16.09.2009

Mad Men 3x04

madmen1.jpg3x04 The Arrangements

Encore du très bon. Un épisode parfaitement maitrisé qui jongle avec habilité entre les petites histoires de nos (anti)héros et la Grande Histoire des sixties.

Je dois avouer que je ne m'attendais pas à la mort de Gene. Pas aussi tôt en tout cas. Durant son séjour chez les Draper, j'ai beaucoup aimé la complicité qu'il créer avec sa petite-fille et la distance qu'affiche Betty à son égard. Sa mort est soudaine et nous prend par surprise, même si on nous avait un peu prévenu en début d'épisode avec la lecture du testament. Chacun a une réaction différente : Don se montre étonnement concerné, plus que sa femme à première vue. Des souvenirs de ses parents le hantent de nouveau, et il s'inquiète pour sa fille. Betty m'inquiète un peu, la voir autant fumer et boire n'annonce rien de bon pour le bébé. La scène où la petite Sally pleure son grand-père tout en visionnant les images du moine qui s'immole à la télévision, est franchement poignante. La qualité du cast et de la réalisation joue un grand-rôle dans la qualité de cet intrigue, qui m'a tour à tour dérouté et attendrie.

Du côté de Sterling&Cooper, toute l'histoire autour de ce jeune homme ambitieux et son sport de l'avenir ne m'a pas ennuyé une seconde. L'acteur est très bon, on nous montre un certain idéalisme bien de l'époque, et le cynisme des commerciaux de l'agence. Pete ferait presque peur avec son sourire en coin. Encore une fois, c'est Don qui se montre le plus intelligent face à ce client, mais un peu maladroit avec sa "pelote basque" ! Du très bon, mais est-ce à suivre ?

mm_episode304_ep_517x307.jpgMême chose pour la suite de l'intrigue des sodias Patio et la reprise de "Bye Bye Birdie" pour une publicité. C'est Salvatore qui s'en occupe et même si ce sera un échec, il obtiendra une promotion. Cette intrigue est surtout intéressante pour la fabuleuse scène entre Sal et sa femme, qui semble se douter que quelque chose ne va pas. C'est finement écrit et interprêté.

La révolution continue chez Peggy, qui aimerait bien être une fille de Mannathan mais se heurte au conservatisme de sa mère et aux moqueries de ses collègues. Toujours rien à redire, cette intrigue est rondement mené et continue de faire de Peggy le personnage le plus attachant de ce début de saison. J'ai adoré les petits conseils de Joan, toujours délicieuse et la rencontre avec la futur colocataire. J'espère qu'on va très vite voir ce que cela va donner, si l'évolution de Peggy la menera vers d'autres succès, ou une chute douloureuse...

Sinon, on aperçoit rapidement Roger, et l'anglais en chef se montre en retrait, présent sans l'être vraiment, l'esprit encore perdu dans le brouillard londonien sans doute.

Un beau travail de continuité, des intrigues maitrisés qui jouent sur la finesse sans jamais être soporifiques, Don qui excelle dans toutes les intrigues, et des personnages qui évoluent tranquillement mais sûrement. Tous les ingrédients pour faire du très bon Mad Men !

28.08.2009

Mad Men 3x02

3x02.jpg3x02 Love Among the Ruins

Une courte chronique concernant ce deuxième épisode, qui m'a un peu plus convaincu que le season premiere. Au compte goutte, on déroule le fil des intrigues et on en sait plus sur ce qui s'est passé durant ces quelques mois. De nouvelles intrigues sont lancés, comme par exemple celle concernant le père de Betty, qui vient habiter chez les Draper. L'irruption de la belle famille de Don était bien traité, mais je n'arrive pas à me faire au nouvel interprêtre du jeune Bobby (heureusement qu'ils n'ont pas touché à la géniale Sally !). Don se montre plein de compassion envers son beau-père et ferme avec son beau-frère. Sans concessions. Un esprit de famille qu'on ne lui connaissait pas. Bon, ça ne l'empêche pas d'être en admiration devant la maitresse d'école de ses enfants, dans une scène très poétique.

