14.05.2012

The Office 8x24

8x24 Free Family Portrait Studio

C'était naze. 

Et je pourrais m'arrêter là concernant cette chronique. Mais je suis The Office depuis huit ans, j'ai chroniqué une grande majorité de ses épisodes sur ce blog et je me dois de développer un peu mes propos au sujet de ce season finale plutôt minable. La semaine dernière, je m'étais même enthousiasmé en disant, et je cite, que la série prouvait "qu'elle pouvait encore raconter des choses". Cet épisode détruit cet infime espoir avec une profonde maladresse. 

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Il y a tellement de problèmes avec "Free Family Portrait Studio" que je ne sais même pas par où commencer. Allez, au hasard, prenons l'intrigue d'Andy, qui doit descendre de plus en plus bad l'échelle du pathétisme en attendant de pouvoir récupèrer son poste grâce à l'intervention miracle de David Wallace. Andy, c'est un personnage que j'ai aimé dès le départ et que qui a continué à avoir mon affection malgré tout les changements de personnalités qu'il a subi. Ed Helms a toujours su le rendre drôle et touchant et quand j'ai appris qu'il serait le nouveau manager, j'ai pensé moi aussi que ce serait une bonne idée, un moyen de lui donner une nouvelle consistance. C'était il y a vingt-quatre épisodes. Depuis, les scénaristes ont tout fait pour détruire tout ce qui faisait le charme d'Andy. Plutôt que d'en faire progressivement un patron sur lequel compter, il est devenu de plus en plus maladroit. Plutôt que de le faire intéragir avec ses collègues devenus employés, il a surtout évoluer dans un triangle amoureux réchauffé et prévisible. Plutôt que de transformer son échec en rage du désespoir (comme c'était le cas dans "Turf War"), le revoilà dans une position de looser qui ne mérite pas une seule seconde de récupérer son poste et qui pourtant, le récupère en un claquement de doigt. Après avoir descendu le capital sympathie de Jim et Pam, caricaturé Dwight jusqu'à l'usure et rendu débile la plupart des personnages secondaires, voilà que Andy est désormais le roi des abrutis et un gros connard égoiste. Ed Helms ne mérite pas ça et nous non plus. 

Mais les scénaristes ne se contentent pas de pourrir le personnage d'Andy. Après avoir passé une saison à construire (très maladroitement) un personnage correct pour James Spader, le voilà qui tire sa révérence de la plus stupide des manières possibles, quasiment dans la même lignée que Will Ferrell l'an dernier. Idris Elba excepté, la série n'a de toute façon jamais su exploiter ses guest-star de luxe. Même chose pour Catherine Tate, qui alors qu'elle commençait enfin à ressembler à un véritable personnage et non plus à un cartoon fatiguant, se fait éjecté par un Andy devenu détestable. C'est très embarassant à regarder et pas dans le bon sens du terme (parce qu'à une époque, The Office savait nous embarasser joyeusement, sans nous faire grincer des dents). Le compromis est de garder Nellie en tant qu'employé à un poste fictif, parce que finalement, malgré tout ses problèmes, Dunder Mifflin peut se le permettre. WTF? Et moi qui me réjouissais du retour de David Wallace...

C'est qu'il y aurait tant eu à faire avec ce nouveau rachat de la compagnie, avec la chute de Sabre, avec la guerre de succession... Au lieu de ça, retour au status quo. Toute une saison pour rien. Personne n'a évolué d'une goutte. Tout le monde a perdu de son intérêt. Tout enjeu a foutu le camp. La cohérence et le réalisme n'existe plus une seconde. Erin est une débile mentale dans une scène puis un génie dans la suivante. Jim n'a plus de personnalité et Pam a perdu toute chaleur humaine. 

Reste Dwight. Mais en fait non, puisque Dwight va s'en aller s'amuser dans son propre spin-off, "The Farm", vraisembablement voué à l'échec. Alors les scénaristes nous ressortent l'intrigue de sa probable paternité (qui a traîné dans un placard pendant une demi-saison). Plutôt que de nous montrer le même Dwight fier et attachant que dans "The Jury", on nous montre une course-poursuite débile, une Angela hystérique et un sénateur qui est à peine un véritable personnage, juste une idée potache de la part des scénaristes qui n'aura pas évolué d'un poil en deux ans. Espérons qu'on nous réserve une meilleure porte de sortie pour Dwight que cette grosse blague même pas drôle...

Honte à toi B.J. Novak. La seule chose que je retiens de ton script navrant, c'est l'anniversaire raté de Gabe ("skeleton man") et les photos de famille, fil rouge qui m'a rendu un peu nostalgique et qui m'a attendri deux secondes. Parce que sinon, il y a Darryl qui s'inspire de son pote Andy et devient un égoiste de base, qui vole la copine d'un type devant sa gamine avec toute la décontraction possible... L'épisode s'ouvre sur le cold open le plus navrant au monde et se termine sur le tag final le plus ridicule possible. Imaginez une seconde si NBC avait annulée la série et que la dernière image de la série aurait été le Sénateur flirtant avec Oscar, son bébé dans les bras...

Et c'est aussi pour ça que je vais continuer à regarder The Office, et qu'une neuvième saison est essentielle. Essentielle si elle est la dernière. Il faudrait, dans l'idéal, une ultime saison raccourcie où les scénaristes (ou du moins ce qu'il en reste) pourront préparer une sortie un peu plus digne. Comme Bill Lawrence l'avait fait avec Scrubs, comme John Wells l'avait fait avec ER. Utiliser la vieillesse de la série pour nous émouvoir, pour boucler le parcours des personnages avec un peu de nostalgie. Le retour du status quo est aussi un retour à la simplicité si on le voit du bon côté. Alors il faut reprendre un nouveau départ pour attaquer une belle dernière ligne droite. Faire revenir Steve Carrell le temps d'un épisode. Offrir un Dwight un départ explosif. Remettre Jim et Pam au centre des propos. Redonner un semblant de cohérence à Andy, justifier sa présence au poste de manager. Voilà mes conseils pour une neuvième saison que je suivrais avec encore plus d'exigence que d'habitude, sans baisser ma garde, toujours avec la passion d'un show que j'ai tant aimé et une envie de le voir se terminer sur une note positif. Oublions la huitième saison. Croyons en la neuvième saison. 

04.05.2012

The Office 8x23

8x23 Turf War

C'était quoi cette dernière scène ? Un commentaire méta sur l'avenir de la série ? Un aveu de la part des scénaristes de leur échec cette saison ?

En tout cas, je dois dire que "Turf War" était une bonne surprise. Pas un épisode de qualité mais un épisode qui permet à cette fin de saison d'avoir un semblant d'enjeu. La débâcle du magasin Sabre aurait dû nous mettre la puce à l'oreille : Dunder Mifflin est de nouveau dans la merde. Et c'est souvent dans ce genre de situation (on se souvient de la fusion, de la crise économique et du rachat) que la série parvient à se renouveller et à raconter quelque chose d'intéressant. Bien sûr, arrivé au bout de la huitième saison, cette formule de crise n'est plus de la première fraîcheur : on nous a prédit la chute de l'entreprise un milliard de fois, la petite rebéllion d'Andy ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de Michael. Mais cette fois, la crise à l'écran semble réfléter de la crise en coulisses : les scénaristes sont à courts d'idées, le public s'en va peu à peu, les acteurs quittent le navire et les critiques sont mauvaises. Dunder Mifflin est dans la merde au même moment où The Office est dans la merde. Et ça, c'est intéressant à regarder. 

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Surtout que "Turf War" parvient à utiliser dans son intrigue principale la seule chose qui a fonctionné cette année : le duo Jim/Dwight. Nos deux vétérans parviennent à insuffler suffisamment de vie et de fraîcheur à leur course au client pour nous rappeler à quel point on aime retrouver ces personnages semaines après semaines depuis huit ans. Ajouter Chris Bauer à la mixture est également une bonne idée surtout que pour la première fois depuis longtemps (pauvre Maura Tierney), une guest-star est correctement exploitée. On a donc une bonne dynamique, du rythme et même s'il plagit Michael, Andy retrouve un intérêt dans sa nouvelle position de rebelle. Et alors que le prochain épisode sera son dernier, James Spader a enfin l'occasion de redonner du mystère et de la consistence à son personnage, qui a été bien malmené depuis qu'on nous l'a présenté il y a tout juste un an. La guerre est déclaré et comme elle implique des personnages qui ont retrouvés leurs couleurs et qu'elle est un commentaire assez surprenant sur l'état du show, je suis intéressé. 

C'est également assez drôle de constater que Catherine Tate, qui a débarqué en grandes pompes, est désormais rélégué au second plan. Chaque semaine depuis son arrivée à Dunder Mifflin, elle est confronté à un nouveau personnage et se montre beaucoup moins irritante lorsqu'elle ne prend pas le devant de la scène. Je n'irais pas jusqu'à dire que son duo avec Pam m'a fait rire ou m'a tenu éveillé, mais c'est peut-être la première fois où j'ai trouvé Nellie convaincante en tant que personnage. Du progrès, même si je ne souhaite aucunement la revoir à l'écran en cas de neuvième saison. Je veux qu'elle parte en compagnie de Robert et qu'elle embarque Gabe avec elle...

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"We're not going to be doing this in six months". Oui et on ne sait même pas si ça continuera après la semaine prochaine car NBC n'a rien annoncé concernant la neuvième saison. Rainn Wilson est sur le départ, Mindy Kaling également. Paul Lieberstein s'en va en compagnie d'autres membres de l'équipe scénaristique. John Krasinski et Jenna Fisher n'ont pas signé de nouveau contrat pour le moment. On parle déjà d'un reboot. Je suis partagé : je n'ai pas envie de voir la série continuer à s'empêtrer dans ses problèmes pendant encore une année mais je trouverais vraiment terrible de terminer une série que j'ai tant aimé sur un épisode aussi quelconque que celui qui nous attend jeudi prochain. Parce qu'il faut pas se leurrer. Le season finale ne sera pas ébouriffant. Juste un moyen de se débarasser de James Spader et de toutes les intrigues bancales lancés dernièrement. Un nouveau départ peut-être ?

En attendant, "Turf War" nous prouve que la série peut encore raconter des choses. 

29.04.2012

SUNDAY SUNDAY #6

De nouveau, c'est une excellente semaine de télévision qui s'achève. Tout le monde a sorti le grand jeu, de nouvelles séries enthousiasmantes ont débutées et les épisodes mémorables se sont enchaînés, de 30 Rock à Community en passant par Mad Men et The Good Wife. Même si c'est plus simple d'écrire du mal d'un épisode que du bien, je vais tâcher de vous résumer tout ça. Pour ceux qui s'inquiètent de ne pas voir Parks & Rec dans la liste, je vous rassure : je prévois deux grosses chroniques pour célébrer l'excellente fin de saison à Pawnee (4x19/4x20 cette semaine et 4x21/4x22 la suivante). Et pour ceux qui l'auraient loupés, n'hésitez pas à aller revoir le nouveau teaser de Billy !

