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20/08/2013

TOP 50 / Musicalement Votre (3/5)

Avant d'être un passionné de séries, je suis avant tout un passionné de musique. C'était le sujet de mon premier blog (aujourd'hui inactif) et le sujet de mon emploi, puisque je bosse pour une radio. Si on me propose d'aller sur le tournage d'un épisode de Breaking Bad ou en studio avec Neil Young, le dilemne sera tellement difficile que je risque de m'évanouir. Alors vous pensez bien que, lorsqu'une série insère un morceau à sa narration (et je ne parle pas seulement de musique de fonds), je savoure ça comme il se doit. En excluant les épisodes comédies musicales, je vous propose ici mon top 50 des moments musicaux qui m'ont le plus marqués sur le petit écran. Comme tout top 50 qui se respecte, c'est ultra-subjectif et pas du tout exhaustif. L'ordre n'indique pas un classement qualitatif, juste un déroulement aléatoire, au fil de mes souvenirs. À suivre tous les mardis ! 

21) Get On Your Feet (Gloria Estefan) - Parks & Recreation [S04E11 The Comeback Kid]

Nous voilà au beau milieu de la quatrième saison, juste au moment où la série reprend après la pause hivernale et à l'époque, je me considérais encore comme un fan absolu de Parks & Rec. Il s'agissait de ma comédie favorite à l'écran et mon Dieu ce que j'étais enthousiaste au sujet de la campagne de Leslie Knope (sans savoir que j'allais très rapidement me lasser de Pawnee). Ce souvenir est surtout marqué par "The Comeback Kid", un excellent épisode qui comporte une scène épique où Leslie et son équipe doivent atteindre un podium installé sur une patinoire pour prononcer le discours inaugural de la course au conseil municipal. Sans musique, la scène fonctionne déjà, grâce à l'absurdité de cette avancée sur la glace, grâce au cast qui s'en donne à coeur joie et à un chien à trois pattes. Mais si on y rajoute l'optimisme dégoulinant de Gloria Estefan et de son morceau "Get On Your Feet" qui se répète en boucle alors que nos héros n'arrivent justement plus à se remettre sur pieds, c'est à mourir de rire. Un timing comique parfait pour l'un des derniers moments magiques offert, à mes yeux, par la série. (Je ne peux l'intégrer ici mais la vidéo est bien disponible).  

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22) I Hung My Head (Johnny Cash) - The Shield [S06E01 On The Jones]

Du Sting dans The Shield ? Oui, mais repris par Johnny Cash à l'époque où l'homme en noir, en fin de vie, enregistrait avec Rick Rubin les merveilles que sont les "American Recordings". À part pour le morceau de Coldplay qui ouvrait la saison précédente, la série de Shawn Ryan avait peu l'habitude d'utiliser des morceaux connus et nous proposait plutôt des airs cubains ou du rock indé. Devant gérer les conséquences du meilleur season finale de la série, "On The Jones" s'ouvre et se ferme sur cette reprise et vous prend directement aux tripes, annonçant un futur sombre pour nos anti-héros et faisant planer le fantôme de Lem sur ce season premiere. Shawn Ryan était fort pour ça. Car oui, même le morceau de Coldplay cité plus haut faisait effet et il faut aussi mentionner le "If I Ever Leave This World Alive" de Flogging Molly utilisé lors d'un moment marquant de la deuxième saison. Quand je pense à tous les montages similaires et relous que nous sert le père Kurt Sutter chaque saison dans Sons of Anarchy, je ne peux que louer l'utilisation beaucoup plus tempéré et frappante de la musique dans The Shield. Et si ce top 50 était consacré aux morceaux utilisés dans les génériques, vous pouvez être sûr que celui de Terriers serait dedans. Putain Shawn Ryan, tu fous quoi en ce moment... 

23) Double Violon Concerto In D Minor (Bach) - The Good Wife [S04E18 Death of a Client]

Bach, j'aurais pu le citer à plusieurs reprises dans ce classement. Qu'il soit jouée par une orgue dans une cathédrale alors que Luka accompagne l'évêque pour sa dernière messe [ER S07E13] ou interprété au violon par Yo-Yo Ma dans les souvenirs troublés de Josh Lyman [The West Wing S02E10]. Mais j'ai déjà évoqué ces deux scènes à plusieurs reprises dans ces pages alors je vais plutôt revenir sur un exemple plus récent, celui coïncidant avec l'apparition de John Noble dans The Good Wife. L'acteur de Fringe (tiens, j'ai jamais regardé Fringe) y joue le rôle d'un client a la relation privilégié avec Alicia (encore un !) qui, lors d'entretiens qui nous sont montrés sous forme de flashbacks, ne peut s'empêcher d'écouter ses morceaux favoris du compositeur allemand à l'aide d'un lecteur cassette. Histoire de ne pas attirer les oreilles distraites et d'offrir à des scènes poignantes une âme supplémentaire. Probablement le meilleur épisode de la série et Bach n'y est pas étranger. Bach et John Noble, bien entendu. "You travel with your own soundtrack?" "Don't you?".     

24) Wild Horses (The Sundays) - Buffy The Vampire Slayer [S03E20 The Prom]

Récemment, l'ami Gibet a revisité Buffy car putain, ça fait 10 ans que la série a tiré sa révérence. Il faudra bien un jour que je m'offre l'intégrale en DVD pour revisiter moi-même cette Madeleine de Proust. Mais en attendant d'avoir un budget que j'ai déjà liquidé dans les coffrets de The Wire, il y a une manière très simple de retourner à Sunnydale : la musique. Celle qui était jouer au Bronze, celle que les comédiens chantaient dans "Once More With Feeling" mais aussi cette reprise des Stones sur laquelle dansait Buffy et Angel, mon couple favori, lors du bal de promo. Un moment de répit avant la tempête qu'allait être la remise des diplômes et ce sentiment que rien ne serait plus comme avant alors il fallait en profiter. Mon coeur de shipper ne peut que s'émouvoir en repensant à ça, pas vous ? 