Qui nous rappelle "Bye Bye Birdie", au centre de l'épisode, et au coeur du projet de Peggy. Mais son idée ne plait pas à Don, et pour une fois, la jeune femme n'a pas l'approbation de son supérieur. Elle se montre également jalouse de Joan (et on la comprend) et pars flirter avec un inconnu dans un bar. Où est passé la Peggy à la foi retrouvée qu'on avait laissé en fin de saison 2 ? Des retrouvailles Peggy/Pete ne sont pas prête d'arriver en tout cas, ce dernier est trop occupé à concurrencer Ken et à réprimander Paul, le "gauchiste radicale". La campagne concernant le Madison Square Garden est bien traité et c'est bien de se recentrer sur ses intrigues "professionnelles".

Par contre, le nouveau patron n'est toujours pas convaincant. Pryce ne sait même pas lui-même pourquoi les anglais ont rachetés Sterling & Cooper. Son flegmatisme est pesant et je ne vois toujours pas à quoi à servi ce rachat pour l'instant (mais ça viendra, assurément). Surtout que Roger et Cooper ne sont plus d'une grande utilité et qu'on est toujours sans nouvelle de Duck Phillips.

On a également Roger qui voit d'un mauvais oeil le mariage de sa fille alors qu'il va lui-même se marier à une femme qui pourrait être sa fille. Pas beaucoup de Salvatore ou d'Harry et encore moins de l'autre anglais, qui a déjà disparu. Tout va très doucement, mais comme d'habitude, je me laisse captiver par l'ambiance, le charme du cast et la réalisation soignée. Même si pour l'instant, il manque un je ne sais quoi...

23.08.2009

Mad Men 3x01

madmen3.jpg3x01 Out of Town

Je brûlais d'impatience à l'idée de retrouver Mad Men pour une troisième saison ! J'ai déjà dit tout le bien que je pense des deux premières saisons, et je suis ravi de voir l'engouement critique et public face à la série d'AMC, qui risque encore de raffler la mise aux prochains Emmy Awards. Pourtant, ce season premiere m'a un peu déçu...

Nous voilà en 1963. Pas un énorme saut dans le temps cette fois-ci mais quelque changements tout de même... Betty est de plus en plus enceinte, Peggy a sa propre secrétaire, le département télé d'Harry est désormais en pleine expansion, Roger ne va pas tarder à épouser Jane tandis que Pete et Trudy semble réconcilier. Et puis surtout, Sterling & Cooper est envahi par les anglais. Est-ce une référence à la British Invasion musical qui va débarquer sur les States dès 63 avec la Beatlemania ? J'en sais rien, mais par contre, il est clair que l'ambiance n'est plus la même. Les deux nouveaux arrivants dont j'ai oublié le nom sont bien taciturnes et bouleverse la donne, en renvoyant le chief of account, qu'il remplace par Pete... et Kenneth ! Les expressions de Pete, le gamin capricieux, quand il apprend sa promotion puis sa cohabitation avec son collègue, sont excellentes ! Mais je croyais que Pete avait déjà été promus par Duck Philipps en fin de saison 2 ? D'ailleurs, ou est passé Duck, qui été à l'origine de ce partenariat avec les anglais ? Beaucoup de questions, aucune réponse, ce qui donne un sentiment un peu étrange et un manque de cohérence à l'ensemble. Mais je fais confiance aux scénaristes pour éclaircir la situation tranquillement, au fil des épisodes, comme l'an passé. Je vous rappelle que le season premiere de la saison 2 m'avait laissé aussi une impression étrange, comme une frustration, et il ne révélera sa qualité probablement qu'une fois la saison achevée. La compétition Pete/Ken et les personnalités étranges des deux anglais promettent plein de choses intéressantes, j'ai juste été un peu déçu de ne pas voir plus Paul, et que Shmittey et l'homosexuel européen (j'ai oublié son nom) ait disparu de la circulation (pour l'instant !).

madmen4.jpgMaintenant, je m'attarde sur Don Draper, qui m'avait bien manqué ! Toujours le même, et pourtant... Déjà, on attaque l'épisode sur une vision de sa naissance et de la jeunesse de ses parents. C'est toujours bien fait lorsqu'on s'attarde sur l'histoire de Dick Whitman et même si c'était étrange, la réalisation était parfaite. La naissance, c'est le thème de l'épisode. C'est l'anniversaire de Don et il part en voyage d'affaires avec Salvatore. Les scénaristes en profitent pour reprendre une storyline suggéré jusqu'ici, l'homosexualité de Salvatore. Ce dernier passe à l'acte avec le groom de l'hôtel, avant d'être interrompu par l'alarme incendie. Et Don le surprend ! Il faut dire aussi que Don était encore une fois en train de tromper sa femme avec une hôtesse de l'air (qui ressemble étrangement à Betty). J'ai donc une impression de déjà-vu, surtout après la réconciliation à la fin de saison 2, c'est dommage de retourner en arrière. Et puis tout cela manquait de subtilité : Salvatore qui passe à l'acte soudainement, l'alarme incendie... même si j'ai apprécié la conversation entre Don et Sal dans l'avion, à la fin.

