17.09.2009
Urgences 10x17
10x17 The Student
Du bon Urgences avec cet épisode centré sur Neela, à l'époque où elle était encore vraiment attachante. Suite à un conseil des titulaires, Carter décide de la pousser à se montrer plus digne d'une urgentiste, à être plus rapide quoi... Cela mène comme on pouvait s'y attendre à un grave problème de précipitation et c'est Gallant qui prend la faute à la place de Neela. La relation entre Michael et Neela est très touchante et Sharif Atkins a fait de l'excellent boulot dans cet épisode. C'est une honte de ne pas avoir plus utilisé son personnage. Sa confrontation final avec Carter est saisissante et j'ai vraiment eu de la peine pour ce pauvre Gallant, plein de bonnes intentions. C'était donc une bonne idée de développer le personnage de Neela grâce à une intrigue médicale de qualité, qui bénéficie d'un rythme soutenue et de l'implication de nombreux personnages, de Gallant à Carter, en passant même par - miracle ! - Kerry Weaver. Le plan final est très beau, et Neela nous rappelle le John Carter des débuts, pas celui d'aujourd'hui qui, plein de suffisance, pousse son élève à la faute...
Le reste est un peu moins bon. Histoire d'alléger le tout, on a le droit à une intrigue confrontant Susan et Chuck à un pervers amateur de femmes enceintes. Ca fait toujours plaisir de voir Sherry Stringfield mais j'aurais préféré la voir dans sa blouse blanche. Voir Carter repartir en Afrique m'inquiète aussi un peu... Et je ne vous parle même pas de l'intrigue idiote concernant le cadeau d'anniversaire d'Alex, où Luka est transformé en superpapa alors qu'il y a un an, il allait voir un psychiatre à cause de son comportement sexuel... Tiens en parlant de sexe, Elizabeth continue de jouer les garces et c'est bien dommage de voir un tel personnage réduit à ça... Frank passe dire un petit bonjour, on l'avait presque oublié... Quand au docteur Chen, elle est bien là, et on a le droit à un remake de la scène où Mark Greene apprenait dans la saison 6 que l'infirmière de son père démissionnait...
Bref, cet épisode brille grâce à son intrigue principale, très bien maitrisé, et on oubliera vite les petites intrigues parasites qui gravitent autour. Finalement, un bon épisode de la saison 10, c'est un épisode sans Pratt, ni Morris !
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16.09.2009
Urgences 10x16
10x16 Forgive and Forget
Un épisode haletant sur le papier, qui s'avère en fait assez moyen. Comme le suggère le titre, on oubliera bien vite cet épisode...
Un type qui vole un tank à l'armée pour venir buter Morris, c'est enthousiasmant. Il suffit d'oublier que c'est du grand n'importe quoi. Mais cette intrigue ne possède pas vraiment la tension et la folie qu'elle aurait pu laisse entendre. En fait, c'est vite expédié, et ça permet juste à Morris de faire une intervention réussie à la fin. Installant ce personnage aux urgences pour encore un long moment... Abby est sous-utilisé alors qu'elle rayonne à chacune de ses scènes et j'aurais aimé voir son unique conversation avec Carter tourner autour d'autre chose que Morris...
Je suis perplexe concernant l'intrigue de Frank. Depuis son arrivé en fin de saison 6, le réceptionniste s'est toujours montré raciste, homophobe, conservateur et désagréable vis-à-vis de ses collègues. Un joli portrait de l'américain red-neck, parfois drôle, parfois exaspérant. Et il lui suffit d'un infractus pour qu'on découvre qu'il est en fait un type sympa, avec une petite famille qui l'aime. Qu'il revient tout les soirs à la maison avec plein d'histoires à raconter sur la courageuse Neela... C'est un peu facile, vous ne trouvez pas ? Je trouvais sympa de mettre Frank dans une telle situation mais on en fait trop sur sa gentille facette. Cela dit, pour une fois, et malgré ce que peut en dire le docteur Kayson, Pratt n'est pas un boulet. Et Neela était très sympa également.
Par contre, voir Luka refaire sa tête de cocker pendant 40 minutes, ça m'a agacé. Revoir Gillian était sympa, mais la manière dont Luka rompt avec elle pour ramper aux pieds de Sam, c'était navrant. Même son patient aux urgences sentait le déjà-vu. Tout cela est réchauffé et soporifique, messieurs les scénaristes ! Comme le rappelle Sam, Luka a déjà couché avec toutes les infirmières des urgences...
