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24/05/2013

The Big C [Saison 4]

Quand ta série parle de la mort, que tu as quatre épisode d'une heure pour la conclure, que tu as des gens de l'envergure de Laura Linney, d'Oliver Platt ou d'Alan Alda dans ton casting et que tu as prouvé au moins le temps d'une seconde saison bien foutue que tu avais le potentiel d'émouvoir, je ne vois pas comment tu peux rater ton coup. Et pourtant, cette ultime saison de The Big C se plante dans les grandes lignes. 

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Je suis peut-être idiot d'y avoir cru, d'avoir eu des attentes face à une série qui avait déjà fait n'importe quoi l'an dernier et qui ne méritait sûrement pas autant d'attention de ma part. Mais c'est que je l'avais vraiment bien aimé cette seconde saison. Alors oui, je m'attendais à mieux. Pas forcément à pleurer toutes les larmes de mon corps devant la lente agonie de Cathy Jamison, mais au moins avoir le coeur serré lors de ces longs adieux. Sauf que non : l'écriture est plus forcée que jamais, les clichés s'enchaînent, le rythme est terriblement plat, les acteurs ont du mal à y croire et ce qui aurait pu faire deux épisodes de vingt minutes pas trop mal ressemble au final à quatre heures éprouvantes à regarder. On retrouve toutes les problématiques habituelles de la série de manière encore plus redondante que d'habitude : une espèce de cynisme assumé symptomatique de Showtime mais pas drôle du tout, un symbolisme lourdingue (non mais regardez moi ces putains de photos promos pour commencer !), une mise en scène qui en fait des tonnes pour jouer avec nos émotions, des effets visuels très laids et des intrigues prévisibles. 

Que retenir de la série et de cette quatrième saison ? Sûrement pas l'intrigue d'Andrea ou celle de Sean. Probablement pas celle d'Adam, même si le gamin est le seul qui semble faire un effort. J'ai toujours autant d'affection pour Oliver Platt et Paul s'en sort bien mieux qu'avec Susan Sarandon l'an dernier (la scène où il a un rendez-vous galant avec une autre femme était la seule qui m'a ému un tant soit peu), mais l'acteur mérite tellement mieux. Quand à Laura Linney... Elle fait du mieux avec ce qu'on lui donne, comme d'habitude. Mais ce n'est pas suffisant pour nous ôter l'envie, durant toute la saison, que Cathy meure le plus rapidement possible... Je retiendrais donc une seconde saison agréable et beaucoup, beaucoup de maladresses. Les derniers plans de la série en particulier me laissent sans voix car je ne crois pas avoir vu quelque chose d'aussi navrant devant mon écran. 

Maintenant, si j'ai besoin d'un drama familial sur Showtime, j'ai Shameless. Alors je ne suis pas mécontent de ne plus jamais revoir The Big C et tout son potentiel gâché. 

21:01 Publié dans The Big C | Lien permanent | Commentaires (0)

01/07/2012

SUNDAY SUNDAY #9

Pour ma dernière chronique de la saison, retour rapide sur les séries que je regarde actuellement ou que je viens de terminer. Cet été, à part Louie, je n'aurais absolument pas le temps d'en regarder d'autres et le blog sera en stand-by durant toute la durée du tournage de BILLY. Mais en suivant bien mon Twitter ou la page Facebook, vous pourrez retrouvez des vidéos du tournage et quelques actualités. Et comme dès la rentrée je vais me faire un rattrapage intensif de la cinquième saison de Breaking Bad (y a pas intérêt de me spoiler), les affaires reprendront rapidement. 

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Falling Skies [Saison 2]

Comme je l'expliquais dans mon bilan de la première saison, Falling Skies n'est absolument pas mon genre de série et j'ai commencé à la suivre uniquement pour Noah Wyle. Résultat, me voilà encore devant alors que c'est très inégal et que les dialogues sont toujours aussi mauvais. Cela dit, c'est un divertissement parfait pour l'été et il semble que cette deuxième saison va faire preuve d'un peu plus d'ambition scénaristique et visuelle. Faire partir les survivants sur la route est une bonne idée, ça redonne de l'urgence au propos (une invasion alien tout de même) et ça ouvre de nouvelles possibilités. Au vu des trois premiers épisodes, il semble également que le mélo est moins présent, même si la crise d'ado de Ben me casse toujours autant les pieds. Le personnage est mis en avant mais l'acteur n'a pas vraiment progressé depuis l'an dernier. M'enfin, il reste toujours un Weaver un peu plus attachant, quelques bons moments de suspense, une réalisation quasi-parfaite (la steadycam fait tout le charme du show) et Noah Wyle à qui je pardonne tout et qui porte la série sur ses épaules lors de ses moments les plus navrants. Quand je pense qu'ER aurait attaqué sa dix-neuvième saison à la rentrée... 

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Girls [Saison 1]

Qui aurait cru que Girls allait faire autant parler d'elle ? On a écrit tout et n'importe quoi au sujet de la nouvelle série d'HBO, en particulier dans nos contrées où les novices ont le don de s'accaparer des phénomènes qui les dépassent de manière complétement à côté de la plaque (je crois que c'est la phrase la plus snob que j'ai jamais écrite de toute ma vie). On lui a reproché d'être raciste, sexiste (???), prétentieuse, vide de sens, hipster, creuse tout comme on a pu crier au génie. Moi, j'ai vécu cette première saison tout seul dans mon coin et j'ai passé un beau moment. Vous le savez, il me suffit de m'identifier à fond à un personnage pour que la magie opère et là, j'ai eu l'occasion de m'identifier à fond plus d'une fois : Hannah est mon double féminin (et du coup, ça me fait mal quand tout le monde semble la détester parce que j'ai un peu l'impression qu'on me déteste). L'épisode où elle retourne passer le week-end chez ses parents m'a beaucoup parlé tout comme sa relation avec ses amis et Adam, une version masculine des femmes de ma vie. Au-delà de ça, c'est simple, je n'ai pas passé un seul mauvais moment devant Girls. J'ai ri aux éclats, j'ai trouvé les dialogues excellents, la direction d'acteur exemplaire, la réalisation belle et fun, la bande-son parfaite et tous les personnages attachants alors qu'on ne cesse de rabâcher à quel point ce sont de mauvaises personnes. Et bien je les aime bien ces mauvaises personnes, elle me rappelle moi-même et toutes les mauvaises personnes que je connaisse, qu'elles habitent Brooklyn ou Angers. Alors je te félicite Lena Dunham parce que tu as réussi ton coup et que rien que pour avoir découvert un acteur aussi talentueux qu'Adam Driver, tu mérite toute ma reconnaissance. Bon courage et à l'année prochaine, j'ai affreusement hâte (et je pense qu'à ce moment-là, j'en parlerais plus en détail parce que là, j'ai oublié un tas de choses). Et si je fais un top épisode à la fin de l'année, "The Return" sera forcément dedans.