Et la scène final est touchante, avec Don qui promet à sa fille de toujours revenir à la maison. A la place de Sally, je m'inquietérais... Bref, c'était sympa de revoir tout le monde (surtout la toujours magnifique Joan, bien décidé à vivre avec son médecin) mais un peu frustrant et pas aussi bien construit que d'habitude. Encore une fois, il faudra voir comment tout ce petit monde évolue pour juger...

 

28.10.2008

Mad Men 2x11

Episode 2x11 The Jet Set

A trois épisodes du season finale, Mad Men nous offre un agréable dépaysement, permettant à un Don, retrouvant les joies de la schizophrénie, une nouvelle remise en question...

C'est en Californie que nous retrouvons Don et Pete. Tandis que le premier jongle entre tourisme et rendez-vous professionnels (le voir en chemise et short m'a fait hurler de rire), Don goûte quand à lui à certains plaisirs locaux... Entraîné dans le monde d'une jet-set qui se la joue bohème, Don s'amourache d'une jeune femme de 21 ans. New York et Betty semblent loin... Et au contact de cet univers où il redevient anonyme, il retrouve sa véritable identité en passant un coup de fil sous le nom de Dick Whitman. Va-t-il bientôt renouer avec son passé ? En tout cas, il fuit plus que jamais son présent, et même si cette aventure sous le soleil de Palm Spring peut paraître un peu superficiel, elle est au contraire un moyen pour Don de se remettre en question, loin de chez lui. A voir si son malaise va continuer à lui jouer des tours et si son absence au rendez-vous professionnel va le compromettre. Et comme d'autres l'ont remarqué, on se croyait un peu devant un James Bond vintage ! John Hamm est toujours excellent.

À New York, tandis que Roger demande l'horripilante Jane en mariage, Duck prépare son coup d'état. Replonger dans l'alcool lui permet de retrouver sa verve et décide de s'allier avec une agence britannique pour prendre le contrôle de Sterling&Cooper. Un personnage qui a montré petit à petit son ampleur au cours de la saison, mais qui risque bien de chuter très prochainement, l'alcool aidant... Ce coup d'état m'a l'air passionant en tout cas, et risque de secouer un peu les choses pour la saison prochaine.

Sympa la partie avec Kurt. Il faut du culot pour faire son coming-out de cette façon. Je n'avais jamais vraiment fait gaffe à ce personnage à l'accent non déterminé (allemand? suédois?) mais comme d'habitude, les scénaristes développent chaque personnalité, tôt ou tard. Je l'aime beaucoup et c'est chouette s'il peut décoincer un peu Peggy et lui refaire une coupe moins vilaine. Il faut bien ça pour la rapprocher à nouveau de Pete... Et comme vous vous en doutez, je n'ai pas résister aux multiples références à Dylan !

Un épisode mélant l'exercice de style (la partie californienne très vintage) et l'évolution toujours aussi lente et envoutante des personnages...

26.10.2008

Mad Men 2x10

Episode 2x10 The Inheritance

Un épisode centré sur le thème de la famille. On a d'un côté Betty qui rend visite à son père dont l'état de santé s'aggrave et de l'autre Pete qui ne peut plus supporter sa mère et qui n'attend qu'une chose : l'héritage.