David Boreanaz and Sarah Michelle Gellar on Buffy the Vampire Slayer Buffy and Angel The Prom 6.png

25) Dreaming Of You (The Coral) - Scrubs [S02E10 My Monster]

En parlant de mon coeur de shipper... Entre Buffy/Angel et Jim/Pam, il y a eu J.D. et Elliott. Avant de devenir insupportables à force de ne pas savoir ce qu'ils voulaient, le couple a eu ses moments de gloires, que ce soit avec le classique "My Bed Banter And Beyond" ou ce "My Monster" qui marquait leurs premières retrouvailles. Comme à l'époque ce n'était pas devenu un poncif de Scrubs, j'étais tout surpris et tout excité de les voir recoucher ensemble sans prévenir à la fin de cet épisode. Et pour pimenter le tout, "Dreaming Of You" venait illustrer à merveille cette scène épique de déshabillage. Impossible de réécouter ce morceau sans avoir une envie folle d'aller retrouver son premier amour et de... Bon, je gardes mes fantasmes pour moi. Mais ouais, une nouvelle preuve de la magie qu'était Scrubs à l'époque où elle était magique et une raison supplémentaire pour aller découvrir The Coral, un groupe inventif et à la discographie toujours suprenante. 

26) Junk (Paul McCartney) - Parenthood [S03E01 I Don't Want To Do This Without You]

Si vous avez le courage d'aller fouiller dans les archives de mon ancien blog musical, vous m'y verrez chanter les louages de la carrière solo de Macca ("Ram", par exemple), à commencer par son premier album enregistré avec deux fois rien dans sa ferme écossaise. Parmi d'autres merveilles pop lo-fi, on y retrouvait "Junk", complainte acoustique composée lors du voyage indien des Beatles, complainte où Paul se lamente pour toutes ces babioles abandonnés et seuls. De la bicyclette rouillée au sac de couchage avec personne dedans. Un morceau que j'affectionne beaucoup et je fus agréablement surpris de le voir utiliser dans une série que j'affectionne tout autant. Ce season premiere n'est pas le meilleur épisode de la série et ce montage où Adam et Crosby découvrent le Luncheonette n'est pas le moment le plus marquant de l'histoire de la télévision. Mais c'est la rencontre réjouissante entre deux choses simples et tendres qui sont capable de beaucoup m'émouvoir séparément et encore plus lorsqu'elles sont réunis. Oui, Parenthood est coupable de surcharger un peu trop ses épisodes de musique, mais quand on voit la liste des artistes utilisés (Andrew Bird, M. Ward, Devendra Banhart ou Real Estate, etc), on ne peut pas vraiment lui en vouloir. Et "Junk" excuse tout tellement ce fut une bonne surprise (il faut dire que Macca faisait à l'époque la promotion de la réédition de l'album alors ceci explique cela...). 

27) Lucky (Radiohead) - Six Feet Under [S04E03 Parallel Play]

Et on retrouve Six Feet Under (je vous avais prévenu) avec un autre grand moment en musique, celui où Claire emménage dans la dépendance précédemment occupée par Nate et Lisa. Suite à la disparition de celle-ci et au fait que la jeune artiste n'est plus une adolescente, les Fisher décident d'aller de l'avant. Pour cela, rien de plus simple que de brûler le passé dans un grand feu de joie sous fond de Radiohead et d'une chanson hantée extraite d'"Ok Computer". Une chanson que Claire choisit comme si elle imposait elle aussi la bande-son de sa vie au reste de sa famille. Alors que la voix de Thom Yorke se lance dans son habituelle complainte, les Fisher sont silencieux et leurs visages en disent très long. Réunion impeccable d'une chanson, d'un scénario, d'un réalisateur et d'un cast. La série nous refait le coup et nous le refera tellement de fois qu'on la reverra forcément dans ce top 50. Tiens, ça me fait penser à quelque chose : comment expliquer que Lauren Ambrose n'ai pas retrouvé un bon rôle à la télévision depuis la fin de la série ? Je ne comprends vraiment pas...

28) Fast Train (Solomon Burke) - The Wire [S03E12 Mission Accomplished]

La musique dans The Wire (que, comme vous le savez, j'ai enfin débuté cet été) est rarement utilisé comme un artifice. Si un personnage allume une radio ou écoute un CD, on l'entendra mais sinon, il n'y a pas de DJ extra-diégétique dans les rues de Baltimore. À quelques rares exceptions : les montages qui clôturent chaque saison (et ce "previously on" déguisé sur fond de Johnny Cash, lorsque Prez fait le récapitulatif de l'enquête du port). Comme je viens de terminer la troisième saison, c'est ce montage là qui résonne le plus en moi. Surtout que le morceau choisi par David Simon est "Fast Train", du grand Solomon Burke. HBO ayant mis du temps avant de renouveler la série, "Mission Accomplished" devait être son chant du cygne et ce montage sert donc de conclusion au grand roman télévisé qui vient de nous offrir sa saison la plus sombre et fataliste à ce jour. "Fast Train" n'est pourtant pas dénuée d'espoir et nous explique que le train va continuer sa route, avec ou sans toi, qu'il suffit que tu continue de bouger pour ne pas rester sur le côté. Ce qui rend les images que l'ont peut voir encore plus émouvantes, qu'il s'agisse de la nouvelle carrière choisie par McNulty, de la chute absolue d'Avon ou d'un Bunny Colvin qui contemple les ruines de son projet. Une fin douce-amère qui annonce un éternel recommencement. Et nous rappelle toute l'humanité de The Wire et de son amour pour ses personnages, tous sans exception. Attention : comme le reste de ses vidéos, celle-ci comporte d'immenses SPOILERS et je vous déconseille de la voir si vous ne l'avez pas déjà vu.