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Louie 3x01

Qui n'a pas encore suivi mes conseils et n'a pas regardé les deux premières saisons de Louie, ainsi que Lucky Louie, ainsi que tout ce que Louis C.K. a bien pu faire dans sa vie ? Bon, c'est bien, je suis fier de vous. Enchainons donc avec le season premiere de la troisième saison, que j'ai attendu avec beaucoup d'impatience depuis septembre. Et tiens, c'est bizarre, j'arrive pas à en dire du mal ! C'est une excellente reprise : le sketch d'intro nous replonge immédiatement dans l'univers du monsieur et l'épisode est une longue route vers la tristesse et le pathétisme avec de beaux moments de lumière. Et l'apparition de nouveaux personnages prometteurs comme Janet, l'ex-femme de Louis. La réalisation est superbe et j'ai hâte de voir ce que la série nous réserve pour la suite surtout que l'on ne sait jamais ce que la série nous réserve pour la suite et que c'est ça qui est bon. Un bilan probablement fou d'enthousiasme sera publié à la rentrée, comptez sur moi. 

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Nurse Jackie [Saison 4] / The Big C [Saison 3]

L'an dernier, Jackie m'avait mortellement ennuyé et j'étais prêt à ne plus jamais la revoir. L'an dernier, Cathy m'avait enfin séduit et j'avais envie que la série dure encore très longtemps. Là, c'est tout l'inverse. C'est vraiment rare pour une série de Showtime tellement elles ont l'habitude d'atteindre leur apogée lors de leurs débuts, mais Nurse Jackie vient d'achever sa meilleure saison. Je suis le premier surpris. Il faut dire que les scénaristes ont enfin donné un gros coup de pied dans la fourmilière que ce soit concernant le mariage de Jackie (adios Kevin !), son addiction aux drogues ou le personnel de l'hôpital. Alors que je craignais l'intrigue la plus cliché au monde, le personnage de Cannavale a vraiment apporté un vent d'air frais et Edie Falco a enfin eu le droit à des scènes à la hauteur de son talent. Chaque personnage a eu son moment de gloire, Gloria et Eddie sont tous deux remontés très haut dans mon estime en particulier en duo de chômeurs résignés, la colocation Jackie/Zoey est la meilleure idée de l'ensemble et les deux derniers épisodes m'ont passionnés, ce qui ne m'était jamais arrivé devant la série. Y a plus qu'à donner des cours de jeu à Fiona et la cinquième saison sera vraiment prometteuse. Mais bon, on est sur Showtime hein, ça va pas durer. Les dents de scie ne sont jamais bien loin. 

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Du côté de The Big C, c'est donc une grosse déception. Après avoir passé une saison à rendre extrêmement attachant le clan Jamison, les scénaristes ruinent tous leurs efforts à coups de décisions débiles (Adam religieux ? Sean qui retombe dans ses conneries digne de la première saison ? Cathy qui devient une grosse conne égoïste au possible ?), d'intrigues ridicules (l'épisode huit est un sommet de n'importe quoi, presque drôle), de guest-star mal exploités (pauvre Susan Sarandon, pauvre Lee Tergesen) et surtout, un gâchis monstrueux de deux grands acteurs, Laura Linney et Oliver Platt. Il y avait tellement de choses à raconter, tellement d'émotions à explorer. Au lieu de ça, c'était une perte de temps complète et je ne sais même pas si j'ai envie d'une quatrième saison. La bonne nouvelle, c'est que la mauvaise nouvelle du médecin dans l'ultime épisode nous ramène directement au status quo, de quoi oublier ce triste bordel.  

***

REVUE DE PRESSE / Un peu de lecture pour ces longues journées de torpeur qui vous attendent (je sais pas pourquoi je viens de dire ça) : la rédaction du AV Club fait la liste des clichés télévisuelles qui peuvent vous gâcher une bonne série ou un bon film et revisite la quatrième saison de Parks & Rec en compagnie de Michael Schur, son showrunner. Chez pErDUSA, Drum revisite ses meilleurs souvenirs de Saturday Night Live tandis que Lady Telephagy exprime bien mieux que moi tout ce que je voudrais dire sur la manière dont The Newsroom m'a été gâché par l'opinion publique. Et j'ai entendu dire que The AV Club publiera demain une interview de Louis C.K. alors n'hésitez pas. 

LA VIDEO DE LA SEMAINE / Louie, bien entendu.

 

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Et merci pour les chaleureux commentaires laissés pour l'anniversaire du blog.

Vous êtes géniaux.

Et je vous souhaite à tous un très bel été. 

06/05/2012

SUNDAY SUNDAY #7

Courtes chroniques au menu de cette septième édition. Pour la même raison que d'habitude : BILLY me prend un temps fou. Et puis il y a quand même une élection ce soir. Au moment où j'écris ces lignes, le résultat m'est inconnu. Tant que vous n'oubliez pas de voter Leslie Knope, le reste me concerne peu.  N'empêche, le season finale de Parks & Rec a intérêt à ne pas se planter. Je suis inquiet. Ce sera le sujet d'une autre chronique, la semaine prochaine. En cette période de renouvellement de séries et de fin de saisons, j'ai tout de même d'autres craintes que le résultat d'une élection, faut pas déconner... Cela fait-il de moi un fou furieux qui vit dans un monde imaginaire ? À vous de juger.