On découvre donc la famille de Betty et toute une galerie de nouveaux personnages. Pour l'occasion, Don et Betty jouent la comédie en se remettant ensemble le temps d'un week-end. Mais Betty pousse le jeu un peu trop loin en passant la nuit avec Don, qui se fait de faux espoirs. Décidément, le comportement de Betty est de plus en plus incohérent, mais prouve qu'elle a désormais pris le dessus sur Don et qu'elle ne compte pas lui laisser le dernier mot. C'est un personnage qui a beaucoup évolué depuis la première saison. Elle s'émancipe et même si elle apparaît plus vulnérable auprès de sa famille, elle fait preuve de courage et d'intelligence. Par contre, je ne comprends pas où les scénaristes veulent en venir en faisant revenir le jeune voisin au comportement plus qu'étrange et sa mère agaçante. On s'égare un peu trop et trop d'intrigues tue l'intrigue. M'enfin peut-être que je n'ai pas compris toutes les subtilités...

N'ayant plus sa place au sein de sa propre famille, Don décide à la fin de l'épisode de partir en Californie pour un voyage d'affaires, en compagnie de Pete. La dernière scène promet du dépaysement pour la suite...

Parrallélement, on a Paul qui va militer avec sa petite amie Sheila pour les droits civils. Un nouveau fait de société apparaît ici, même si c'est un peu court et que ça ne donne pas un portrait très flatteur de Paul, qui aurait préfèré la Californie aux bus de militants afro-américains...

Très drôle l'apparition de Bertram Cooper et de son "Happy Birthday" ! Il semble tellement à côte de la plaque. Et Harry avec son bonnet, c'était sympa aussi ! Quand à Peggy, elle semble très à l'aise dans ses nouvelles fonctions, tandis qu'elle se rapproche dangereusement de Pete... Pas de Roger/Jane, pas de Joan, pas de Salvatore, on garde tout ça au chaud pour la suite j'imagine...

Le fait de revoir tous ces personnages, ainsi que le frère de Pete ou la petite amie de Paul, permet de comprendre que la série est un grand ensemble où tout est lié. Et on est satisfait d'avoir poursuivi notre visionnage jusque là. Rien n'arrive au hasard dans Mad Men.
Cet épisode fait partie du tout et est une réussite, une de plus.

18.10.2008

Mad Men 2x09

2x09 Six Month Leave

Toujours ancré avec une certaine vérité historique, tout en évitant de tomber dans la nostalgie, Mad Men évoque avec cet épisode la mort mystérieuse de Marylin Monroe. Et parrallélement, certains personnages se rapprochent de plus en plus du gouffre et l'un d'entre eux chute lamentablement...



Il s'agit de Freddy Rumsen, qui quitte les bureaux de Sterling&Cooper pour une malencontreuse histoire. J'ai eu de la peine pour lui. Discret, c'était un collègue sympathique, qui avait permis à Peggy de monter les échelons. Son départ est bien amorcé, et permet une séquence nostalgique dans le bar, avec Don et Roger. C'est un homme de la génération d'avant qui tire sa révérence, laissant la place à des hommes comme le plus arrogant que jamais Pete, et des femmes qui prennent de l'ampleur, à l'image de Peggy.

La déchirure Don/Betty continuent d'être développé, et Don peut à peine voir ses enfants. J'ai craint durant un moment que Betty allait se venger des tromperies de son mari en séduisant le type au club d'équitation. Mais non, c'est plus subtil que ça heureusement, et elle finit par l'envoyer dans les bras d'une amie. Mais il va falloir qu'elle se décide au sujet de Don : divorce, réconciliation ? Dans tout les cas, il faudra faire des compromis...

Et les fréquentations de Don ne sont pas vraiment un bon modèle pour lui. En effet, autour d'un verre, Roger lui confie qu'il envisage de quitter sa femme. Celle-ci finit par comprendre et reproche à Don de ne pas avoir dissuader Roger. J'ai été tellement déçue de voir que Roger divorcait pour partir avec cette idiote de Jane. J'aurais tellement souhaiter le voir partir avec Joan. Mais encore une fois, les scénaristes ne nous donnent pas ce qu'on attend. Roger va-t-il se brûler les ailes en compagnie de cette pimbêche ? C'est très probable...

Bon épisode, assez sombre, développent de nombreuses tensions entre les personnages, même si j'aurais aimé voir un peu plus Vincent Kartheiser, qui est sous-utilisé cette année. Ah j'allais oublier : quel plaisir de voir Don frapper Jimmy Barret, j'attendais ça depuis le début de saison !

10.10.2008

Mad Men 2x08

2x08 A Night to Remember

 

Fabuleux épisode ! C’est comme si les scénaristes avaient écouté mes voeux : un clash attendu entre Don et Betty, et une Joan qui prend de l’ampleur !