Dommage de réduire Elizabeth a de vulgaires amourettes. L'actrice est excellente et Lizzie mérite bien ça après avoir fait son deuil, mais j'aimerais quand même la voir en chirurgie un petit peu... Alors que le docteur Chen est de retour (et elle fait de la médecine, incroyable !), Gallant a disparu et Weaver se contente de passer en coup de vent. On a au final un épisode aux intrigues mal exploités et qui est plombé par le couple Luka/Sam. Un avant goût de la onzième saison ?
11:09 Publié dans Urgences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urgences
13.09.2009
Urgences 10x14
10x14 Impulse Control
Un épisode centré sur Sam, pas de quoi me réjouir donc. Pourtant, c'est pas trop mal, et je ne me suis pas ennuyé autant que je l'aurais cru. Au moins, le personnage de Linda Cardellini est développé et elle n'était pas encore agacante à cette époque. Son fils était un boulet, sa relation avec Luka insupportable, mais elle, ça allait encore.
Il faut bien avouer qu'elle était géniale quand elle frappe ce type, et vraiment touchante lorsqu'elle se confie à Abby au sujet de la naissance d'Alex. Même si le personnage est parfois trop proche de ce qu'était Carol Hathaway quelques années plus tôt, il apporte pour l'instant un peu de dynamisme à l'ensemble et Linda Cardelini a du talent. Dommage que ce talent ne sera pas exploité par la suite et que les intrigues de Sam vont vite devenir épuisantes. La scène final avec Luka annonce le pire du soap à venir (avec Dido en bande-son, on a connu la série plus inspiré au niveau musical...)
En parlant de soap, toute l'intrigue concernant Carter était vraiment pas géniale. Comme si à partir du moment où Carter rase sa barbe, il devenait fade et oubliait son expérience africaine. Kem commence à m'insupporter et la voir partir n'est pas plus mal, même si ça nous vaut une scène à l'aéroport qui brasse le pire des clichés... Et on se serait bien passé de la visite à Chicago, moi je préfère voir John au County ! Heureusement la scène entre Carter et Kerry rattrape le tout et nous rappelle le lien entre ces deux personnages. C'était touchant et ça fait plaisir de voir que l'amitié existe encore aux urgences...
La présence de J.K. Simmons (le terrible Schillinger dans Oz) est un plus non négligeable. Un bon acteur dans un storyline au goût de déjà-vu, mais bien traité. Susan est de retour, et je suis plutôt content car je craignais qu'avec son congé maternité, elle ne disparaiss plus longtemps. Gallant aussi est de la partie, et il fait de la médecine, cool ! Pendant ce temps, Elizabeth est absente et je crie au scandale ! Chen non plus, mais là par contre, je m'en fous un peu. Et Morris continue d'être un boulet...
C'était pas mauvais, mais c'est franchement dommage de voir le show virer dans un soap aussi bas de gammes (Sam/Luka, Carter/Kem). Et certaines personnages sont vraiment laissés de côté, ce qui commence à rendre la saison de moins en moins cohérente...
15:17 Publié dans Urgences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urgences
12.09.2009
Urgences 10x13
10x13 Get Carter
Un épisode de bonne facture, qui mélange habilement intrigues médicales et apercu de l'état d'âme de nos médecins.
Pour l'instant, je supporte encore Kem. Bon d'accord, elle est très fatiguante avec ces questions et sa manière d'en faire qu'à sa tête de gamine capricieuse, mais Thandie Newton est à l'aise dans son rôle et a une réel alchimie avec Noah Wyle. La voir comparer Chicago à son expérience de l'Afrique ou de la médecine européenne nous permet un regard nouveau sur le County. La vaccination contre la tuberculose apparaît comme si l'on avait transféré le clinique congolaise de Matendo aux urgences de Chicago. Kem n'affadit pas encore le personnage de Carter et si leur couple est contestable, il n'est pas encore devenu complétement chiant. J'adore le John barbu ! Surtout que là, il apparaît détendu, souriant et fait le lien entre la plupart des personnages. Il a enfin l'allure d'un pilier quoi. Dommage que Kem va bientôt le distraire de ses obligations...
Tiens, on dirait que les scénaristes cherchent à faire évoluer Pratt, c'est nouveau ça ! Bon, au début il drague une inconnue, il fait des conneries et il est arrogant, mais il semble que l'intrigue du cou cassé n'a pas servi à rien. Et sa discussion du style élève/mentor avec Carter sur le parking des ambulances m'a bien plus, même si j'aurais aimé que Greg se montre un peu plus réactif et moins tétu.