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Après nous avoir resservi un live show réussi, 30 Rock recycle de nouveau une bonne vieille formule qui date de l'an dernier, avec la suite de "Queen Jordan". Là aussi, on pouvait s'attendre à du réchauffé mais non, ça reste aussi frais et drôle que la première fois. Je ne suis pas accro à la télé-réalité et la plupart des références me sont certainement passés au dessus, mais ça ne m'a pas empêché de me marrer bêtement pendant vingt secondes, en particulier lorsque Jenna était à l'écran. Plus que deux épisodes au compteur et cette sixième saison semble avoir réalisé un sans-fautes. Qui l'aurait cru ?

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En voulant nous raconter un tas de choses, l'épisode me laisse mitigé. Il y avait moyen de faire un épisode convaincant sur le sujet du deuil (avec une Britta enfin remise sur le devant de la scène) ou sur le renvoi du groupe d'études et la perspective de quitter Greendale. Et peut-être même (mais un peu moins parce que c'est débile) sur la prise de pouvoir de Chang et de ses jeunes mercenaires. Au lieu de ça, on se retrouve avec une succession de scènes soit trop courtes, soit trop longues, qui égrènent un tas de bonnes idées sans prendre vraiment le temps de les exploiter. Du coup, la rage des étudiants apparaît forcé, et l'espoir qui les réunit à la fin apparaît forcé, et l'épisode est un bordel bien peu maitrisé. Reste tout de même quelques bons moments, un Dean au sommet de sa forme et un hommage mémorable à Star-Burns. Et puis tout de même, il reste beaucoup de potentiel pour la fin de saison si cette arc gagne en solidité. 

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Tant que Lily sera enceinte, tant que Barney voudrait que Quinn change de métier, tant que Ted sera amoureux de Robin, cette saison va s'enliser. Elle a si bien commencé, si bien continué mais a freiné d'un grand coup il y a quelques épisodes en s'enfermant dans des intrigues répétées à l'infini et de moins en moins intéressantes. "Good Crazy" m'a ennuyé et comme je le disais la dernière fois, il est grand temps que la saison se termine. L'accouchement prévu la semaine prochaine sera une première étape qui risque d'être fun, et puis il restera le season finale pour conclure tout ça. Et au choix : revenir au status quo ou nous surprendre. Sachant qu'il reste encore au moins deux saisons, ça risque d'être plus compliqué que ça et assez laborieux. Mais malgré cette fin de course un peu faiblarde, la septième saison a fait suffisamment de miracles pour que je me sente concerné. 

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Adoptant une forme plus classique, cet épisode n'est pas moins convaincant. Le thème du passage à l'âge adulte est toujours mon favori et le parcours de Sally Draper me touche toujours autant. Surtout quand elle est initié par Roger. Ce dernier, jeune divorcé, affiche une fraîcheur retrouvé et même si j'aurais pu me passer de Glenn, toute cette partie m'a enchanté. Même chose pour celle consacrée à Peggy, qui en plus de faire du sur-place au bureau, découvre que sa vie personelle et amoureuse est tout aussi frustrante, freinée ici par sa mère. Heureusement, Joan est là pour la réconforter et pour illuminer tout l'épisode. Nous avons également un beau portrait de famille dysfonctionnelle grâce aux parents de Megan, et notre cher orphelin témoin de toute cette rancoeur et témoin aussi d'un nouvel échec pour l'agence. Voilà. Je n'ai pas grand chose de plus à dire sur cet épisode réussi. À part que, contrairement à la tradition, personne n'a vomi dans ce septième épisode...

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J'ai eu peur en revoyant Justin Long parce c'est quand même un vieux relent d'un début de saison carrément maladroit. Mais c'était fun et un nouveau moyen pour Jess de se rapprocher de Nick, dans l'intrigue romantique la plus prévisible du monde et qui pourtant, fonctionne plutôt bien me concernant. C'est toujours sympa de voir la femme de Charlie Day dans le coin en tout cas, en espérant que ce dernier viendra éventuellement lui passer le bonjour devant la caméra ! Du côté de Schmidt et Cece, tout roule : c'est drôle, touchant. Et Winston continue de trouver sa place tant bien que mal, même s'il doit pour cela porter des boucles d'oreilles immondes. Le décor est planté pour un season finale qui promet et le début de saison maladroit dont je vous parlais à l'instant est loin derrière nous. 

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Elle m'intéresse cette saison. Je suis le premier surpris. Elle raconte toujours la même chose, ne sait toujours pas comment construire une dramaturgie ou faire évoluer des personnages, mais continue de proposer à Edie Falco de belles choses, à nous faire rire et à nous faire croire au changement. Et moi, j'aime bien croire au changement (ah merde, j'avais dit que je parlerais pas politique). Il faut noter que pour la première fois depuis très longtemps, on a un cas médical intéressant et émouvant. Il y a juste le twist concernant Cannavale et son fils qui m'inquiète un peu. Et si on pouvait échanger le temps d'antenne de Grace avec celui de Zoey, j'en serais ravi, merci. 

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Une série qui intègre autant de guest-star, c'est soit une série au top de sa popularité, soit une série qui ne sait plus quoi raconter. The Big C ne tombe dans aucune des deux catégories. Que ce soit Susan Sarandon, Lee Tergesen ou Victor Garber, on a le droit à de nouveaux personnages intéressants, apportant fraîcheur à une saison qui partait pourtant d'un pet foireux. Et tout le monde en sort grandi : la seconde vie de Cathy et son rapport avec Joy lui donne de nouvelles couleurs, Paul est toujours aussi drôle et son discours de survivant m'aurait presque ému et Sean retrouve toute ma sympathie. Dommage que les intrigues ridicules d'Adam et d'Andrea viennent assombrir le bilan. En tout cas, je suis tout à fait ouvert à un spin-off Oliver Platt/Susan Sarandon préchant l'optimisme sur les routes d'Amérique.

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LA VIDEO DE LA SEMAINE / Encore une fois, en ce soir d'élection, je me tourne vers The West Wing. Et un beau cadeau de la part de FunnyOrDie, qui vient de réunir une partie du cast dans un walk&talk parodique qui ravit mon coeur de fan nostalgique. Allison Janney mérite vraiment de retrouver une série à sa hauteur. 

 
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EN VRAC / Le final de The Good Wife était exemplaire, j'en parlerais dans la semaine. La quatrième saison de Frasier est un modèle de sitcom, un sans fautes. De nouveau, Karl m'a fait mourir de rire dans le Ricky Gervais Show où il nous a parlé de l'armée de la plus inventive des façons. Cougar Town ne déçoit pas. Veep et Girls continuent de me séduire. 