29) Boom Boom Boom (The Iguanas) - Homicide [S05E11 The Documentary]

Restons à Baltimore et revenons une fois de plus sur la cinquième saison d'Homicide. Et un épisode qui figure dans le podium du tête de la série : "The Documentary". Un exercice de style qui nous rappelle lui aussi que David Simon et compagnie ne sont pas seulement des types didactiques qui veulent nous imposer à tout prix leur vision de l'Amérique, d'un système pourri et d'une ville en ruines mais s'évertuent surtout à développer des portraits de types drôlement attachants, des deux côtés de la loi. On retrouve donc notre joyeuse équipe en train de visionner les images de Brodie et c'est la mise en abyme la plus mémorable, drôle et percutante que j'ai pu voir sur mon écran. L'épisode est un condensé de tout ce qu'Homicide faisait de bien et pour enfoncer le clou, son montage final au son du "Boom Boom Boom" des Iguanas est un sommet de contraste, de style et de fatalisme. Même message qu'avec Solomon Burke : la vie est un éternel recommencement et face à ça, nous sommes bien impuissant. En voyant ça, et malgré The Wire, je me dis que Homicide me manque beaucoup...

30) Angel (Massive Attack) - The West Wing [S04E22 Commencement]

Et vous savez qui me manque également ? Ce bon vieux Aaron Sorkin. Pas celui en action actuellement aux commandes d'une deuxième saison bordélique et souvent navrante de The Newsroom (l'épisode africain était affreux, non ?). Celui de Sports Night et surtout, celui de The West Wing. Qui décidait en fin de quatrième saison de marquer son départ en foutant un bordel monstre. Son avant-dernier épisode est fou de tension et personne n'oubliera l'image de Leo qui court sur fond de Massive Attack pour annoncer au Président le kidnapping de sa fille. J'en ai encore des frissons. Pas autant que lorsque je pense à la chute de qualité la saison suivante ou à Will McAvoy mais putain... Dans le genre cliffhanger réussi sur fond de morceau étonnement approprié, on a pas fait mieux depuis. Mais on avait fait mieux avant et ça, on en parle la semaine prochaine... Je vous laisse deviner ?

 

13/11/2010

5/ Best of The Shield

Je continue mon petit jeu superficiel et amusant, avec un monument : The Shield. Une série grandiose dont vous pouvez retrouver de nombreuses chroniques dans les archives du blog. Strike Team Forever !

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Favorite Season/Worst Season : Season 5 / Season 4 

Favorite Episode : 7x12 "Possible Kill Screen"

One episode I Don't Love That Much : 3x06 "Posse Up"

Favorite Male Character/Male Character I Hate : Shane Vendrell / Julien Lowe

Favorite Female Character/Female Character I Hate : Claudette Wyms / Tina Hanlon

Favorite Villain : Antown Mitchell

Favorite Duet : Dutch Wagenbach/Claudette Wyms

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Best Season Finale : Season 5 Finale "PostPartum"

Worst Season Finale : Season 4 Finale "Ain't That a Shame"

Best Season Premiere : Season 1 Pilot

Worst Season Premiere : Season 4 Premiere "The Cure"

Saddest Character's Death : Curtis "Lem" Lemansky

Favorite Background Character : Ben Gilroy

Favorite guest star : Forrest Whitaker

Rendez-vous samedi prochain avec Scrubs !

 

10/09/2010

Day 10 - A show you thought you wouldn’t like but ended up loving

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24/02/2009

The Shield, the final act

theshield.jpgAdieu Farmington !

Voilà, je suis arrivé au sommet de ce monument qu’est The Shield. Il m’a fallu du temps, j’ai encore le souffle coupé par l’ascension. Ca va être dur de redescendre, de quitter Farmington. Je viens de vivre un véritable orgasme télévisuel avec cette ultime saison et c’est toujours difficile de s’en remmettre. Je pensais avoir atteint une qualité inégalable avec les finals de The West Wing et Six Feet Under, et voilà que Shawn Ryan a encore repoussé les limites de ce que peut offrir la télévision. Une grande fresque vient de s’achever devant mes yeux, qui marquera à jamais la production sérielle des années 2000. Merci à lui et à toute l’équipe de The Shield.

J’ai commencé à regarder la série il y a trois ans. Avec pas mal d’aprioris. J’avais peur de tomber devant un cop-show bien virile, avec des enquêtes déjà-vu et du trash histoire de faire du trash. Et puis après le pilote, je n’ai jamais pu m’arrêter. En effet, c’est sale, dégueulasse même, ça sent la poudre, la sueur et le sang du côté de Farmington et ça dégage une fureur contagieuse qui fait qu’il est impossible d’y résister. The Shield fait ressortir tout ce qu’il y a de meilleur et de pire en nous et a traité avec génie des thèmes de la corruption, du pouvoir, de la fraternité, et surtout de l’équilibre entre le Bien et le Mal. Une exploration fidèle et sans concession de la dérive sociale qui hante de plus en plus les quartiers des villes américaines (qui s’achève, étrangement, et tout comme sa cousine proche The Wire, l’année du départ de Bush et de l’arrivée d’un nouvel espoir). Après deux premières saisons explosives et captivante de bout en bout, ce sont les personnages qui ont pris le dessus et qui sont devenus la force de la série. Vic Mackey bien sûr, un des plus grand anti-héros de la télévision, qui porte la série grâce au charisme spectaculaire de Michael Chicklis qui a décroché là le rôle de sa vie. Mais aussi Walton Goggins qui a eu le mérite de rendre à Shane, une faible copie de son mentor, l’humanité qui lui manquait au départ. CCH Pounder ou l’art de dégager milles émotions en un seul regard, qui a formé pendant sept ans le plus attachant des duos avec Jay Karnes, interprête de Dutch, le chasseur de serial-killers socialement handicapé. Autour d’eux gravite tout une série de personnages secondaires finement construits, de guest star qui ont chacune apportés leur talent à la série (Glenn Glose, Forest Whitaker ou plus récemment Frances Fisher). Sans oublier une réalisation innovante, qui toujours à la limite du documentaire, n’a jamais été cherché le beau, l’effet de mise en scène, mais toujours la vérité pure et brutale. L’énergie des rues et la noirceur du genre humain. The Shield c’est un style, une identité (elle va me manquer cette vieille église en ruines), qui a dynamité les codes de l’écriture et de la réalisation télévisuelle, sans prétention aucune, en restant cohérante du début à la fin.