La rotation avec les ambulanciers est devenu un rituel dans la série depuis l'initiation de Carol dans la deuxième saison. Après Malucci et Pratt, c'est au tour de Gallant de s'y coller. Son intrigue est loin d'être original, mais a le mérite de donner quelque chose à faire au personnage. Sa compassion pour le gamin est touchante et j'aime toujours autant Michael, dommage qu'il est sous-utilisé alors que Pratt est omniprésent...
J'aimerais voir Lizzie en chirurgie, pas à flirter avec des inconnus ! Et puis ce docteur Lawson ne m'inspire guère, il me rappelle Dorsett, en pire... Content quand même d'avoir vu Ella, qui a bien grandi ! Abby et Neela sont là mais moins présente, après l'épisode qui leur a été consacré la semaine précédente. Sympa la conversation entre Abby et Sam, et puis la réplique de Chuny : "Abby is the ER slut !".
Tiens, Sam m'a bien plus dans cet épisode. Chouette discussion avec Carter et bon feeling avec Abby. Sauf qu'on vient tout gâcher à la fin avec cette amourette prévisible qui débute entre elle et Luka... On a une réalisation très belle, avec le métro qui avance, mais une intrigue qui sent déjà le réchauffé. Ce baiser à l'improviste, Abby l'avait déjà fait lors de la septième saison, non ?
Quoi d'autre ? J'ai trouvé Frank un peu lourd dans cet épisode... L'intrigue de Luka était pas trop mal, mais pas d'une grande utilité. Kerry est peu présente mais chacune de ses apparitions est grandiose, de la vengeance à ce regretté Robert jusqu'au moment où elle déclare ne plus vouloir que les médecins partent en Afrique ! Susan est enceinte, j'espère que ce sera bien traité par la suite et que ça ne veut pas dire que le personnage va trop être mis de côté... Chen est perdu quelque part en Chine, mais on commence à s'en foutre royalement...
Décidément, la saison 10 est vraiment bien foutu. Si on oublie Pratt et la sous-utilisation de certains personnages, on a le droit à des épisodes solides et agréables à suivre. "Nicu" était très novateur, celui-ci reste classique mais cohérent.
00:52 Publié dans Urgences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urgences
10.09.2009
Urgences 10x09
10x09 Missing
J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de la disparition de Romano dans l’épisode précédent. On perd un grand personnage de la série, et on sait que toute les séries ont besoin d’un « méchant ». Cela dit, cet épisode s’en sort plutôt bien à ce sujet. Comme il fallait s’y attendre, la mort de Robert ne semble pas beaucoup affecté le personnel du County, à l’exception bien sûr d’Elizabeth. Ces deux personnages ont toujours eu une relation respect/haine et nous a offert des scènes tour à tout drôle et touchante depuis la quatrième saison. C’était tellement triste de voir Elizabeth seule devant son commémoratif et la discussion finale avec Weaver et la photo souvenir m’a vraiment touché. Paul McCrane va laisser un grand vide pour moi, et je me demande comment va évoluer Lizzie maintenant. Tout les personnages avec qui elle interagissait (Mark, Benton et Romano) sont partis et la chirurgie risque de disparaître également. La fin d’une époque, assurément…
Kerry : He’ll be missed… whether we realize it or not…
C’était pour moi la partie la plus réussie de l’épisode, le reste étant plutôt classique, voire carrément ennuyant. Les scénaristes continuent de rapprocher Abby et Neela, cette fois ci autour d’un test de connaissances médicales. C’est bien de vraiment s’intéresser aux externes cette année, plutôt que de les oublier rapidement. Hélas, Cooper n’est plus là (c’est une honte !!!) et si Lester est amusant, Morris est toujours un boulet. L’intrigue médicale de l’épisode, concernant Neela et les adolescents Amish, était originale et a permis d’apprécier encore plus la jeune étudiante. On a au moins ça à se mettre sous la dent : du médical intéressant et un duo Abby/Neela au fort capital sympathie (la scène au bar avec une Neela ivre était excellente !). Chouette !