 

 

Résumons rapidement ce huitième épisode : Harry Crane a besoin d’aide pour lire des scripts télé, et Roger lui envoie Joan, qui se fait une joie de prendre du galon. Elle fait un boulot formidable mais lorsqu’un véritable employé est engagé auprès d’Harry, elle doit retourner la tête basse à ses fonctions de secrétaire. De son côté, Peggy doit réaliser une affiche pour une fête religieuse, organisé pour les jeunes par le nouveau prêtre (Colin Hanks est encore une fois très bon). Après un dîner professionnel, Betty craque et avoue à Don qu’elle est au courant pour sa relation avec Bobbie Barrett. Ce dernier nie la vérité, mais sa femme l’envoie dormir sur le canapé. Ne lui faisant plus confiance, elle refuse de le revoir et lui interdit de revenir. Tandis que notre ami le prêtre entonne un folk religieux avec sa guitare, Don est forcé de passer la nuit au bureau… et d’assumer une fois pour toute les conséquences de ses actes… Fallait bien que ça arrive un jour…

 

C’est donc pas la joie chez les Draper. Pour notre plus grand plaisir ! En effet, il semblait évident que Betty allait devoir prendre des mesures un jour ou l’autre, et la voir aussi sûre d’elle face à son mari est la preuve de son évolution depuis le début de la série (et son image de femme obéissante). Don lui a fait des promesses, lui a menti et continue de nier la vérité. Il a oublié que nous sommes en 1962 et que les femmes ont désormais leur mots à dire face aux agissements de leurs époux. January Jones est parfaite, elle m’a envouté de la scène d’ouverture sur un cheval au galop jusqu’à son ultimatum téléphonique final. Que va-il advenir du couple central de la série désormais que les choses ont été mises à plat ? Un divorce, une lente reconstruction, une réconciliation basée sur l’hypocrisie ? On est dans Mad Men et on ne sait pas à quoi s’attendre. Il reste cinq épisodes pour faire monter toute cette tension à son paroxysme, savourons le spectacle…

 

Pour mon plus grand plaisir (et celui de mes yeux), Joan a une intrigue bien à elle dans cet épisode, une intrigue où elle apparaît sous plusieurs dimensions, tout à tour lumineuse puis misérable. Comment ne pas éprouver de la peine pour notre chère secrétaire, qui perd ses illusions alors qu’elle était délicieuse dans ses nouvelles fonctions. Comment va-t-elle gérer cet échec ? Et va-t-elle vraiment épouser cet homme froid, qui la croit à ses ordres, et qui ne la mérite pas ? Quoi qu’il arrive, je supporterais toujours ma chère Joan (je crois que je suis tombé amoureux de Christina Hendricks…). C’était donc l’occasion de voir un peu l’évolution du département crée par Crane, en début de saison. La télévision est devenu un média qui a une place considérable dans les foyers, et aucune erreur n’est permis pour les publicitaires, qui doivent tirer un maximum de profit de ce moyen de diffusion qu’il ne maîtrise pas encore à la perfection.

 

 

Quand à Peggy, j’ai bien aimé son histoire avec le prêtre (zut, je ne me souviens plus de son nom) joué de nouveau par Colin Hanks. Et sympa le coup de la guitare à la fin, je ne m’y attendais pas ! Petite déception. Et toujours pas de Pete Campbell, ça commence à faire longtemps. Par contre, j’ai bien ri lors d’une de ses rares scènes, où il lance un regard à Don du genre « et moi, je suis pas invité à ta soirée VIP ? » ! Mais j’attends toujours qu’on en sache plus sur le bébé et que la relation Peggy/Pete évolue. Pareil pour les personnages de Jane, Roger, Sal, Ken et Pete, qu’on a laissé en stand-by pour le moment. Mais je suis sûr que les scénaristes gardent tout ça au chaud pour très bientôt…

 

De la tension et du changement sont donc à prévoir pour la suite des événements. Malgré mes appréhensions, la saison 2 est une formidable réussite pour le moment, et il faudra certainement la revisionner pour l’apprécier à sa juste valeur. Chaque détail est important et j’aurais attendu huit épisodes pour vraiment retrouver l’hypnose dans laquelle l’univers de la série m’avait plongé lors de la première saison. Je n’avais pas ressenti un tel enthousiasme, une telle passion, depuis Six Feet Under. Vivement que tout cela sorte en DVD ! 