Cette septième et ultime saison en est l’exemple le plus frappant, et j’imagine qu’avec le recul elle sera peut-être la plus réussie de l’ensemble (même si The Shield doit se concevoir comme un tout plutôt que comme une suite de saisons). Le Barn et son personnel a tellement évolué depuis le pilote… Et pourtant Shawn Ryan a expliqué que la série ne se déroulait que sur trois années en tout. Trois années où la Strike Team a lentement couru vers sa destruction tandis que le Barn a tout fait pour garder ses portes ouvertes. Avant de parler du serie finale, je tiens à dire que « Possible Kill Screen », l’avant dernier épisode, est peut-être la meilleure chose que j’ai vu devant mon écran. J’ai littéralement pris mon pied devant ces quarantes minutes explosives, où tout arrive sans prévenir, et où Vic avoue enfin, avec un sourire ironique, ses pires pêchés. Alors « Family Meeting » sonne-t-il l’heure de la rédemption ? La chute de la Strike Team trouve-t-elle une fin ?

vic.jpgFinir une série d’aussi grande qualité est un exercice périlleux. Mais je fais confiance à Shawn Ryan et je savais qu’il saurait satisfaire le spectateur, tout en ne lui donnant pas ce qu’il a envie. Le sort des personnages est juste et terriblement cruel : l’image qui marque c’est le suicide de Shane, qui se sacrifie lui et sa famille, pour éviter la prison et rester unis pour l’éternité. Une conclusion superbe à ce personnage qui a été le véritable héros de cette saison, et dont la fuite a montré toute son humanité de cet éternel perdant. Il n’est jamais arrivé à la cheville de son mentor, a accumulé les fautes impardonnables, le meurtre de Lem en tête, et pourtant, on éprouve de la pitié pour cet homme, son regard fatigué et l’amour qu’il porte à sa famille. Lorsque Claudette montre à Vic les photos du cadavre de son ex-coéquipier, j’ai versé une larme. Tout comme j’ai eu la gorge noué et j’ai eu envie de crier aussi fort que Ronnie, qui va finir ses jours en prison. D’un personnage transparant, Ronnie est devenu le survivant de la Strike Team, jusqu’à sa dernière scène, où il est impuissant face à la cruauté de Vic, qui sacrifie son dernier allié. C’est donc Vic le survivant de la Strike Team, au final. Il a toujours réussi à s’en sortir et je savais qu’il ne finirai ni mort, ni en prison. Mais je ne voulais pas le voir impuni pour tout ce qu’il a fait, je voulais qu’il réalise ses erreurs. Ce type est un monstre, aussi humain soit-il, et il méritait de perdre sa famille, ses amis et son poste. Le voilà donc emprisonné pendant trois ans dans un bureau, en costard cravate, à faire de la paperasse. Il ne pouvait pas rêver pire et ce regard qu’il nous lance dans la toute dernière scène est un regard de désespoir, d’impuissance. Pour la première fois dans la série, MacKey n’a pas d’échappatoire, aucune porte de sortie, personne à qui faire porter le chapeau. A moins que… à moins que comme le suggère les derniers instants, qu’il n’est pas encore vaincu. Sans nous donner aucun indice sur la suite, Shawn Ryan nous laisse avec une fin ouverte : cette arme, c’est pour mettre fin à cette vie misérable ? Pour retourner au combat, retrouver sa famille ? Pour fuir Farmington et devenir un fugitif le restant de ses jours ? A nous de choisir. C’est en tout cas un point final parfait et tout à fait dans l’esprit de la série. Il n’y a plus rien à dire après ça, si ce n’est que MacKey est un personnage qui nous marquera à jamais.

shane.jpgJe n’ai donc rien à reprocher à ce final. J’avais peur que la discorde Dutch et Claudette s’éternise mais finalement, on voit bien que la capitaine du Barn n’a jamais été aussi affaibli et qu’elle aura besoin de toute l’aide que son partenaire peut lui apporter. J’ai adoré voir comment elle a consacré autant de temps à mettre Vic sous les verrous pour finalement assister à la chute de la Strike Team. « It’s your first payement » adressé à Vic lors de la capture de Ronnie, le regard qu’elle lui lance dans la salle d’interrogation, et en même temps, on sent bien que la chute de la Strike Team ne marque pas la fin de la corruption à Farmington. Personne, de Aceveda à Claudette, en passant par le capitaine Rawlings, n’aura réussi à y mettre fin. C’est une bataille perdue d’avance, comme l’illustre à merveille la mort de ce révolutionnaire du ghetto, métaphore des illusions de toute une société. Les personnages secondaires ont donc eu aussi une conclusion parfaite, de Danny à Billings, en passant par Julian. J’ai souvent été surpris par la façon dont l’homosexualité de ce dernier a été mis de côté brutalement, mais Shawn Ryan a expliqué dans une interview que par souci de réalisme, Julian ne pouvait pas replonger dans ce penchant en si peu de temps. Il va encore passer du temps avec sa famille et aveuglé par ses convictions religieuses, avant de suivre qui il est vraiment, ce qui est annoncé lors de la scène où il lance un regard ambigue à un couple d’homosexuels lors d’une patrouille. Tout est subtile, rien n’est donné sur un plateau dans cet épisode. Même chose pour Lloyd, le serial killer junior qui torture Dutch et a surement tué sa mère. On ne sait pas qu’elle est l’aboutissement de cette histoire et si le détective arrivera un jour à le mettre sous les barreaux. Mais le plus important, c’est de voir que rien n’est acquis et qu’il faut du temps avant que de telles choses trouvent leur conclusion. Cet ultime épisode n’est donc pas une conclusion, mais l’aboutissement de sept années de tragédie grecque parfaitement maitrisées.

Voilà, c’est fini, c’était parfait, et si The Shield va me manquer et que j’ai encore du mal à m’endormir sans penser au sort de Shane ou à l’ultime regard de Vic, je suis fier d’avoir été jusqu’au bout. J’espère que d’autre feront de même et que la série aura enfin toute l’attention qu’elle mérite. Adieu le Barn, adieu Farmington, et à bientôt mes DVD, pour une future intégrale !