Le résultat de l'élection, ça y est, je le sais. Et je ne suis pas déçu. Je ne vous en dirais plus car ce n'est pas trop l'endroit. Au lieu de ça, je vous souhaite une bonne semaine à tous. 

15/04/2012

SUNDAY SUNDAY #4

J'ai profité de cette semaine de vacances pour regarder un tas de séries. Ce n'était pas forcément une bonne idée parce que j'ai un tas de trucs à faire, mais que voulez-vous, l'appel du petit écran a été une nouvelle fois le plus fort. En plus de mes séries habituelles, j'ai décidé de me lancer dans Once and Again, Ed, Sherlock et Bent, dont je vous parlerais en temps voulu. N'importe quoi je vous dis. 

Au programme de ce SundaySunday, le retour des séries Showtime en dents de scies que je ne peux m'empêcher de retrouver chaque année, quelques petites déceptions et pas de Justified puisque j'espère chroniquer le season finale séparément, si l'inspiration et le temps me le permettent. Je peux déjà vous dire que j'ai pris mon pied devant "Slaughterhouse".  

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Après un épisode comme "Blankets & Pillows", il fallait s'attendre à un épisode plus traditionnel. Sauf que pour celui-ci, Dan Harmon est directement responsable du scénario et transforme rapidement un truc simpliste en exploration touchante de l'état d'âme des personnages. C'est parfois très maladroit, pas toujours très subtile, mais le résultat m'a convaincu, presque ému. Et m'a rappelé "Mixology Certification", l'un des épisodes le plus touchant de la saison précédente, en particulier dans la manière où Troy est confronté à sa peur de grandir et d'affronter la réalité. Dans la scène finale, il réalise que la fille qu'il aime n'aime pas les garçons gentils, que ses amis ne le prennent pas toujours au sérieux et que les adultes autour de lui veulent le forcer à assumer un avenir qui ne l'enchante pas. De la même façon, Britta semble réaliser le fait qu'elle ne pourra jamais avoir de relation sérieuse si elle n'apprend pas d'abord à s'accepter elle-même, à ne plus jouer un rôle. C'est un peu fatiguant de toujours voir Jeff avoir le beau rôle et le grand discours et de voir Pierce et Shirley réléguer au second plan mais quand l'épisode nous donne une telle leçon de sincérité, je ne peux qu'apprécier. En plus, le Doyen était là pour nous rappeler qu'on a tout de même affaire à une comédie. Et il était à mourir de rire. Un épisode bancal et joli à la fois. 

cougar_town_you_can_still_change_your_mind.pngCougar Town 3x07

ABC ont vraiment abusé pendant deux semaines à déprogrammer le show. Certes, cette reprise n'était pas ce que le show a de mieux à offrir, mais j'avais vraiment besoin de ma dose de Sarah Chalke. Hélas, son personnage semble être sur la sortie alors qu'elle aurait mérité de rejoindre le cast principal illico. Au moins, Angie aura permis à Bobby de gagner en maturité, de continuer d'être le personnage qui évolue le plus dans le petit monde quasi-inchangable du Cul-de-Sac. Parce que l'amour vache entre Ellie et Laurie, ce n'est plus vraiment neuf, surtout quand la morale final est aussi forcé. Au moins, le combat de Busy Phillips et Simon me permettra de vivre plus longtemps parce que j'ai eu un énorme fou rire et il paraît que rire, ça prolonge la vie. Alors merci également à Day Two, aux pantalon nineties et au générique qui me fait toujours marrer même si l'effet de surprise n'existe plus. J'en oublierais presque de mentionner l'intrigue de Jules et Travis, touchante comme il fallait, mais trop prévisible et redondante pour être remarquable. Disons que le côté agaçant de Jules l'a emporté sur son adorable folie. Cougar Town ne peut pas toujours être parfait. N'empêche, à quelques semaines d'une probable annulation, c'est le moment ou jamais pour briller non-stop.  

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Avant que la série ne se termine (ce soir), c'est le moment pour Kenny d'enterrer la hache de guerre avec ses vieux ennemis. Je ne pensais qu'on allait revoir Craig Robinson dans le rôle du rival borgne et c'était une excellente surprise, une nouvelle histoire de rédemption rondement mené et très drôle ("I’m sorry I took your eye. I’m pretty sure I feel sad about it too..."). Tandis que le personnage de Will Ferrell connaît une fin digne de lui, Kenny obtient enfin la victoire tant mérité lors d'un match de baseball d'anthologie. Oui, on a tendance à l'oublier, mais c'est sa carrière qui est à l'origine du show et ce moment tant attendu n'a pas déçu. Mais le véritable sujet de cet avant-dernier épisode, c'est la maturité retrouvé de Kenny et son face à face avec April nous rappelle tout le chemin qu'il a parcouru depuis que celle-ci lui a laissé Toby sur les bras en début de saison. Redevenu sportif acclamé, devenu père responsable, Kenny doit maintenant conclure ce chapitre de sa vie et accepter de vieillir. Il peut en tout cas compter sur Stevie, qui a su insouffler l'humour nécessaire à cet épisode au ton parfois peu léger, et dont la romance avec Maria est à la fois pathétique, touchante et ridicule. Plus qu'un seul épisode pour savourer Kenny et les multiples sourcils de son side-kick. Je vous promet une chronique à la hauteur pour célébrer l'événement. 

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Je pensais qu'avec un pitch pareil, l'épisode allait être encore plus drôle et inventif. Oui, je pense encore que HIMYM peut nous offrir des épisodes drôles et inventifs. En fait, la trilogie Star Wars était une nouvelle occasion de faire le point sur l'état actuel des protagonistes, de revisiter leur passé tout en nous donnant un aperçu de leur futur. Et ce pourrait être une excellente idée. Sauf que c'est déjà la quarantième fois qu'on nous fait le coup cette saison, que Ted est toujours coincé dans la même problématique, que les fianciailles de Barney sont peu prometteuses car on en connaît déjà plus ou moins le dénouement et que Quinn est insupportable, que Marshall et Lily sont dans une impasse en attendant le bébé et que Robin n'est utilisé qu'en arrière-plan pour grapiller quelques rires faciles. C'était divertissant mais on a connu les scénaristes plus subtiles dans leur manière de nous montrer l'évolution de Barney ou le passage à l'âge adulte du groupe. Espérons que d'ici trois ans, lorsqu'il sera l'heure pour eux de remater la trilogie, nous serons tous passés à autre chose...