 

 

04.10.2008

Mad Men 2x07

Episode 2x07 The Gold Violin

Tandis que Peggy et Pete sont mis à l'écart, alors que j'espèrais voir l'évolution de leur relation, cet épisode se concentre sur d'autres intrigues. Mad Men a pris l'habitude de ne pas avoir une construction linéaire et de toujours surprendre son téléspectateur en multipliant les intrigues. C'est bien fait mais j'espère qu'il y aura une suite et une fin à tout cela à un moment ou à un autre, comme l'an dernier avec le final.



Lorsque Don achète une voiture, on voit un morceau de son passé (ça faisait longtemps). Alors qu'il devient encore plus éminent, l'homme se souvient d'où il vient. Parralélement, Betty découvre la vérité au sujet de Don et Bobbie, de la bouche de Jimmy Barrett. Et comme elle boit un peu trop, elle finit par vomir dans la voiture neuve de son mari. Tiens, c'est bizarre, l'épisode 7 de la première saison se terminait aussi sur quelqu'un vomissant, Roger en l'occurence. En tout cas, je suis pressé de voir la manière dont Betty va régir à l'adultère de son mari, surtout après les promesses faite en fin de saison dernière. Une rupture définitive semble proche. Mais la série, comme à son habitude, va prendre son temps...

Autre sujet de l'épisode : Salvatore et Ken. Deux personnages sympathiques, qui apprenent à se connaitre sous un nouveau jour, en dehors des murs de Sterling & Cooper, lors d'un repas. Ken aspire toujours à être écrivain, tandis qu'on se demande toujours pourquoi Sal joue les hypocrites avec cette charmante femme, alors qu'on le sent durant tout l'épisode contemplatif devant son collègue. Le thème de l'homosexualité refoulé n'est pas traité de frond, mais à travers des scènes subtiles et drôles. J'espère juste que contrairement à l'an passé, où on avait eu seulement un épisode centré sur Sal, cette storyline trouvera une suite...

La nouvelle secretaire de Don fait touner les têtes. J'avoue qu'elle ne manque pas de mordent et apporte quelque chose de frais et de moderne chez Sterling&Cooper. Mais je ne vois pas trop où les scénaristes veulent en venir avec ces scènes, et avec le tableau de Cooper. En tout cas, j'ai adoré la confrontation avec Joan, qui est scandaleusement sous-utilisé cette saison ! Et Roger qui se laisse avoir par la secrétaire m'a un peu déçue, j'attendais mieux de lui...



La scène du pique-nique en famille nous montre à quel point l'écologie n'était pas un sujet de préocuppation dans les sixties !

Un épisode un peu plus faible en cette moitié de saison. C'est normal et c'est tout de même un très bon moment tant on prend plaisir à suivre l'évolution de ces personnages. Pour la suite, je veux juste plus de Pete et plus de Joan ! Et une confrontation Don/Betty qui mette enfin les choses au clair ! Oui, je suis exigeant !

18.09.2008

Mad Men 2x06

Episode 2x06 Maidenform

Le jour du Memorial Day, nos chers amis de Sterling&Cooper tentent d’améliorer la campagne de pub du fabriquant de sous-vêtements Playtex, visiblement jaloux du succès de leur concurrent Maidenform. Peggy, qui semble pourtant la première intéressé par le produit en question, ne supporte pas de voir Paul lui voler la vedette, et la mettre à l’écart de la campagne, basé sur le machisme, entre séances photos et promo basé sur l’opposition Jackie Kennedy/Marylin Monroe. Suite aux conseils de Joan, Peggy décide de rejoindre le groupe des hommes en s’habillant de manière plus féminine, et en participant activement à leur petite sauterie. Vu le regard qu’elle lance à Pete, il semble qu’un deuxième enfant pourrait bientôt se mettre en route… Je suis heureux de voir le lien unissant Pete et Peggy exploiter de nouveau par les scénaristes. Pete va-t-il bientôt apprendre sa paternité ?