 

14:58 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the shield

20/02/2009

The Shield 7x07 à 7x10

theshield1.jpgEpisodes 7x07 à 7x10  

Voilà, je n'ai pas pu résister, je me suis enfilé quatre épisodes d'une traite. Impossible de faire autrement, tellement tout s'enchaîne, tellement la tension ne redescent jamais. Et dur à regarder tellement ça sent la fin... Vic démissione, la Strike Team est dissoute, Shane et Mara sont en fuite et Pezuela est mis hors jeu, tout ça en seulement trois épisodes. C'est épuisant, à déconseiller aux coeurs sensibles, parce que moi je commence à faire de la tension, et à développer un ulcère comme ce regretté Lem à l'époque du Money Train. Après avoir passé sa vie à tenter de recoller les morceaux et maintenir une sorte d'illusion, la nouvelle devise de Vic semble être désormais "quand on a rien, on a rien à perdre". En tout cas, il semble certain que certains vont perdre leur vie et la course poursuite de Shane m'angoisse. Car jamais je ne pensais que je m'attacherais autant à la famille du redneck. Le moment où il fuit le Barn lors de la confession de Two-Man, je savais qu'il était cuit, qu'il ne pourrait jamais s'échapper. Et pourtant, j'espère maintenant qu'il va pouvoir partir en Colombie et pouvoir refaire sa vie avec sa femme et son fils. Les scénaristes parviennent encore à la rendre attachant, avec des pauses bienvenues, comme dans la maison abandonné, où il joue au piano, est amoureux de sa femme, joue avec Jackson. Walton Goggins est un grand acteur. Il rend Shane humain. Et voir Vic tout faire pour tenter de les tuer, est-ce humain ? Voilà la question que je me pose. Je ne sais plus qui je veux voir s'en sortir. Ronnie, peut-être, il ne mérite ni de mourir, ni la prison. Tellement de choses se sont passés depuis l'épisode pilote que je ne cherche même plus à réfléchir, je me laisse porter vers la chute, sans jamais savoir où elle menera.

theshield.jpgEn plus de ça, on a toute l'intrigue concernant Pezuela, qui se complexifie et redonne de l'importance au personnage d'Aceveda. Sa lutte contre Pezuela m'a vraiment faire croire que David allait pas passer l'épisode, et puis finalement, Vic est là et tout s'arrange. Malgré tout ce qui lui arrive, la perte de son job, de sa famille (enfin Corrine a compris qui il était), il a encore des ressources. Mais on le sent plus fatigué qu'avant. Va-t-il parvenir, grâce à son alliance avec Olivia, à faire tomber Beltram et le cartel mexicain ? A sa place, je suivrais le conseil de Ronnie et je fuirais tant qu'il est encore temps...
Et au milieu de tout ce bordel, aucun personnage n'est oublié. Le duo Claudette et Dutch est reformé pour notre plus grand plaisir, avec des scènes superbes de compréhension mutuelle et d'entraide. La façon dont Claudette réussit à troubler Mara était finement joué et de voir tout le monde impliqué dans la poursuite de Shane rend les choses encore plus angoissantes et passionantes. On en apprend plus sur la famille de Billings, et Julian quitte la Strike Team. Quand à Danny, elle semble avoir quitté la ville pour échapper à Vic, j'espère tout de même qu'on la reverra. Bien vu également le retour de la pute manipulatrice et de l'ex-flic beauf qui travaille pour la sécurité. Bizarre par contre de voir Cassidy plus proche de son père, elle a déjà terminé sa crise d'adolescence ?

Je n'ai pas le temps de m'éparpiller dans les détails, j'ai encore (seulement) trois épisodes à visionner. Désolé de ne pas faire des critiques plus élaborés mais quand une série atteint un tel degré de quasi-perfection, lorsque tout est maîtrisé aussi génial, le mieux c'est de regarder. Les épisodes "Parracide, "Moving Day" et "Party Line", c'est un orgasme toutes les dix minutes. Qui dit mieux ?

Putain, c'est excellent...

17:44 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the shield

19/02/2009

The Shield 7x06

shane.jpg7x06 Animal Control

Et bien voilà, c'est le point de non-retour. Il a fallu six épisodes pour disposer tous les pions nécessaire au grand final. Désormais tout est prêt à exploser : les arméniens sont neutralisés, Pezuela contrôle tout, et l'heure de la vengeance a sonné dans la Strike Team. Vic et Ronnie tentent de faire tuer Shane, qui fait semblant de pas comprendre, qui en fait a tout compris et on sait même pas s'il va lui-même se venger parce qu'il sait qu'il le mérite un peu...(très longue phrase qui veut rien dire mais qui exprime bien la complexité et la richesse de cet épisode). J'ai bien cru qu'il allait y passer le Shane... En clair, beaucoup de choses se passent, chaque personnage est sur le vif, et ça peut exploser à n'importe quel moment désormais...  

Sinon, l'enquête de Dutch avec le type qui se suicide à la fin ne m'a pas passioné, mais ça nous a valu une jolie scène entre Dutch et Billings, où il lui fait comprendre qu'il a tout de même besoin de lui, même si ce n'est pas Claudette. Cette dernière ne fait pas de cadeau à la Strike Team et sa réprimande à Ronnie était bien décapante ! Dommage que Danny soit plus en retrait et que Corrine soit vraiment insupportable...

Désolé de ne pas être plus constructif... Je bacle un peu mes critiques de The Shield en ce moment parce que j'enchaîne les épisodes de plus en plus vite et j'ai peu de temps pour exprimer mes sentiments les concernant. Et puis je me répète parce que la qualité est constante. Alors je vais aller à l'essentiel, cet épisode est de la bombe, et la suite sera nucléaire ! En voilà de la formule qui pète tout sur son passage !