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La sixième saison de 30 Rock est sincèrement celle que je préfère. Je la trouve enthousiasmante, pleine d'énergie, terriblement drôle. Certes, la série n'a plus grand chose de nouveau à raconter, mais elle parvient tout de même à trouver suffisamment d'idées semaines après semaines pour alimenter vingt minutes de fun non-stop. En apprennant qu'un nouvel épisode en direct était programmé, je me suis dis que ça allait être le clou du spectacle. Et je n'ai pas été déçu. "Live From Studio 6H" est un concentré de tout ce qui fait de 30 Rock un show plus attachant que jamais après avoir traversé le désert pendant plusieurs saisons. L'aboutissement d'une renaissance magnifiée par la magie du direct, un concept utilisé à la perfection, que ce soit avec les guest-star (Jon Hamm toujours à son aise dans le registre comique, Donald Glover, Amy Poehler, Jimmy Fallon, Fred Armisen, et Paul McCartney, pour n'en citer que la moitié) ou avec l'énergie déployé par le cast. Que ce soit pour la version Ouest ou Est, c'est un succès qui nous prouve que Tina Fey est encore capable du meilleur, surtout quand elle s'appuie sur sa période la plus glorieuse, celle du SNL. Et j'ai même été ému au premier degré par la demande en mariage la plus absurde du monde, une référence parfaite à Mad Men. Je pense que l'exploit est à renouveller tous les ans. Et si NBC décide de ne tout simplement pas renouveller la série, cet épisode nous laissera un beau souvenir en tête. Avec un ton différent et en ayant troqué son cynisme pour beaucoup d'amour, 30 Rock parvient comme Community a se transformer en bel hommage à la télévision. 

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Community 3x17

Mon éducation cop-show, je me la suis faite à base d'Homicide et de NYPD Blues sans jamais trop approcher la franchise Law & Order. Mais comme tout passionné de série qui se respecte, j'ai des notions de bases concernant l'oeuvre de Dick Wolf et je suis ravi d'avoir pu saisir la quasi-intégralité des clins d'oeils de "Basic Lupine Urology". Même celui caché dans le titre. C'est un épisode parodie/hommage rondement mené, qui sait utiliser chacun des personnages et exploite enfin Michael K. Williams à sa juste valeur. Léger et rythmée, c'est aussi l'épisode le plus ouvertement drôle de la saison, avec juste ce qu'il faut de nostalgie (ah ces interludes et cette police so nineties) et un suprenant twist final (Star-Burns, fake ou pas ?) pour pousser le concept un peu plus loin. C'est avec une confiance en elle incroyable que Community réussit son exercice de style et ça fait du bien à l'occasion. Sinon, Jim Rash sort un album de berceuses bientôt ? Je suis du genre insomniaque...

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Game of Thrones 2x04

Le souci quand tu chroniques un épisode de Game of Thrones une semaine après sa diffusion, c'est que mille reviews ont déjà étés publiés et que tout a déjà été dit sur le sujet. Tout le monde a dit à quel point cet épisode est un fourre-tout impressionnant d'intrigues qui avancent à toutes vitesses mais de manière très fluide et satisfaisante. Tout le monde a dit que le travail d'adaptation est très fun à regarder, surtout quand tout se mélange et que des trucs improbables se jouent à l'écran (Littlefinger face à Renly avec les restes de Ned Stark ? Arya déjà au service de Tywin ?). Tout le monde a dit que justement, Tywin a franchement la classe et mérite d'être mis en avant, que rendre Joffrey encore plus insupportable que prévu est aussi forcé qu'amusant, que l'entrée à Quarth et la rencontre Renly/Stannis n'étaient pas aussi épique que prévu et que maintenant que Melisandre a pondu son ombre, tout le monde espère que les images de synthèse seront à la hauteur d'un récit qui tourne singulièrement vers le fantasy (corrigez-moi si je n'utilise pas le bon terme). Jon ne m'a pas manqué. Tyrion et Bronn sont toujours au top. Et Harrenhal a de la gueule, chapeau. 

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Girls 1x01/1x02

Après Enlightened, HBO fait encore très fort en toute simplicité. Je vois tout à fait ce qu'on peut reprocher à la nouvelle série d'HBO. Que c'est un Sex & The City pour hipsters. Que c'est un ersatz de film indé fumiste et arty. Et pourtant, ça faisait longtemps qu'un show ne m'avait pas autant parlé. Lena Dunham a réussi à me toucher avec une série où tout semble pourtant très éloigné de moi : des filles, New York, une jeunesse pas trop mal lotie... C'est dingue. Les films de Noah Baumbach ont le même pouvoir sur moi, que ce soit The Squid & The Whale ou Greenberg : je m'identifie à mort au personnage principal parce que même si à la surface, nous n'avons rien à voir, nous partageons une sensibilité et une vision du monde très proche. Tellement que Girls, malgré tout ses apparents défauts, est parvenu à beaucoup m'émouvoir en deux épisodes. À me faire rire grâce à un sens du dialogue et de la réplique assez unique. Et à exposer à l'écran tout mes questionnements de vingtenaire angevin à l'aide d'une vingtenaire new-yorkaise un peu névrosé. Comme si Woody Allen avait vendu son secret à Dunham et lui avait donné pour mission de mettre en scène des moments de ma vie avec un point de vue féminin. On comprend alors pourquoi Judd Appatow est à la production, c'est un peu la suite logique de Freaks & Geeks et Undeclared. Et en attendant le retour de Louie, c'est exactement ce dont j'avais besoin. Je suis même un peu jaloux de ne pas y avoir pensé plus tôt. Laissez-moi quelques années et je vous livrerais mon Boys...

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New Girl 1x22

Je regarde toujours New Girl avec joie. Même si cette rupture avec Russell était prévisible et un peu convenue, rien ne semble vouloir gâcher mon plaisir. Comme prévu, il est temps maintenant pour les scénaristes, alors que la saison se termine, d'opérer de nouveau un rapprochement entre Jess et Nick, qui est tout de même, je ne vois pas comment on peut en douter, le couple en devenir du show. Le "will they, won't they" est éculé (qui aime bien châtie bien, blabla) mais fonctionne très bien et j'ai explosé de rire lors de leur confrontation final. Je me sens de plus en plus proche de Nick. Dans sa manière d'aborder la solitude et dans son rapport avec les autres, je m'identifie à mort (j'ai tendance à faire ça). Du coup, son histoire avec les tomates m'a attendri et son parcours cette saison était vraiment chouette à regarder, la manière dont il est passé d'un personnage fade à quelqu'un de terriblement humain et attachant, avec une personnalité très bien établie. On ne peut pas en dire autant de Winston mais les scénaristes s'en sortent bien en faisant de lui l'exemple type de l'amoureux à qui tout sourit (et c'est toujours mieux que de le voir vivre ses aventures avec son patron excentrique). Quand à Schmidt, j'espère que sa blessure ne va pas être trop vite oubliée car elle a un potentiel d'hilarité qui peut marcher sur la durée. Tout cmome sa relation avec Cece qui, si elle avait été stoppé aussi vite, m'aurait attristée. Tout roule donc et on se dirige vers un season finale aussi prévisible que prometteur. Et vers une deuxième saison !

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Nurse Jackie 4x03

La parenthèse réhab n'aura pas durer longtemps. Mais alors que j'avais peur d'un status quo immédiat à partir du moment où Jackie allait refoutre les pieds à l'hôpital, on a le droit à une nette évolution qui fait du bien. Parce qu'enfin, Edie Falco a quelque chose de neuf à jouer, une Jackie plus fragile, plus humaine et plus attachante que jamais. Maintenant que ses relations ne sont plus calculés en fonction de sa dose de médocs, on a le droit à un peu de sincérité et ça rend encore plus intéressant son rapport avec O'Hara et Eddie (même si pour l'instant, leur altercation manquait de piquant). Je me suis aussi surpris à apprécier Bobby Cannavale. Même si son personnage est vu et revu, il y a un petit quelque chose qui me plaît chez lui. Je me doute bien qu'il ne fera pas long feu mais en attendant, il y a un beau potentiel à creuser dans sa relation avec Jackie. Et l'humour est de retour : Zooey, Cooper et Akalitis m'ont fait rire. Ca compense pour cette insupportable gamine qui continue de faire de Grace un personnage que je hais de tout mon coeur. Par contre, je sais toujours pas à quoi a servi la troisième saison...

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The Good Wife 3x20/3x21

Deux épisodes formidables et plein de surprises. Alors que le season finale est diffusé ce soir sur CBS, chaque personnage a eu le droit à une intrigue satisfaisante, chaque guest-star aura été correctement exploité (Matthew Perry parfait dans ce rôle de salopard décontracté, Stephen Root qui semble être fait pour jouer le rôle de juges loufoques), chaque procès aura rivaliser d'inventivité avec le précédent et je ne sais absolument pas ce qui nous attend lors de cette conclusion. Je sais juste que je l'attends avec impatience et que The Good Wife vient de signer, selon moi, sa saison la plus passionnante. J'en dirais plus dans un futur bilan. Oui, je sais, vous attendez toujours les bilans de Justified et Eastbound & Down. Faîtes-moi confiance, les amis. 

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Pour la première fois depuis longtemps, la série nous offre des développements intéressants concernant certains personnages : la dépression d'Andy qui a tout perdu, la solitude d'un Oscar vieillissant, le fait que Kevin n'est peut-être pas le plus idiot des employés de Dunder-Mifflin. Avec une scène d'intro qui prouve de nouveau le potentiel sous-exploité de Ryan, les idioties de Dwight et l'intrigue absurde entre Darryl et Nellie, il y avait de quoi avoir un épisode bien équilibré et solide. Seulement, l'équilibre et la solidité sont aux abonnés absents depuis bien trop longtemps. On se retrouve donc avec un épisode au rythme étrange, avec des blagues qui tombent souvent à plat et une résolution un peu bâclée et prévisible. Dommage. En tout cas, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas intéressé autant aux états d'âmes des employés de Dunder Mifflin. Pendant quelques secondes, Andy, Oscar ou bien Kevin ont arrêtés d'être des personnages caricaturaux et sont redevenus ceux que j'ai suivi pendant des années, avec leur côté humain, leur vraie personnalité. Ca n'a pas duré longtemps mais ça valait le coup.

Je ne pense pas ces pistes seront suivis pour la fin de saison et la potentiel neuvième saison, mais c'est déjà pas mal. À noter l'apparition surprise de David Wallace, qui m'a autant amusé que rappelé à quel point les heures de gloire de la série sont derrière elle...

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Tout ce que j'aime : Julia Louis-Dreyfuss, de la politique, un style quasi-documentaire, un humour d'embarassement, Tony Hale, du walk & talk inspiré à la fois par The West Wing et Curb Your Enthusiasm et un énorme potentiel. Décidément, HBO nous offre de belles surprises ce printemps et m'inciterais presque à leur pardonner l'annulation de Bored to Death et à faire mon deuil de Kenny Powers. Je vous reparle de Veep très bientôt car c'est déjà la comédie que j'attends le plus. 