On peut pas en dire autant de l’intrigue tournant autour de Gallant. J’aime bien le personnage et c’est bien qu’il ait quelque chose à faire pour une fois, mais là, c’était franchement pas intéressant. Déjà, mauvais point pour la continuité : dans l’épisode « Secret and Lies » de la saison 8, Michael avait avoué avoir une sœur nommé Susan atteinte d’une maladie cérébrale. Là, la sœur en question s’appelle désormais Valérie et a une sclérose en plaques. Mouais… et puis voir l’autre boulet lui sauter dessus m’a franchement énervé. Pratt, non seulement t’agis comme un con à l’hôpital, mais t’es même pas foutu d’être correct avec tes amis…
En parlant de boulet, on a Baby Boulet, c'est-à-dire Alex Taggart, qui rôde encore dans les urgences. Ca va déjà faire la troisième fois qu’on le voit emmerder tout le monde et s’amuser avec Luka, ça commence à devenir très redondant. Alex vole un doigt, très bien, mais c’est pas la peine de centrer une intrigue là-dessus. Luka devient très fade et Sam commence déjà à m’agacer…
Bref, un épisode très inégal…
21:19 Publié dans Urgences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urgences
09.09.2009
Urgences 10x08
Un petit problème informatique m'empêche de visionner Mad Men pour le moment, et pas d'Entourage avant la semaine prochaine. En attendant, je continue donc de replonger dans l'histoire d'Urgences avec la dixième saison. Et très vite, la suite de mon best of SFU !
10x08 Freefall
Voilà comment ruiner les efforts des scénaristes en un seul épisode ! Après avoir doucement recentré la série sur les patients et sur des médecins ordinaires qui font de leur mieux, on nous ressert de l'extraordinaire histoire de faire monter l'audience et d'exploser le buget effets spéciaux... Et l'hélicoptère maudit est de retour pour achever l'un des meilleurs personnages de la série...
Quand on voit à quel point Paul McCrane est excellent et que Romano est génial dans cet épisode, c'est terrible d'assister à sa fin. Je comprends qu'après son accident, il n'avait plus beaucoup de choses à faire Robert, si ce n'est gueuler sur tout le monde (ce qu'il faisait drôlement bien) et avoir un semblant d'humanité une fois par un. Je ne suis pas contre le départ ou la mort du personnage, mais outré par ce grand n'importe quoi ! Un hélicoptère qui tombe du toit et le tue sec ? Pourquoi pas les toilettes de la Station Mir ? C'était pas suffisant de lui avoir coupé le bras ? Surtout que c'est pas crédible du tout, mal fait et carrément grotesque. Je pense que Paul McCrane a fait la même tête que son personnage en lisant le script. Je suis dégouté mais bon, il va falloir s'en remettre... Tout le monde s'en fout aux urgences de toute façon. Si j'avais du faire mourir Robert, j'aurais
pensé à un suicide pour cet homme privé de ce qui le définissait : ses talents de chirurgien. On a même pas une dernière scène avec Lizzie, seulement ce boulet de Morris... C'est pas la première fois que je revois l'épisode, mais je suis toujours autant en colère ! Surtout que la saison va ensuite devenir bien plus molle du genou et les personnages vont lentement s'affadir...
Ca commence déjà avec Luka et Sam, leur duo ne m'intéressant absolument pas. Luka a déjà eu Carol, Abby et maintenant il semble vouloir se taper Sam... J'entends Doug et Carol crier au plagiat depuis Seattle ! En plus, peu de Lizzie, peu de Kerry, peu de Gallant, peu de Cooper, Chen a disparu et Pratt et Morris en joli couple de boulets ! Non, franchement, c'était du foutage de gueule cet épisode. Heureusement que l'action compense le manque d'idées...
La seule intrigue intéressante qui ressort de tout ça, c'est celle de Susan, comme d'habitude. La voir aussi inquiète pour Chuck était poignant et leur petite chanson très touchante. J'aime ce couple et j'aime voir Susan sourire de nouveau !
Ah oui et puis on voit Carter ! Qui est de nouveau barbu ! Qui est toujours en Afrique ! Et qui est aux côtés de Kem... Mon dieu...
00:17 Publié dans Urgences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urgences
08.09.2009
Urgences 10x07
10x07 Death + Taxe
Toujours le même constat. Du très bon pour ce qui est du recentrage des scénarios sur les cas médicaux, qui sont tous très intéressants. Un traitement des personnages très inégales. Et une bonne dose de Romano !