00:10 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the shield

17/02/2009

The Shield 7x05

gameface.jpg7x05 Game Face

Le problème avec mes critiques de The Shield, c'est que j'ai l'impression de me répéter sans cesse tant la qualité est constante depuis maintenant deux saisons. Cet épisode ne déroge pas à la règle, les intrigues de l'ultime saison continuent d'être explorés avec cohérence et intelligence, et on ne s'ennuie jamais. A première vue, cet épisode semble un peu tirer sur la corde, car on n'a pas une grande avancée dans la lutte contre Pezuela ou la poursuite des Arméniens, mais c'est ici la subtilité qui prime.

Et pour une fois, ce n'est pas la Strike Team qui est mise en avant, mais le personnage le plus mystérieux de la série : Claudette Wyms. La capitaine du Barn retrouve Kleavon, le serial-killer qu'elle avait mis en prison il y a deux ans, pour un face à face tendu, qui nous permet d'en savoir plus sur l'évolution de sa maladie et sur les doutes qui la  hantent. C'est génial de voir des personnages secondaires ressortir de cette manière, et c'est également passionant d'éclairer un peu plus ce personnage dont on ne sait pas grand chose même si on a l'impression, comme Dutch, de toujours l'avoir connu. CCH Pounder est une grande actrice, inutile de le préciser à nouveau. C'est bien d'avoir ce genre d'intrigues secondaires qui aérent les intrigues concernant la Strike Team et évite à l'ultime saison de foncer à toute vitesse sans nous laisser respirer.

claudette.jpgMême chose pour l'enquête du jour, qui nous offre le lot d'action et de rebondissements habituels, et qui sème à nouveau le trouble sur le personnage d'Olivia. La taupe de Pezuela veut-elle sauver sa peau ou aider Vic et ses hommes ? Je pensais qu'on aurait une réponse concrète dans cet épisode mais non (pas avant la fin du moins). Au lieu de ça, la Strike Team continue d'enchaîner les merdes. Dommage que ça n'avance pas plus, mais il faut bien faire une pause non ? Vic continue de faire semblant avec Shane, Ronnie a de plus en plus de doutes et Julian s'améliore considérablement sur le terrain. Quand à Aceveda, il n'est pas très clair, et Vic ne semble pas pouvoir compter sur lui. Comme je l'avais prédit, vouloir se débarasser de Pezuela est surtout pour Vic un accès à la rédemption. Il ne prend pas la responsabilités des fautes qu'il a commise, il cherche juste à se les faire pardonner. Est-il prêt à faire emprisonner tout son entourage pour y parvenir ?

Pour ce qui est de l'intrigue concernant la débauche de Cassidy, je suis moins convaincu. L'actrice est mauvaise, c'est peu passionant et même si ça nous montre que tout l'univers de Mackey s'écroule, j'aimerais pas que ça s'éternise quand même... Et il va également falloir que l'on avance dans l'intrigue concernant Lloyd, le présumé serial killer de Dutch. Les acteurs sont bons, surtout Frances Fisher, mais comme le détective, on tourne un peu en rond. Peut-être qu'il se trompe complétement, le Dutch ? En tout cas, j'en viendrais presque à soupçonner la mère d'être la véritable tueuse... Ah oui, et je veux plus de Dutch et Danny ! Et plus de Billings !

C'était très bon, même s'il faudrait faire attention à ne pas trop s'éparpiller à force de multiplier les intrigues. La scène finale où Vic se confronte à Olivia promet une suite où la tension va monter d'un cran...

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14/02/2009

The Shield 7x04

genocide.jpg7x04 Genocide

J'applaudissais l'écriture maitrisé et la tension de l'épisode précédent. Celui-ci fait monter tout cela d'un cran, grâce à une inventivité et un sens aîgu du rebondissement qui m'a totalement réjoui. Tous les personnages sont utilisés et le résultat approche la perfection. Chapeau bas à Shawn Ryan et son équipe, ce n'est pas donné à tout le monde d'écrire des épisodes aussi cohérents que surprenants (les scénaristes de Lost devraient en prendre de la graine...)

La Strike Team tente toujours de garder le contrôle de la guerre entre Arméniens et Mexicains, et se retrouvent pris à leur propre piège, entre Pezuela et Rezian. Pendant quarante minutes, Vic va tout faire pour garder la tête hors de l'eau, avec une grande débrouillardise, et l'aide d'Aceveda. Cela va se solder par l'assassinant d'un politicien et la découverte que l'agent des fédéraux est en faite une taupe envoyé par Pezuela. Vic vient donc de signer son arrêt de mort et on nous laisse sur cette note pessismiste... Je vois mal comment pourra-t-il encore échapper à toutes ces menaces, et ce n'est pas grâce à Shane et sa boulette final avec Rezien qu'il y parviendra... Ronnie avait raison de se méfier de Shane. Les emmerdes n'ont pas fini de s'accumuler autour de la Strike Team...

genocide2.jpgLa deuxième storyline est toute aussi réussie, avec un Dutch qui soupçonne un adolescent d'être un serial killer. Et l'on sait tous que Dutch et les serials-killers, c'est toujours passionant (même dans la parfois poussive troisième saison). Surtout avec une Frances Fisher en guest et un Billings toujours hilarant. J'attends de voir ce que ça va donner, mais Jay Karnes est épatant dans cet épisode, tout comme le jeune interprête de Llyod. J'aurais aimé voir un peu plus Claudette sur le terrain en compagnie de Tina, mais l'épisode est assez chargé comme ça. La storyline la moins passionante reste celle concernant Cassidy, tant le jeu de l'actrice est limitée. On a compris que l'adolescente en voulait à son père, mais a-t-on besoin de la voir autant ? Heureusement que Danny est là pour apporter un peu de consistance à tout ça, parce que Corrine est pas beaucoup mieux que sa fille, refusant toujours de voir son ex-mari comme il est vraiment.

Au terme de cet épisode magistral, Vic a perdu la guerre, et commence à perdre sa famille... Vite la suite !

10:15 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the shield

13/02/2009

The Shield 7x03

moneyshot.jpg7x03 Money Shot

Un épisode important. Et réussi. Pourtant, on en ressort avec un sentiment étrange. Et une question : Vic a-t-il vraiment pardonné Shane ou est-ce, comme le suggère son regard final, un plan pour le garder auprès de lui et le contrôler ?