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Revue de presse / Puisque pErDUSA semble avoir oublié de vous donner de la lecture, je m'en charge. En commençant par TheAVClub, qui continue d'être le site le plus merveilleux au monde : tandis que mon mentor Todd VanDerWerff a signé une belle chronique sur l'un de mes épisodes favoris des Sopranos, Tony Hale est venu parler de sa carrière, de Veep et bien entendu, d'Arrested Development (d'ailleurs, vous aviez oublié qu'il avait lui aussi participé aux Sopranos, pas vrai ?). Et si vous en doutiez encore, voilà pourquoi il faut regarder The Ricky Gervais Show, qui vient de débuter sa troisième saison. La semaine dernière, l'excellent Cory Barker réunissait des amis pour débattre au sujet de "Signal 30", superbe épisode de Mad Men dont j'ai moi-même bâclé la chronique. Pendant ce temps, Vulture a compté les différences entre les deux versions live de 30 Rock et a imaginé les potentiels futures hommages de Community. Quand à notre LadyTelephagy nationale, elle a presque réussi à me convaincre d'enfin regarder Sherlock que je repousse sans arrêt aux calendes grecques. 

***

La Vidéo de la Semaine / Qui n'a jamais rêvé de voir Don Draper jouer au bowling ou de taper la causette à un Pete Campbell barbu ? L'équipe du Nerdist a réalisé vos rêves les plus fous...

***

Pour conclure, je voulais dire que franchement, j'aime la télévision. Vous l'aviez déjà bien compris mais je tenais à le redire. Le soir, après une longue journée pas toujours gratifiante, quand la solitude me gagne ou quand ça va pas, je suis heureux de retrouver mes personnages favoris, de rire, de pleurer, de poursuivre bien au chaud mon intégrale de Frasier, d'oublier la pluie pendant vingt, quarante, cinquante minutes. J'aime la télévision et cette semaine, elle me l'a bien rendue. 

22.04.2012

SUNDAY SUNDAY #5

Après cette navrante soirée d'élections, réfugions nous dans la fiction. 

Community 3x16

On dira ce qu'on veut de Community, que trop de méta tue le méta et que la série s'égare dans ses propres ambitions. Mais il s'agit d'une série avec de l'ambition et c'est tout à son honneur. Elle expérimente, elle essaye et cela fait longtemps que je ne lui demande plus d'être hilarante, ou parfaite. Je sais qu'elle n'a aucun compte à me rendre. Franchement, quelle autre série peut se vanter d'explorer une problématique comme "l'accès à l'empathie par le pouvoir de l'imagination" avec autant d'inventivité et d'amour pour ses personnages ? Certes, ce n'est pas le genre d'épisode qui risque d'attirer plus de monde sur NBC le jeudi soir, mais si la série est annulée, c'est certainement le genre d'épisodes que l'on regardera en DVD en se disant que la série pouvait tout faire. À l'image d'Abed, Dan Harmon fait ce qu'il veut car il opère avec son imagination avant toute choses. Le showrunner est Abed dans une quinzaine d'années : il semble parfois antipathique, amère, il a pris beaucoup trop de recul pour vraiment pouvoir savourer simplement la vie. Mais j'espère que tout comme Abed, il est entouré de Troy, ou d'Annie. Et j'espère que tous les rêveurs, tout ceux qui écrivent le scénario de leur vie en permanence dans leur esprit nourri de fiction, auront toujours des amis pour les ramener, juste au bon moment, les pieds dans la réalité. Pas en les aliénant, mais en voulant leur montrer qu'ils ont de la valeur et qu'ils comptent beaucoup. Quand Community parle de l'imagination et de l'amitié de cette manière, elle me rappelle pourquoi elle est l'une des séries les plus passionnantes du moment. 

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La meilleure qualité et le pire défaut de Cougar Town, c'est que le show est prévisible. D'un côté, c'est une formule efficace, qui fonctionne toujours bien, qui a encore suffisamment de fraîcheur pour nous divertir sans fin, semaines après semaines. D'un autre côté, on sait direct comment va se terminer chaque épisode. Sauf que cette semaine a été une jolie petite exception, concernant Ellie en tout cas. Parce que je m'attendais à voir Jules lui faire suffisamment la morale pour qu'elle se réconcilie un tant soi peu avec sa mère. Et finalement non, l'épisode se termine avec une Ellie qui jubile à l'idée de ne plus la revoir. Avec tout de même un petit pincement lorsqu'elle réalise ce que cela implique. C'est une conclusion assez amère, un message assez dur de la part de la série qui correspond plutôt bien au personnage de Christa Lawrence et lui donne un relief nécessaire. À côté de ça, l'intrigue de Laurie était plus prévisible mais son duo avec Grayson et le charme de Busy Phillips nous vendent cette histoire de gâteaux et de rêves sans aucun effort. Et on avait notre dose de fun avec la petite escapade de Travis et de ses colocataires (Tinker est toujours dans le coin !) et un Ken Jenkins tellement à l'aise dans son rôle de patriarche décontracté qu'il mériterait d'apparaître deux fois plus souvent. Je pense donc que la série a encore de la marge avant de souffrir de sa formule. Scrubs a tenu au moins cinq ans sans trop nous ennuyer alors on a le temps de voir venir les ennuis. Si ABC ne fait pas de connerie. 

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Les scénaristes s'amusent avec le travail d'adaptation et du coup, la série est encore plus jouissif à regarder pour ceux qui ont lu le bouquin et peuvent sentir la malice derrière. Parce que résumer des pages et des pages de manigances de Tyrion par une simple scène très bien pensée, c'était intelligent. Parce que rendre Brienne aussi cool à l'écran, c'était pas gagné d'avance. Parce que Yoren a eu le droit à la grande scène qu'il méritait. Parce que les personnages secondaires de Westeros sont souvent les plus attachants et que cet épisode leur donnait la part belle en maniant intelligemment les différentes intrigues et en les rendant le plus ludique possible, que ce soit avec Varys (superbe dialogue concernant le pouvoir), Mestre Luwin, Bronn, tout le monde a eu son moment de gloire. Même le triangle amoureux d'Accalmie me semble intéressant, pas aussi gratuit que les batifolages de Renly et Loras l'an dernier. Le cliffangher moisi de la semaine dernière est corrigé en deux secondes, la machine s'emballe sans aller trop vite et j'ai hâte de suivre Arya à Harrenhal. Il y a juste Shae qui m'agace, l'actrice étant vraiment terrible. À côté de Dinklage, elle fait en tout cas vraiment tâche. Mais c'est un défaut minime comparée à tout ce que je trouve jouissif cette saison. 

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HIMYM 7x21

Il est temps que la saison se termine. Parce que depuis janvier, c'est la même histoire en boucle : Ted retrouve du plaisir à être solitaire, Marshall et Lily attendent un enfant en se chamaillant gentiment, Robin obtient lentement mais sûrement la reconnaissance qu'elle mérite et Barney trouve un peu de stabilité amoureuse. Ces différentes intrigues ont été gérés avec inventivité certes, mais ce genre d'épisode me dit que c'est bon maintenant, passons à autre chose. Oui, la série sera toujours la même et va toujours ressasser les mêmes histoires mais après avoir bien réussi à renouveller la formule, cette septième saison ne devrait pas s'essoufler autant sur la fin. C'est pourquoi il faut qu'elle se termine et vite. Parce que sinon, on ne dira plus "shump the shark", mais "land the helicopter" (t'en penses quoi, Romano ?). Et puis c'est tout de même des malins les scénaristes : ils ont réussi à nous servir les mêmes conneries que d'habitude concernant Barney tout en nous offrant un petit moment de rédemption juste à la fin. Un peu trop facile à mon goût. Le changement, c'est maintenant ou jamais, ça suffit les compromis (désolé, c'est soir d'éléctions après tout...).

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Il y avait tellement de choses à dire sur "Stage 30" que j'ai préféré ne rien dire. Vous me connaissez. Quand une série atteint un tel niveau de qualité et parvient à le tenir sur la durée, ça me fait peur. Et même si j'avais abandonné l'idée d'écrire sur les Sopranos ou Deadwood, je tenais encore bon concernant Mad Men. Mais là, entre une semaine bien chargée et une soirée d'élections mouvementée, ce n'est même pas la peine de demander à mon cerveau autant de rigueur. Je vais juste vous dire que j'ai été envouté par cet épisode. Que Pete Campbell est toujours mon personnage favori et que de le voir sombrer à ce point dans la solitude et la frustration était passionnant. Que la réalisation de John Slaterry nous a offert quelque chose d'inventif et superbe, des images qui ont su souligner de manière nouvelle les émotions de personnages de plus en plus complexes. Que Don brille vraiment dans son nouveau statut d'homme stable au fort potentiel de mentor. Que Lane méritait de gagner ce combat. Et que ce combat était une scène d'anthologie, n'ayons pas peur des mots. Franchement, "Stage 30" rentre dans mon top 10 de la série. Ce qui ne veut rien dire mais qui exprime plutôt bien mon engouement pour ce petit chef d'oeuvre. À la manière de Ken et de ses écrits, chaque épisode de Mad Men est une nouvelle sur la solitude et le passage du temps. Et celle-ci était particulièrement mémorable, nous laissant avec ce robinet ouvert et un véritable amour pour Pete, Lane, Don et les autres. Une cinquième saison qui nous parlent de ceux qui se cherchent (Peggy, Lane), ceux qui ont arrêtés de chercher (Roger), ceux qui se sont trouvés (Don) et ceux qui ne trouveront jamais rien. Pauvre Pete...

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Nurse Jackie 4x02

C'était un peu mieux. Parce que séparé de l'hôpital et de sa famille, Jackie peut nous offrir enfin quelque chose d'un peu raffraîchissant. Certes la problèmatique de l'infirmière qui doit se sauver elle-même est le thème de la série, un thème bien redondant, mais c'est ici traité avec de nouveaux protagonistes et un rythme qui m'a plu. Edie Falco s'en sort bien dans ce nouveau terrain de jeu et j'espère presque que l'on va passer la saison en immersion avec elle dans son centre de réhabilitation, avec tout ses nouveaux camarades de jeux. Parce que pendant ce temps, tout ce qui se passe à All Saints m'a hautement ennuyé. Bobby Cannavale est comme son personnage, seulement une illusion de changement qui rien pour le moment à une galerie de personnages sous-exploités, à l'image de Cooper et Zooey. Seule le duo O'Hara/Akalitis m'a bien fait rire... En résumé, je suis ravi de voir Jackie isolée, surtout lorsque le reste est aussi peu inspiré. 

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The Good Wife 3x20

Pas encore vu. Mais hâte de le voir. On en parle la semaine prochaine, d'accord ?