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Je serais bref : c'était fun. Chaque personnage a eu son moment pour briller, Mulroney s'intégre drôlement à l'ensemble surtout lors d'un drinking game d'anthologie, Winston s'impose enfin de plus en plus semaine après semaine, la relation Schmidt/Cece est encore plus délicieuse maintenant qu'elle est assumée et je tuerais pour pouvoir épouser Zooey et m'enfuir avec elle au Mexique. Pourquoi au Mexique ? J'en sais rien. 

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Tous les ans, je vous promet que j'arrête Nurse Jackie parce que malgré quelques bons épisodes et une Merritt Weaver toujours aussi parfaite, le show est une ode à l'immobilisme, aux effets de styles moches (ah, ce générique...) et au potentiel gâché de la pauvre Edie Falco. J'avais beau avoir complétement oublié les événements de la troisième saison, ma curiosité m'a poussé à regarder ce season premiere. Comme prévu, il vient nous offrir l'illusion du changement : Jackie entre en réhab, Eddie révèle à Kevin son secret, Cooper est bêtement reléguer au troisième plan, un nouveau médecin jouer par Bobby Cannavale vient secouer un peu Akalitis et l'hôpital... Et on s'ennuie toujours autant. Heureusement, Zooey et Lenny sont là pour sauver les meubles. Et le chanteur de Green Day est également présent, étrangement. Pas de quoi donner envie de poursuivre l'aventure. Pourtant, je serais sûrement là au prochain épisode. Moi aussi, je ferais mieux d'aller en réhab parce que les mauvaises habitudes sont en train de me pourrir un planning télévisuel déjà bien chargé...

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Pour ceux qui ont pas suivis, je vous résume mes sentiments à l'égard de The Big C : la première saison était un truc en dent de scies qui cachait son potentiel évident derrière tous les vilains défauts typiques de Showtime. Et la seconde saison était un petit miracle de simplicité et de justesse. Se terminant sur une poignée d'épisodes qui laissaient entrer une certaine noirceur et l'ombre de la mort dans une série où la maladie avait toujours été traité de manière trop légère selon moi. L'hiver venait d'arriver et il était temps pour Cathy d'affronter les choses sérieuses. Notre attachement aux personnages était devenu suffisamment fort pour se laisser aller à quelque chose de plus ouvertement dramatique, plus proche d'un Six Feet Under que d'un Nurse Jackie. Ce season premiere vient tout gâcher : Paul est vivant, le cancer de Cathy disparaît peu à peu, le status quo attaque de tous les côtés (même si on nous balance à volonté le "Changes" de Bowie pour donner l'illusion) et on se souvient qu'on a affaire à une série de Showtime qui veut s'installer sur la longueur plutôt que de nous raconter avec réalisme le parcours de ses personnages. Bah oui, mais cette formule ne marche pas avec un thème comme le cancer (à moins que Cathy ne se mette à vendre de la drogue avec un ancien élève de son lycée). Donc, j'étais très déçu. Bien sûr que c'est chouette d'avoir Oliver Platt dans les parages mais il aurait été encore plus chouette en fantôme. M'enfin, il est bien trop tôt pour enterrer la série. Cette lâcheté ne m'empêchera pas de suivre avec plaisir une série auquel je suis devenu très attaché ni de savourer la performance de Linney. Surtout si Lee Tergesen rejoint l'aventure. Alors malgré cette accalmie, pourvu que l'hiver soit rude et que la noirceur revienne donner toute sa consistance à The Big C. 

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Je me souviens d'une époque pas si lointaine où The Office était la série que j'attendais le plus, semaine après semaine. En particulier après plusieurs semaines d'absence à l'antenne. Aujourd'hui, j'avais presque oublié que la série a repris jeudi dernier, et j'ai regardé l'épisode sans véritable envie. C'est tragique, parce qu'elle compte toujours beaucoup pour moi. Mais comment y croire encore lorsque l'actualité du show est aussi terrible : Mindy Kaling et Paul Lieberstein envisagent de se tirer (et sont déjà absents de cet épisode), Rainn Wilson va avoir son propre spin-off à la con, l'équipe scénaristique promet un reboot à la Scrubs 2.0. pour l'an prochain et je ne vois pas comment la poignée d'épisodes restants va raviver mon intérêt. Surtout s'ils sont centrés sur Catherine Tate, toujours aussi médiocre dans le rôle de Nellie. Lui donner un passé sentimental torturé était un peu faible comme moyen de nous faire apprécier un personnage aussi caricatural, sorte de David Brent poussé à l'extrême et sans aucun pied dans la réalité. Seul le duo Jim/Dwight et les loufoqueries habituelles de Creed sont parvenus à m'amuser. Même Pam a perdu de son charme, et les scénaristes ont un tel cynisme qu'ils n'hésitent pas à la pourrir non-stop. L'intrigue secondaire n'a pas fonctionné car je me suis retrouvé du côté de Jessica et de ses amis plutôt que de celui d'Andy et d'Erin, qui apparaissent une nouvelle fois comme des gamins assez insupportables. "Welcome Party" continue de ruiner les quelques progrès effectués par l'arc en Floride et ne promet qu'une seule chose pour la fin de saison : une impasse. Triste, vraiment... Parks & Rec, tu reviens bientôt ?

Ah oui et moi aussi, j'étais convaincu pendant une minute que Stanley n'avait pas de moustache. Au moins, le cold-open était fun.

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Et je regarde toujours 30 Rock qui vient d'enchaîne deux épisodes fantastiques. Mon groupe favori ? Les Woggels !