Tout ce qui tourne autour des arméniens était formidablement orchestré et pour une fois j'ai tout compris (enfin je crois). Vic manipule tout le monde, c'est toujours aussi jouissif, et c'est également de voir Shane tout faire pour regagner son estime. Par contre, Mara est un boulet, Corrine aussi, ils sont pas aidés nos héros... A la fin de l'épisode on se dit : et voilà, Vic a encore sauvé sa peau, ce type est incroyable ! Brutale (Cassidy est un peu conne aussi), sans pitié, intelligent... Doit-on l'aimer ou le détester ? Plus la série touche à sa fin, plus on a de doutes concernant son (anti) héros...

C'était très bien d'évoquer Lem à nouveau, la scène où Ronnie avoue ses ressentiments à Vic est excellente, et Julian a un peu plus de dialogues, tant mieux pour lui. Aceveda est toujours aussi faible et manipulable. Tina est vraiment l'atout charme de la série, tandis que Danny a brillé durant tout l'épisode. Mais Dutch avait-il besoin de manipuler la policière et Claudette pour la faire retomber dans ses bras ? Il me fait de la peine le pauvre, mais en même temps, c'est tellement juste, tellement dans le personnage, que ça fonctionne. J'espère juste que ça ne brisera pas toute chance de relation durable entre lui et Danny, et son amitié avec Claudette. Quand à Billings, il nous donne toujours son minimum, ce qui est très drôle ! L'enquête concernant la jeune asiatique violé à cause de son homosexualité était intéressante à suivre en tout cas.

Un épisode très riche, qui n'a pas besoin d'une tonne d'action pour briller. Tout ce qui se passe dans la tête des personnages, leurs doutes, leurs questionnements, suffit à maintenir la tension et cette ultime saison est jusqu'à présent dans la lignée des précédentes : excellente !

13:40 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the shield

09/02/2009

The Shield 7x02

snitch.jpg7x02 Snitch

La guerre des gangs est lancée et avec un top 10 comme motivation, rien ne semble vouloir les arrêter. Heureusement, Mackey a encore son badge pour quelques semaines et fait le ménage à Farmington. Une enquête rondement menée, qui nous prouve que la Strike Team est encore capable de faire sa loi, malgré tout les problèmes qui assaillent ses membres : Vic qui deale avec Pezuela, Shane qui tente de maintenir une relation stable avec la mafia arménienne via l'emprisonné Rezian et Ronnie qui voudrait bien être autre chose que la marionnette de Vic. Tout est passionant et on ne s'ennuie pas une seconde. La tension monte en flèche et ne devrait pas redescendre avant la dernière seconde de la série. J'ai beau ne pas comprendre toutes les subtilités, je sais bien que les scénaristes avancent les pions un à un et qui tout va bientôt s'accélérer. Le personnage de Laurie Holden semble par exemple ne pas servir à grand chose pour l'instant, mais ils nous réservent surement une surprise avec elle. Si la fille de Chicklis ne jouait pas aussi mal, je trouverais ça parfait.

Surtout qu'à côté, on a le droit au petit duo Dutch/Billings, toujours aussi savoureux. Encore plus depuis que Steve nous la joue "Billings Level", tout en sachant se montrer moins détestable que d'habitude, lors de sa discussion avec Vic, ou en trouvant le coupable d'un meurtre. L'écriture est fluide, les personnages égales à eux-même, que demander de plus ? Un peu plus de présence pour Julian, un combat de catch opposant Danny et Tina ? Pourquoi pas, je ne cracherais pas dessus ! C'est quand même frustrant d'avoir mis de côté la relation de Danny avec ce cher Dutch par contre. Mention spéciale à Claudette, vraiment excellente dans cet épisode, CCH Pounder fait du très bon boulot, comme d'habitude, face à ce gamin arrogant et surtout, face à sa maladie qui la rattrape. Va-t-elle garder la tête haute jusqu'à la fin ?

Farmington n'a jamais été aussi dangereuse et la Strike Team a beau tenter de recoller les morceaux, le pire semble à venir. Et c'est pas demain la veille que Vic se réconciliera avec Shane apparemment. Personellement, c'est dès demain que je m'enfile la suite, pas question d'attendre plus longtemps !

00:58 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the shield

08/02/2009

The Shield 7x01

theshield7x01.jpg7x01 Coefficient of Drag

Contrairement aux téléspectateurs qui ont du attendre un an et demi entre la fin de la saison six et cet épisode, me voilà déjà installé devant cette ultime saison, qui sera je l'espère à la hauteur de mes attentes. The Shield ne m'a jamais déçu donc je suis plutôt confiant. Ce premier épisode, s'il n'est pas aussi frappant que le season premiere de la saison six par exemple, est un bon épisode, qui ne perd pas une minute pour faire avancer chacune des intrigues. Plus de temps à perdre de toute façon, il reste seulement treize épisodes...

La première scène nous montre Vic et Ronnie s'attaquant à Shane après avoir ligoté Mara. C'est que Vic n'a pas supporté que son ex-coéquipier martyrise sa propre famille. Shane finit par lui expliquer que c'était pour son bien, car la mafia arménienne veut la mort de leurs familles, suite à l'affaire du Money Train. Vic est un monstre, la façon dont il défigure Shane dans son propre foyer, devant sa femme et son fils... Et durant tout l'épisode, on voit qu'il n'a plus rien à perdre. Ronnie lui est fidèle et prend encore plus du galon dans cet épisode, en éxécutant le meurtre d'un tueur arménien pour Vic. Son regard, sa froideur... un nouveau Mackey est né ? Non, Ronnie n'a pas la carrure. C'est un bon soldat mais il n'a pas l'intelligence de son partenaire. Et si Claudette voit en lui le futur chef de la Strike Team, il semble déjà penser à un avenir différent. Pour moi, l'avenir des membres de la Strike Team se divise en trois possibilités : emprisonnement, fuite, mort. Et on a donc treize épisodes pour voir ce qui va arriver à chacun, dans cette course contre la montre face à la mafia arménienne. Si Shane continue ses boulettes légendaires, je ne donne pas cher de sa peau (même si c'est désormais un personnage fabuleux !)