The Office 8x21

En un seul épisode, la série est parvenu à recycler un tas de vieilles intrigues. Si ça, c'est pas un signe de santé ! Comme l'annonce le titre, on a pu voir le retour d'"Angry Andy" et de son mur favori. Un retour en arrière un peu forcé mais que j'ai apprécié car, tout comme lui, j'ai franchement envie de foutre un poing dans la gueule de Nellie (oui, je cache moi aussi une violence insoupçonnée). Et puis il y avait longtemps qu'on n'avait pas eu une scène d'anthologie dans la salle de conférences et je dois avouer que le débat sur l'impuissance était un bon cru. Mais la démission d'Andy et sa quête pour retrouver son poste pose plusieurs problèmes : d'abord, c'est là aussi une resucée de vieilles intrigues, en particulier du meilleur arc que la série a produite, la Michael Scott Paper Company. Ensuite, il va être difficile de vraiment croire à cette intrigue car on sait d'avance que Catherine Tate a une date d'expiration (espérons-le en tout cas) et également parce qu'Andy n'a jamais brillé à son poste de manager. Je me retrouve alors partagé entre le fait que Nellie doit disparaître et le fait qu'Andy ne mérite pas tant que ça de retrouver son bureau. Et ce serait quand même dingue d'avoir de nouveau, tout comme l'an dernier, une recherche d'un nouveau patron comme conclusion à la saison. En attendant, j'étais tout de même agréablement surpris par mon attachement pour le couple Andy/Erin (qui était pourtant au point mort la semaine dernière) et par la drôlerie de l'ensemble.

L'intrigue secondaire a permis de revenir avec fun sur le couple Ryan/Kelly, et même si ça termine en status quo, j'ai apprécié. À noter également que Phyllis était particulièrement en forme cette semaine. Comme quoi, The Office peut encore me faire sourire sans grincer des dents. Sauf que dès que Nellie apparaît ou que le show s'empêtre dans des choix scénaristiques redondants ou douteux, je refais la grimace. Et mieux vaut ne pas parler de cette histoire de neuvième saison privée du cast principal dont nous parle NBC depuis un moment...

***

Voilà pour la semaine. Le retour de Parks & Rec était tellement géniale qu'il mérite une chronique entière. Tout comme le final d'Eastbound & Down et celui de Justified. Faîtes moi confiance. Même si j'écris pas tout ça en temps voulu, je vais essayer de respecter mes promesses. Ce qui est un peu le leitmotiv du jour. Et pour célébrer cette grande journée démocratique (soupir), regardons un extrait de The West Wing (SPOILERS : Saison 4).

 


15.04.2012

SUNDAY SUNDAY #4

J'ai profité de cette semaine de vacances pour regarder un tas de séries. Ce n'était pas forcément une bonne idée parce que j'ai un tas de trucs à faire, mais que voulez-vous, l'appel du petit écran a été une nouvelle fois le plus fort. En plus de mes séries habituelles, j'ai décidé de me lancer dans Once and Again, Ed, Sherlock et Bent, dont je vous parlerais en temps voulu. N'importe quoi je vous dis. 

Au programme de ce SundaySunday, le retour des séries Showtime en dents de scies que je ne peux m'empêcher de retrouver chaque année, quelques petites déceptions et pas de Justified puisque j'espère chroniquer le season finale séparément, si l'inspiration et le temps me le permettent. Je peux déjà vous dire que j'ai pris mon pied devant "Slaughterhouse".  

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Community 3x15

Après un épisode comme "Blankets & Pillows", il fallait s'attendre à un épisode plus traditionnel. Sauf que pour celui-ci, Dan Harmon est directement responsable du scénario et transforme rapidement un truc simpliste en exploration touchante de l'état d'âme des personnages. C'est parfois très maladroit, pas toujours très subtile, mais le résultat m'a convaincu, presque ému. Et m'a rappelé "Mixology Certification", l'un des épisodes le plus touchant de la saison précédente, en particulier dans la manière où Troy est confronté à sa peur de grandir et d'affronter la réalité. Dans la scène finale, il réalise que la fille qu'il aime n'aime pas les garçons gentils, que ses amis ne le prennent pas toujours au sérieux et que les adultes autour de lui veulent le forcer à assumer un avenir qui ne l'enchante pas. De la même façon, Britta semble réaliser le fait qu'elle ne pourra jamais avoir de relation sérieuse si elle n'apprend pas d'abord à s'accepter elle-même, à ne plus jouer un rôle. C'est un peu fatiguant de toujours voir Jeff avoir le beau rôle et le grand discours et de voir Pierce et Shirley réléguer au second plan mais quand l'épisode nous donne une telle leçon de sincérité, je ne peux qu'apprécier. En plus, le Doyen était là pour nous rappeler qu'on a tout de même affaire à une comédie. Et il était à mourir de rire. Un épisode bancal et joli à la fois. 

cougar_town_you_can_still_change_your_mind.pngCougar Town 3x07

ABC ont vraiment abusé pendant deux semaines à déprogrammer le show. Certes, cette reprise n'était pas ce que le show a de mieux à offrir, mais j'avais vraiment besoin de ma dose de Sarah Chalke. Hélas, son personnage semble être sur la sortie alors qu'elle aurait mérité de rejoindre le cast principal illico. Au moins, Angie aura permis à Bobby de gagner en maturité, de continuer d'être le personnage qui évolue le plus dans le petit monde quasi-inchangable du Cul-de-Sac. Parce que l'amour vache entre Ellie et Laurie, ce n'est plus vraiment neuf, surtout quand la morale final est aussi forcé. Au moins, le combat de Busy Phillips et Simon me permettra de vivre plus longtemps parce que j'ai eu un énorme fou rire et il paraît que rire, ça prolonge la vie. Alors merci également à Day Two, aux pantalon nineties et au générique qui me fait toujours marrer même si l'effet de surprise n'existe plus. J'en oublierais presque de mentionner l'intrigue de Jules et Travis, touchante comme il fallait, mais trop prévisible et redondante pour être remarquable. Disons que le côté agaçant de Jules l'a emporté sur son adorable folie. Cougar Town ne peut pas toujours être parfait. N'empêche, à quelques semaines d'une probable annulation, c'est le moment ou jamais pour briller non-stop.  

Eastbound & Down 3x07

Avant que la série ne se termine (ce soir), c'est le moment pour Kenny d'enterrer la hache de guerre avec ses vieux ennemis. Je ne pensais qu'on allait revoir Craig Robinson dans le rôle du rival borgne et c'était une excellente surprise, une nouvelle histoire de rédemption rondement mené et très drôle ("I’m sorry I took your eye. I’m pretty sure I feel sad about it too..."). Tandis que le personnage de Will Ferrell connaît une fin digne de lui, Kenny obtient enfin la victoire tant mérité lors d'un match de baseball d'anthologie. Oui, on a tendance à l'oublier, mais c'est sa carrière qui est à l'origine du show et ce moment tant attendu n'a pas déçu. Mais le véritable sujet de cet avant-dernier épisode, c'est la maturité retrouvé de Kenny et son face à face avec April nous rappelle tout le chemin qu'il a parcouru depuis que celle-ci lui a laissé Toby sur les bras en début de saison. Redevenu sportif acclamé, devenu père responsable, Kenny doit maintenant conclure ce chapitre de sa vie et accepter de vieillir. Il peut en tout cas compter sur Stevie, qui a su insouffler l'humour nécessaire à cet épisode au ton parfois peu léger, et dont la romance avec Maria est à la fois pathétique, touchante et ridicule. Plus qu'un seul épisode pour savourer Kenny et les multiples sourcils de son side-kick. Je vous promet une chronique à la hauteur pour célébrer l'événement. 

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HIMYM 7x20

Je pensais qu'avec un pitch pareil, l'épisode allait être encore plus drôle et inventif. Oui, je pense encore que HIMYM peut nous offrir des épisodes drôles et inventifs. En fait, la trilogie Star Wars était une nouvelle occasion de faire le point sur l'état actuel des protagonistes, de revisiter leur passé tout en nous donnant un aperçu de leur futur. Et ce pourrait être une excellente idée. Sauf que c'est déjà la quarantième fois qu'on nous fait le coup cette saison, que Ted est toujours coincé dans la même problématique, que les fianciailles de Barney sont peu prometteuses car on en connaît déjà plus ou moins le dénouement et que Quinn est insupportable, que Marshall et Lily sont dans une impasse en attendant le bébé et que Robin n'est utilisé qu'en arrière-plan pour grapiller quelques rires faciles. C'était divertissant mais on a connu les scénaristes plus subtiles dans leur manière de nous montrer l'évolution de Barney ou le passage à l'âge adulte du groupe. Espérons que d'ici trois ans, lorsqu'il sera l'heure pour eux de remater la trilogie, nous serons tous passés à autre chose...

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New Girl 1x20

Je serais bref : c'était fun. Chaque personnage a eu son moment pour briller, Mulroney s'intégre drôlement à l'ensemble surtout lors d'un drinking game d'anthologie, Winston s'impose enfin de plus en plus semaine après semaine, la relation Schmidt/Cece est encore plus délicieuse maintenant qu'elle est assumée et je tuerais pour pouvoir épouser Zooey et m'enfuir avec elle au Mexique. Pourquoi au Mexique ? J'en sais rien. 

Nurse-Jackie-Saison-4-Jackie.jpgNurse Jackie 4x01

Tous les ans, je vous promet que j'arrête Nurse Jackie parce que malgré quelques bons épisodes et une Merritt Weaver toujours aussi parfaite, le show est une ode à l'immobilisme, aux effets de styles moches (ah, ce générique...) et au potentiel gâché de la pauvre Edie Falco. J'avais beau avoir complétement oublié les événements de la troisième saison, ma curiosité m'a poussé à regarder ce season premiere. Comme prévu, il vient nous offrir l'illusion du changement : Jackie entre en réhab, Eddie révèle à Kevin son secret, Cooper est bêtement reléguer au troisième plan, un nouveau médecin jouer par Bobby Cannavale vient secouer un peu Akalitis et l'hôpital... Et on s'ennuie toujours autant. Heureusement, Zooey et Lenny sont là pour sauver les meubles. Et le chanteur de Green Day est également présent, étrangement. Pas de quoi donner envie de poursuivre l'aventure. Pourtant, je serais sûrement là au prochain épisode. Moi aussi, je ferais mieux d'aller en réhab parce que les mauvaises habitudes sont en train de me pourrir un planning télévisuel déjà bien chargé...

The Big C 3x01

Pour ceux qui ont pas suivis, je vous résume mes sentiments à l'égard de The Big C : la première saison était un truc en dent de scies qui cachait son potentiel évident derrière tous les vilains défauts typiques de Showtime. Et la seconde saison était un petit miracle de simplicité et de justesse. Se terminant sur une poignée d'épisodes qui laissaient entrer une certaine noirceur et l'ombre de la mort dans une série où la maladie avait toujours été traité de manière trop légère selon moi. L'hiver venait d'arriver et il était temps pour Cathy d'affronter les choses sérieuses. Notre attachement aux personnages était devenu suffisamment fort pour se laisser aller à quelque chose de plus ouvertement dramatique, plus proche d'un Six Feet Under que d'un Nurse Jackie. Ce season premiere vient tout gâcher : Paul est vivant, le cancer de Cathy disparaît peu à peu, le status quo attaque de tous les côtés (même si on nous balance à volonté le "Changes" de Bowie pour donner l'illusion) et on se souvient qu'on a affaire à une série de Showtime qui veut s'installer sur la longueur plutôt que de nous raconter avec réalisme le parcours de ses personnages. Bah oui, mais cette formule ne marche pas avec un thème comme le cancer (à moins que Cathy ne se mette à vendre de la drogue avec un ancien élève de son lycée). Donc, j'étais très déçu. Bien sûr que c'est chouette d'avoir Oliver Platt dans les parages mais il aurait été encore plus chouette en fantôme. M'enfin, il est bien trop tôt pour enterrer la série. Cette lâcheté ne m'empêchera pas de suivre avec plaisir une série auquel je suis devenu très attaché ni de savourer la performance de Linney. Surtout si Lee Tergesen rejoint l'aventure. Alors malgré cette accalmie, pourvu que l'hiver soit rude et que la noirceur revienne donner toute sa consistance à The Big C. 