26/12/2011

Best Of 2011 (1/5)

J'étais déjà passé à la vitesse supérieure l'an dernier mais c'est vraiment en 2011 que j'ai été plus actif que jamais sur ces pages. Et que vous avez été de plus en plus fidèles : plus de 8000 vues par mois en moyenne et de nombreux commentaires (auxquelles je n'ai pas toujours répondu, toutes mes excuses). Pas mal de séries et d'épisodes ont été chroniqués et il est l'heure du bilan. Voici les 25 séries qui m'ont le plus marqués depuis janvier. Le classement est bien entendu subjectif, mélangeant drama et comédie, et agrémenté de courts commentaires puisque merde, je suis en vacances, faut pas trop m'en demander non plus ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et ce que vous avez vous-même retenu de cette année que j'ai trouvé grandiose télévisuellement parlant !

25) The Ricky Gervais Show (Saison 2)

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Diffusion : De Janvier à Avril sur HBO. 

Pourquoi ? Parce que c'était drôle à écouter en podcast et ça l'est encore plus en version animé, puisqu'on peut voir la tête toute ronde de Karl et l'humilier en compagnie de Ricky Gervais et Stephen Merchant. Oui, voilà un programme qui consiste à écouter le type le plus idiot de la planète se faire humilier par ses amis riches et célèbres. Mais c'est fait de bon coeur, c'est souvent très drôle et on réalise très vite que Karl est probablement un génie. Très vite, le Ricky Gervais Show devient addictif et si l'on accroche à ce concept assez spécial, on avale la saison entière en à peine une journée. Je me suis en tout cas beaucoup amusé cette année en découvrant (avec un peu de retard) cette petite merveille de spontanéité et d'absurdité.  

Top 3 : "Clive Warren", "Kidneys", "Art"

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24) How I Met Your Mother (Saisons 6 et 7)

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Diffusion : De Janvier à Mai et de Septembre à Décembre sur CBS. 

Pourquoi ? Je ne vais pas répéter ce que je répète depuis le début de saison. Après avoir eu du mal à trouver un quelconque équilibre l'an dernier, les scénaristes de HIMYM ont miraculeusement redressé la barre cette année, avec des fils rouges consistants, des études de personnages plus matûres et souvent touchants (en particulier Robin) et une forme qui se renouvele constamment. Je n'ai jamais beaucoup ri devant la série mais cette année, j'y ai passé un moment plus agréable et chaleureux que d'habitude, sans avoir trop l'impression qu'on me prenne pour un con.  

Top 3 : "The Ducky Tie", "Mystery Vs History", "Symphony Of Illumination"

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23) 30 Rock (Saison 5)

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Diffusion : De Janvier à Mai sur NBC. 

Pourquoi ? J'ai longtemps pesté contre la feignantise et les égarements du show, mais Tina Fey a repris du poil de la bête avec cette cinquième saison quasiment sans fautes. Le "Live Show" avait déjà fait fort mais en 2011, on a eu le droit à une dose peu habituelle d'épisodes cultes et de guest-star bien exploités. Et un Alec Baldwin au sommet de son art. Si Kenneth ne m'avait pas gâché le plaisir, je suis convaincu que 30 Rock aurait été plus haute dans mon classement...

Top 3 : "Mrs Donaghy", "Operation Righteous Cowboy Lightning", "Queen Of Jordan"

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22) The Big C (Saison 2)

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Diffusion : De Juin à Septembre sur Showtime. 

Pourquoi ? Et oui, je suis le premier surpris. Qui aurait cru qu'une série de Showtime dont la première saison était incroyablement bancale puisse autant m'émerveiller cette année. Avec une structure forte et des personnages approfondis, cette deuxième saison m'a beaucoup ému. Laura Linney mérite sa nomination aux Emmy et on doit également applaudir Oliver Platt dont le personnage a illuminé chaque épisode, jusqu'au bouleversant season finale. Sans trop de subtilité mais avec beaucoup d'humanité, The Big C m'a conquis. Et vous pouvez relire ma review ici. 

Top 3 : "The Last Thanksgiving", "The Darkest Day", "Crossing The Line"

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21) Portlandia (Saison 1)

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Diffusion : Entre Janvier et Février sur IFC. 

Pourquoi ? Un ovni court mais intense que je n'ai cessé de me repasser en boucle depuis l'hiver dernier, tellement la création de Fred Armisen et Carrie Browstein gagne en drôlerie à chaque visionnage. Voilà ce que j'en disais à l'époque et j'ai hâte de voir la suite très prochainement. Comme vous le voyez ci-dessous, j'ai une préférence pour les épisodes avec Kyle McLachan dans le rôle du maire de Portland ! 

Top 3 : "Farm", "A Song For Portland", "Mayor Is Missing"

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20) Sons of Anarchy (Saison 4)

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Diffusion : Entre Septembre et Décembre sur FX. 

Pourquoi ? Et oui, la vingtième place seulement... Tout ça à cause d'une fin de saison en pétard mouillée, qui a fait passer le style avant la créativité et qui a presque ruiné tous les efforts de Kurt Sutter pour nous offrir un putain de divertissement. C'était tout de même le cas pour une bonne partie de la saison alors SoA mérite de figurer dans le classement. Relisez donc mon bilan.

Top 3 : "Family Recipe", "Kiss", "Hands"

09/10/2011

The Big C [Saison 2]

282494_230514403648114_110633705636185_740789_2595174_n.jpgJ'ai été agréablement surpris par cette deuxième saison. Pourtant, c'était pas gagné car la première était vraiment en dent de scies. Typique de Showtime, avec un personnage central fort incarné par une actrice renommée avec une caractéristique qui est le point de départ du show (ici, le cancer de Cathy) et puis un cast secondaire qui a du mal à s'imposer, un rythme et une tonalité jamais bien définies et des intrigues qui partent dans tous les sens sans vraiment faire évoluer la série. 

Ici, rien de tout ça. Au contraire, suivre l'automne de la famille Jamison, c'était que du bonheur. Il y a un énorme progrès entre les deux saisons et je suis content de ne pas avoir abandonné mon visionnage. Le cancer de Cathy n'est plus le seul fil rouge et devient surtout un prétexte pour suivre des personnages de plus en plus attachants, qui gagnent en nuances et ne sont plus seulement une galerie de caricatures. Ce qui ne fonctionnait pas dégage et ce qui fonctionnait est encore mieux : Laura Linney est juste parfaite et nous fait passer par toutes les émotions avec un naturel déconcertant ; Oliver Platt n'est plus seulement drôle mais hilarant et gagne en plus une dimension vraiment touchante (surtout lors du season finale) ; Adam n'est plus le gamin irritant de l'an dernier mais bien un portrait d'adolescent juste auquel on peut parfois s'identifier ; Sean est toujours un peu fatiguant mais sa relation avec Rebecca permet de voir une facette plus intéressante de sa personnalité et de mélanger sa folie avec un peu de noirceur ; Andrea est passé du statut de personnage secondaire moyen à un membre du cast qui illumine chacune de ses apparitions et m'a presque fait pleurer lorsque cet idiot de croate (?) lui brise le coeur.