Bob Neuwart achève ici son passage en guest d’une manière tragique, qui m’aurait presque fait avoir les larmes aux yeux. Ca faisait longtemps que je n’avais pas été autant ému par un patient et la dernière fois, il s’agissait également d’un patient du docteur Lewis, le gamin cancéreux de la saison 9. Les scénaristes, à défaut de lui donner de bonnes intrigues personnelles depuis son retour, offrent à Susan l’occasion de briller en compagnie de ses patients. Sherry Stringfield est géniale dans cet épisode, et on ressent toute la frustration du médecin. La solitude puis le suicide de Ben Hollander est bien intégré dans l’épisode, la tension dramatique allant crescendo pour s’achever sur une scène réellement traumatisante. Le regard de Susan lorsqu’elle comprend qu’il s’agit de son patient en réa était tellement crédible, tellement poignant… Du très bon travail de la part des scénaristes et des deux acteurs. A voir si cela aura des conséquences sur Susan…
Tandis que Morris est toujours un boulet, Abby fait du très bon boulot aux urgences mais manque de précision médicale. De son côté, Neela est une encyclopédie médicale vivante mais manque de tact avec ses patients. Les deux décident alors de s’associer et ça promet ! Le début d’une amitié qui durera jusqu’à la fin de la série et nous offrira de très jolis moments…
« Give me my hand back ! ». Toujours aussi present, Romano alterne les moments legers (la disparition de sa main) et les moments plus dramatiques. Toute l’histoire avec le prisonnier violée par ses co-détenus est traité avec justesse et confronter Romano, l’homophobe légendaire, à ce patient était une très bonne idée. Oh, et c’est tellement bon de voir Romano balancer ses piques à la gueule de Pratt !
Pour l’instant, Alex ne me gave pas trop, mais ça ne va pas tarder. Là, ça apporte un peu de légereté et le gamin est plutôt douée. En plus de jouer les grands frères, Luka continue sa croisade contre l’hospitalisation trop couteuse et finit par mettre en danger la vie d’un patient. L’occasion de revoir Cold Lizzie, qui est pas contente du tout ! Belle confrontation avec Kovac en perspective…
Comme d’habitude, passons en revue tout ce qui gravite autour des principales intrigues : Cooper est le meilleur, Chen a enfin une intrigue mais qui l’éloigne des urgences et de la série (who cares ?) et Gallant apparait plus de deux minutes, avec une histoire assez touchante. Mais tout va tellement vite qu’il est dur de s’attarder sur ces personnages là. Quand à Kerry, elle doit être quelque part, dans une réunion…
Un épisode dans la moyenne de cette première partie de saison, qui malgré ses petits défauts de gestion d’un cast trop nombreux, réussit à briller avec des intrigues médicales fortes. Et c’est déjà beaucoup…
03:55 Publié dans Urgences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urgences
06.09.2009
Urgences 10x06
10x06 The Greater Good
Le bon cru continue, avec toujours une focalisation sur les patients mais également un débat intéressant sur la médecine américaine et ses limites. Urgences excelle lorsqu’elle se pose ce genre de questions, et encore une fois, c’est très bien maitrisé ici. Le séjour africain de Kovac le pousse à réduire les frais de ses patients et à prôner l’efficacité. Mais ses collègues sont perplexes : Romano veut faire rentrer de l’argent dans les caisses et Pratt pense que chaque patient doit se servir des meilleures technologies pour survivre. C’est bien écrit, le personnage de Luka est toujours bien développé et on se sert de son expérience au Congo pour remettre en question la médecine américaine. Sa dispute avec Pratt et son pétage de plombs face à la représentante pharmaceutiques sont deux scènes excellentes. Dommage que tout cela va être ruiné ensuite par l’arrivée du jeune Alex et de sa mère qui vont venir affadir ce pauvre Luka pendant au moins deux ans…
On continue de voir Susan s’occuper de Ben Hollander, et moi, j’aime beaucoup. En même temps je ne suis pas très objectif concernant Susan. Les deux acteurs ont une bonne alchimie, leurs scènes sont en général touchantes et bien écrites, sans trop tomber dans le cliché. On sait qu’il ne va rien arriver de bon au vieillard et ça rend le tout encore plus dramatique. Mais léger, puisque Susan est là !