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The Office 8x20

Je me souviens d'une époque pas si lointaine où The Office était la série que j'attendais le plus, semaine après semaine. En particulier après plusieurs semaines d'absence à l'antenne. Aujourd'hui, j'avais presque oublié que la série a repris jeudi dernier, et j'ai regardé l'épisode sans véritable envie. C'est tragique, parce qu'elle compte toujours beaucoup pour moi. Mais comment y croire encore lorsque l'actualité du show est aussi terrible : Mindy Kaling et Paul Lieberstein envisagent de se tirer (et sont déjà absents de cet épisode), Rainn Wilson va avoir son propre spin-off à la con, l'équipe scénaristique promet un reboot à la Scrubs 2.0. pour l'an prochain et je ne vois pas comment la poignée d'épisodes restants va raviver mon intérêt. Surtout s'ils sont centrés sur Catherine Tate, toujours aussi médiocre dans le rôle de Nellie. Lui donner un passé sentimental torturé était un peu faible comme moyen de nous faire apprécier un personnage aussi caricatural, sorte de David Brent poussé à l'extrême et sans aucun pied dans la réalité. Seul le duo Jim/Dwight et les loufoqueries habituelles de Creed sont parvenus à m'amuser. Même Pam a perdu de son charme, et les scénaristes ont un tel cynisme qu'ils n'hésitent pas à la pourrir non-stop. L'intrigue secondaire n'a pas fonctionné car je me suis retrouvé du côté de Jessica et de ses amis plutôt que de celui d'Andy et d'Erin, qui apparaissent une nouvelle fois comme des gamins assez insupportables. "Welcome Party" continue de ruiner les quelques progrès effectués par l'arc en Floride et ne promet qu'une seule chose pour la fin de saison : une impasse. Triste, vraiment... Parks & Rec, tu reviens bientôt ?

Ah oui et moi aussi, j'étais convaincu pendant une minute que Stanley n'avait pas de moustache. Au moins, le cold-open était fun.

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Et je regarde toujours 30 Rock qui vient d'enchaîne deux épisodes fantastiques. Mon groupe favori ? Les Woggels !

25.03.2012

SUNDAY SUNDAY #1

Bienvenue dans votre nouvelle rubrique hebdomadaire : SUNDAY SUNDAY !

Pourquoi SUNDAY SUNDAY ? Parce que j'aime détourner des chansons des Mama's & Papa's et que le dimanche est désormais le seul jour de la semaine où je peux trouver un semblant de temps libre. Oui, je vous avait prévenu et c'est maintenant inévitable : les reviews quotidiennes sont belles et bien du passé. Il fallait que je prenne une décision. Soit mettre le blog en hiatus complet, soit changer un peu la formule. Alors mes chroniques seront encore plus précipités et non exhaustives que d'habitude, j'aurais souvent un retard considérable sur le rythme de diffusion, mais au moins, vous aurez encore la chance de pouvoir me lire au moins une fois tous les huits jours. Je vous imagine déjà en train de passer votre dimanche à raffraîchir la page en attendant comme des fous votre dose de Dylanesque. Comment ? Oui, bien sûr que le concept est pompé sur celui de pErDUSA. Et alors ?

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Par contre, je m'engage (et je vais sûrement le regretter) à vous offrir une véritable chronique de chacun des épisodes de la cinquième saison de Mad Men. C'est la série qui est à l'origine de la création de ce blog et c'est celle que j'attends avec le plus d'impatience cette année et dont j'aurais sûrement beaucoup choses à dire. 

Si vous voulez encore plus de Dylanesque, inutile de rappeler que je suis également actif sur les réseaux sociaux. M'enfin je le rappelle tout de même : Twitter/Facebook. 

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Même si elle n'atteint pas les sommets de drôlerie ou d'inventivité de la cinquième saison, 30 Rock est en ce moment dans une bonne période. Elle n'a rien à prouver, rien de nouveau à raconter, mais parvient à trouver chaque semaine de quoi nous faire rire, de quoi décliner la même formule à l'infini en misant tout sur le timing comique de son cast. Et comme Alec Baldwin semble toujours aussi investi, c'est réussi. Son combat avec sa nemesis de quatorze ans ou sa crise existentielle alors qu'il joue à un jeu de plateau sont de grands moments qui nous font totalement oublier la redondance des questionnements du personnage. Même chose pour Liz qui a enfin trouvé une sorte de stabilité de couple avec un Marsden fatiguant, mais parvient à pimenter les choses avec l'éternel Dennis, qui fait un retour remarqué à l'occasion de la Saint Patrick. Jenna et Tracy rivalisent d'absurdité pour mon plus grand plaisir et même Kenneth remonte dans mon estime. Oui, vous avez bien entendu. Il faut dire que Hazel (pauvre Kirsten Schaal) est déjà un tel boulet que, en comparaison, j'accueille Kenneth à bras ouverts. Ses nouvelles fonctions lui permettent d'évoluer dans un registre différent et il était plus que temps. Bref, je m'amuse. Je ne me pose plus vraiment de questions. Que la série soit renouvellé ou pas, peu importe. Elle est cool en ce moment, c'est tout ce que j'ai à en dire. 

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Community 3x11

Je n'ai pas grand-chose à dire sur le retour de Community. Je me suis surpris moi-même à ne pas avoir attendu ce jour béni avec une véritable impatience, à avoir presque oublié que NBC avait donné une seconde chance au show. J'ai attendu des jours avant de retourner à Greendale et une fois sur place, je me suis un peu ennuyé. Je n'ai pas vraiment retrouvé l'attachement habituelle aux personnages ou la drôlerie et la créativité habituelle. Je me suis senti détaché de tout et j'ai oublié l'épisode en quelques secondes. Donc je préfère ne pas en parler et attendre le prochain pour me replonger dedans avec, je l'espère, de l'enthousiasme. 

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Mes récents problèmes d'ordinateur ont eu au moins un bénéfice : j'ai évité tout spoiler pendant une bonne semaine. Du coup, je ne m'attendais absolument pas à cette mini Scrubs-reunion en fin d'épisode. J'étais heureux de retrouver Ted Buckland et son groupe, mais ça, c'était déjà acquis depuis la saison dernière. Mais les caméos des autres en fin d'épisode étaient délicieusement malicieux, ça m'a rappelé la même procédé utilisé par Children Hospital pour réunir le cast de Party Down. Ne pas inclure Donald Faison dans le truc, c'était peut-être pour nous faire croire qu'il aura un jour un vrai rôle dans Cougar Town ? En attendant, Sarah Chalke continue d'être adorable et de rendre Bobby intéressant. Pourvu qu'elle soit inclus au cast principal, même si j'y crois peu. Le seul petit bémol de cet épisode était de ne pas être clair concernant les intentions de Jules, qui passe quand même plus de temps à s'occuper de son ex-mari que de son futur mari. Cela ne m'empêche de toujours considérer Grayson comme le personnage le plus drôle de ce début de saison. 

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Eastbound & Down 3x05

Avec le retour de Don Johnson dans le rôle du Père et l'annonce d'une grande célébration patriotique organisé par Kenny sur la plage, je m'attendais à un épisode plutôt léger, histoire de contrebalancer un peu le ton plus sombre des épisodes précédents. Seulement, on approche à toute vitesse de la fin de série et il n'y a plus de temps à perdre. Sans transition, Kenny continue sa chute, entraînant tout le monde avec lui, que ce soit ce pauvre Stevie avec sa boule à zéro ou Bébé Toby qui va de tuteurs en tuteurs pendant que son père continue de vivre dans son monde d'illusions. Et il y a ce terrible moment de lucidité, lorsque Kenny débarque déguisé en Oncle Sam à la fête de son rival russe, ce regard qui en dit long où il réalise enfin que quelque chose ne va pas, qu'il est aveuglé depuis déjà trop longtemps. Et ça se termine en feux d'artifices. Une scène qui m'a laissé admiratif en parvenant à être drôle, jouissive, complexe, surprenante, pleine de fatalisme et de noirceur, admirablement bien réalisé... La fin est proche et il est temps pour Madame Powers de faire enfin son apparition. Lily Tomlin ??? À suivre !

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How I Met Your Mother 7x19

Si je valorise toujours les bonnes intentions et les efforts de changement opérés par les scénaristes cette saison, j'ai trouvé cet épisode très maladroit. Parce qu'il participe à cette évolution mais de manière très forcé, en tentant de nous faire avaler une histoire d'amour auquel personne ne croit et qui n'est qu'un prétexte extrêmement prévisible pour reformer le couple Barney/Robin en fin de saison, lors d'un mariage que l'on sait inévitable depuis le season premiere. En plus de n'être qu'un outil installé à la va-vite par les scénaristes pour donner nous donner de nouveau l'illusion d'une "rédemption" de Barney, Quinn est un mauvais personnage auquel il est vraiment difficile de trouver des qualités, ne serait-ce que comiques. En toile de fond, il y avait tout de même cette histoire d'appartement, qui trouve enfin sa résolution et offre une nouvelle touche de mélancolie à la relation Ted/Robin. Bon, c'est totalement incohérent d'avoir Marshall et Lily vivrent de nouveau au milieu de New York et de voir Ted oublier complétement la maison qu'il s'était construit et qui doit être à l'abandon quelque part, m'enfin ça passe tout de même comme une lettre à la poste. Autre problème de l'épisode : il n'était pas drôle (excepté le tag final basé sur l'auto-dérision qui arrive pourtant un peu trop tard pour vraiment paraître pertinent). Alors voilà : j'ai peur que, maintenant que nous sommes en fin de saison, les choses vont devenir un peu trop prévisibles et que la touche "restart" risque d'être utilisée trop souvent. 

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Justified 3x09

Première déception de la saison. Dans le sens où plutôt que de prendre mon pied, j'ai passé mon temps à me poser des questions, à remettre en cause. Des questions du genre : Est-ce que passer son temps à élaborer une histoire est plus intéressant que de raconter une histoire ? Est-ce que Quarles, Limehouse et compagnie sont traités avec trop de sérieux alors que leur aspect over-ze-top est de plus en plus flagrant ? Est-ce que Raylan torturé est aussi cool que Raylan détendu ? Est-ce que c'est dangeureux de placer autant d'espoir dans un season finale ? Est-ce que j'en avais quelque chose à foutre du sort de la toxico qui vient demander de l'aide à Ava ? Est-ce que Boyd a un peu plagié Mags Bennett lors de son grand speech devant les citoyens d'Harlan ? Est-ce que je me pose trop de questions ? Parce qu'au final, je n'ai aucune vrai raison de remettre en question tout le plaisir que je ressens devant cette troisième saison. C'était juste cet épisode, qui a mal su gérer la profusion des mini-intrigues et des manigances, qui n'a pas vraiment su faire de choix, qui était une mise en place trop grossière et moins organique et jouissif que d'habitude. Ce sont des choses qui arrivent et ce n'est pas ça qui m'empêchera de savourer la suite, même si pour le coup, elle a intérêt d'être à la hauteur. On n'est pas à l'abri du syndrome Sons of Anarchy S4. 