304743_267631153269772_110633705636185_870893_278435329_n.jpgEt de nouveaux protagonistes viennent s'intégrer à merveille, que ce soit Alan Alda dans le rôle d'un neurologue magicien ou bien Hugh Dancy dans celui de Lee, un ami de Cathy lui aussi atteint du cancer mais qui n'aura pas les mêmes chances et sera à l'origine des moments les plus émouvants de la saison. Seul Parker Posey fait un peu tâche et son personnage d'éternelle adolescente perturbée est le seul qui m'a fait perdre mon temps cette saison. Exit également Marlene, qui m'avait peu convaincu l'an dernier et dont les seules apparitions en tant que fantômes sont simplement de petites touches bienvenues qui trouvent tout leur sens en fin de saison. L'écriture est fluide, les acteurs s'en donnent à coeur joie, certaines répliques sont inoubliables et on a vraiment l'impression, grâce au passage des saisons, d'être immergé dans la vie des Jamison et de suivre le combat de Cathy. 

Avec cette nouvelle fournée d'épisodes bien maitrisés, The Big C remonte très haut dans mon estime et livre l'une de saisons les plus cohérente et touchante de l'histoire de Showtime. Un exemple à suivre pour Dexter (dans un autre registre bien sûr) ou bien Nurse Jackie (dont j'ai fini la troisième saison avec beaucoup d'irritation). J'ai vraiment hâte de voir la suite, surtout qu'on a le droit à un cliffangher vraiment surprenant qui m'a laissé sans voix et tout sanglotant...

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22/12/2010

The Big C 1x13

THE-BIG-C-Taking-The-Plunge-.jpg1x13 Taking the Plunge

Après une première saison qui n'a jamais su pleinement exploité son potentiel, la série nous livre enfin un très bel épisode, réussi du début à la fin. Où l'amusement et l'émotion trouvent naturellement leur place, où les acteurs peuvent nous montrer leur talent sans jamais que ce soit forcé, où chaque personnage a son rôle à jouer. 

Je ne savais pas qu'il était au courant pour la maladie de sa mère et je pense que l'émotion aurait été encore plus saisissante après la mort de celle-ci, mais la scène du garage est bouleversante. J'étais prêt à gueuler contre le fait que le gamin redevenait un boulet et cette scène a tout rattrapé. Même chose pour le personnage de Paul qui, lorsqu'il arrête de se plaindre, devient pleinement attachant. L'union de Rebecca et Sean peut vraiment apporte quelque chose de neuf pour ce dernier et je l'ai apprécié pour la première depuis longtemps. Finalement, aussi mal écrite qu'elle était, la mort de Marlene aura vraiment apporté le souffle suffisant pour faire jaillir de la série de véritables émotions.  

Je me demande si ça n'aurait pas été encore plus émouvant si la série avait été annulé et qu'on nous aurait laissé avec cette scène onirique, laissant un doute sur le sort de Cathy. Ca m'a rappelé Six Feet Under, la fin de la deuxième saison avec l'opération de Nate, surtout que n'importe quelle chanson de Sia me rappelle la série d'HBO. Mais bon, il y a aura une deuxième saison. Comme ce season finale m'a grandement convaincu, je serais probablement au rendez-vous en espérant que la vie de Cathy soit aussi intéressante à regarder que sa potentielle mort qui approche. 

En attendant, je voulais quand même le redire, Laura Linney est une grande actrice. 

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17/12/2010

The Big C 1x12

THE-BIG-C-Everything-That-Rises-Must-Converge-8.jpg1x12 Everything That Rises

Un épisode médiocre qui se conclue sur une fin surprenante dont je ne sais pas trop quoi penser. 

Toute l'escapade canadienne avec le docteur était prometteuse, mais l'apparition en guest de Liam Neeson ne sert pas à grand chose et rendre le jeune homme amoureux de sa patiente était une très mauvaise idée. Si cela avait été écrit avec plus de subtilité, je dis pas, mais là, ça décrédibilise complètement un personnage qui devient victime. Dommage, j'aimais bien leur relation habituelle. 

La romance entre Adam et sa nouvelle petite amie est toujours aussi peu intéressante, mignonne tout au plus. Sean se promène en balançant ses sarcasmes comme il l'a toujours fait depuis le pilote et Paul tente d'être le mari parfait mais finit par être lourd, comme il l'a toujours fait également. On fait du surplace assez consternant jusqu'à ce que boom, coup de feu, twist final complétement sorti de nulle part, une manière brouillonne pour conclure un épisode qui allait un peu nulle part et montrer que la série est capable de tout. 

Bon, la mort de Marlene était osé, il faut bien l'avouer et le montage final qui suit est assez émouvant. Mais faut d'avoir réussi à mieux amené ce dénouement, faute d'avoir pu écrire quelque de vraiment consistant pour un personnage qui a toujours été mal utilisé par les scénaristes, on préfère jouer la carte de la surprise et le supprimer sur un coup de tête. 

Nous pondre quelque chose d'aussi mal foutu, aléatoire et brouillon avant le season finale, c'est une belle douche froide. Mais qui sait, peut-être que l'émotion provoqué par les dernières minutes va s'intensifier la prochaine fois. 

 

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The Big C 1x11

confronting-cathy_466x308.jpg1x11 New Beginnings

Un nouveau départ qui pourrait bien commencer à me faire vraiment aimer la série. Car pour une fois, il y avait de belles scènes, une véritable évolution. Certes, la plupart des personnages se contente de répéter le même genre de scène épisodes après épisodes. Mais enfin, il y a de l'émotion et elle l'emporte sur les autres défauts que la série doit encore régler. 