Ces deux storylines prennent beaucoup de place dans l’épisode, mais on a également Abby en chirurgie qui a du mal à se détacher de son boulot d’infirmière et qui aura le droit une très jolie scène au sujet des dons d’organes. Rien à redire sur son duo avec Lizzie. Mais des choses à dire sur le fait qu’encore une fois, Gallant est absent, Kerry apparaît cinq secondes (si vous clignez de l’œil à ce moment là vous risqueriez de la louper !) et Chen ne sert toujours à rien. Bien sûr, Cooper est toujours fabuleux, mais ce serait une très mauvaise idée de le voir trop tourner auprès de Jing-Mei, ça risquerait de l’affadir lui aussi… Neela en retrait, Sam et son gamin, Jerry et son petit chiot… et ça va sans dire que j’ai adoré chaque réplique de Romano, surtout celle adressés à Kovac (« it’s capitalism, pays your salary… »).
La saison 10 fait pourtant un quasi sans fautes, il suffit d’oublier le quatrième épisode et de ne pas trop se focaliser sur Pratt et l’absence de certains personnages. Carter me manque mais pas tant que ça. Allez, encore un épisode dans cette lignée, et puis un hélicoptère va venir tout saboter…
00:56 Publié dans Urgences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urgences
04.09.2009
Urgences 10x03
10x03 Dear Abby
(Je passe sur les épisodes africains, dont je ferais un article spécial et plus détaillé lorsque j'aurais le temps...)
Après un intense séjour en Afrique, nous voilà de retour aux urgences, où ça bouge pas mal également ! Résultat, on ne s'ennuie pas une minute !
Cet épisode aurait pu s'appeler "The Abby Lockhart Show". En effet, l'infirmière est au centre de nombreuses intrigues, on suit l'intégralité de sa journée et on se concentre sur ses états d'âme. Mais pas d'inquiétude car, contrairement à la saison précédente, ses histoires de famille sont mis de côté et c'est surtout ses problèmes au travail qui sont explorés ici. Abby, avant de devenir infirmière, était une étudiante en médecine prometteuse et elle commence à ressentir une grosse frustration. Un bel hommage au travail d'infirmière nous est proposé, et on se rend compte à quel point ce sont elles qui font vivre le service, qui accompagnent réellement les patients et doivent supporter des médecins parfois un peu hautains, parfois pas assez méticuleux et beaucoup trop froid. On assiste avec un peu d'amertume au renvoi de Lydia, Connie et Yosh, trois anciens membres du background, car la situation financière ne fait pas cadeaux aux infirmières. De plus, Abby reçoit la lettre de rupture de Carter et retrouve un Luka changé et en bonne compagnie (sympa de revoir Gillan !). Bref, toute cette partie de l'épisode était très bien construite et le personnage d'Abby semble relancer vers une direction nouvelle, peut-être même vers un nouvel internat. Maura Tierney est parfaite et on ne retombe pas dans les travers de l'an dernier, pourvu que ça dure ! Quitte à voir beaucoup Abby, c'est aussi bien de la voir comme ceci, excellente dans son boulot plutôt que toujours à se plaindre au sujet de ses problèmes personnelles...
La rentrée, c'est également l'arrivée des nouveaux internes aux urgences. Le plus prometteur est Nick Cooper, un type agréable, décontracté et talenteux, qui fait bonne impression sur la plupart de ses collègues et sur le spectateur. L'acteur est plein de charme et charismatique, le personnage promet d'être plus qu'intéressant... mais comme on le verra plus tard, il disparaîtra pour laisser place à son camarade, le docteur Archie Morris. Bien avant de devenir l'un des membres principals du cast, Scott Grimes apparaîssait ici pour la première fois dans la peau de l'interne maladroit. Si on rigole bien devant ces conneries, il était encore un boulet incompétent, et j'avais crié au scandale de le voir rester aux urgences à la place du très attachant Coop, qui aurait fait un très bon membre du cast...
Je suis très heureux de voir que Romano est au premier plan. J'adore le voir aux urgences, balancer son venin sur tout le monde (paf, dans les dents, Pratt !) et foutre le bordel partout où il passe. Mais depuis qu'il lui manque un bras, les scénaristes ont même décidé d'explorer ses états d'âme, et il fait vraiment de la peine avec son misérable crochet. La tête qu'il fait lorsqu'il voit partir Elizabeth avec Dorsett en dit long. Romano est seul, et l'unique chose qu'il avait accompli, c'est à dire sa carrière, lui est subtilisé. Sa violence à la fin de l'épisode est poignante et Paul McCrane fait un super boulot. Et que dire de ce fabuleux affrontement entre Weaver et Romano, absolument culte ("you're my bitch, Robert !"). Beau travail sur ce personnage, qui sera malheureusement ruiné quelques épisodes plus tard, avec cette putain de malédiction de l'hélico...