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Parks & Recreation 4x18

Encore une fois, le problème de la campagne, c'est que chaque opposant de Leslie est une caricature. Le journaliste interprêté ici par ce bon vieux Sean Hayes ne manque pas de drôlerie, mais il manque clairement de crédibilité. Et comme on a tout de même envie de prendre au sérieux les ambitions de Leslie, c'est très frustrant de la voir remporter autant de petites victoires sous prétexte que ses adversaires sont idiots ou unidimensionnelles (Bobby Newport va bientôt revenir pour me prouver le contraire, espérons-le). J'adore Leslie, j'adore Ben, mais leur cuteness et leur enthousiasme ne peut pas tout leur permettre. Malgré tout, cet épisode écrit par Nick Offerman était fun, en grande partie grâce à une Amy Poehler qui joue toujours aussi bien l'ivresse, et à une intrigue secondaire qui donne de nouveau le beau rôle à April, dont l'évolution cette année est belle à voir. Je suis toujours autant conquis par l'étrange couple Tom/Ann, qui étaient ici un contrepoids parfait au couple Ben/Leslie. Et puis Ron était grandiose mais cela va de soi. Il faudra attendre la mi-avril pour retrouver la série et je pense que cette pause sera bénéfique et me permettra de savourer d'autant plus le sprint final. 

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The Good Wife 3x16/3x17

J'ai adoré "After the Fall". Parce qu'il était consacré à Will, à ses frangines, à une guerre des trônes entre Eli Gold et David Lee et que j'ai passé quarante minutes divertissantes et bien ficelées. J'ai moins aimé "Long Way Home". Parce que voir Alicia à la recherche du temps perdu me semble plus redondant qu'émouvant, que le départ de Caitlin est du potentiel gâché alors qu'on avait une relation mentor/élève qui méritait mieux que ça, que Colin Sweeney a été terriblement mal exploité dans une affaire ridicule et que ni Diane ni Will n'ont eu assez de temps d'antenne. Par contre, je veux voir plus souvent le duo Peter/Cary. Je ne sais pas trop ce que la série va nous raconter pour la fin de saison mais comme Matthew Perry débarque bientôt, je suis plutôt confiant. 

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Vous vous souvenez la dernière fois ? Je vous disais "Jim et Dwight sauvent la série du naufrage" et je dissertais à ce sujet pendant deux paragraphes ? Et bien "Get the Girl" se fout bien de ma gueule en reléguant Jim et Dwight à l'arrière-plan et en se concentrant sur les deux trucs les plus chiants de la saison : Nellie Bertram et le couple Andy/Erin. Mais de manière surprenante, je me suis finalement bien amusé dans ce chaos ambiant, dans cet épisode qui ne sait pas trop quoi raconter et qui du coup raconte tout et n'importe quoi, en faisant mouche parfois. Grâce à Creed, à un Robert California plutôt bien utilisé et à quelques bonnes répliques. Oui, je me contente de peu. Je me suis contenté du soleil et de l'ambiance printanière pour ne pas trop détester la perte de temps totale qu'était la partie consacré aux deux idiots amoureux. Au moins, ils sont ensemble maintenant. Prochaine étape : se débarasser de Catherine Tate. Et nous donner une raison de croire que la série a quelque chose à nous raconter en neuvième saison, alors que tout le monde fout le camp, de Paul Liberstein à Rainn Wilson en passant par Mindy Kaling et James Spader. Et les téléspectateurs. 

Voilà. Bon, je vous avoue que j'ai un peu baclé cette première édition de mon bilan hedbomadaire mais il y aura des semaines plus inspirés que d'autres, selon mon emploi du temps et ma motivation. La seule chose qui accapare mon enthousiasme (en plus de ma web-série), c'est le retour de Mad Men, point. Et je vais de ce pas revoir la fin de quatrième saison pour me remettre dans le bain. Et également prendre un bain en lisant avec beaucoup d'intérêt le troisième tome de Games of Thrones. Avril promet d'être un grand mois. 

N'hésitez pas à me proposer diverses idées pour alimenter cette rubrique : un classement des meilleurs épisodes de la semaine ? Un système de notation ? Une rubrique courrier des lecteurs ? Des chroniques de New Girl et Luck que je suis également avec intérêt ? Exprimez-vous !

17.03.2012

The Office 8x18

8x18 Last Day In Florida

Cet épisode ne sera pas mémorable. Il n'était pas franchement drôle. Pas franchement abouti. L'intrigue secondaire était idiote au possible. Mais cet épisode a tout de même du mérite : il parvient à justifier l'arc en Floride, à la réévaluer, à se dire qu'on a pas non plus perdu tout notre temps à Tallahassee. 

Alors Dylanesque, dis-nous, à quoi il a servi cet arc ? Et bien, ça peut paraître couillon, mais tout simplement à rédéfinir la relation entre Jim et Dwight. Depuis le départ de Michael, ce sont les deux personnages centraux de la série (en particulier depuis que Jenna Fisher se permet de prendre des congés maternité à rallonge). Comme l'observe Myles McNutt dans sa très juste chronique (quoiqu'un peu indulgente) sur AVClub, Michael était le personnage qui donnait un équilibre à tous les autres. Et lors de son départ dans l'émouvant "Goodbye Michael" l'an dernier, ses relations ont toutes trouvés une conclusion satisfaisante. Alors forcément, ensuite, ça a été un gros bordel et les scénaristes ont mis du temps pour retrouver un équilibre, et ont pas mal exprimenté, souvent n'importe comment. Sans Michael, les relations centrales de la série n'étaient que romances (celle vieillissante de Jim et Pam ou celle caricaturale d'Andy et Erin) ou conflits (les farces redondantes entre Jim et Dwight). Et introduire des personnages aussi indépendants et uniques que California ou Nellie n'ont fait que renforcer cette sensation, on avait vraiment l'impression de ne plus voir de vraies personnages, mais des caricatures ambulantes en pilotage automatique qui agissait selon les idées (souvent bancales) des scénaristes. L'arc de la Floride, malgré tout ses défauts et son potentiel comique gâché, aura au moins servi à rétablir une vraie dynamique entre certains personnages, à leur redonner un rôle défini, en particulier Jim et Dwight. Vous suivez ? 

En séparant Jim de Pam et en positionnant Dwight dans une poursuite du pouvoir loin de Dunder Mifflin, les dés ont été redistribués. Et dans cet univers nouveau, où Catherine Tate est insupportable, Stanley heureux et Todd Packer pas vraiment drôle, c'est bien eux qui ont dû porter sur les épaules l'humour et la solidité du récit. Tâche ardue mais quasiment réussi, surtout en vue de cette résolution certes facile, mais efficace. L'ivresse du pouvoir de Dwight est cohérente avec son parcours, mais les tentatives de Jim pour le sauver le sont également, car tout comme Batman a besoin du Joker pour exister, Jim nécessite son bon vieux nemesis pour survivre à Scranton (où il se serait tout de même bien s'ennuyer sans son souffre-douleur préféré). Enfin des enjeux claires ! Enfin des personnages qui agissent de manière crédible ! Enfin le duo Jim/Dwight entre dans une nouvelle phase et nous offre leur scène la plus chouette depuis "Money" (c'était en quatrième saison tout de même). Et il y a même de l'humour purement visuelle qui nous fait oublier que les scénaristes sont tout de même de gros feignants. Alors maintenant que voilà nos deux compères de retour à Scranton, l'un reprenant sa mauvaise humeur habituel et l'autre reprenant sa femme habituelle, espérons que l'on ne revienne pas au status-quo. C'est toujours le risque avec The Office mais pour que l'on revienne au status-quo, ça veut dire qu'il y a eu tentative de changement et c'est déjà mieux que rien.

Dans le même état d'esprit, la présence de Robert California permet de commenter directement les grosses ficelles et l'aspect peu crédible du projet "Sabre Store". La franchise et l'intelligence du personnage sont enfin utilisés à bon escient, même s'il est un peu tard et que Catherine Tate semble irrécupérable, tout juste bonne à balancer en boucle des blagues lourdes sur son pays natal. Quand à Packer, il a prouver que son personnage ne peut exister qu'en compagnie de Michael et signe une sortie adéquat, à la manière d'un "méchant" récurrent à la Pat Hibulaire (référence Disney pour ceux qui suivent). Mais il semble que nous reviendrons en Floride dès la semaine prochaine, puisqu'Andy part à la recherche de son âme soeur. Si Erin a été suffisamment sur la retenue cette semaine pour que je la pardonne, je n'ai toujours pas envie de m'intéresser à l'avenir (ultra-prévisible) du couple. La prochaine grosse étape pour les scénaristes : amener le changement à Scranton. Ou trouver une routine satisfaisante qui ne ressemble pas à "tiens, et si cette semaine, Darryl et Toby vendaient des cookies à Kevin" ? Il faudra aussi justifier le rôle d'Andy cette saison, et le duo Jim/Dwight qui vient de retrouver sa superbe pourrait peut-être l'aider à retrouver un semblant de crédibilité scénaristique. Merci tout de même à Creed et Kelly, toujours fiables pour ce qui est des one-liners qui font mouche. 

Oui, la huitième saison m'a fait considérablement baissé mes attentes mais j'ai toujours envie d'écrire des pavés à son sujet, alors je ne deséspère pas. 

15.03.2012

Séance de Rattrape [Mars]

Oui, je suis très en retard. La faute à un ordinateur qui m'a lâché pendant une bonne semaine, m'éloignant cruellement du monde des séries. Mais qui m'a tout de même permis d'avancer dans ma lecture de Games of Thrones (je suis rendu à la fin du quatrième livre) qui m'obséde depuis que j'ai maté la première saison en février (je vous en parle pas mais je chroniquerais probablement la suite dès le 1er avril). Je vais pas vous mentir, l'activité du blog ne va pas être aussi quotidienne que d'habitude ces prochains mois car la préparation et le tournage de Billy va me prendre un temps fou. Mais les retours de Community et Mad Men vont probablement m'inspirer. En attendant, séance de rattrapage, en mode accélérée. Mieux que rien, non ?

30_rock_the_tuxedo_begins.png30 Rock 6x08/6x09

Après un double épisode qui ne décollait jamais vraiment, 30 Rock revient à son format habituel et nous prouve qu'elle est tout à fait capable de remplir ving minutes uniquement avec du fou rire et de l'inventivité. Que ce soit en parodiant le Black Knight de Nolan (6x08) ou en inventant un jour férié particulier (6x09). Ces deux épisodes sont les plus drôles de la saison et s'éloignent des romances habituelles (excepté l'incroyable duo Jenna/Paul) pour jouer à fond la carte du délire référencielle. De Jim Carrey à Steve Little (Eastbound & Down), les guest-star étaient parfaitement utilisés et même Kenneth remonte peu à peu dans mon estime. Allez, j'ose le dire : "Leap Day" est le meilleur épisode de 30 Rock que j'ai vu cette année. 