 

De son côté, Duck a la garde de ses enfants, et apprend que son ex-femme va bientôt se remarier. Elle lui laisse juste la garde de son chien, qu’il finit lui-même par abandonner, préférant oublier sa solitude en compagnie d’une bouteille de whisky. Bonne idée que d’explorer le personnage de Duck, interprêté à merveille par Mark Moses. Il apparaît plus fragile qu’il n’y paraît, derrière ses apparences de leader. De plus, cela permet d’évoquer le thème du divorce dans les années 60.

Lorsque le frère de Pete lui conseille de prendre des vacances, ce dernier l’interprête comme « trompe ta femme avec la première venue, même si la mère de celle-ci est dans la même pièce » ! Une scène drôle et légère. Encore une fois, Vincent Kartheiser m’a fait beaucoup rire, et j’espère que Pete va être plus mis avant en cette mi-saison !

Afin que la petite lutte de territoire opposant Don et Duck cesse au plus vite, Roger leur organise un déjeuner. Celui-ci tourne court car Don juge cet exercice trop hypocrite. Une scène savoureuse !

Lors d’un repas de vétérans, où Don assume pour une fois son rôle d’ancien combattant, Betty croise Arthur, l’homme qui lui avait fait des avances au cours d’équitation. Elle semble l’avoir pardonné et accepte de devenir son ami. Si elle savait qu’au même moment, Don continue à coucher avec Bobbie dans son dos… Celle-ci se dévoile un peu et apprend à son amant qu’elle a deux enfants. Don décide de reprendre le contrôle de cet adultère et finit par attacher Bobbie à son lit, car il trouve qu’elle parle un peu trop… Il découvrira plus tard en compagnie de sa propre fille qu’il se comporte mal avec les femmes et c’est en pleine remise en question qu’on le laisse lors de la scène finale…

On a donc un épisode qui prend son temps pour continuer l’exploration des personnages, qui se transforment peu à peu (je pense notamment à Peggy) et même si le tout souffre de quelques longueurs, ce genre de transition semble réellement essentiel pour le déroulement de la saison.

05.09.2008

Mad Men 2x04

Episode 2x40 Three Sundays

Un délicieux épisode, à la construction originale, bien équilibré au niveau des personnages, et teinté d'humour. Après un début de saison un peu laborieux, voilà que tout semble limpide et prêt à nous tenir en haleine jusqu'à la fin !



Bonne idée de traverser le mois d'avril 1962 à travers ces trois dimanches (et ces deux vendredis). Ah le dimanche, le jour du repos (Don et Betty), le jour du Seigneur (la famille de Peggy) et le jour où l'on porte des minis-shorts de tennisman (Pete!!!)

Une liste de choses qui m'ont plus :
- le fait que S&C perdent American Airlines, cela montre que les MAd Men n'ont pas toujours tout ce qu'ils désirent. Et ça peut avoir des conséquences intéressantes sur le futur de l'agence...
- Joan est parfaite en secrétaire de Don, mais un peu moins en baby-sitter !
- Le comportement de Bobby (le fils Draper, pas la nympho!) va lui aussi avoir des conséquences, je pense. C'est très bien traité, Betty est excellente dans son rôle de mère qui a le mauvais rôle. Sa dispute avec Don est surprenante. Et la scène où Don réconforte son fils, tout en évoquant son passé, est très belle.
- Roger et la prostituée ! Ah, on retrouve le Roger que l'on aime, tout en cynisme, mais avec un énorme besoin d'affection ! Si seulement Joan pouvait revenir à ses côtés !
- La fille de Don découvrant que Paul a pour petite amie une "servante" ! Ah, jeunesse innoçente...
- Paul Colins (Roswell, Band Of Brothers) est très bon dans le rôle du nouveau prêtre. Et Peggy m'a moins agaçé dans cet épisode, elle semble plus touchante. On en apprend plus sur son secret grâce à la confession de sa soeur. À suivre...

Par contre, je ne suis toujours pas convaincue par la relation que Don entretient avec Bobbie. Il ne fait preuve d'aucun sentiment, et c'est par pur intérêt qu'ils continuent leur petit jeu malsain et plein de froideur. J'espère que cette intrigue sera traité plus en profondeur par la suite. Et je n'en doutes pas.



J'oublie certainement beaucoup de choses mais, pour résumer, il s'agit d'un épisode remarquablement écrit, tout en finesse, et très prometteur pour la suite. Les acteurs sont toujours excellents, mention spéciale à John Slattery et January Jones. Bref, tout ce qui fait de Mad Men une série passionante...

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