Sinon, on a toujours Neela, beaucoup plus en retrait que dans le season premiere et Gallant qui n'apparaît que quelques secondes, le temps de lui prêter main forte. Pratt est toujours aussi anthipatique et Jing-Mei fait preuve d'intelligence en le laissant tomber (même si c'est la seule intrigue qui m'a vraiment ennuyé). Toute l'histoire de la patiente de Susan et Abby est très touchante et le défilé de patients loufoque toujours très divertissant. Ca fait du bien de voir qu'Urgences réussit à allier action et légereté et qu'elle renoue avec la bonne vieille formule des premières saisons. En plus, c'est super bien réalisé et le cast est parfait. Du coup, l'absence de Carter ne se fait pas sentir... pour l'instant !
Bref, du très bon, il faut poursuivre dans ce sens !
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26.08.2009
Urgences 15x22
15x22 And in the End... (Series finale)
Ce n'est pas facile pour moi d'écrire cette chronique... J'ai longtemps repoussé cette lourde tâche, celle de dire adieu à la série de mon enfance, à la série de mon adolescence, à la série de ma vie : Urgences. Après avoir visionné l'épisode en avril dernier et à l'occasion de sa diffusion en France, j'ai désormais le recul pour donner mon avis sur cet ultime épisode.
Déjà, si l'on doit faire un bilan, il faut dire que la saison 15 a été une très bonne surprise. Pas toujours excellent, mais bien meilleur que les dernières saisons. On avait pas vu autant de bons épisodes, de bonnes idées et de personnage aussi bien exploités depuis très longtemps. Le retour des anciens et le sentiment de nostalgie a beaucoup joué dans mon jugement. Je retiendrais l'épisode du départ d'Abby, très émouvant. L'apparition de Mark Greene, parfaitement maitrisé. Et le retour de Doug, Carol et Benton dans l'épisode "Old Times", un beau cadeau pour les fans. Si Angela Basset et David Lyons ont su imposer son personnage, ce n'est pas le cas des nouveaux internes qui n'auront servi à pas grand chose. La plus belle surprise, c'est aussi l'évolution d'Archie Morris, devenu le médecin sur qui compter, le bon ami, le type émouvant dont le couple avec Claudia était très agréable à suivre. Du coup, après un si bon cru, c'est dur de se dire que j'assiste à la fin définitive de la série, et que je vais devoir laisser tout ce petit monde derrière moi...
Ahh ce générique... L'épisode s'ouvre sur un plan du métro aérien qui surplombe le County et une longue journée commence pour les médecins de l'hôpital. A l'image de l'épisode pilote, diffusé il y a donc quinze ans, on assiste à 24 heures dans la vie des urgentistes. Ce n'est pas le docteur Greene que réveille l'infirmière Lydia (sorti d'on ne sait où) mais le nouveau pilier, Morris. Les
temps ont changés mais le boulot reste le même : sauver des vies. Tout en gérant sa vie privée. C'est ça le thème principale du show, exploré dans tout les sens durant 331 épisodes. Et pendant une heure et demie, il ne sera pas question d'autre chose, bien entendu. On retrouve tout ce qui a fait les belles heures du County : un accouchement, des sauvetages, des moments de farniente à la réception, une pause sur le parking des ambulances, des confidences en salle de repos. Tout est là, sans jamais en faire des tonnes. Et c'est la force de cet épisode, à première vue très banale, classique. Être très bien construit, sans verser dans le larmoyant, en proposant un dernier regard sur le quotidien des urgentistes, sans tomber dans le rocambolesque comme la série a pu le faire parfois (l'épidémie de variole, l'hélicoptère, la fusillade...).
Et surtout, les scénaristes prennent le temps de montrer chaque personnage dans son élément. Morris tour à tour étourdi puis excellent médecin, le couple Sam/Gates qui finit par se réconcilier (même si le coup de la voiture était un peu superflu, j'ai quand même réussi à les apprécier ces deux là), Brenner et sa compassion, l'autorité de Banfield (peu présente cela dit)... Il faut dire que la plupart des intrigues ont été résolus dans l'épisode précédent. On se concentre donc surtout sur les patients et on retrouve donc l'essence de la série. Enfin. Des patients au goût de déjà-vu, mais très touchants. La caméra virevolte en réa 1, en réa 2, les médecins balancent encore et toujours leur jargon médical, et on savoure tout ça une dernière fois.