shane.jpgSi Vic ne s'est pas présenté à la commission devant décider de son futur dans la police, il fait pression sur le véreux Pezuela afin de récupérer son badge. En effet, il possède avec Aceveda un tas de dossiers qui pourraient faire sombrer la plupart des membres importants de la ville. Cette boite aux infos sent un peu la facilité scénaristique mais bon, jouons le jeu, c'est assez jouissif de voir Vic manipuler aussi bien Pezuela que Aceveda, tout en continuant de mentir à Claudette. Et à jouer les innoçent devant sa famille, une Corrine qui ne comprend toujours pas la vraie nature de son ex-mari. Tandis que la fille de Chicklis joue toujours aussi mal, Corrine et Mara ont une discussion intéressante, où l'on voie qu'elle sont deux victimes dans cette histoire, où leur vie est aussi mise à prix.

Si l'intrigue concernant Billings et son proçès contre le Barn était divertissante, apportant un peu de légéreté dans toute cette noirceur, j'ai une grosse déception concernant Dutch. Sa romance avec Danny est évoqué autour d'une phrase, mais elle semble n'avoir été que l'affaire d'une nuit. Dommage, moi qui attendais tant de leur couple, moi qui pensais que Dutch méritait enfin un peu de bonheur amoureux ! Et bah non. Soit c'est mis de côté, soit on en saura plus prochainement. Danny qui est encore une fois peu présente, à part lorsqu'elle se fait agresser par un type car Tina semble avoir mal sécurisé les lieux. Le duo des deux femmes va être explosif cette saison ! Ne parlons pas de Julian, toujours inexistant, seul membre neutre de la Strike Team depuis le départ (trop précipité) de Hiatt.

Même si je ne comprends pas toujours toutes les subtilités des magouilles de Vezuela ou de la mafia arménienne, je prends littéralement mon pied devant chaque épisode de The Shield et je m'attends à un véritable orgasme lors de cette septième saison, qui nous réserve un tas de surprises. Superbe scène finale où la Strike Team regarde Farmington et se prépare à assister à la guerre des gangs entre Arméniens et Salvadoriens. Le début de la fin en somme...

12:00 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the shield

07/02/2009

The Shield 6x10

theshield.jpg6x10 Spanish Practices

On tient là un season finale à mille lieux de celui qui avait cloturé la saison précédente. Pas de fin à proprement dit, pas d'énorme coup de théâtre non plus. Non, juste un épisode très bien écrit, cohérant, et qui laisse avec une grosse poche de frustrations...

Pour résumer rapidement, on a Vic qui s'allie avec Aceveda pour stopper les magouilles de Pezuela, Shane met en danger la vie des Mackey à cause de son alliance avec la mafia arménienne qui tourne mal, Hiatt démissione suite à son flirt avec Tina, Billings porte plainte contre le Barn et Dutch se rapproche de Danny...

L'alliance Vic/Aceveda est très bien amené. Quand on connait l'historique des deux hommes, c'est assez génial de les voir s'associer, chacun pour son intêrêt. La valise pleine de documents retrouvé à la fin risque d'être importante la saison prochaine, et permet à Vic de rester au Barn. Surtout que Hiatt disparaît, ce qui est dommage puisqu'il s'agissait d'un personnage intéressant, pas assez exploité je trouve. M'enfin bon il ne faut pas bon trainer dans les parages de Mackey pour le moment, et Shane le sait très bien... Ce qui ne l'empêche pas de continuer d'enchainer boulettes sur boulettes !

Séquestrer la famille de Vic, même si c'est pour leur bien, c'est jouer avec sa vie. Le pauvre Shane n'a malheureusemnt pas le choix car suite à son alliance avec Diro, les choses tournent mal, et sa tête ainsi que celle de la Strike Team est mise à prix pour avoir volé le Money Train. Ah s'ils avaient écoutés Lem à cette époque, le pauvre Shane n'en serait pas là. Je ne vais pas le plaindre, il part complétement en vrille et on a assisté à sa descente cette saison. Que va-t-il faire maintenant ? Fuir me semble la seule solution. Car même si Diro risque d'avoir du mal à rester à la tête des arméniens, l'un deux finira tôt ou tard par le retrouver. Et Vic et Ronnie ont intérêt à se méfier. Une double course contre la mort est lançé : Vic contre Shane, les arméniens contre la Strike Team... Ca va chauffer !

the shielddanny.jpgA peine a-t-elle réussi à garder le Barn ouvert, que Claudette a encore des ennuis. Et oui, cet abruti de Billings porte plainte après avoir été blessé, un an plus tôt. On savait qu'il n'avait pas de dignité et d'honneur, mais il va loin quand même là... Et son plan machiavélique pour faire souffrir Dutch finira par avoir de bonnes conséquences pour notre détective favori. Il va regagner le respect de Tina et finir par échanger un baiser avec Danny, suite à un interrogatoire émouvant. Tout est parfait dans cette scène, on y croit (ça avait déjà été annoncé dans la première saison si je me souviens bien). Danny semble ne plus supporter les Vic Mackey de la terre et préfère un tendre Dutch pour lui porter compagnie. La sincérité et la tendresse illuminent cette scène dans les sombres vestiaires du Barn, et apportent un peu de calme à la tension de cet épisode. Un épisode décidément excellent, dommage qu'il se termine de manière aussi abrupte. Au moins, il laisse grandes ouvertes les portes à la prochaine saison, qui sera riche en événements.

Dix épisodes, c'était trop court, mais en même temps, ce fut un parcours quasi sans-fautes, une saison maitrisée de bout en bout, pas de baisse de niveau par rapport à la cinquième saison (qui reste ma favorite) et une évolution des personnages satisfaisante. La saison 7 sera la dernière et elle a tout pour être réussi.

17:55 Publié dans The Shield | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : the shield