Jenna : "Oh don't be so dramatic. That's my thing, and if you take it away from me I will kill myself...and then you."

Cougar Town 3x03/3x04

"Welcome to Cougar Town. Your name isn't that great either."

J'entends des choses étranges du genre "cette saison est inégale". Je vous demande pardon ? D'abord, à ce stade là, n'est-il pas un peu tôt pour juger une saison ? Ensuite, j'ai envie de dire : NON. La joie que je ressens devant Cougar Town est intacte, et même renforcé par sa très probable annulation. Je savoure chaque réplique, et l'addition de Sarah Chalke ne fait que renforcer l'équation, surtout lorsqu'elle parle français. La parodie de Braverheart et les tirades de Laurie sont les moments qui m'ont le plus marqués et je dois ajouter que Grayson est définitivement devenu mon personnage favori. La comédie que j'attends le plus chaque semaine. 

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Eastbound & Down 3x03/3x04

J'aurais aimé prendre le temps de vous narrer les dernières péripéties de Kenny Powers, de disserter sur le génie d'un personnage comme Stevie Janowski, de louer la qualité de la réalisation et de la bande originale la plus inventive actuellement à la télévision. Acclamer l'utilisation couillu de Jason Sudeikis suite à la mort de Shane et l'apparition de son frère jumeau. Faire une liste des moments les plus drôles de ces deux épisodes, du monologue de Stevie à la paranoïa de Kenny vis-à-vis de bébé Toby le sorcier maléfique, sans oublier l'apparition du Trident. Essayer de trouver toutes les références de la série au cinéma des années 70/80, en particulier Rocky. Je vous dirais juste que cette dernière saison prend un tournant plus sombre, presque ésotérique, et permet à Kenny d'évoluer tout en restant le même, d'accèder au statut de maître jedi tout en découvrant naïvement les joies de la paternité. Que c'est franchement la série la plus intelligente et drôle du moment et que j'ai de grandes attentes pour le sprint final. Peut-être que je trouverais le temps de vous pondre un article intitulé "Comment élever un enfant selon Kenny Powers". "Why are you making curses upon me? ... If I give you toy will that raise the curse? Will you stop f*cking up my life, Toby?"

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How I Met Your Mother 7x18

J'ai bien compris, grâce à vos commentaires plutôt bien argumentées, que cette septième saison d'HIMYM vous laisse plutôt indifférent. Moi, je crois bien que c'est ma favorite. Comme je l'ai déjà expliqué, c'est passionnant de voir une série en train de vieillir et de constamment devoir justifier sa présence à l'écran. Elle doit redoubler d'inventivité, expérimenter avec sa forme et ses personnages et avec un certain désespoir, répondre sans arrêt à la question "pourquoi je regarde encore ce truc ?". Les scénaristes, malgré toutes leurs mauvaises idées, sont plein de bonnes intentions et ont fait du bon boulot. Après un retour vraiment touchant sur la relation Ted/Robin, "Karma" est une nouvelle tentative   pour faire évoluer Barney. Si la strip-teaseuse m'est assez insupportable (surtout que l'on sait bien qu'il la demandera en mariage et la plantera pour les beaux yeux de Robin), les questionnements de Barney sont toujours plus intéressants que son éternel confiance en lui. L'expédition de Robin dans la banlieue était fun, et Ted continue d'être un faire-valoir de qualité.

Je ne garde pas un grand souvenir de "Karma", seulement l'impression que la septième saison continue d'avoir une belle continuité et des choses à nous raconter. 

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Justified 3x07/3x08

Là aussi, je me serais bien amusé à disserter sur les aventures de Raylan, mais j'ai passé trop de temps à attendre la suite pour analyser sérieusement ce qu'il vient de se dérouler. On est au milieu de la saison et chaque minute qui passe relie de plus en plus Raylan aux manigances de Boyd, Quarles et autre Limehouse. Les guest-star de luxe défilent à toute allure : Stephen Root, Stephen Tobolowsky, Rick Gomez et même ce bon vieux Brodie (Homicide). Le FBI, le shérrif et la police sont invités à la fête, Neal McDonough s'enfonce de plus en plus dans le registre de la folie, Art s'accapare les meilleurs répliques mais Tim parvient à lui en voler quelqu'unes, Gary fait un retour remarqué, Boyd se fait discret et laisse le champ libre à ce bon vieux Raylan pour nous montrer à quel point c'est le plus génial des cow-boy torturés. Surtout depuis qu'il vit dans un saloon et boit son whisky en écoutant de la country. "Watching the Detectives" joue sur une structure assez unique, mélant différentes investigations avec une habilité remarquable et un sens du rythme assez raffraîchissant. C'est maîtrisé, c'est complexe, c'est fun, c'est le terrain de jeu des meilleurs acteurs à la télévision, c'est Justified et c'est le genre d'événements à ne manquer sous aucun prétexte. 

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Parks & Recreation 4x17

Ce qui m'emmerde le plus avec cet histoire d'ordinateur qui ne marche plus, c'est que j'ai pris du retard sur Parks & Rec et c'est vraiment pas dans mes habitudes, moi qui fait des nuits blanches rien que pouvoir regarder l'épisode avant tout le monde (enfin de ce côté-ci de l'Atlantique tout du moins). Cela n'enlève rien à mon plaisir lorsque je finis enfin par retrouver Pawnee, mais mon rôle de fan acharné s'en retrouve quelque peu remis en question.

"Campaign Shake-Up" est une nouvelle réussite, consacré principalement à la campagne. En introduisant Kathryn Hahn dans le rôle de la directrice de campagne de Bobby Newport, les scénaristes se font pardonner de la stupidité de ce dernier. Enfin, voilà un véritable challenge pour Leslie et Ben, qui permet aux intrigues politiques de rester assez intelligente sans pour autant nous priver de Paul Rudd. Win-win situation. L'intrigue secondaire est basé autour du duo Ron/April, c'est donc forcément une réussite. Surtout que April continue d'évoluer, même en dehors de sa relation avec Andy. Qui aurait cru voir la stagiaire blasé devenir intérimaire au poste de l'éternel enthousiaste Leslie Knope ? Aussi innatendu qu'évident. La manière dont les habitants de Pawnee utilisent les fontaines à eau m'a tué et Ann continue de s'intégrer avec de plus en plus de facilité avec le reste de l'équipe.Mais "Campaign Shake-Up", c'est aussi une apparition sympathique de Carl Reiner et, surtout, le sacre de Perd Hapley, le champion de la réthorique : “Now, it’s time for our next segment…which is a commercial”.

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The Good Wife 3x14/3x15

The Good Wife continue sur son excellente lancée. Même si David Lee est moins présent, tout le rest du cast a l'occasion de briller et les nombreux invités ne sont pas en reste, à l'image de Bob Balaban ou de Denis O'Hare, mon juge favori. Cette chère Wendy s'en prend plein la gueule et on jubile lors de l'audience où Will reprend enfin le devant de la scène... juste avant de le voir quitter les locaux du cabinet dans l'épisode suivant, dans une scène d'au revoir digne d'ER. Tandis que le trio Eli/David/Elsbeth mérite un spin-off, Peter et Alicia ont de nouveau le droit à de beaux affrontements, Diane est toujours ma favorite, Cary se la joue fair-play et les affaires judiciaires sont de très bonnes qualités. Un putain de bon divertissement dans l'une de ses périodes les plus passionnantes. Qui vient d'être renouvellé pour une quatrième saison. Parfois, il faut ravaler sa fierté et dire merci à CBS... 

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The Office 8x17

Si "Test the Store" nous prouve une nouvelle fois que l'arc en Floride n'était que de la poudre aux yeux et que la plupart des personnages de la série sont devenus irrécupérables, il nous rappelle également que Jim et Dwight sont des valeurs sûres lorsqu'ils sont correctement exploités. Grâce à eux, on oublie à quel point l'ouverture de la boutique Sabre est à des kilomètres de toute réalité, on oublie que Catherine Tate est insupportable et que même Toby n'arrive plus à rendre drôle ce qui se passe à Scranton, et on se réjouit de voir Dwight remporter une promotion et de voir Jim prendre de nouveau quelque chose au sérieux, en faisant une présentation complétement improbable sur fond de Coldplay, une scène assez couillue de la part des scénaristes. La chute sans fin de Ryan procure également quelques rires (surtout qu'elle est enfin ancré dans l'historique du show) et la pizza de Stanley est le clou du spectacle. Erin, je m'en fous un peu pour être honnête.

En résumé, Wilson et Krasinski sauve du naufrage un épisode très maladroit grâce à leur énergie et ils remontent tout deux très haut dans mon estime, ce qui est plutôt bon signe pour la suite.  

Luck 1x04

Orgasme télévisuel. Il faut le voir pour le croire. Et il faut se dépêcher à le voir parce qu'HBO vient d'annuler la série suite à la mort de chevaux sur le tournage de la deuxième saison. La malédiction David Milch continue et c'est bien dommage car malgré tous ses défauts, Luck est un spectacle qui parvient à vous coller à votre fauteuil lors de grands moments lyriques sur le champ de courses ou dans l'étable avec les monologues de Nick Nolte. Bel ovni. Putain de générique. Cast fabuleux. Et déjà, une mort annoncée...

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Sinon, je continue avec un grand plaisir mon intégrale Frasier à raison d'un épisode par jour, et ils sont tous des petits modèles d'écriture comiques qui n'ont pas pris une ride. J'ai savouré Mr Show, émission à sketches culte animé par David Cross et Bob Odenkirk sur HBO à la fin des années 90. Un bilan de la deuxième saison de Portlandia devrait arriver bientôt. New Girl me réjouit sans que je grince des dents, surtout depuis les apparitions de Lizzie Caplan. "Injured" était franchement un excellent épisode et je le proclame sans honte. Je visionne à l'occasion quelques épisodes de Modern Family, Up All Night, Raising Hope et Happy Endings et je m'amuse bien devant toute la bêtise de Smash, mon guilty pleasure favori. 

Alors je ne promets pas de reprendre le rythme habituel, mais pas d'inquiètude, je suis toujours là. 

04.03.2012

The Office 8x16

8x16 After Hours

Je me suis toujours dit que passer une nuit blanche dans les locaux de Dunder Mifflin serait une bonne idée. Parce qu'on sait à quel point les nuits blanches sont étranges et qu'il peut tout y arriver. Les scénaristes avaient presque joué le jeu dans la quatrième saison : la nuit où Michael et Pam ont dû veillé tard pour terminer la pub de Dunder Mifflin ("Local Ad") ou bien lorsqu'ils se retrouvent enfermés dans les bureaux à cause d'une maladresse de Jim ("Night Out"). Mais oui, je me suis toujours dit qu'un épisode entier avec un titre comme "After Hours" serait une bonne idée. Comme la spécialité de cette huitième saison est de gâcher toute les bonnes idées, on se retrouve donc avec un truc bancal qui n'exploite pas du tout le potentiel d'une bonne vieille nuit blanche.