C'était bien vu d'introduire un nouvel élément aux urgences, en la personne de la délicieuse "Rory Gilmore" et ses grands yeux bleux. Même si elle sort un peu de nulle part, le docteur Julia Wise nous fait penser un peu au jeune Carter des débuts, et elle est très touchante. Elle incarne le futur, tout en nous faisant passer à tout ces médecins qui ont fait leur apprentissage au County. Les conseils de Brenner rappellent bien sûr ceux donner à Carter par Greene dans le pilote. La visite guidée de Chaz nous donne un dernier apercu de l'hôpital, tandis qu'une nouvelle génération d'internes semble prêt à prendre possession des lieux. De toute façon, Daria et son frère sont encore aux abonnés absents, Grady a disparu, et Laverne, Tracy et Ryan sont plus fades que jamais. Le message ici c'est : les médecins vont et viennent, mais l'hôpital reste le même. On en a eu la preuve durant quinze ans. Et puis tant que Jerry, Frank, Haleh, Malik et Chuny seront dans le coin, le County restera le County.
Quelques petits regrets : j'aurais aimé apercevoir Anspaugh, Coburn et Dubenko. J'aurais aimé que la dernière scène de Neela ne soit pas aussi superflu. J'aurais aimé qu'on voit un peu plus la chirurgie. Mais c'est comme ça, et c'est déjà pas mal...
Je m'attarde maintenant sur ce qu'on attendait le plus de cet épisode : la partie nostalgie. Avec le retour des anciens. Après Doug et Carol un peu plus tôt, on a encore de jolies surprises. Et encore une fois c'est très bien intégré dans l'intrigue, on en fait pas trop. Et tout le monde se réunit autour de celui qui est pour moi le personnage central de la série, John Carter. L'étudiant devenu grand (et avec lequel j'ai grandi) ouvre enfin son centre pour les démunis et ses vieux camarades viennent lui rendre visite. Kerry Weaver (étrange sans sa béquille !), tellement plus douce qu'à ses débuts. Susan Lewis toujours aussi souriante et pleine de vie. Peter Benton, toujours présent pour son jeune jedi, et qui semble détendu maintenant qu'il vit tranquillement avec Cléo et son fils (qui a beaucoup grandi !). Et puis Elizabeth Corday et son grand sourire. Ma première larme est tombé lorsque Peter prend Carter dans ses bras. La seconde quand Peter et Elizabeth échangent un dernier regard, après avoir renoué quelques liens l'espace d'une simple conversation. La dernière en ce qui les concerne. Benton s'engouffre dans les rues de Chicago et sa grande silhouette disparaît à jamais. On en apprend un peu plus sur ce qu'ils sont devenus, des étreintes s'échangent, des regards, des souvenirs. Susan passe aux urgences, joue les commère avec les infirmières. L'hôpital a changé mais reste le même, au fond...
Quand à Carter... Ah, Carter... Lui n'a pas changé. Il a traversé toutes les périodes de la série, beaucoup d'épreuves. Mon héros, toujours là, malgré tout. Tout les chemins mènent au County pour lui. Et il semble décider à prolonger l'aventure, quinze ans après son arrivée. Sa scène avec Kem ne sert pas à grand chose, si ce n'est à espérer pour lui des jours meilleurs en ce qui concerne ses histoires de coeur. Bien vu l'ultime scène de basket, avec un Carter bien nostalgique. Bien vu d'avoir ramené Rachel Greene, la fille du maître. La roue tourne... Maintenant, le mentor, c'est Carter et c'est lui qui donne la leçon, apprend à poser une perf. Il donne le ton, et je suis sûr que Mark Greene serait fier de lui. Et puis cette dernière réplique, "Are you coming, docteur Greene ?". Très bien vu également. Un dernier plan nous montre toute l'équipe sur le qui-vive et la caméra s'éloigne, nous laissant apercevoir pour la première fois le County General Hospital en entier. Avant de le quitter. Voilà. C'est fini.
Cet ultime épisode nous a montré une dernière fois ce que la série peut faire de mieux, avec une réalisation toujours impeccable et un réalisme qui a marqué l'histoire de la télé américaine. Cet épisode nous rappelle également qu'Urgences c'est un casting et des personnages forts, inoubliables, qu'on a aimé et qui nous manqueront. Urgences c'est une saga à redécouvrir, qui aura laissé une empreinte énorme sur la fiction américaine.
Urgences, c'est fini. Et ça finit bien...
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