et des ambiances tour à tour sombres et lumineuses, on y croit, on est conquis.

Friday-Night-Lights--friday-night-lights-286204_1024_768.jpgPlus important encore, l'écriture est un modèle de cohérence et de justesse. Je ne m'étais pas autant attaché, je n'avais pas autant cru à des personnages depuis Six Feet Under (dans un registre très différent, certes). Kyle Chandler est renversant de charisme dans le rôle du Coach Eric Taylor, dont la mission est de mener les Panthers à la victoire. Avec son regard qui même gravité et compassion, chacune de ses apparitions me fait trembler. Pas aussi à l'aise dans le rôle de père, le Coach est touchant de maladresse envers sa femme Tami et sa fille Julie. Ah, Tami... Celle qui aurait pu n'être qu'une parfaite housewife à l'américaine se révèle être un pétillant portrait de femme aimante, énergique, de mère tendre et protectrice et apporte un vent de fraîcheur à Dillon.

Je pourrais énumérer tout le reste des personnages, tant ils brillent tous, jusqu'aux second rôles (Buddy, Herc, Billy), tant il est facile de s'attacher à eux. Matt Saracen, propulsé quaterback de l'équipe, obligé de prendre soin de sa grand-mère alors que son paternel est en Irak, est un garçon sensible, timide, qui forme le plus adorable des couples avec Julie Taylor. J'aime beaucoup la manière dont le Coach le prend sous son aile, mais joue aussi les papas protecteurs dès que Matt s'approche de sa fille. La série est bouleversante la plupart du temps mais aménage de l'espace pour des moments plus légers, voire carrément drôle parfois. Touchant à chaque fois.

Il y a aussi Tim Riggins, le type ténébreux, qui a très peu de dialogues mais qui est un monstre d'intensité, de par son regard. Brian "Smash" Williams, qui derrière son arrogance, cache un garçon plein de doutes, prêt à tout pour réaliser son rêve, ne pas décevoir sa mère, et impressioner la jolie Waverty. Pas moins ravissante, Lyla Garrity avait tout pour être détestable et devenir le cliché de la cheerleader naise, mais encore une fois, les scénaristes prennent le temps d'ajouter à chaque épisode une nuance à son personnage.

0000043644_20071004105220.jpgMais surtout, il y a Jason Street. Dans une autre série, ce quaterback star de l'équipe, paralysé suite à une blessure dès le pilote, aurait très vite été relégué au second plan. Ici, son lent processus de rééducation, l'acception de son état, son drame personnel est l'un des fils rouges de la saison, en parralèle avec la saison des Panthers. C'est peut-être l'intrigue la plus bouleversante pour le moment, tellement c'est intelligement écrit, jamais convenu ou baclé. Juste.

Oui, juste est le mot qui revient le plus souvent quand je parle de Friday Night Lights. C'est qu'ici, rien n'apparaît forcé. Même dans ses côtés les plus soap ou teen show (le triangle amoureux Jason/Lyla/Tim), la série finit par convaincre, trouver les mots justes, dépeindre avec réalisme les tourments de l'adolescence, sans aucune caricature. Chaque relation est exploré, des duos inatendus se forment (Tim/Landry, Tyra/Jason) et aucune intrigue n'est superflu. Moi qui n'y connais rien en football, je me retrouve pourtant à hurler et suer devant chaque match. La musique d'Explosions in the Sky y joue pour beaucoup, renforcant l'intensité de la réalisation, de ces longs plans sur les rues de Dillon, sur le ciel nuageux et les rayons de soleil texans.

Enfin, la force de la série est d'aborder avec justesse (promis, après j'arrête d'employer ce terme !) différents sujets liés à la société américaine et à l'adolescence : l'Irak, l'éducation, la détermination sociale. Et pose une vraie question : quelle valeur doit-on accorder à nos rêves d'adolescents ? Oui, c'est douze épisodes étaient fabuleux. C'est décidé, je m'installe à Dillon. Même si comme Landry, je me sens un peu décalé (et mal à l'aise devant les scènes de prières, mais bon, c'est l'Amérique).

Une série comme Friday Night Lights me donne envie d'être scénariste télé à défaut de devenir quaterback ! Pour ceux qui résistent encore, prenez le chemin de Dillon, vous ne le regretterez pas ! Clear Eyes, Full Hearts, Can't Lose !