 

De toute façon, il est impossible d'avoir une véritable nuit blanche comme je les aime lorsque l'épisode doit être à quatre endroits à la fois. C'est déjà dur pour les scénaristes de se concentrer ou se focaliser sur quoi que ce soit en temps normal, alors quand les personnages sont autant éparpillés, entre Scranton et Tallahassee, c'est forcément bordélique et inabouti. Prenons donc l'intrigue Sabre pour commencer. Plutôt que de nous rendre le personnage de Catherine Tate sympathique, elle apparaît de nouveau comme un véritable boulet, surtout associé à Dwight et Packer, qui sont pas forcément ceux vers qui on se tourne pour apporter profondeur ou crédibilité à quelqu'un d'autre. Et pendant que ces trois-là se tournent autour sous l'oeil d'un Gabe qui se demande tout autant que nous ce qu'il fout encore là, Jim doit se débarasser d'un autre boulet : Cathy. Elle, son côté boulet est assumé. Les scénaristes nous disent en gros : rien ne peut nuire à la solidité du couple Jim et Pam mais on veut quand même donner un salaire à cette pauvre actrice, alors on a qu'à l'humilier dans la joie et la bonne humeur, en tout décontraction. Le résultat est étonnant puisque c'est la première fois que Jim m'a amusé cette saison. Et comme d'habitude, c'est Dwight qui vient donner toute l'énergie nécessaire et toute l'absurdité possible à ce qui finit par être la partie la plus drôle et enthousiasmante de l'épisode. Celle où Jim et Dwight humilient une pauvre fille. Nous en sommes là...

Pendant que Jim et Dwight nous font marrer avec des trucs bien gras, on se dit qu'à Scranton, le propos sera plus léger et que la sauce prendra de manière moins forcé. Et bah non. L'idée d'Andy est prometteuse et la nuit blanche avec tout le reste du cast réuni autour d'une table et une Kelly très en forme aurait pu vraiment décoller et nous rappeler le bon vieux temps. Surtout que le cold open était, j'ai pas honte de le dire, très drôle (merci Oscar). Non, au lieu de ça, la partie Scranton s'enferme dès les premières minutes dans un triangle amoureux dont tout le monde se balance. Pauvre Jerry Minor qui vient arrondir sa fin de mois en jouant le rival de Darryl. Et pauvre Darryl que j'ai toujours adoré et qui se retrouve cette année avec la storyline la moins passionnante du monde, avec une actrice qui a vraiment l'air de s'emmerder. Face à ce spectacle navrant, on a le droit à quelques bonnes répliques de la part d'Andy ou Kelly, mais c'est tout de même une belle perte de temps et un gros foutage de gueule. Reste Creed, toujours pas abîmé par le mauvais état de la série. 

J'oubliais presque que pendant ce temps là, Ryan essaye d'exploiter la stupidité d'Erin avec toute la fourberie qu'on lui connaît. Décidément, le personnage sera tombé bien bas dans l'échelle de crédibilité et de sympathie. Du jeue intérimaire arrogant au nouveau boss opportuniste en passant par le hipster fumiste, B.J. Novak aura tout fait. Le voilà donc dans le rôle du connard de base. Et c'est pas drôle. Juste un moyen de nous rappeler que Erin est destiné à Andy, personne d'autre. BORING. 

Encore une fois, les scénaristes ne manquent pas d'idées. Ils sont tout simplement incapable de les exécuter correctement et de tenir la distance sur vingt minutes. Alors les blagues s'étirent au maximum et le résultat est d'une lourdeur remarquable. 

25.02.2012

The Office 8x15

8x15 Tallahassee

Je me suis un peu emballé la dernière fois. Je savais bien que ce nouvel arc n'allait pas être du calibre de la fusion Scranton/Stanford ou de la Michael Scott Paper Company, mais je ne pensais pas non plus que ça allait être aussi bancal. 

The Office: Tallahassee Dwight Schrute Nellie Bertram

Commençons par la partie en Floride qui, lors du cold open, m'a rendu assez enthousiaste. L'aspect road-trip, les dynamiques nouvelles entre des duos qu'on a peu l'habitude de voir et un Dwight en bonne forme m'a sincèrement donné bon espoir pour l'épisode tout entier. Sauf que voilà, plutôt que s'occuper de raffraîchir les personnages existants, les scénaristes décident de les reléguer au second plan au profit de nouvelles têtes. On avait entraperçu Catherine Tate l'an dernier, et elle m'avait pas fait sourire une seule fois. Rebelote ici tellement son personnage d'arriviste maladroite est toujours aussi peu consistant. Une blague ne fait pas un personnage. Si ça peut passer parfois concernant James Spader, j'ai ici passé mon temps à grincer des dents dès que Tate a ouvert la bouche. Et si faire venir Todd Packer aurait pu être une bonne idée, il apparaît ici comme un vestige du passé qui rend forcément nostalgique plutôt que confiant pour l'avenir.

Quand à Jim, il y avait matière d'explorer enfin ses doutes et son mal-être en le mettant face à un Florida Stanley qui est comme une vision du futur pour le jeune père de famille coincé dans son boulot. Mais non, juste un gag lourd très vite remplacé par un triangle amoureux à la con (oui Kathy, je te sens venir). Reste Dwight qui, même avec une appendicite complétement over-ze-top et lourdingue, parvient à insuffler suffisamment d'énergie à l'intrigue pour ne pas qu'on s'endorme ou que l'on fasse trop la grimace. Merci Dwight car malgré ton omniprésence et le fait que les scénaristes n'ont clairement plus rien de nouveau à raconter à ton sujet, tu es le seul sur qui ont peut compter pour rire et avoir une raison de continuer la série. 

Rien à dire sur ce qu'il se passe à Scranton, si ce n'est que Andy fait effectivement un bien meilleur réceptionniste que patron, que je perds mon attachement à Pam (et j'en suis vraiment attristé puisque je l'ai aimé à la folie) et que Creed avait une réplique drôle.

Je ne pensais pas dire ça un jour, mais nous sommes arrivé à un point où Rainn Wilson porte véritablement la série sur ses épaules. La série doit s'arrêter avant son départ.

16.02.2012

The Office 8x14

8x14 Special Project

Pendant treize épisodes, les scénaristes auront essayés et ça, on peut pas leur reprocher. Essayer de rebâtir la série post-Carrell sous la forme d'un ensemble show, basés sur des personnages loufoques, avec des épisodes plutôt indépendants. Et clairement, ça n'a pas marché. Mais alors, pas du tout. Alors il est temps de revenir à la bonne vieille formule du grand arc narratif synonyme de renouveau. Une formule qui a toujours marché dans le passé, qui a toujours été la preuve d'un show plein de vitalité, même lorsqu'il est maladroit. Que ce soit la grande intrigue Jam de la deuxième saison, la fusion entre Scranton et Stanford l'année suivante, l'ascension de Ryan et la chute de Michael en quatrième saison, l'inoubliable Michael Scott Paper Company, Jim qui devient co-manager, Sabre, Michael sur le départ et ses différents remplaçants... Réussie pour la plupart, tous ces arcs ont maintenu en vie la série pendant sept longues années et ont permis de redonner du souffle à des personnages vieillissants. "Special Project", avec certes beaucoup de maladresse et de manière assez forcée, tente de faire la même chose.

Et cet arc a le mérite d'avoir les pieds dans la réalité. Introduite à l'époque où la crise économique était sur toutes les unes (ce qui n'a pas vraiment changé), la compagnie Sabre est désormais utilisé pour parler des nouvelles technologies, forcément concurrente immédiate de la vente de papier. Et voilà que Dwight est choisi pour mener l'équipe de recherche qui partira la semaine prochaine à Tallahasse pour superviser le projet. Une bonne idée qui est pour le moment, miracle, bien exploitée (ce qui n'était pas arrivé dans la série depuis... longtemps). D'abord, parce que Dwight, désormais nouveau papa, a retrouvé toute sa forme et évolue dans une dimension que j'aime bien, un mélange de naïveté et de détermination qui faisait toute sa force lors des premières saisons ("Perfectenschlag"). En attendant de le voir partir (potentiellement) être le héros de son spin-off, c'est l'occasion ou jamais d'exploiter au maximum l'énergie de Rainn Wilson, qui porte l'épisode sur ses épaules et parvient à ne pas être aussi bourrin et fatiguant que dernièrement. 

Contrairement au départ de Jim pour Scranton ou à la Michael Scott Paper Company, on sait dès le départ qu'il ne s'agit que d'une vignette, d'une parenthèse colorée qui permettra seulement aux scénaristes de s'amuser avec le cast et les différentes possibilités. Mais c'est déjà ça. Je n'avais pas été aussi excité devant un épisode depuis longtemps. Pressé de voir quel sera l'équipe finale. Comment Dwight va devoir s'adapter aux ordres d'Andy (qui s'affirme enfin en tant que patron). L'équipe définitive est plutôt fun : Stanley en mode Miami Vice, Erin qui ne peut que gagner à s'éloigner d'Andy et de leur triangle amoureux moisi, Ryan qui va peut-être avoir l'occasion de justifier sa présence au générique (dommage que tout le monde semble avoir oublié qu'il avait lui-même tenté une révolution informatique avec Dunder Mifflin Infinity), Jim qui a toujours un bon potentiel lorsqu'il est en duo avec Dwight, et... Kathy. 

Ah, Kathy... Au moins, la série reconnaît elle-même à quel point ce personnage est insignifiant et que sa présence n'est plus justifié maintenant que notre chère Pam est de retour (elle m'avait honnêtement manquée, même si ici, son intrigue n'est pas franchement amusante). Envoyer Kathy en Floride et la voir comploter pour briser le couple phare de la série, c'est vouée à l'échec. Mais ça risque d'être fun à regarder. Et redonner un semblant de réalité à un Jim qui en a peut-être marre de la routine dans laquelle il s'est installé, que ses vieux rêves ont bien évolués et que c'est pas toujours marrant de l'accepter. Oui, une étude de personnage, prochainement dans The Office ! Il y a plus de chances que l'intrigue prenne la route du triangle amoureux nulle à chier, mais on peut toujours rêver. Il est fort cet épisode, il me redonne envie de rêver. 

Artificiel ou pas, ce nouvel arc est en tout cas intéressant. Plein de frâicheur. Offrant probablement l'épisode le plus consistant et drôle de la saison. Mieux vaut tard que jamais. Il faut juste espérer que ce ne soit pas que du vent et que l'intrigue ne servira pas juste à réintroduire le retour de Catherine Tate la semaine prochaine mais bien à nous redonner envie de suivre nos bons vieux personnages, Dwight en tête. 

05.02.2012

NBC SuperBowl Ad

Le SuperBowl, je m'en branle. Mais quand NBC réunit toute son équipe pour un clip chanté et dansé, ça me réjouit ! Et ça me donne presque l'espoir de revoir un jour Community à l'antenne...