Comme on pouvait s'y attendre, la réaction de Paul suite à la révélation de sa femme est un mélange de tout ce qui le rend autant idiot qu'attachant. Pour la première fois de la série, j'ai été vraiment ému lorsque sa collègue lui explique ce qu'elle a enduré lorsque son mari luttait contre le cancer. Pour la première fois de la série, on nous sort une scène qui ne semblait pas forcé, ni attendu avec Paul qui emprunte une cigarette et se met à parler comme une vraie personne, pas comme un personnage de série, avec toute l'ignorance des vrais personnes. Je suis heureux de le voir se réconcilier avec Cathy et revenir à la maison. On va avoir le droit à une nouvelle dynamique ainsi et c'est juste ce dont le show avait besoin. 

Le personnage de Cynthia Nixon semble prête à rester. Si son amourette avec Sean n'apporte rien (comme Sean d'ailleurs, qui n'a plus vraiment sa place nulle part), son amitié avec Cathy peut apporter du neuf. J'avais un peu peur avec la scène du club de strip-tease, et une Marlene qui change d'humeur selon les besoins des scénaristes. Mais quand Cathy monte sur scène après avoir balancé la vérité à son amie, c'était bien écrit, bien joué et convaincant. 

Je ne sais plus trop quoi penser de Marlene d'ailleurs. Elle peut se montrer émouvante lorsque Cathy veille sur elle, mais elle est trop aléatoire pour vraiment m'émouvoir, l'actrice a un jeu trop limité pour que j'y crois vraiment. Deux maladies dans la série, ça fait déjà trop. On a également le début d'une romance entre Adam et la jeune fille du bus, rien de vraiment intéressant pour l'instant mais il y a du potentiel. Et je l'avais encore pas trop dit, mais j'aime beaucoup le personnage du médecin. À chaque fois qu'il apparaît, on a souvent le droit à une bonne scène et à une Laura Linney très bien exploité. 

Un bon épisode. C'est vraiment pas trop tôt...

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12/12/2010

The Big C 1x10

THE-BIG-C-Divine-Intervention-3.jpg1x10 Divine Intervention

Enfin, le cancer est dévoilé. Dans une sorte de cliffangher qui, pour une fois, donne vraiment envie de revenir pour la suite. L'annonce de Cathy face à un Paul assez secoué a été plutôt bien amené. D'habitude, on s'attend à la grande révélation et elle ne vient pas. Là, on ne s'y attendait pas du tout et elle arrive. Je ne sais pas si c'était comme un cheveu sur la soupe ou comme une bonne surprise, mais ça me va si l'histoire peut enfin avancer. 

Par contre, tout ce qu'il se passe avant n'était pas très réjouissant. On a une histoire convenue autour de la religion et du besoin de croire qui était inévitable avec une série qui traite du cancer. Dans une intrigue pleine de clichés, Andrea s'avère être une gentille petite fille qui va à l'église et a juste besoin d'attention, ce qui est une manière fade et un peu lâche de régler les problèmes d'un personnage redondant. Sean devient doucement insupportable tandis que Cynthia Nixon n'apporte pas grand chose à l'ensemble, si ce n'est une scène sympathique avec Cathy. Quand à Marlene, elle est de bonne humeur et ne perd pas la tête cette fois. 

En tout cas, Oliver Platt s'en sort bien à jouer à la fois la carte du mec stupide et du mec attachant et j'espère que la révélation de Cathy promet quelque chose d'un peu plus fort et intéressant dès le prochain épisode. À moins que ce ne soit qu'un rêve ou qu'elle lui joue le coup de la blague. On est pas à l'abri...

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08/12/2010

The Big C 1x09

THE-BIG-C-The-Ecstasy-And-The-Agony.jpg1x09 The Ecstasy and the Agony

C'est fou comme les scénaristes usent de stratagèmes pour ne pas faire avancer l'intrigue de la série. Alors que tout était encore une fois mis en place pour la grande révélation, on remet les choses à plus tard en remplaçant "Cathy parle à Paul de sa maladie" par "Paul demande le divorce à Cathy". 

Je comprends bien qu'il faut garder quelque chose à raconter (oui, la série aura une deuxième saison) et que c'est surtout le regard neuf de Cathy sur la vie qui est l’intérêt de la série, mais ça commence à sentir le réchauffé et ce n'est pas assez solide pour convaincre. Il y avait beaucoup de potentiel non exploité avec cet épisode et sauf peut-être pour un Adam assez touchant ou une intrigue secondaire vaguement amusante avec Marlene, je me suis ennuyé. Oliver Platt a beau être excellent dans son rôle, il tourne en rond comme les autres. Et le trip de l'estasy n'a été exploré qu'en surface alors qu'il y avait moyen de rendre les choses plus intéressantes.

Ma patience a des limites et s'il ne restait pas que quatre épisodes avant la fin de saison, je penserais sérieusement à laisser tomber la série.  

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03/12/2010

The Big C 1x08

jamison-family-photo_500x332.jpg1x08 Happy Birthday Cancer

Il va falloir me faire une raison et oublier la frustration qui grandit concernant le cancer de Cathy et sa manie à regarder son entourage se déchirer autour d'elle alors qu'elle préfère garder son secret. Je vais me faire une raison parce que j'aime bien la série, j'ai bien aimé cet épisode et tant que Cathy reste attachante, j'ai toujours l'espoir que quelque chose de plus fort émotionnellement va arriver d'ici la fin de saison.

En attendant, on fête donc l'anniversaire de Cathy et on réunit l'intégralité du cast, plus deux guest star dans une maison pleine de ballons. Le premier, c'est Idris Elba, qui joue toujours l'amant de Cathy avec douceur et nous fait comme elle douter : Lenny ou Paul ? Ce dernier a toute ma sympathie malgré son aspect pathétique et ses tirades d'alcooliques. La deuxième guest star, c'est Cynthia Nixon, qui n'est presque pas agaçante, et permet d'en savoir un peu plus sur le passé de Cathy et de donner autre chose à faire à Sean que de faire des commentaires agaçants à tout ceux qu'il croise. Sinon, Adam devient en effet un ado plus sympathique qu'à l'accoutumé et Marlene perd la tête, mais je ne me sens pas vraiment concerné.

La routine s'installe, la galerie de personnages s'étoffe et on passe un bon moment malgré les défauts toujours aussi évidents du show.  

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